Avec son 17 Ultra, Xiaomi vise clairement le Galaxy S26 Ultra de Samsung. Capteur 1 pouce, zoom mécanique continu inédit sur smartphone, partenariat renforcé avec Leica… Sur le papier, le constructeur chinois semble avoir réuni tous les ingrédients du photophone ultime. Reste qu’à 1 499 euros, le Xiaomi 17 Ultra ne peut pas se permettre d’être excellent uniquement en photo. Écran, performances, autonomie… Durant deux mois, nous l’avons utilisé comme notre smartphone principal pour voir si Xiaomi avait réellement changé de dimension.
- Écran AMOLED de 6,9 pouces sublime avec luminosité record
- Puissance puce Snapdragon 8 Elite Gen 5 + 16 Go de RAM
- Capteur 1 pouce offrant une luminosité record en photo
- Zoom continu d'une précision inédite sur smartphone
- Batterie 6000 mAh et charge ultra-rapide de 90 W
Sommaire
- Apple, Samsung, Oppo ou Xiaomi pour succéder à Huawei ?
- Fiche technique du Xiaomi 17 Ultra
- Design, il assume son esthétique de pro de la photo
- Un écran exceptionnellement lumineux et net
- Performances, une petite machine de guerre
- Logiciel : de mieux en mieux, mais deux faux pas incompréhensibles…
- Une autonomie ambivalente et une charge rapide comme l’éclair
- Photo, une armada unique dans le monde des smartphones
- Expérience photo, un vrai régal de A à Z
- Prix et présentation du « Photography Kit Pro »
S'il y a bien une guerre qui ne se termine jamais dans la téléphonie mobile, c'est celle du meilleur photophone. Remontons ces batailles d'une dizaine d'années. En 2016, le P9 de Huawei inaugurait en grande pompe son partenariat avec Leica, la marque allemande dont le nom seul fait saliver les photographes. Un coup de maître, puisque pendant des années, Huawei a réussi à hisser ses smartphones en haut des classements du baromètre indépendant DxOMark en matière de qualité photo. Et si la parole de cette institution ne fait pas tout, l'ensemble de la presse spécialisée était plus ou moins d’accord. La netteté et le rendu colorimétrique des smartphones Huawei de l'époque n'avaient aucun égal.
Apple, Samsung, Oppo ou Xiaomi pour succéder à Huawei ?
Au sommet de son art, Huawei a vu les sanctions américaines tomber courant 2020. Ostracisée du marché occidental, privée des services Google, la firme de Shenzen a depuis disparu des radars européens en matière de smartphone. Ce qui est à la fois dommage pour l'innovation et pour les consommateurs.
Que restait-il donc ensuite sur ces ruines, dans un monde post-Covid ? D'abord l'iPhone, naturellement, qui a toujours été là. Certes, Apple a toujours excellé sur la colorimétrie, les tons de peau et la qualité de son interface. Toutefois, aucun iPhone, même les Pro Max, ne s'est jamais hissé en tête des classements DxOMark. Des très bons élèves constants, qui ont leurs adorateurs, mais jamais le premier de la classe.
La série Huawei P9 de 2016

Samsung, ensuite, qui a vite su reprendre le flambeau avec ses Galaxy Ultra. Citons également Oppo. Son récent Find X9 Ultra impressionne sur le papier, mais sa présence trop énigmatique sur notre vieux continent, entre arrivées et départs, ne joue pas en sa faveur. Et puis il y a Xiaomi. Un constructeur qui a vite compris que ce que Huawei avait réussi en son temps, c'est aussi en partie grâce à son association avec Leica.
Dès 2022, Xiaomi s'est donc rapproché de l'allemand. Les premières générations d'Ultra inaugurent des progrès réels, mais Samsung continuait de tenir le haut du pavé. Avec le 17 Ultra, Xiaomi clame haut et fort que la donne a changé. La firme va même jusqu'à parler de "fusion totale" avec Leica, de l'optique au traitement d'image.
Le Leitz Park à Wetzlar en Allemagne

