Fan incontournable de la saga Assassin's Creed, je ne pouvais pas passer à côté d'un nouvel opus. N'ayant que la Xbox 360 pour le moment, je ne pouvais me procurer Unity, et j'ai donc du me rabattre sur Rogue, que certains qualifient de jeu par défaut pour satisfaire les joueurs "old-Gen". Je m'étais plus intéressé à Assassin's Creed Unity, et je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en achetant AC : Rogue. Et la surprise n'en fut que meilleure.
Alors certes, certains diront (et je peux comprendre), qu'il s'agit ni plus ni moins d'un mix entre les deux derniers épisodes de la série : Assassin's Creed III et Black Flag. Mais il faut tout même retenir que cet opus apporte quelques nouveautés.
Assassin's Creed Rogue se situe après Black Flag et quelques années avant les évènements du majestueux Assassin's Creed III (qui est selon moi le meilleur épisode à l'heure actuelle). D'ailleurs, on retrouve de nombreux protagonistes de ces deux épisodes, dont le mentor de Connor, Achilles, mais également Adéwalé, ephémère bras-droit d'Edward Kenway, ainsi que Georges Washington ou encore Benjamin Franklin.
L'intrigue se déroule en Amérique de Nord, essentiellement, et les développeurs ont décidé de reprendre le concept de Black Flag, en nous laissant aux commandes de notre navire, afin de naviguer de New-York aux eaux glaciales du Canada, et ce de manière totalement libre. La carte est certes moins grande que sur le précédent opus, mais, avec trois zones différentes (New-York, à pied), Atlantique nord, et Canada), il est toujours plaisant de découvrir de nouveaux environnements, qui pour le coup sont assez variés, et ne se limitent plus aux seuls îles paradisiaques des Caraïbes!
On retrouve également de nombreuses quêtes semblables à celle de Black Flag, notamment les conquêtes des forts, dont la difficulté m'a semblé sensiblement plus importante que sur le dernier opus (voir plus bas pour des explications).
Mais Assassin's Creed : Rogue, contrairement à ce qu'en disent certains, ne se limitent pas à une pâle copie des deux épisodes précédents, puisqu'il apporte de nouveaux éléments. On ne va pas s'attarder sur l'artillerie qui est plus ou moins renouvelée à chaque nouvel épisode. Mais les principales nouvelles armes sont essentiellement un fusil silencieux (qui remplace la sarbacane) et le feu grégeois (les fans de Game of Thrones comprendront), sur notre navire.
Mais la principale nouveauté réside dans l'intrigue, qui pour le coup diffère totalement de tout ce qui a été fait précédemment !
En effet, nous incarnons dans cet épisode Shay, assassin d'origine, trahi par ses anciens frères d'armes à la suite d'une mission catastrophe à Lisbonne (que Michael Bay devrait surement appréciée), qui décide de se retourner contre ces derniers, en se ralliant aux templiers !
Et c'est là la (légère) difficulté de cet opus : Tout ce que nous avons appris, mis en place, construit, dans les épisodes précédents se retourne contre nous. Pour preuve, une attaque aérienne d'un assassin, si elle ne nous tue pas, nous laisse avec une barre de vie extrêmement diminuée. De même, lors de la prise des forts, il ne s'agit plus de rentrer dans la salle et de buter le capitaine en passant par dessus la table, mais un véritable combat s'engage face à un assassin (enfin, du peu que j'ai avancé), et bordel, c'est pas si simple en fait !
Concernant le héros, il représente assez bien ce qu'a (j'imagine) pensé un joueur d'Assassin's Creed, en se demandant quelle est finalement la meilleure cause entre les assassins et les templiers, entre la justice et l'ordre.
Je n'ai pas encore suffisamment avancé le jeu pour me prononcer sur le scénario, mais il a le mérite d'être d'une grande originalité.
Certes, ce nouvel opus d'Assassin's Creed n'a pas la portée historique d'Assassin's Creed III ou, semble-t-il de l'opus Next-Gen (Unity), Rogue nous montre en quelques sortes l'envers du décors, en nous plaçant dans la peau de notre ennemi de toujours. C'est pourquoi je met ce très bon 16.