Cela faisait un moment que je cumulais les jeux sur mon étagère après les avoir finis sans avoir forcément vibré jusqu'au jour ou Dark Soul 3 est sortie. Le coté Dungeon RPG que propose Dark Soul 3 dans le style d'un monde semi-ouvert est très bien exploité. Au lieu d'avoir des étendus de terre à ne plus quoi savoir en faire DKS3 séduit par sa complexité environnementale, on peut évoluer sur différents niveaux dans un même espace sans pour autant avoir l'impression d'être encadré dans un monde étriqué. Contrairement aux autres jeux en semi-ouvert DKS3 tient sa promesse labyrinthique, plusieurs fois on se demande par ou on est passé, par ou faut-il passé, et cela fait son charme.
Au delà de son efficacité dans sa façon d'aborder le monde semi-ouvert DKS3 est profond et poétique, il faut découvrir l'histoire par différents PNJ à l'image si fidèle des autres Souls. On se perd, mais se perdre dans le jeu et retrouver le fil de l'histoire et finir par la comprendre en empruntant son propre chemin fait que le charme opère, on nous laisse tranquille, l'histoire n'est pas trop présente ni trop intrusive comme cela pourrait être le cas dans d'autre jeux, il faut découvrir l'histoire à son rythme et ça, c'est fabuleux et appréciable.
Cette histoire poétique et sombre s'inscrit dans un monde cohérent, vibrant et qui apporte toujours cette surprise qui fait que l'immersion est totale. Sa difficulté qui peux rebuter certains renforce cette immersion car le danger peut venir de partout, du grand boss qui va faire une attaque circulaire jusqu'à la sale petite vermine qui va vous maudire et vous tuer en quelques secondes. C'est un jeu impitoyable, le seul adversaire contre lequel il faut faire face c'est soit même. DKS3 joue avec les nerfs du joueurs mais reste très juste, c'est au joueur de trouver ses solutions pour arriver à bout de certains monstres et ça passe forcément par la mort, principe fondamental du jeu.
La mort fait partie du jeu. Sur le plan artistique on peut rapporter cette interprétation de la mort comme une nécessité réelle. On ne peut rien contre la mort, c'est pour ça que la vie vaut le coup d'être vécu. Au delà d'un jeu c'est une oeuvre poétique qui peut se lire sous différents angles en vue des messages qu'elle porte, la persévérance, l'acharnement mais aussi le lâcher prise. Cette analogie complexe de la vie que propose le jeu est vraiment fascinante, elle renforce d'autant plus l'immersion et l'impression de jouer à une réelle oeuvre d'art.
Evidemment je ne détaillerai pas la complexité et la quantité des sorts, des armures, des armes qu'il propose. Chaque statistique à une importance majeure, de l'équilibre en passant par la charge en terminant par les attributs qui vont évoluer au fil du jeu et qui vont nécessiter un fin ajustement pour être en phase à la fois avec son équipement mais aussi avec la spécialité qu'on a décidé de jouer; à savoir sorcier, guerrier, et j'en passe. Le charme de DKS3 réside aussi dans la possibilité de pouvoir choisir plusieurs chemins pour son héro et dieu sait le nombre de spécialité qu'il est possible d'emprunter.
Toutefois je conseille aux personnes sensibles ne supportant pas l'échec et la difficulté de ne pas jouer à ce jeu, vous risquez d'avoir une expérience du jeu négative, passez votre chemin vous y reviendrez plus tard, quand vous aurez eu le déclic, de savoir savourer une victoire qui s'est acquise avec douleur. "Il n'est point de triomphe sans victoire, point de victoire sans obstacles"
Je conseille aussi à ceux qui envisagent de se lancer dans cette quête artistique de réduire au maximum le jeu en ligne, cela pourrait vous gâcher le plaisir scénaristique et découverte que propose le jeu, quelqu'un qui a déjà fini le jeu ne vous permettra pas de trouver vous même les solutions sauf si évidemment c'est quelqu'un que vous connaissez et qui connaît vos attentes. D'ailleurs le système en ligne est très bien pensé, le fait de pouvoir adhérer à un état d'esprit en choisissant un serment qui va défendre des idéaux comme la coopération, l'affrontement, la défense d'une zone particulière donne du sens au jeu en ligne. On ne fait pas du "en ligne" pour faire du "en ligne", la proposition qui est faites ajoute une plus-value à ce jeu parce qu'il donne du sens à notre façon de penser. "J'aide les autres, ou je vais les affronter ?"
Bref, je n'irai pas plus loin dans le détail de ce jeu fantastique, tout ce que je peux vous recommander c'est de l'essayer ou de regarder d'autres personnes y jouer. Une oeuvre d'art ne peut pas se décrire, parce qu'il y aura autant d'interprétations que de personnes et c'est ce qui fait que certaines choses sont merveilleuses, chacun y trouve ses conceptions.
Alors, allez-y, lancez-vous !