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Test high tech Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet
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Un an après son premier atterrissage dans nos salons, DJI revient avec le ROMO 2 : plus puissant, doté d'un bras guidé au LiDAR et de jambes robotisées, et pourtant moins cher que son aîné à son lancement. Mais Dreame et Roborock ont déjà dégainé leurs propres robots à pattes. De quoi vraiment faire trembler la concurrence, ou coup d'épée dans l'eau ? J'ai vécu plusieurs jours avec lui, voici notre test complet.

En quinze ans, DJI est passé de petite entreprise de Shenzhen à géant qui impose ses standards, du drone grand public aux caméras d'action, en passant par les micros sans fil et les stations d'énergie. À chaque fois, la même méthode : arriver en outsider et relever le niveau. Son fil rouge n'est ni l'objectif ni le moteur, c'est la perception, cette capacité à faire comprendre à une machine son environnement pour qu'elle s'y déplace seule. Or un drone qui esquive un obstacle en plein vol et un robot qui se faufile sous un meuble posent le même problème. Le sol du salon était donc le prochain terrain logique. Le premier ROMO en était le coup d'essai. Le ROMO 2 veut en faire une évidence.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

DJI promet beaucoup, et c'est justement ce que je suis allé vérifier. Une IA censée reconnaître 99 % des situations, vraiment perceptible ou argument invisible ? Les 36 000 Pa se sentent-ils réellement au sol ? Des jambes qui franchissent 8,5 cm, vrai plus au quotidien ou tour de force de démo ? Une station « 365 jours sans entretien » et 38 dBA au compteur, promesses tenables ou chiffres de labo pris au meilleur mode ? Autant de questions que j'ai confrontées au réel, plusieurs jours durant, dans mon appartement de 80 m², avec un chien qui perd ses poils toute l'année.

DJI ROMO P2
Aspirateur robot laveur à bras LiDAR et jambes franchisseuses
  • Aspiration 36 000 Pa
  • Bras de lavage guidé au LiDAR, extension 123°
  • Jambes robotisées, franchissement jusqu'à 8,5 cm
  • Détection d'obstacles LiDAR + ToF 3D + double caméra
  • Station autonettoyante, lavage eau chaude 80 °C et séchage
Fnac
À partir de :
1 059€

Spécifications techniques

ModèleDJI ROMO P (2025)DJI ROMO P2 (2026)
DesignRobot et station transparentsRobot et station transparents
Aspiration25 000 Pa36 000 Pa
Bras robotiséDouble bras extensibleGuidé LiDAR, 123° (+7,8 cm de portée)
Franchissement (jambes)Non8,5 cm (double palier)
Détection d'obstaclesVision fisheye + LiDAR solideMillimétrique 2.0 (LiDAR + ToF + fisheye) + lampe à poussière
Station autonettoyante200 jours365 jours, eau chaude 80 °C
Désodorisant + UVOuiOui
Bruit aspiration + lavage (données DJI)56 dBA54 dBA
Autonomie~3 h / 178 m²~3 h / 178 m²
Prix conseillé au lancement1 899 €1 299 €

Un design transparent toujours aussi désirable, ou simple redite ?

Il suffit de poser le ROMO 2 dans un salon pour comprendre l'intention. Là où la plupart des robots aspirateurs cherchent à se faire oublier, celui-ci s'assume comme un objet qu'on montre. Son corps semi-transparent givré laisse deviner toute la mécanique interne, capteurs, conduits d'air et moteurs, et la station reprend la même logique de capsule translucide. C'est toujours aussi singulier, et chez moi, il a continué d'attirer l'œil des visiteurs bien après le déballage. Sur ce terrain, DJI reste seul, quand la concurrence cache encore sa technique derrière des coques lisses et sages.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test completBras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test completBras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Est-ce nouveau pour autant ? Franchement, non. Le ROMO 2 s'inscrit dans la lignée directe du premier, au point qu'il faut les poser côte à côte pour les distinguer d'un coup d'œil. DJI ne réinvente pas son design, il le prolonge, et ce n'est pas un reproche puisque la recette fonctionnait déjà. La finition reste irréprochable, les plastiques mats et les éléments translucides s'assemblent sans le moindre jeu. Mais si vous attendiez une rupture esthétique par rapport au ROMO 1, elle n'est pas là.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Pour voir la vraie évolution, il faut retourner le robot. Avec ses 98 mm d'épaisseur, il se glisse sous des meubles où d'autres restent bloqués, et le dessous trahit la nouvelle génération, avec le bras de lavage qui s'étend plus loin et le système de roues-jambes chargé de le hisser. Le design évolue là où ça compte, sous le capot, pas dans la vitrine.

