Après un premier épisode plutôt réussi bien qu’inégal sur certains points, MercurySteam nous réinvite à vivre la suite des aventures de Gabriel. Relecture du classique de Bram Stoker avant sa sortie, et j’étais prêt à repartir dans la suite de ce reboot.
Devenu un vampire à la suite de son aventure dans le premier épisode, Gabriel est contacté par Zobek, son ancien ami et mentor. Ce dernier lui promet de le libérer de son immortalité si en échange, il réussit à empêcher Satan de revenir sur Terre. Cette trame se laisse suivre assez facilement et on rentre vite dans l’histoire, malgré quelques longueurs et sa fin, rapide et décevante par rapport à ce que l’on pouvait attendre du titre. Néammoins, c’est un véritable plaisir de pouvoir enfin jouer le célèbre antagoniste de la saga : Dracula himself. Bien loin du serviteur de la Lumière qu’il était dans le premier volet, Gabriel est devenu un être violent, puissant et surtout, un vampire. Cela se ressent beaucoup dans le gameplay, beaucoup plus offensif que dans le premier volet. Il est toujours question d’esquive et de parade mais le titre laisse plus de place à l’attaque en général. Un système d’upgrade a également fait son apparition, permettant d’améliorer nos armes. Classique certes, il suffit de monter des techniques à 100%, mais efficace. Les Boss Fight, enfin, m’ont plus emballé que celles du premier volet notamment grâce au chara-design et aux ennemis à affronter, le défaut étant le boss final, une déception.
Niveaux environnements, Gabriel évolue dans une ville du 21eme siècle : une première dans la série! Pas d’inquiétudes du côté du célèbre château gothique de la série pour autant, Gabriel pourra l’explorer à loisir. Ce second volet change radicalement de ton par rapport à son grand-frère car on passe dans un monde ouvert. Pour un premier essai, ce n’est pas trop mal malgré le fait que Castlevania City ne soit plus emballante, seul certains lieux valent vraiment le coup sinon ce ne sont majoritairement que des buildings ou des complexes industriels que vous visiterez. De plus, j’aurais aimé apprendre plus de choses sur ce lieu ou ce monde moderne fictif. A l’opposé, le château est beaucoup plus plaisant à découvrir, complet et avec de nombreux secrets à dénicher. Petite nouveauté également, quelques phases d’infiltrations viennent rompre la linéarité du jeu. Pour certains, pas vraiment utile, dans mon cas, plutôt marrantes, foncez dans le tas relevant du pur suicide, Gabriel devient alors un prédateur mortel.
Graphiquement, ce n’est pas mal mais loin d’être excellent. Certaines textures sont baveuses et l’aliasing est parfois présent, notamment dans les cinématiques. Les musiques, elles, sont excellentes et donne un souffle épique au jeu. Enfin, chose négligeable pour la plupart des joueurs mais un vrai cadeau pour moi, de nombreux artworks sont à débloquer, permettant de voir à quel point les développeurs ont travaillé le titre surtout dans sa direction artistique.
Ce second volet m’a beaucoup plus emballé que son aîné bien que je concède qu’il est loin de l’égaler. Il n’en reste pas moins un bon beat ‘them’all, qui mérite aisément sa place au milieu des ténors du genre.