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Test high tech J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?
4.5
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La tech avance vite. On s'achète un appareil sûr d'avoir le dernier cri, et trois mois plus tard il est déjà dépassé. C'est exactement ce qui arrive à la Pocket 4. Je la croyais tranquille pour un an, jusqu'à une éventuelle Pocket 5. Sauf que DJI a dégainé la 4P bien plus tôt, avec un argument de poids que la 4 n'avait pas. Un mois de test quotidien, et voilà mon verdict. Si vous venez d'acheter la 4, une question s'impose. Fallait-il attendre ? J'y réponds sans détour.

Pour comprendre la Pocket 4P, il faut remonter un peu. Leader du drone civil depuis 2006, DJI ne se contente pas longtemps du ciel. En 2015, la marque pose un pied au sol et invente une gamme à part entière, la caméra stabilisée sur nacelle, avec la première Osmo. Trois ans plus tard, elle miniaturise le tout dans un boîtier de poche avec l'Osmo Pocket, une caméra pensée pour les vloggeurs et les instagrammeurs, qui a fini par mettre la caméra qu'on emmène partout à la portée de tous.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Sur le papier, DJI promet le cinéma dans la poche. 17 stops de plage dynamique, D-Log 2, téléobjectif 60 mm, 4K jusqu'à 240 images par seconde. Mais qu'est-ce qui tient vraiment une fois la caméra en main ? Ce deuxième objectif change-t-il la donne, ou meuble-t-il la fiche technique ? Et cette 4P justifie-t-elle de snober la 4 ? Réponses après un mois à la filmer au quotidien. Et spoiler : la 4 n'a pas encore dit son dernier mot.

DJI Osmo Pocket 4P
La première caméra de poche à double objectif de DJI
  • Deuxième objectif 60 mm, vraie polyvalence créative, superbe jusqu'au 6x
  • 17 stops et D-Log 2, excellente tenue des hautes lumières et des ombres
  • Mode HDR, belle image exploitable sans étalonnage

Voir la DJI Osmo Pocket 4P sur Amazon

Sommaire

  • Spécifications techniques
  • Design et prise en main
  • Deux objectifs, deux caméras, le vrai tournant
  • Qualité d'image et profils couleur
  • Vidéo, ralenti et modes créatifs
  • Stabilisation et suivi
  • Audio, webcam et connectique
  • Autonomie, stockage et vie au quotidien
  • Pocket 4 ou Pocket 4P, laquelle choisir ?
  • Faut-il craquer pour la DJI Osmo Pocket 4P ?

Spécifications techniques

ModèleDJI Osmo Pocket 4P
TypeCaméra de poche à nacelle 3 axes, double objectif
ObjectifsGrand-angle 20 mm f/2.0 (capteur 1 pouce) et télé 60 mm f/1.8
Plage dynamique17 stops
ZoomOptique 3×, hybride jusqu'à 12×
Vidéo4K jusqu'à 60 ips avec D-Log, 120 et 240 ips réservés au ralenti sans log
Profils couleurD-Log et D-Log 2, 10 bits
Photo37 MP
AudioOsmoAudio, compatible DJI Mic et Mic Mini, jusqu'à 2 micros plus la source caméra en 3e piste
StabilisationNacelle mécanique 3 axes
SuiviActiveTrack 8.0
Stockage103 Go, microSD jusqu'à 1 To
Autonomie210 min annoncés, 2 h en 4K60 mesuré
Poids230 g
ColorisNoir, blanc perle
Prix599 € standard, 689 € Vlog