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Du drone au robot aspirateur, à quoi s'attendre ?

Et sous ce capot, le plus gros changement n'est même pas mécanique. Il est dans la façon dont le robot lit ce qui l'entoure. C'est l'argument que DJI met le plus en avant, et le plus difficile à juger. Le ROMO 2 transpose l'expertise des drones, optiques, capteurs et moteurs, dans une machine qui va ramper dans votre salon. Concrètement, ça donne du ToF 3D (pour Time of Flight, une mesure de distance calculée d'après le temps que met un faisceau lumineux à revenir) à l'avant, sur les côtés et à l'arrière, deux caméras RGB et une lampe qui éclaire la poussière au sol, le tout fusionné par ses algorithmes maison. De quoi, selon le dossier de presse de DJI, reconnaître 99 % des situations qu'il croise, liquides, poussières, particules ou câbles, et choisir seul la bonne stratégie de nettoyage. Un chiffre parfait pour l'argumentaire, mais qu'un utilisateur ne peut ni voir ni vérifier, et dont DJI ne détaille pas la méthode de calcul.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Alors j'ai fait simple. J'ai vécu avec sans lire le dossier de presse, en notant mes impressions au fil des jours. Et j'ai constaté une chose avant même de savoir que DJI la revendiquait : le ROMO 2 ne se déplace pas comme le premier. Là où le 1 quadrillait de façon mécanique et régulière, le 2 adopte une allure plus souple, comme s'il interprétait davantage ce qu'il rencontre. L'application le confirme en me livrant, en fin de cycle, une carte des zones les plus encrassées de l'appartement. Sur la navigation et la lecture de l'environnement, l'héritage drone se sent vraiment, et c'est un cran au-dessus du premier ROMO.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test completBras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test completBras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Il y a bien un scénario où cette intelligence se voit travailler, et il est de taille. Le jour où j'ai posé au sol deux petites flaques côte à côte, une d'eau et une de lait, le ROMO 2 a fait exactement ce que DJI promet. Il les a d'abord contournées sans jamais rouler dedans, a nettoyé tout le tour, puis est revenu les effacer une fois la zone dégagée. Aucune trace, et un vrai progrès par rapport au premier ROMO qui, lui, fonçait dans les flaques et les étalait. Seule l'eau parfaitement transparente lui a donné du fil à retordre, avec un léger contact au passage, mais sans commune mesure avec la génération précédente.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

En dehors de ce cas, l'IA reste une abstraction. Les 99 %, les modes censés s'adapter aux particules ou aux tapis, je serais bien incapable de dire quand ils se déclenchent. Un petit test l'a même pris en défaut. J'ai éparpillé du riz dans un couloir que je ne lui avais pas demandé de nettoyer, juste pour voir. Il a bien aspiré au passage ce qui se trouvait sous lui, mais il n'est jamais revenu traiter la zone, alors qu'il tournait juste à côté. Pas de « tiens, c'est sale, je repasse ». Et quand j'ai eu le sentiment qu'il s'affinait au fil des jours, impossible de le prouver autrement que par une impression.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Le bilan est donc à deux vitesses. L'intelligence est bien réelle là où elle compte, se déplacer, cartographier et gérer une flaque, et sur ces points le ROMO 2 fait clairement mieux que son aîné. Mais l'IA omnisciente que vend le marketing, celle qui reconnaît tout et s'adapte sous vos yeux au moindre grain de riz, je ne l'ai jamais vraiment croisée.

36 000 Pa, bras LiDAR et jambes : le ménage passe-t-il au niveau supérieur ?

