Et si le meilleur smartphone milieu de gamme de l’année ne venait ni de Google, ni de Xiaomi ? Dans un marché où la grande majorité des smartphones finissent par se ressembler, Nothing continue de faire bande à part avec son Phone (4a) Pro. Un smartphone au design singulier, porté par son écran Glyph Matrix, une expérience logicielle toujours aussi à part, et surtout une vraie nouveauté sur ce segment avec l’ajout d’un téléobjectif. Un petit luxe photo encore inédit à ce prix.
- Design transparent iconique et interface Glyph repensée
- Écran OLED 6,83 pouces ultra-fluide et lumineux
- Puissance du Snapdragon 7 Gen 4, couplé à 8 Go de RAM
- Autonomie d'une bonne journée et demie
- Charge rapide filaire de 50 W
Sommaire
- Nothing Phone (4a) Pro : fiche technique
- Design, changement de style, mais pas d'ADN
- Écran, Nothing cède aux sirènes du 144 Hz
- Performances : une puissance suffisante et bien maîtrisée
- Logiciel, l’audace de Nothing se structure peu à peu
- Photo, un téléobjectif sur un smartphone à 500 euros ?
- Autonomie, rien à lui reprocher
Depuis son arrivée tonitruante sur le marché des smartphones en 2022, Nothing a construit son catalogue autour d’une idée simple. Redonner un peu de personnalité à des produits devenus interchangeables, sans pour autant faire exploser la facture. Une promesse séduisante, qui se heurte en 2026 à une réalité plus brutale. L’industrie est frappée par une hausse significative du coût des composants, forçant les constructeurs à revoir leurs équilibres.
Face à cela, plusieurs stratégies émergent. Certains répercutent directement la hausse sur les prix, comme Samsung avec sa gamme galaxy S26, sur l’utilisateur final. D’autres préfèrent maintenir leurs tarifs, au prix de quelques concessions sur la fiche technique, à l’image du dernier Pixel 10 de Google.
De son côté, Nothing fait un choix plus radical. Après avoir occupé le terrain du haut de gamme en 2025 avec le Nothing Phone (3), la marque décide de concentrer en 2026 ses efforts sur un segment plus stratégique. Celui du secteur du milieu de gamme, autour des 500 euros.
Un pari qui passe autant par le design que par l’usage. Le Nothing Phone (4a) Pro reprend notamment l’étonnant écran arrière Glyph Matrix, introduit sur le Phone (3). D’autant que cette différence de style s’accompagne d’autres nouveautés, avec un nouveau module photo intégrant un zoom périscopique, ainsi qu’un écran censé être plus lumineux, tout comme la promesse d’une autonomie en hausse.
Sur le papier, le Nothing Phone (4a) Pro semble avoir toutes les cartes en main pour s’imposer sur le segment du milieu de gamme, face au Pixel 10a, au Xiaomi Redmi Note 15 Pro+ ou encore au Honor 400. Après un mois passé en sa compagnie, voici notre verdict.
Nothing Phone (4a) Pro : fiche technique
| Caractéristiques | Détails |
|---|---|
| Taille d’écran | 6,83 pouces |
| Type d’écran | AMOLED, 60-144 Hz |
| Définition | 2800 x 1260 pixels (444 ppp) |
| Processeur | Snapdragon 7 Gen 4, |
| '''Interface'' | Nothing OS 4.1, basé sur Android 16 |
| Stockage disponible | 128 Go / 256 Go |
| Batterie | 5080 mAh |
| Connectivité | 5G, Wi-Fi 6, Bluetooth 5.3, USB-C 2.0 |
| Capteur photo dorsal | 50 Mpx (f/1,9), 8 Mpx (f/2,2), 50 Mpx (f/2,9) |
| Capteur Selfie | 32 Mpx (f/2,2) |
| Étanchéité | Oui (IP65) |
| Dimensions | 163,6 x 76,6 x 7,95 mm |
| Poids | 210 g |
| Prix de lancement | 499 euros (6-128 Go), 569 euros (12/256 Go), disponible en noir, argent et rose |
Design, changement de style, mais pas d'ADN
Posé sur une table, le Phone (4a) Pro ne laisse pas vraiment place au doute. C’est bien un smartphone Nothing. Toutefois, s’il est facilement reconnaissable entre mille, ce nouveau modèle fait office de rupture par rapport à ses prédécesseurs.
En effet, avec le Phone (4a) Pro, Nothing délaisse le dos intégralement transparent, véritable signature de la marque, pour opter pour un châssis en aluminium unibody. Comprenez par là que la coque et le châssis sont taillés dans une seule et même pièce.