Design et prise en main

Assez de chiffres, prenons-la en main. La fabrication ne souffre aucune critique, la 4P respire la solidité et reprend les codes de la Pocket 4, en noir ou blanc perle. Mais elle pèse 230 g contre 190, et ce poids est mal réparti, le double objectif tire vers l'avant, d'où un léger déséquilibre qu'on ne sentait pas sur la 4.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Dans la main nue, elle n'est pas au mieux. Le joystick 5D tombe trop bas et le bouton d'enregistrement est mal placé, surtout quand on enchaîne zoom et relance. La 4 n'était déjà pas exemplaire là-dessus, c'est un appareil fait pour être tenu avec un accessoire. Une extension, la poignée batterie ou le mini trépied rallongent la prise et rétablissent l'équilibre. Détail parlant, des marques tierces comme K&F Concept vendent des poignées à anneau juste pour la tenir correctement à nu. Quand un accessoire existe pour compenser la prise en main native, c'est que le problème est réel.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Heureusement, l'écran tactile rotatif ne déçoit pas, réactif et assez lumineux en plein soleil, avec l'allumage-enregistrement d'un simple pivot, toujours aussi pratique. Le bouton custom (simple, double, triple pression) et le contrôle gestuel font le job. Restent deux bémols, le joystick sans déplacement en diagonale et la télécommande fournie au contrôle très limité, sur laquelle on reviendra. Mais aussi perfectible soit-elle, la prise en main n'est pas ce qui fera basculer votre choix. L'essentiel, c'est ce que la 4P a en plus.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Deux objectifs, deux caméras, le vrai tournant

C'est LE changement de la 4P, et le cœur de ce test. Pour la première fois, une Pocket embarque deux objectifs, un grand-angle 20 mm et un télé 60 mm f/1.8. Mais attention au malentendu, ce ne sont pas deux focales d'un même zoom. Ce sont deux caméras distinctes, avec des capteurs et des ouvertures différents, un peu comme sur un smartphone, mais en mieux.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Le télé, c'est l'argument massue, et ça saute aux yeux dès le premier portrait. On passe au 60 mm, le fond se détache, le sujet prend du relief, et on oublie vite qu'on tient un boîtier de poche. Il ouvre des possibilités que la 4 n'avait pas, de la variété dans les plans à la compression qui détache le sujet du fond. Pour du portrait ou du b-roll un peu léché, ça change tout. Tant qu'on reste dans sa plage et jusqu'à 6x, le rendu est superbe. Au-delà, la qualité chute nettement, on sent le zoom numérique prendre le relais.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Le revers, c'est le passage d'un objectif à l'autre. Comme ce sont deux caméras, la bascule s'accompagne d'un léger saut, d'un crop numérique et d'un changement de rendu. Surtout, en manuel, ISO et vitesse fixes, l'exposition fait un bond dès qu'on change de focale, les deux capteurs ne réagissant pas pareil. En auto, ça se rattrape en partie, mais pas totalement. En clair, si vous tournez en manuel, il faut s'arrêter pour réajuster à chaque changement d'objectif.

Grand-angleTéléobjectif
Focale équivalente20 mm60 mm
Ouverturef/2.0f/1.8
Capteur1 pouce1/1,28 pouce
ZoomOptique 3×, hybride jusqu'à 12×
D-Log 2OuiNon
J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Puisqu'on parle des optiques, un mot sur les filtres. Ici, ils se clipsent et ne sont plus magnétiques comme sur le Pocket 3. On y perd un peu en rapidité de montage, on y gagne nettement en sécurité, aucun risque qu'un filtre se décroche en pleine prise. J'utilise surtout le jeu de filtres ND et le filtre Black Mist, excellent pour adoucir les ambiances de nuit et les scènes de ville éclairée. À noter, ces filtres sont vendus séparément. Je garde d'ailleurs toujours un filtre clipsé, ne serait-ce que pour protéger les optiques, qui restent exposées.

Les filtres ND sont vendus séparément

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Qualité d'image et profils couleur

Le rendu, justement, joue dans la cour des grandes. Trois profils, du Normal 10 bits pour aller vite aux profils D-Log et D-Log 2, tous deux pensés pour ceux qui étalonnent. Ce dernier est redoutable. Je l'ai vérifié en filmant depuis l'arrière d'une voiture qui s'engouffre sous un tunnel, les ombres gardent leurs détails et, à la sortie, les nuages ressortent nets dans le ciel, sans la bascule brutale entre sombre et lumineux qu'on redoute d'habitude. C'est le duo capteur 17 stops et profil log qui fait ça, il capte et préserve toute la dynamique pour le montage. Seul hic, et il est de taille, le D-Log 2 est limité au 1x. Impossible de zoomer en le gardant, donc on bascule sur le D-Log classique, qui s'étalonne pareil mais reste disponible à toutes les focales, pour ne pas se priver du télé.

