15/20 — Bon
Que tous les bourrins jouant sans la moindre once de technique et de précision passent leur chemin et au passage se taisent. Ridge Racer Unbounded est un bon jeu de courses que tout amateur de scoring et de challenge se doit de prendre, car du challenge il y en a et pour cela, certaines séquences de jeu réclameront plusieurs dizaines d'essais avant de parfaitement maîtriser l'épreuve en question, c'est quoi ces avis sans queue ni tête qui blâment un titre parce qu'il est trop dur? Et ça se dit joueur... Dans les 90's la communauté se comportait autrement enfin...
Visuellement très sympathique, la version 360 n'a pas à rougir face à la version PC mais se montre en revanche bien au-dessus de la version PS3 avec une fluidité constante, plus d'effets de lumière et de destruction ainsi que des gratte-ciels de seconds plans à la tesselation plus soignée (même si pas autant dans les City Limits comme sur PC quoi). Ce n'est une tuerie mais le tout reste très joli et le côté flashy (même les levers et couchers de soleil dits "froids" dégagent une teinte brûlante, alors de nuit, c'est l'explosion de couleurs avec les néons, occasion d'admirer des reflets très soignés -plus que sur PS3 là encore- sur les carrosseries des bolides eux-aussi particulièrement travaillés.) En fait c'est vraiment de nuit que le charme opère. En plus c'est fluide et constant durant les scènes de destruction (certaines sont sublimes comme l'entrée de métro, le centre commercial, le mausolée... tandis que d'autres moins à l'instar des destructions non scriptées : cheminées, obélisques, piliers divers donnant l'impression que les éléments en question sont maintenus droits pendant leur chute) les dégâts sont plus poussés que sur PS3 mais il faut quand même plusieurs violents à-coups pour vriller la carrosserie ruinant partiellement l'impact lié au transfert de masse durant les séquences crash avec le Béhémoth notamment. Le gameplay tourne autour du scoring, la seule chose que l'on retrouve dans ce Ridge Racer en commun avec les autres opus de la licence c'est la conduite très axée sur les dérapages, nécessaire pour ne pas se vautrer dans les décors non-destructibles (les tracés vous réserveront des surprises au début car la réalisation étincelante ne permet pas une visibilité optimale de ceux-ci tout comme la conduite et l'IA impitoyable ne vous pardonneront pas la moindre erreur, ce qui fait en quelque sorte le charme du jeu, selon moi) les épreuves sont assez diverses et je ne me suis pas ennuyé dans l'ensemble, le séquences crash sont jubilatoires et l'éditeur de circuits promet des heures de plaisir en supplément (folie meurtrière sur autoroute bondée, avec 250 voitures de police à massacrer en confrontation monomodèle, c'est juste hilarant.) La tracklist est superbe avec des morceaux tout droit sortir des cinquième, sixième et septième épisodes mais aussi avec du Skrillex, RuN RiOT...
C'est un bon jeu de courses mais malheureusement sa nouvelle orientation fait un doigt à la licence originelle ce qui risque d'en défriser plus d'un... Mais bon, quand l'éditeur n'est même plus capable de gérer sa propre licence sans la ruiner lui-même et se voit contraint de solliciter les services d'un studio différent, peut-il réellement faire mieux, ou pire? Bon jeu de caisses, mauvais Ridge Racer. Un jugement tendancieux et antinomique me direz-vous mais on évitera pour cela de nier le fait que la liberté d'action était littéralement revendiquée et assumée de la part de l'éditeur...