Toutefois, cette promesse d'une expérience photo ultime a un prix, 1 499 euros. Et à ce tarif-là, le Xiaomi 17 Ultra ne peut se permettre de n'exceller que sur ce sujet, il se doit d'être irréprochable partout. Pour nous en rendre compte, nous l'avons utilisé comme notre smartphone principal pendant deux mois entiers. Voici notre verdict.
Fiche technique du Xiaomi 17 Ultra
| Taille d'écran | 6,9 pouces |
| Type d'écran | LTPO AMOLED |
| Définition d'écran | 2608 x 1200 pixels |
| Taux de rafraichissement variable | 1-120 Hz |
| SoC | Snapdragon 8 Elite Gen 5 |
| Mémoire vive | 16 Go LPDDR5X |
| Stockage | 512 Go / 1 To UFS 4.1 |
| Batterie | 6000 mAh |
| Charge rapide | 90W en filaire / 80W en sans fil |
| Connectivité | 5G / WiFi 7 / BT 6.0 |
| Capteurs photo arrières | 50 Mpx + 50 Mpx + 200 Mpx |
| Capteur photo avant | 50 Mpx |
| Étanchéité | IP68 |
| Dimensions | 162,9 x 77,6 x 8,29 mm |
| Poids | 219 grammes |
Design, il assume son esthétique de pro de la photo
Là où Samsung joue la discrétion avec ses Galaxy Ultra, cherchant presque à lisser son image de photophone, le 17 Ultra fait le choix inverse. Son imposant module photo rond est un message clair, qui assume pleinement son positionnement.
Et même presque plus que son prédécesseur, le 15 Ultra. Cette année, les courbes du smartphone ultime de Xiaomi sont moins généreuses. La silhouette du 17 Ultra est plus carrée, les angles plus francs. Une allure très « pro », qui le rapproche davantage d’un outil photographique que d’un smartphone grand public.

Et en main, il en impose tout autant. Le 17 Ultra mesure 162,9 x 77,6 mm, pour 8,29 mm d’épaisseur et un poids de 219 grammes. Autant dire qu’il ne sera pas adapté aux plus petites mains et qu’une utilisation à une seule main devient vite compliquée. Face à son rival direct, le Galaxy S26 Ultra (163,6 x 78,1 mm pour 7,9 mm d’épaisseur et 214 g), l’écart reste toutefois minime. Certes, Samsung fait légèrement mieux sur la finesse et le poids, mais au quotidien, ce sont deux beaux bébés.
En matière de qualité de construction, difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Le cadre en aluminium est rassurant, tandis que le dos en fibres de verre composite s’est montré solide malgré quelques maladresses de notre part. Pour l’écran, Xiaomi fait bande à part et décide de ne pas faire appel au Corning Gorilla Victus 2, présent sur la plupart des smartphones premium Android.

Et dans les faits, c’est presque regrettable. Durant nos deux mois de test, l’écran s’est rayé un peu trop facilement à notre goût. Mieux vaut éviter de le glisser dans la même poche que vos clés. Enfin, côté connectique, aucun faux pas. L’USB-C 3.2 est de la partie, tout comme la certification IP68, qui permet de ne pas paniquer à la première goutte de pluie.
Un écran exceptionnellement lumineux et net
Le Xiaomi 17 Ultra embarque une dalle LTPO AMOLED de 6,9 pouces. Et contrairement au 15 Ultra et ses bords légèrement incurvés, Xiaomi opte cette année pour une surface totalement plane. Autre changement, plus étonnant de prime abord, la définition affiche 2 608 x 1 200 pixels, là où elle culminait à 1440 x 3200 pixels sur son prédécesseur.
Tout cela a une explication. La firme asiatique inaugure sur ce 17 Ultra une inédite matrice HyperRGB. Kesako ? Le principe de cette technologie est simple. Là où les dalles classiques font partager certains sous-pixels entre pixels voisins, chaque pixel du 17 Ultra dispose de ses propres sous-pixels rouge, vert et bleu.