Un bon cerveau, c'est une chose. Encore faut-il des muscles derrière. Avant d'y venir, un mot sur le terrain de jeu où je lui en ai fait baver. Un appartement de 80 m², une entrée qui ouvre directement sur un salon-cuisine, un couloir qui distribue le reste, du parquet et du carrelage qui alternent, une cuisine qui salit vite, et un chien qui sème ses poils partout. De quoi piéger n'importe quel robot. Et c'est là que les 36 000 Pa se font sentir. Sur les poils, le ROMO 2 est bluffant, il ramasse en un passage ce que je devais parfois repasser deux fois avec le premier. Riz, miettes, café renversé, il avale tout sans broncher, tapis compris, où la plaque de pression s'abaisse pour aller déloger la poussière incrustée. Détail que je reprochais au premier, qui laissait parfois retomber des saletés en repartant vers sa station : le 2 continue d'aspirer jusqu'au bout du trajet de retour, sans rien resemer derrière lui. La montée en puissance face au premier ROMO n'est pas un argument de fiche technique, elle se voit au sol.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Le bras guidé au LiDAR règle un vieux reproche. Là où beaucoup de robots laissent une bande de un à deux centimètres le long des murs, le ROMO 2 vient lécher la plinthe à ras, et repart avec un bord vraiment propre, même si les angles à 90 degrés restent perfectibles, ce que DJI reconnaît d'ailleurs dans ses notes. Les jambes, la grande nouveauté, méritent plus de prudence. Je les ai vues à l'œuvre en sortie de tapis, où le robot soulève son train arrière pour ne plus s'emmêler les roues, et c'est un vrai progrès.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Pour un franchissement de vraie marche, en revanche, je n'ai pas eu l'obstacle idéal chez moi. Le seul candidat, le seuil de ma terrasse, était bloqué non par sa hauteur mais par le rideau magnétique anti-moustique que le robot prend pour un mur. Je classe donc les 8,5 cm en performance annoncée par DJI, que je n'ai pas pu vérifier. À noter que ce chiffre correspond à un double palier, une marche d'environ 4 cm, une plateforme, puis une seconde de 4,5 cm, pas à un mur vertical de 8,5 cm que le robot escaladerait d'un coup.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Au quotidien, la hiérarchie est claire. La puissance et les bords, c'est du concret, ça se ressent chaque jour. Les jambes restent un argument plus situationnel, pratique pour passer d'une pièce à l'autre sans se coincer, mais que peu de foyers pousseront dans leurs retranchements. Le vrai saut de génération, pour moi, il est dans l'aspiration et le nettoyage des bords, bien plus que dans le spectacle des pattes.

Évitement d'obstacles : peut-on enfin arrêter de tout ranger avant ?

Aspirer fort, c'est bien. Encore faut-il ne pas tout arracher sur son passage. Sur ce point, DJI promet un robot qui se faufile partout sans casse, et globalement il y arrive, à condition d'y voir clair. En pleine lumière, même les cas piégeux passent. Je lui ai posé un câble blanc sur un sol clair, un objet pourtant peu contrasté et difficile à distinguer, et il l'a évité proprement, sans jamais le toucher.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Le problème arrive dans la pénombre. Un soir, volets fermés, le ROMO 2 a happé la sangle noire d'un sac posée sur mon parquet foncé et s'est coincé dedans. J'ai d'abord cru à un problème de coin, mais en refaisant le test, c'est la faible lumière qui est ressortie comme facteur. Je ne vais pas prétendre avoir isolé chaque paramètre : impossible pour moi de dire si l'échec vient surtout de la couleur sombre, du manque de lumière ou des deux à la fois. Une chose est sûre, DJI le reconnaît dans ses propres notes, la détection n'est garantie qu'au-delà d'un certain niveau de luminosité et sur des surfaces mates et texturées.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

La réponse dépend donc de chez vous. En journée ou dans une pièce éclairée, oui, très largement, même les câbles passent. Mais un cordon foncé dans un coin sombre reste sa kryptonite, comme pour la quasi-totalité des robots du marché. Rangez le chargeur qui traîne au sol avant un nettoyage de nuit, et vous n'y penserez plus.

L'application DJI Home est-elle toujours au-dessus du lot ?

Tout cela se pilote depuis l'application, et là, la réponse est oui, pour une raison simple : c'est quasiment la même que sur le premier ROMO. DJI n'a pas retouché ce qui marchait. On retrouve une interface claire, une carte qui se construit vite et proprement, le parcours suivi en direct, et tout sous la main sans se perdre dans les sous-menus. Puissance d'aspiration réglable pièce par pièce, ordre de passage que je peux imposer pour qu'il commence toujours par le salon, débit d'eau, usure des consommables affichée, et des mises à jour firmware qui se lancent seules la nuit. Sur la complétude, elle reste une référence, et un possesseur du ROMO 1 y retrouve aussitôt ses repères.

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Le vrai apport de cette génération prolonge ce que je disais sur l'IA. En fin de cycle, l'application affiche une carte des zones sales, avec des dégradés selon le niveau d'encrassement. En appuyant sur une étiquette, j'accède à la photo de ce que le robot a repéré au sol, une flaque ou un amas de particules, et à la stratégie qu'il a appliquée. C'est concret, et ça permet enfin de voir ce que l'IA a détecté. Côté vie privée, ces photos sont chiffrées et effacées automatiquement. Un bon point, mais qui mérite du recul. Début 2026, une faille de validation dans l'infrastructure DJI Home a exposé les flux caméra et les plans d'étage de milliers de ROMO de première génération. DJI a corrigé le problème et affirme n'avoir constaté aucun détournement de données, mais l'épisode rappelle qu'un robot qui filme et cartographie votre logement demande une vigilance particulière sur ce terrain.