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Pour le montage, tout part d'une LUT de conversion qui transforme le log plat en image naturelle. Dans Mimo, c'est la Récupération des couleurs (icône « LOG ») qui l'applique d'un tap, avant les filtres créatifs cumulables, réglables en intensité, avec des modes cinéma qui posent un look en deux secondes. À retenir, le log paraît sombre à l'écran par nature, ce n'est pas un défaut d'exposition, toute l'information est là. Mieux, on peut activer cette récupération dès la prise de vue pour monitorer un aperçu déjà corrigé sans filmer à l'aveugle, tandis que le fichier reste en log pour conserver toute la latitude au montage.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Un exemple. Un portrait tourné en intérieur en D-Log 2, à l'aperçu je ne voyais qu'un aplat gris et sombre. J'applique la Récupération des couleurs, je pose le filtre portrait P04 à 70 %, et le sujet ressort parfaitement exposé, l'info était simplement masquée par le rendu log. On peut même exporter la séquence corrigée directement depuis Mimo, ultra rapide. Sur ordinateur, même principe, on applique la LUT officielle DJI D-Log 2 vers Rec709 dans DaVinci, la gestion couleur native n'existant pas encore.

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Mais la meilleure surprise est ailleurs. L'enregistrement HDR, arrivé récemment par mise à jour, c'est le juste milieu entre le Normal et le D-Log, une large plage dynamique et une image qui a du punch, sans la corvée d'étalonnage. Le fichier sort prêt à publier. Pour qui tourne vite, c'est peut-être l'option la plus intelligente du lot, et sans la contrainte du 1x.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Vidéo, ralenti et modes créatifs

Au quotidien, la 4P tourne en 4K jusqu'à 60 ips, et c'est là qu'elle est la plus polyvalente, image nette, profils log disponibles, rien à redire. C'est le mode que j'utilise le plus, parce qu'il me laisse la liberté de ralentir au montage. Quand un plan n'a pas vocation à passer au ralenti, je redescends en 30 ips, suffisant et plus léger en fichier.

Le gros argument marketing, c'est le ralenti 4K jusqu'à 240 ips, soit du 8×. Sur le papier ça impressionne, et le rendu est effectivement propre. Mais il y a un vrai bémol, le 4K 120 et 240 sont incompatibles avec le log. Or le ralenti sert justement souvent à des plans atmosphériques et cinématiques, exactement là où on aimerait la latitude du D-Log. Se le voir retirer sur ces cadences, c'est dommage. À relativiser quand même, le 4K 120/240 reste une cadence de niche, même chez les pros.

Plus créatif, la vidéo à obturation lente permet de jouer avec les traînées de lumière et le flou de mouvement, sympa pour les ambiances urbaines de nuit ou les mouvements d'eau. Et bonne nouvelle pour les réseaux, la 4K verticale est désormais disponible via le mode Boost Video, après avoir manqué à l'appel au lancement.

Stabilisation et suivi

La stabilisation, d'abord. DJI capitalise sur son héritage Ronin, et ça se voit. La nacelle mécanique 3 axes lisse tout, y compris au télé et à distance, là où le moindre micro-tremblement est pourtant amplifié. Seul un léger bounce apparaît quand on marche, conséquence logique d'une caméra aussi légère, rien de gênant.

C'est côté suivi que la 4P impressionne le plus. Mon usage, c'est surtout le vlog urbain, je marche, je change de rythme, je me faufile entre les passants, et l'ActiveTrack 8.0 me garde calé dans le cadre sans que j'y pense. Je l'ai aussi poussé plus loin, sur des sujets rapides, au zoom et à distance, là où le moindre micro-mouvement est amplifié, et il s'accroche remarquablement bien. Surtout, il autorise des mouvements de caméra naturels, des plans de suivi aux close-ups, ce qu'un boîtier posé sur trépied ne fera jamais. Nouveauté bienvenue, le suivi multi-personnes. Ce n'est pas parfait pour autant, il lui arrive de perdre le sujet ou de se tromper de cible sur un changement brutal, un défaut déjà pointé sur la 4.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Au quotidien, plusieurs outils affinent le tout. Le dynamic framing laisse choisir la position du sujet dans le cadre, ou cadrer au joystick et laisser la caméra faire. Le Quick Track (pression du joystick) est fiable sur les visages, moins sur les objets, tandis que le double-tap à l'écran fonctionne très bien. Le register tracking est parfait pour se filmer soi-même, la caméra mémorise votre visage pour rester verrouillée. Un dernier conseil, surveillez la vitesse de suivi du gimbal, en mode rapide le suivi peut devenir saccadé sur des plans lents et cinématiques.