Résultat, à résolution moindre, la netteté perçue est équivalente voire supérieure. Et surtout, la consommation énergétique est moindre. Nous verrons plus tard si ce gain a bien lieu sur les deux tableaux. Pour le reste, toutes les coquetteries du premium sont bien là. À commencer par un taux de rafraîchissement LTPO qui oscille dynamiquement entre 1 et 120 Hz, ainsi que le Dolby Vision et le HDR10+.
En ce qui concerne la luminosité, le 17 Ultra joue dans une autre cour. Avec un pic à 3 500 nits en HDR, il s’impose comme l’un des écrans les plus lumineux du marché. Dans le monde d’Android, seul le S26 Ultra lui tient la dragée haute. En plein soleil d’été, ces deux compères restent donc parfaitement lisibles.

Pour finir, la colorimétrie est soignée, mais légèrement plus naturelle en mode « Couleurs originales ». Que les tenants de plus de vivacité se rassurent, il y a largement de quoi faire dans les réglages pour trouver chaussure à son pied.
Performances, une petite machine de guerre
Sous le capot, le Xiaomi 17 Ultra embarque la puce la plus puissante du moment, soit la Snapdragon 8 Elite Gen 5 gravée en 3 nm, épaulée par 16 Go de RAM LPDDR5X et jusqu'à 1 To de stockage UFS 4.1.
Sans surprise, le smartphone avale absolument tout ce qu'on lui propose. Multitâche, retouche photo, export vidéo, navigation avec des dizaines d'onglets ouverts ou encore jeux 3D particulièrement exigeants. Le Xiaomi 17 Ultra ne montre quasiment jamais de signe de faiblesse.



Même constat côté benchmarks. Sur Geekbench 6, le smartphone atteint 3 504 points en single-core et 10 324 points en multi-core. En jeu, le Xiaomi 17 Ultra impressionne également. Genshin Impact ou Call of Duty Mobile tournent sans difficulté avec les paramètres graphiques poussés au maximum.
Tout n'est toutefois pas parfait. Lors de notre stress test Wild Life Extreme, le Xiaomi 17 Ultra affiche une stabilité de 69,7%, les premières boucles dépassant les 6 600 points avant de redescendre autour des 4 600 points une fois que la chaleur augmente. Ainsi, la température interne est passée de 29 à 49 degrés. Rien d'alarmant, mais les joueurs qui enchaînent les longues sessions devront s’accommoder de ce throttling et s’octroyer quelques pauses forcées.
Logiciel : de mieux en mieux, mais deux faux pas incompréhensibles…
Le 17 Ultra tourne sous Android 16 avec HyperOS 3. Pas une révolution par rapport à la génération précédente, mais des ajustements bienvenus. Les animations sont plus fluides, l'interface plus cohérente, et la personnalisation toujours aussi poussée pour qui aime triturer son écran d’accueil.
L’un des vrais atouts pour tous les possesseurs d’iPad ou de d’ordinateurs Apple, c'est HyperConnect. Démocratisée sur HyperOS 2 courant 2025, cette fonctionnalité a depuis mûri et s'impose désormais comme un argument sérieux sur le 17 Ultra.

Le principe est simple. Connecter son smartphone à ses appareils Apple via le même réseau Wi-Fi. Partage de fichiers avec un iPhone, presse-papiers commun, notes partagées... Durant ces deux mois de test, en tant qu'utilisateur de MacBook Air, c'est devenu un réflexe au quotidien. Et ce, d’ailleurs, notamment pour récupérer les photos de ce test. Pour ceux qui jonglent entre ces deux univers, c'est un argument séduisant que Samsung ne propose pas.
Côté IA, Gemini de Google pour l'assistant général, et HyperAI maison pour la retouche photo, l'aide à la rédaction et la traduction. Cela fonctionne bien, mais contrairement à Samsung, l'intégration reste trop discrète, parfois peu intuitive. On voit bien que ce n'est pas le cheval de bataille principal de Xiaomi.