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Un défaut que je traîne depuis le premier ROMO n'a toujours pas bougé : la reconnaissance vocale n'est pas disponible en français. Elle existe, elle fonctionne, mais pas dans notre langue, ce qui la rend inutile pour la plupart des foyers d'ici.

Station de base : vraiment 365 jours sans y toucher ?

Si l'application n'a pas changé, la station, elle, gagne en endurance. Elle est censée tenir 365 jours toute seule, contre 200 pour celle du premier. Elle vide le bac à poussière du robot, lave les serpillères à l'eau chaude à 80 °C, les sèche pour éviter les odeurs, et gère le désodorisant et la lampe UV. Sur les quelques jours de test, tout a fonctionné comme prévu. Le robot rentre, se fait vider, ressort avec des serpillères propres et sèches, et je n'ai touché à rien.

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Un comportement m'a d'abord semblé absurde. Même après une simple aspiration, sans un coup de serpillère, la station chauffe et sèche quand même les lingettes. J'ai cru à un défaut, avant de comprendre que c'est voulu. À la fin de chaque tâche, la station passe les serpillères à l'eau dans son cycle d'auto-entretien, et comme elles ressortent humides, elle doit ensuite les sécher pour qu'elles ne moisissent pas dans la base. Contre-intuitif au premier abord, logique une fois qu'on a compris, même si on aimerait pouvoir couper ce séchage quand on n'a fait qu'aspirer.

Reste à bien lire ce chiffre de 365 jours. Ça ne veut pas dire qu'on ne touche jamais la station. DJI parle en fait de l'auto-nettoyage du plateau de lavage, pas de la station entière. Je remplis toujours le réservoir d'eau propre, je vide l'eau sale et je garde un œil sur le sac à poussière, l'appli prévenant dès que le niveau d'eau baisse. C'est normal, mais autant être clair, 365 jours sans entretien, ce n'est pas 365 jours sans y penser. Le seul point que je ne peux pas trancher maintenant, c'est la durée de vie des consommables. Sur mon ROMO 1, ils ont tenu très longtemps, presque un an sans que j'aie à les changer. Si le 2 fait pareil, la station devient un vrai argument. Côté budget, les recharges officielles DJI tournent autour de 36 €, mais on trouve des équivalents tiers à une vingtaine d'euros, ce qui allège la note sur la durée, à condition d'accepter une marque non officielle.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Entretien : cheveux et poils, toujours le point noir ?

La station se nettoie seule, mais le robot, lui, demande encore un peu d'huile de coude. Et là, DJI n'a pas réglé le reproche que je faisais au premier ROMO. Pour démonter les brosses latérales, il faut toujours sortir un tournevis, alors que d'autres marques les clipsent à la main. Rien de dramatique, mais quand on a un chien, on nettoie les brosses souvent, et ce geste en trop finit par agacer. Mécaniquement, d'ailleurs, le dessous du 2 ressemble beaucoup à celui du 1, à part le bras qui s'étend.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test completBras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test completBras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Reste la vraie question, celle des cheveux et des poils qui venaient s'emmêler dans l'articulation du premier. Sur le 2, après quelques sessions, je n'ai encore rien vu se coincer, mais je ne veux pas conclure trop vite. La brosse DualSweep censée éviter ça, je n'en ai pas vu la différence à l'œil. C'est un point que je ne pourrai vraiment trancher qu'après plusieurs semaines d'usage avec l'animal.

Autonomie, bruit et consommation : que vaut-il vraiment au quotidien ?

Reste à voir ce que tout ça donne sur la durée d'un vrai ménage. DJI annonce environ 3 heures d'autonomie pour 178 m², un chiffre à prendre pour ce qu'il est, un maximum obtenu dans les conditions les plus économes. Dans les faits, sur un cycle complet de 65 m² en aspiration et lavage, le robot est passé par la case recharge avant de terminer, puis est reparti seul là où il s'était arrêté. Rien de bloquant, c'est justement le rôle de cette fonction de reprise, et pour un appartement on ne s'en occupe pas. Mais ça montre qu'en mode le plus gourmand, aspiration et lavage à fond, on est loin des 178 m² d'une seule charge.