Pour autant, cette évolution ne se fait pas sans renier totalement l’ADN Nothing, puisque la partie supérieure dorsale abrite un large bloc photo transparent, accompagné du Glyph Matrix. Kesako pour ceux qui n’auraient pas entendu parler du Phone (3), c’est un écran, ici composé de 137 mini-LED capable d’afficher différentes informations comme des notifications, un minuteur ou encore le niveau de batterie. Nous reviendrons sur son usage, et son utilité, plus tard dans ce test.
Est-ce que ce virage esthétique à 45 degrés est une bonne idée ? Totalement. Déjà, le smartphone gagne en densité. Dans la main, il semble plus solide, mais aussi plus premium que le Phone (3). Ce qui est presque paradoxal, puisque c’est ce dernier qui est en haut de la chaîne alimentaire du catalogue de Nothing. Ensuite, la finition mate du dos est un vrai plus au quotidien, avec une surface propre, quasiment aucune trace de doigt, là où le plastique pouvait plus facilement se salir.

Côté dimensions, n’ayez aucune crainte, cette allure différente ne lui fait pas prendre de la masse. Pour comparaison, le Phone (4a) Pro affiche 163,6 x 76,6 x 7,95 mm pour 210 g, soit un gabarit finalement assez proche du Phone (3a) Pro (160,6 x 75,59 x 8,99 mm pour 218 g). Il n’est donc pas plus lourd que son grand frère premium, mais se classe tout de même dans la catégorie des smartphones relativement imposants.
Certes, la préhension est globalement bonne, notamment grâce aux tranches plates qui offrent une bonne accroche. En revanche, les petites mains atteindront vite leurs limites, notamment lors de l’usage à une seule qui reste possible, mais qui manquera de confort sur la durée.

Enfin, côté protection, Nothing fait évoluer sa copie avec une certification IP65, contre IP64 sur les précédents modèles (a) de la gamme. Une amélioration bienvenue, tandis que l’écran est quant à lui protégé par du Corning Gorilla Glass 7i. Néanmoins, malgré ces efforts, le Phone (4a) Pro reste en retrait face à certains concurrents directs comme le Pixel 10a, qui bénéficie lui d’une certification IP68.
Écran, Nothing cède aux sirènes du 144 Hz
Si le Phone (4a) Pro est loin de passer inaperçu, c’est aussi dû à son imposante dalle de 6,83 pouces, soit la même diagonale que Redmi Note 15 Pro+. Et si le modèle de Xiaomi impressionnait déjà par la finesse de ses bordures, soit 90% de la face avant, celle du smartphone de Nothing pousse encore plus loin le curseur avec un taux d’occupation frôlant les 93%.
Dit ainsi, et sans surprise, naviguer sur Instagram ou regarder des vidéos sur Twitch s’avère particulièrement confortable. D’autant que la définition de cet écran AMOLED atteint 1260 x 2800 pixels, pour une densité d’environ 440 pixels par pouce, assurant un affichage net et précis des textures et des contenus.

Pour le taux de rafraîchissement, Nothing cède lui aussi à la tendance du 144 Hz, à l’instar du Realme GT 8 Pro ou du Xiaomi 15T Pro. Sur le papier, la promesse est séduisante, mais dans les faits, elle reste à nouveau assez limitée. En effet, très peu d’applications, et encore moins de jeux, exploitent réellement ce plafond. Au quotidien, en mode adaptatif, l’écran évolue surtout entre 60 et 120 Hz, ce qui suffit largement à offrir une excellente fluidité.
Pour la luminosité, le Phone (4a) Pro voit les choses en très grand avec un pic annoncé à 5000 nits et environ 1600 nits en extérieur. Sans atteindre ces plafonds en permanence, le dernier rejeton de Nothing n’a pas à rougir face à ses concurrents directs. En extérieur, et même sous un soleil de plomb lors du dernier week-end pascal, l’écran est resté parfaitement lisible.

Enfin, la colorimétrie est globalement bien maîtrisée, avec des couleurs vives, flatteuses, sans tomber dans l’excès de saturation. À ce propos, nous avons une préférence pour le mode par défaut « Actif », qui offre un rendu équilibré pour la plupart des usages.
Performances : une puissance suffisante et bien maîtrisée
Pour faire tourner son smartphone milieu de gamme, Nothing jette son dévolu sur la puce Snapdragon 7 Gen 4, déjà entrevue sur le Motorola Edge 70 ou encore le Realme 16 Pro+. Elle est ici épaulée par 12 Go de mémoire vive LPDDR5X dans notre modèle de test, ainsi que par un stockage UFS 3.1.
Sur le plan technique, ce SoC repose sur une architecture à huit cœurs, avec des fréquences pouvant atteindre jusqu’à 2,8 GHz. Une configuration équilibrée, pensée avant tout pour privilégier la constance plutôt que la puissance brute. Et que ce soit à l’usage ou lors de nos benchmarks, cela se vérifie.