Audio, webcam et connectique

L'audio mise sur OsmoAudio, qui connecte les micros DJI sans fil et sans récepteur, aussi bien les DJI Mic que les DJI Mic Mini. On peut appairer deux micros en simultané, et surtout récupérer une troisième source avec le micro intégré de la caméra. Concrètement, on capte les voix des personnes équipées et, en parallèle, l'ambiance ou la voix de celui qui tient la caméra. Et ça tombe bien, je prépare un voyage au Japon à trois et la captation audio était ma grande inquiétude. J'ai donc multiplié les tests avant le départ, un DJI Mic Mini 2 sur chacun de mes deux compagnons et le micro de la caméra pour ma voix et l'ambiance. Résultat, trois sources propres, sans rien brancher de plus. Pour du vlog à plusieurs, c'est exactement ce qu'il me fallait.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Il existe même une astuce pour aller plus loin, brancher le récepteur du Mic Mini sur le port USB-C et cumuler jusqu'à quatre entrées micro. Mais attention, cela ne donne que deux pistes audio à l'arrivée, celle des micros et celle de la caméra, et l'ensemble devient vite encombrant à porter. Perso, je m'en passe, le sans-fil sur deux micros couvre déjà l'essentiel.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

La webcam, elle, ne surprend pas, et c'est un compliment. La fonction reprend ce que faisait déjà très bien la 4 et fonctionne parfaitement, prête en quelques secondes. La connectique USB-C en USB 3.1 fait le reste, du branchement du récepteur audio au transfert rapide des rushes.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Autonomie, stockage et vie au quotidien

L'autonomie, d'abord. DJI annonce environ 210 minutes (en 1080p sans doute). J'ai voulu vérifier par moi-même, alors j'ai lancé un enregistrement 4K60 et je l'ai laissé tourner sans y toucher. Deux heures plus tard, elle filmait encore. Très solide pour un format de poche. La charge suit le rythme, comptez 0 à 100 % en 31 minutes montre en main. Un mot sur la chauffe, la caméra devient chaude, parfois vite, mais elle n'a jamais bridé ni coupé, même sur ces longues sessions. Chaude au toucher, oui, bloquante, non.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Le stockage ensuite. Les 103 Go internes sont un confort réel, parfaits comme backup. L'appareil accepte aussi les cartes microSD jusqu'à 1 To, et j'en garde toujours une en parallèle. J'utilise personnellement une Lexar Professional Silver Plus 256 Go, assez rapide pour encaisser le 4K sans le moindre accroc, une carte que je recommande sans réserve, et je remercie la marque de m'en avoir fourni une. Mais le meilleur reste à venir, le transfert automatique en arrière-plan. Je pose la caméra en veille, je m'occupe d'autre chose, et quand je reprends mon iPhone, les rushes sont déjà là. Fluide, invisible, un gain de temps réel. Seule limite, la fonction est réservée aux iPhone 16 et plus. Pour le reste, l'USB 3.1 assure des transferts filaires jusqu'à 800 Mo/s.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Quelques bonnes idées complètent le tableau. La lumière d'appoint intégrée, avec luminosité et température automatiques, dépanne en basse lumière. Le lens defog est épatant, la caméra s'est littéralement nettoyée toute seule après un choc de température. Et un mot de passe verrouille la galerie et l'application après une longue inactivité.

Pocket 4 ou Pocket 4P, laquelle choisir ?

Les deux caméras s'adressent à des cibles différentes, chacune avec ses forces et ses compromis. Quelques questions suffisent à savoir laquelle est faite pour vous. Les atouts de la 4P, ce test les a déjà déroulés. Ceux de la 4 sont plus discrets, mais bien réels. Les voici face à face.