Bras LiDAR, 36 000 Pa et jambes grimpeuses : DJI muscle son aspirateur robot et lance le ROMO 2, notre test complet

Le bruit est plus nuancé. DJI met en avant un 38 dBA, mais c'est le chiffre en lavage seul, quand le robot passe la serpillère sans aspirer. Dès qu'on aspire, on monte forcément. Je n'ai pas de sonomètre pour donner un chiffre précis, mais les données de DJI parlent de 54 dBA en aspiration et lavage, contre 56 pour le premier ROMO. Donc un peu plus discret qu'avant, sans être silencieux. À pleine puissance, sur les poils, on l'entend bien et on ne reste pas à côté au téléphone. En mode plus doux, on l'entend à peine, et c'est celui que je laisse tourner quand je suis là, quitte à repasser en max sur les zones qui salissent le plus.

Prix et concurrence : faut-il craquer maintenant, ou attendre ?

C'est là que le ROMO 2 surprend le plus. Il arrive à 1 299 €, soit 600 € sous le tarif conseillé du ROMO P haut de gamme, lancé à 1 899 €, et pile le prix de lancement de l'entrée de gamme ROMO S il y a un an. Je ne vais pas spéculer sur les raisons de ce choix, mais le fait joue clairement en faveur de l'acheteur. Son vrai rival, ce n'est d'ailleurs pas la concurrence, c'est le ROMO 1 lui-même, toujours en vente autour de 900 €. Pour 400 € de plus, on gagne les 36 000 Pa, le bras LiDAR, la détection des liquides et les jambes. Si ces points comptent pour vous, le 2 les vaut. Sinon, le premier reste une très bonne affaire. Face au reste du marché, DJI ne peut pas prétendre inventer le robot à pattes, Dreame et Roborock sont déjà passés par là, mais il débarque avec sa signature héritée des drones et un prix agressif. Reste à voir les tarifs réels du moment, car sur ce marché, ils bougent vite.

DJI ROMO P2
Meilleurs prix
Darty
À partir de :
1 059€
Fnac
À partir de :
1 059€

Le DJI ROMO 2 muscle le premier et casse son prix, une évolution maligne plus qu'une révolution

Points forts

  • Une aspiration efficace même sur les poils de chien sur un tapis
  • Le bras LiDAR va enfin chercher la saleté au ras des murs
  • La détection des liquides fait un vrai bond face au premier
  • Il continue d'aspirer jusqu'à sa base, fini les résidus semés au retour
  • Une navigation plus naturelle et moins mécanique qu'avant
  • Un design transparent toujours aussi réussi, qu'on n'a pas envie de cacher
  • Un budget consommables raisonnable, avec des recharges tierces bien moins chères que l'officiel
  • Une station qui automatise la vidange, le lavage et le séchage
  • Un évitement d'obstacles fiable, tant qu'il y a de la lumière

Points faibles

  • Une IA vendue à grand renfort de chiffres, mais qu'on ne voit jamais travailler
  • Des ratés d'évitement dès que le sol est sombre et la pièce peu éclairée
  • Toujours un tournevis à sortir pour démonter les brosses latérales
  • Toujours pas de commande vocale en français

Note de la rédaction

Avec le ROMO 2, DJI ne réinvente pas son robot, il le muscle là où le premier montrait ses limites. L'aspiration grimpe pour de bon, le bras guidé au LiDAR va enfin chercher les bords sans laisser de bande le long des murs, la détection des liquides ne se contente plus de rouler dans les flaques, et la navigation gagne en fluidité. Le tout dans un châssis toujours aussi soigné, et surtout à un tarif bien plus intéressant que le ROMO premier du nom à son lancement. Reste que la fameuse IA à 99 % se fait discrète dès qu'on quitte la navigation, que l'évitement décroche en faible lumière, et que DJI n'invente rien sur les jambes, Dreame étant passé par là avant lui. Quelques points demandent encore du recul, notamment l'anti-emmêlement des poils sur la durée. Mais l'essentiel est là, et mieux placé qu'avant, ce qui pose une vraie question à l'acheteur, celle de choisir ce ROMO 2 flambant neuf ou un premier ROMO désormais bradé, voire un rival déjà installé.

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Profil de Xavier Jehl aka « Cthulhus » ,  Jeuxvideo.com
Passionné par tout ce qui touche à la tech. J'adore découvrir et partager les pépites que je trouve. J'aime plonger au cœur des choses, comprendre comment elles fonctionnent et en extraire le meilleur. Avec une véritable culture geek, je prends plaisir à explorer chaque innovation technologique.
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