Navigation, multitâche, ouverture d’applications lourdes… le Phone (4a) Pro se montre globalement très réactif. Pour le gaming, le constat est similaire. Le smartphone est capable de faire tourner la majorité des titres dans de bonnes conditions, avec une stabilité appréciable sur la durée.
Et c’est justement sur ce point que Nothing marque des points. Le throttling est ici bien maîtrisé. Même lorsque le smartphone est poussé dans ses retranchements, les performances restent relativement stables, sans chute brutale de puissance. Nothing fait clairement le choix de ne pas brider agressivement son CPU, quitte à accepter une montée en température plus progressive et une consommation énergétique plus marquée.
Concrètement, le smartphone chauffe, mais de manière contenue. Lors d’une longue session de jeu d’une heure sur Diablo Immortal, lors d’un trajet en train, le Phone (4a) Pro est resté stable, sans perte notable de performances, même si l’arrière du châssis devient logiquement tiède.

Rien d’anormal, ni de réellement gênant, mais on sent que le smartphone travaille. Pour limiter cette montée en température, nous vous conseillons d’opter pour des réglages graphiques élevés, sans pour autant pousser tous les curseurs au maximum. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait lors du trajet retour, ce qui nous a permis de jouer près d’une heure trente sans que le Phone (4a) Pro n’ait besoin de faire une petite pause fraîcheur.
Logiciel, l’audace de Nothing se structure peu à peu
Avec le design, voici sans doute la verticale où Nothing apporte le plus de fraîcheur depuis son arrivée sur le marché des smartphones. Le Phone (4a) Pro ne déroge pas à la règle et reprend les bonnes idées de ses prédécesseurs en les bonifiant.


Pour commencer, le smartphone tourne sous Nothing OS 4.1, basé sur Android 16. Pour ceux qui ne sont pas totalement au fait, Nothing laisse le choix dès le premier démarrage. Soit opter pour une version relativement sobre d’Android, proche de l’expérience stock, soit basculer vers l’univers maison, avec son esthétique monochrome, ses icônes en pixel art et sa typographie minimaliste.
Personnellement, nous avons une nette préférence pour ce second choix. Il donne une vraie personnalité au smartphone, sans jamais sacrifier la lisibilité au quotidien. Et si jamais l’ensemble venait à vous lasser, il est bien entendu possible de revenir à une interface plus classique à tout moment. Premier excellent point, aucune application préinstallée ne vient polluer le premier allumage. Un détail presque anodin, sauf si vous venez d’un smartphone Xiaomi…

Autre fait intéressant, Nothing aborde l’intelligence artificielle à sa manière. Bien sûr, les fonctions classiques sont présentes, comme l’accès à Gemini via un appui long ou la fonctionnalité « Entourer pour chercher ». Oui, mais voilà, la marque ne s’arrête pas en si bon chemin et propose une approche plus personnelle de sa vision de l’IA sur smartphone.
À commencer par l’Essential Key, ce bouton positionné sur la tranche gauche du smartphone. Une simple pression permet de capturer à la volée une information : capture d’écran, note vocale ou même enregistrement plus long d’un échange. L’ensemble est ensuite centralisé dans l’Essential Space, un espace sécurisé où l’intelligence artificielle vient analyser, trier et organiser ces contenus.
À mi-chemin entre coffre-fort numérique et assistant personnel, le système est capable de résumer un enregistrement, d’extraire des informations clés, de créer des rappels ou encore de structurer des listes de tâches. Sur le papier, l’idée peut sembler anecdotique. Dans les faits, cette approche, un peu à la manière de Galaxy AI chez Samsung, devient progressivement pertinente à mesure que l’on prend l’habitude de l’utiliser.
Autre excellente idée, un simple swipe vers le haut depuis l’écran d’accueil permet d’accéder à une recherche unifiée. Cette dernière est capable de retrouver rapidement des contenus (photos, contacts, notes ou applications), mais aussi de répondre à certaines requêtes contextualisées. Une sorte de moteur de recherche interne, enrichi à l’IA et à la manière du Spotlight d’Apple, qui évite de multiplier les allers-retours.

