15/20 Célèbre jeu d'arcade sorti en 1897, Shinobi est surtout connu pour sa version Master System très réussie. Il fait partie de ces jeux qui ne se finissent assez rapidement qu'à condition de bien maîtriser le gameplay, ce qui est loin d'être facile lors d'une première partie. On y incarne le désormais célèbre Joe Musashi, qui part sauver des otages et vaincre ses cibles dans cinq missions pour 14 niveaux au total sans compter les boss. Shinobi est un des plus vieux représentant du shoot'n jump : il s'agit d'un jeu de plates-formes dans lequel on lance des projectiles sur les ennemis, ici des shurikens ; à noter qu'on a aussi une arme de courte portée utilisable à faible distance. Si les premiers ninjas ennemis sont statiques et peu dangereux, ils deviennent de plus en plus mobiles et durs à battre en avançant, certains passent même leur temps à nous tomber dessus dans le niveau le plus difficile du jeu. Les graphismes ne sont pas super, les environnements changent parfois étrangement et il arrive que ce soit trop coloré, mais on s'y retrouve quand même. Les boss peuvent surprendre la première fois, mais ils s'avèrent en fait assez faciles et rapides à vaincre une fois qu'on sait comment faire, seul le dernier est vraiment dur tellement il faut être précis. Le level design est souvent tout simple, on va juste parfois en hauteur en effectuant un saut directement prévu pour ça afin de sauver des otages ou si c'est nécessaire pour continuer, certains niveaux se jouant aussi à la verticale. On obtient un bonus pour chaque otage sauvé : un upgrade de deux points de vie, un arme de plus longue portée, un power-up, ou encore le déblocage du mini-jeu de fin de niveau. Dans ce mini-jeu, on lance des shurikens en vue à la première personne sur des ninjas qui déboulent au premier et en arrière-plan, sachant qu'il faut être rapide et précis car on perd tous les points gagnés si l'un d'entre eux arrive jusqu'à nous. Le jeu est vraiment agréable à parcourir et la difficulté est aussi relevée que bien dosée. Cependant, quelques points noirs fâcheux peuvent venir plomber l'expérience. Comme dans pas mal de jeux de l'époque, la difficulté devient abusive vers la fin, obligeant le joueur à faire un saut millimétré sous peine de perdre une vie et donc tous les upgrades (niveau 4-2), le niveau 5-2 est tellement difficile qu'il faut connaître d'avance les déplacements des ninjas qui nous sautent dessus sans arrêt et passer sans se faire toucher n'est pas une mince affaire, et le boss final est trop difficile à battre tellement il faut être précis en lui tapant dessus de près. Bien sûr, tous ces défauts n'en auraient pas été s'il y avait des sauvegardes ou des mots de passe, mais il faut faire le jeu d'une traite et sans aucun continue, sachant que les vies sont très limitées. Du coup, ça en devient frustrant à force de recommencer à cause d'un trou trop grand ou d'un boss trop pensé sur le par-cœur. Il existe bien des magies utilisables dans le jeu, dont une qui nous fait léviter quelques secondes, mais pour cela il faut réussir le mini-jeu du niveau d'avant, et malheureusement, mis à part le tout premier, les suivants s'avèrent être bien trop difficiles tant les ninjas sont nombreux et rapides, anticiper les déplacements de tous relèvent de l'exploit, on y arrive que de temps en temps même en jouant très bien. Il faut donc s'armer de patience et réussir à passer outre ces quelques abus pour arriver jusqu'à notre maître et l'éliminer. Un bon classique tout de même faisable avec beaucoup de plaisir 