Le Pocket 4 garde un design très similaire

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

Ce que la 4P apporte en plus :

  • le deuxième objectif (télé 60 mm)
  • 17 stops au lieu de 14
  • le D-Log 2

Ce que la 4 garde pour elle :

  • la légèreté (190 g contre 230)
  • l'autonomie (environ 240 min contre 210)
  • le prix, plus doux

Alors, laquelle ? Prenez la 4P si vous voulez le télé, la meilleure image et la liberté créative, quitte à porter quelques grammes de plus et à y mettre le prix. Restez sur la 4 si vous privilégiez le budget, la légèreté et l'autonomie, et que le téléobjectif ne vous manquera jamais. Deux caméras, deux usages, à chacun la sienne.

Faut-il craquer pour la DJI Osmo Pocket 4P ?

Après un mois à la sortir tous les jours, la 4P a gagné sa place dans ma poche. Ce n'est pas une révolution, c'est un cap. Le deuxième objectif a changé ma façon de filmer, le HDR me simplifie la vie, et je pardonne volontiers ses défauts d'ergonomie parce qu'un simple accessoire les efface. Si vous hésitiez encore avec la 4, vous avez maintenant toutes les cartes en main. Et si, comme moi, on vous a soufflé d'attendre, vous savez désormais pourquoi.

J'ai testé la DJI Osmo Pocket 4P : le deuxième objectif qui rend la Pocket 4 déjà dépassée ?

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Conclusion : la 4P passe un cap sur l'image, la 4 n'a pas dit son dernier mot

Points forts

  • Le deuxième objectif 60 mm élargit franchement le champ créatif, superbe jusqu'au 6x
  • 17 stops de plage dynamique et un D-Log 2 redoutable sur la tenue des hautes lumières et des ombres
  • Le mode HDR, belle image directement exploitable sans étalonnage, sans doute l'option la plus maligne
  • Récupération des couleurs et LUT dans Mimo, un workflow log accessible à tous avec export direct
  • Un ralenti 8x en 4K (240 ips) au rendu propre
  • 103 Go de stockage interne, USB 3.1 et transfert automatique en arrière-plan très pratiques
  • Audio flexible, deux micros (Mic/Mic Mini) plus la source caméra en troisième piste
  • La lumière d'appoint intégrée, très utile en faible éclairage
  • Un mode faible lumière dédié qui livre une image propre, avec nettement moins de bruit qu'en poussant l'ISO
  • Un écosystème d'accessoires riche et compatible Pocket 3 et 4

Points faibles

  • Le D-Log 2 limité au 1x, impossible de zoomer en le gardant
  • Pas de profil log en 4K 120 et 240, le ralenti perd la latitude du D-Log
  • Un ISO minimum de 400 en 1x, gênant en plein soleil
  • Une prise en main à nu perfectible, léger déséquilibre vers l'avant et bouton d'enregistrement mal placé
  • Une télécommande fournie décevante et une auto-exposition qui a tendance à surexposer

Note de la rédaction

Avec la 4P, DJI ne se contente pas d'ajouter un objectif, la marque fait franchir un cap à sa caméra de poche sur le terrain de l'image. Le télé 60 mm ouvre une liberté créative que la gamme n'avait pas, et le duo 17 stops plus D-Log 2 place le rendu au-dessus de tout ce qu'elle proposait, avec un mode HDR qui rend le beau accessible sans étalonnage. Reste que les meilleurs outils sont bridés, le D-Log 2 coincé en 1x, le log absent des hautes cadences, et une prise en main à nu qui réclame un accessoire. Face à elle, la Pocket 4 paraît dépassée sur l'image et la créativité, mais elle n'a pas dit son dernier mot, plus légère, plus compacte, plus endurante et moins chère. Le choix est donc limpide, la 4P pour ceux qui veulent le télé et le meilleur de l'image, la 4 pour ceux qui privilégient la discrétion, l'autonomie et le budget. Deux caméras, deux usages, et surtout aucun mauvais choix.

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Profil de Xavier Jehl aka « Cthulhus » ,  Jeuxvideo.com
Passionné par tout ce qui touche à la tech. J'adore découvrir et partager les pépites que je trouve. J'aime plonger au cœur des choses, comprendre comment elles fonctionnent et en extraire le meilleur. Avec une véritable culture geek, je prends plaisir à explorer chaque innovation technologique.
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