Toutefois, malgré ces belles réalisations, deux faux pas incompréhensibles. D'abord la durée de mise à jour de 5 ans pour Android. Certes, c’est bien, mais Samsung et Google garantissent 7 ans. À 1 499 euros, on est en droit d'attendre mieux. Ensuite, la présence de quelques bloatwares. Là aussi, si le ménage ne demande pas beaucoup de temps, à ce tarif, c’est un luxe que l’on se paye à ne pas avoir à faire.
Une autonomie ambivalente et une charge rapide comme l’éclair
Le Xiaomi 17 Ultra embarque une batterie de 6 000 mAh, soit une hausse significative par rapport aux 5 410 mAh de son devancier, le 15 Ultra. Xiaomi communique sur le fait d'utiliser sa technologie "Surge", qui est en réalité du silicium-carbone, déjà entrevue chez certains autres smartphones premium. La seule différence se joue sur le pourcentage de silicium, ici plus élevé que chez la concurrence.
Dans les faits, en usage classique (réseaux sociaux, navigation, streaming vidéo raisonnable), la journée se tient largement et on entame facilement une bonne partie de la seconde. C'est une vraie progression par rapport au 15 Ultra, qui s'essoufflait plus rapidement.

Néanmoins, deux aspects viennent ternir ce tableau. Le premier, sans surprise, concerne l'activité photo. Dès que l'on se met à shooter à outrance ou à enchaîner les vidéos pour les réseaux sociaux, la jauge fond comme neige au soleil. Lors de notre week-end à Stockholm, entre un Google Maps ouvert presque en permanence et des photos à la pelle pour immortaliser la ville, il a fallu le rebrancher avant le début de soirée.
Autre bizarrerie constatée durant ces deux mois, en veille nocturne, le 17 Ultra arrive parfois à perdre entre 10 et 15 % de batterie. Et ce, sans que l'on ait touché au smartphone. Un comportement certainement lié à HyperOS et à ses processus tournant en arrière-plan. Ce n’est pas rédhibitoire, mais espérons que cette anomalie sera corrigée lors d’une prochaine mise à jour.

Fort heureusement, la recharge s'avère rapide comme l'éclair. Avec le bloc propriétaire de 90 W, il est possible de passer de 0 à 50 % en une grosse vingtaine de minutes. Le plein, lui, est fait en moins de 50 minutes. Sur ce terrain-là, le Galaxy S26 Ultra a bien du mal à soutenir la comparaison.
Photo, une armada unique dans le monde des smartphones
Terminons ce test avec le vrai plat de résistance, que nous avons réservé pour dessert, l'expérience photo. Pour commencer, voici l'armada dont dispose le Xiaomi 17 Ultra :

- Un capteur principal de 50 Mpx au format 1 pouce (Light Fusion 1050L, capteur maison Xiaomi), ouverture à f/1.67, 23 mm, OIS.
- Un ultra grand-angle de 50 Mpx (Samsung JN5, 1/2.75"), ouverture à f/2.2, 115°, 14 mm.
- Un téléobjectif de 200 Mpx (Samsung HPE, 1/1.4"), zoom mécanique continu 75-100 mm, ouverture à f/2.6.
- Un capteur selfie de 50 Mpx, ouverture à f/2.2.
Prenons un moment pour analyser ces forces en présence. Le format 1 pouce du capteur principal, c'est l'argument massue des meilleurs photophones ces dernières années. Pour rappel, plus la surface du capteur est grande, plus elle capte de lumière, plus les détails sont préservés et le bruit numérique maîtrisé. Revers de la médaille, ce type de capteur prend de la place. C’est pour cette raison que le bloc au dos du Xiaomi 17 est plus proéminent que sur le S26 Ultra.
En effet, de son côté, Samsung mise sur un capteur principal au format 1/1.3 pouce, soit une surface sensiblement plus petite. Pour compenser, le sud-coréen a préféré cette année élargir les ouvertures de ses optiques. Et c'est là qu'il faut être précis. Certes, une ouverture plus large laisse entrer davantage de lumière sur le capteur, mais sur moins de surface. En clair, agrandir l'ouverture sans agrandir le capteur, c'est un peu comme soigner un symptôme sans traiter la maladie. En basse lumière ou en situation difficile, la différence de surface finit toujours par se voir.

Autre particularité qui distingue radicalement le 17 Ultra, l'abandon du double module téléobjectif fixe au profit d'un unique module à zoom mécanique continu couvrant de 75 à 100 mm. Une approche que l’on ne retrouve aujourd’hui chez aucun concurrent. Là où le 15 Ultra empilait un 3x et un 5x, et là où le S26 Ultra fait de même avec ses deux téléobjectifs fixes, le 17 Ultra glisse en douceur d'une focale à l'autre, comme on tournerait la bague de zoom sur un objectif de boîtier.
Et pour couronner le tout, un étonnant mode 200 Mpx ambitionne de simuler un recadrage jusqu'à 400 mm. Concrètement, le capteur capture une image à pleine résolution qui est ensuite recadrée numériquement sans perte de qualité perceptible.
Expérience photo, un vrai régal de A à Z
Entre Barcelone, Stockholm, Londres et… Bar-le-Duc, nous avons mis le Xiaomi 17 Ultra à rude épreuve. De l'architecture urbaine de nuit aux paysages nordiques à l'heure bleue, en passant par les journées grises de la Meuse, voici ce qu'il en ressort.







La dynamique est bluffante et surtout les couleurs chatoyantes sans jamais verser dans l'excès. Le ciel ressemble à un ciel, l'herbe a la couleur de l’herbe. C’est bête à dire, mais cette évidence est plus rare qu’on ne le croit. Dans tous les cas, les deux profils Leica sont toujours de la partie. L’Authentic pour la sobriété et le Vibrant pour plus d’impact, ce qui permet à chaque photographe de trouver sa signature. Ou de mixer selon les scènes et la luminosité.



Et que dire du niveau de détail qui ne faiblit jamais, même lorsque le jour décroît. Tout ce qui est devant nous se retrouve sur le smartphone de manière précise et surtout exploitable. Et c'est souvent là que le bât blesse sur smartphone, même sur les plus premium. Les photos sont belles à l'écran mais s’effondrent, notamment en périphérie, dès qu'on les ouvre sur PC. Avec le Xiaomi 17 Ultra, j’ai enfin pu savourer mes souvenirs sur grand écran, sans crainte de bouillie.
En ce qui concerne l'élément différenciateur de ce Xiaomi 17 Ultra, son téléobjectif, il nous a tout simplement laissés bouche bée. Certes, entre 75 et 100 mm, certains clichés sont logiquement un peu moins lumineux que ceux capturés au grand-angle. C'est la contrepartie mécanique d'un zoom à longue focale.






Toutefois, la polyvalence qu'offre ce module à zoom continu ouvre des possibilités insoupçonnées. Des scènes que l'on ne serait jamais allé chercher avec deux téléobjectifs fixes et des cadrages que l'on découvre en glissant naturellement d'une focale à l'autre. Comme ce wagon de montagnes russes saisi à distance, ce début de nuit à Stockholm lors de l'heure bleue ou ces moments de vie capturés à des inconnus.



Le tout, avec des couleurs remarquables et un piqué époustouflant. Des compliments valables également pour les portraits ou les photos de nourriture en macro.
Passons à l'ultra grand-angle. Sans être le module le plus spectaculaire de la panoplie, il fait le travail avec sérieux. Pas d'aberration chromatique notable, pas de distorsion excessive sur les bords et une cohérence colorimétrique honnête avec le capteur principal. Pour les monuments, les paysages ouverts ou les photos de groupe, il ne vous décevra pas.








Quant au mode 200 Mpx, c'est l'outil du perfectionniste. À condition de rester bien stable, vous récupérez des détails architecturaux, des portraits ou des scènes en lumière naturelle d'une précision à couper le souffle. Le genre d'images qu’il est possible d’imprimer sans aucune crainte.
Prix et présentation du « Photography Kit Pro »
Le Xiaomi 17 Ultra est disponible depuis mars 2026 à 1 499 euros dans sa configuration 16 Go de RAM et 512 Go de stockage. La version 16 Go / 1 To grimpe quant à elle à 1 699 euros. Le smartphone est proposé en trois coloris : noir, blanc et vert.
Xiaomi propose également un « Photography Kit Pro » vendu séparément 199 euros. Ce dernier transforme littéralement le smartphone en faux compact expert avec poignée intégrée, déclencheur physique, molette de réglage, dragonne ainsi qu’une bague permettant de fixer des filtres photo de 67 mm.

En main, l’ensemble est franchement plaisant. Le grip améliore énormément la prise en main et renforce encore davantage cette sensation d’utiliser un véritable appareil photo plutôt qu’un smartphone.



Pour autant, difficile d’y voir un accessoire réellement indispensable pour le grand public. Même si Xiaomi a visiblement fait des efforts sur la conception, l’ensemble nécessite au minimum une petite sacoche et se montre forcément moins pratique à sortir à la volée qu’un smartphone glissé dans une poche.
Pour preuve, nous ne l’avons pas utilisé en permanence lors de nos différentes pérégrinations. Ce kit s’adresse surtout à une poignée d’aficionados de photo mobile.
Conclusion
Points forts
- Un téléobjectif à zoom mécanique continu impressionnant
- L'expérience photo la plus polyvalente et aboutie du marché
- Écran très lumineux et performances au top
- Quelques idées d'HyperOS 3 intéressantes, dont HyperConnect
- Une bonne autonomie et une charge très rapide
- Une qualité de construction sérieuse
- Une identité visuelle très "photo" assumée
Points faibles
- Chauffe et throttling lors des longues sessions intensives
- 5 ans de mises à jour Android
- Écran un peu trop sensible aux micro-rayures
Note de la rédaction
Comme son rival le Galaxy S26 Ultra, il nous était difficile de ne pas décerner la note maximale au Xiaomi 17 Ultra. Pour autant, ces deux prétendants ne l'obtiennent pas de la même manière.
Sur le design, chacun a sa philosophie. L'un assume son statut d'outil photographique avec un module imposant, tandis que l'autre joue la carte de l'élégance discrète. En matière de performances, les deux peuvent se targuer d'avaler n'importe quelle tâche sans broncher. Sur l'écran, la luminosité penche en faveur de Xiaomi, les couleurs restent l'apanage de Samsung. Donc globalement, nous y voyons un match nul.
Là où les deux appareils se distinguent vraiment, c'est sur trois terrains. L'autonomie et la charge d'abord, où Xiaomi prend l'avantage. Le suivi logiciel et l'intégration IA ensuite, où Samsung conserve une longueur d'avance avec ses 7 ans de mises à jour et Galaxy AI. Et il reste alors la photo.
Et c’est probablement là que le Xiaomi 17 Ultra marque légèrement plus les esprits. Plus polyvalent, plus ambitieux techniquement et surtout porté par cet étonnant zoom mécanique continu, le smartphone procure parfois des sensations uniques. Le plaisir de cadrer différemment, de jouer avec les focales ou d’aller chercher certains détails lointains rappelle par moments l’utilisation d’un véritable appareil photo compact. De là à le remplacer ? Il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas pour ne pas faire bondir les puristes, mais on s’en approche de plus en plus.