Enfin, difficile de ne pas évoquer l’écran Glyph Matrix. Avec ses 137 mini-LED, il est certes moins ambitieux que celui du Phone (3), qui comptait, lui, près de 480 LED. Dans le détail, Nothing pousse même un peu plus loin l’expérience avec des animations liées aux sonneries, au niveau de charge, à la progression d’une commande en cours de livraison ou encore au réglage du volume. On est davantage ici dans l’esthétique et la différenciation que dans l’utilité pure, même si certaines fonctions peuvent ponctuellement s’avérer pratiques.
Quel dommage, malgré cette belle partition logicielle, que Nothing ne propose que trois années de mises à jour majeures du système Android, en plus des six ans de correctifs de sécurité. Tenir la dragée haute à Google sur ce terrain est évidemment difficile, le Pixel 10a bénéficiant de sept ans de mises à jour, mais on aurait au moins apprécié s’en rapprocher davantage.
Photo, un téléobjectif sur un smartphone à 500 euros ?
Par rapport à leurs homologues plus huppés, la photo est bien souvent le critère sur lequel les smartphones milieu de gamme font le plus de concession. Force est de constater que Nothing ne l’entend plus de cette oreille, puisque le Phone (4a) Pro se dote d’une configuration assez unique. Voyez par vous même :
- Un capteur grand-angle de 50 Mpx, ouverture à f/1,9.
- Un capteur ultra grand-angle de 8 Mpx ouverture à f/2,2.
- Un capteur avant pour les selfie de 32 Mpx ouverture à f/2,2.
- Et surtout un téléobjectif 3,5x de 50 Mpx avec ouverture à f/2,9.
À titre de comparaison, ni le Pixel 10a ni le Redmi Note 15 Pro+ ne proposent aujourd’hui de véritable zoom optique. Et d’ailleurs pour un smartphone aux alentours de 500 euros, c’est une grande première.
Au quotidien, le module principal de 50 mégapixels s’impose comme un compagnon zélé. En journée, les clichés sont détaillés, avec une dynamique convaincante. Nothing évite le piège de la sursaturation, ou plutôt l’ajuste avec justesse. Sur les scènes très contrastées (ciel lumineux avec zones d’ombre, coucher de soleil, contre-jour…), le rendu gagne en éclat, avec des couleurs plus vives et une image bien équilibrée entre zones claires et sombres. Dans les autres situations, la colorimétrie se fait plus sage, plus proche de la réalité.






Si, de manière globale, le traitement logiciel reste mesuré, ce qui permet de conserver une bonne lisibilité des textures, les algorithmes du Pixel 10a gardent un léger avantage, notamment sur la gestion fine des détails et de la netteté. En ce qui concerne le téléobjectif, équivalent à un 80 mm sur un appareil photo, il apporte une vraie polyvalence, aussi bien pour les photos urbaines que pour le portrait ou certains clichés de nature.
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Dans les faits, les résultats en zoom optique sont très convaincants, avec un bon niveau de détail et une stabilisation efficace. Jusqu’à 7x, voire 10x, le rendu reste largement exploitable. Au-delà, cela se complique nettement. Même si Nothing met en avant un zoom numérique pouvant atteindre x140, on reste davantage dans la démonstration marketing que dans un véritable usage au quotidien.


En portrait, le résultat est globalement réussi. Le lissage est maîtrisé, le bokeh progresse de manière naturelle et le détourage s’avère plutôt précis, même sur des sujets complexes. De nuit, le smartphone montre davantage ses limites. Le capteur repose beaucoup sur sa sensibilité pour compenser le manque de lumière, ce qui entraîne une perte progressive de détails et une colorimétrie moins juste dans les scènes les plus sombres. Le résultat reste correct, mais en retrait face au Pixel 10a et au Xiaomi Redmi Note 15 Pro+.







Enfin, ce gain en polyvalence a un prix. En intégrant un téléobjectif périscopique, Nothing a clairement fait des concessions sur l’ultra grand-angle.

Le capteur secondaire est ici réduit à sa plus simple expression. Les images manquent de détail, la dynamique est en retrait et les clichés s’assombrissent rapidement dès que la lumière baisse. Un module qui dépanne, et encore.
Autonomie, rien à lui reprocher
Avec sa batterie de 5 080 mAh, le Nothing Phone (4a) Pro s’inscrit dans la moyenne haute du segment milieu de gamme en termes de capacité. Face à lui, le Pixel 10a mise avant tout sur l’optimisation logicielle avec une capacité proche (5 100 mAh), tandis que le Redmi Note 15 Pro+ pousse le curseur beaucoup plus loin avec ses 6 500 mAh.
Pour autant, les milliampères ne font pas tout. Consommation du SoC, optimisation de la surcouche constructeur ou encore gestion du taux de rafraîchissement de l’écran, tout ce petit monde joue un rôle déterminant. Et à ce petit jeu, le Phone (4a) Pro se montre rassurant. Il tient sans difficulté une journée complète en usage intensif, et peut même gratter une demi-journée supplémentaire en se montrant plus mesuré sur les usages les plus gourmands, comme le jeu en 3D.

Pour reprendre des forces, le Nothing Phone (4a) Pro s’appuie sur une charge filaire de 50 W. Comptez environ une heure pour retrouver 100 %, avec une montée en puissance rapide sur les premiers pourcentages. En clair, si vous êtes pressé avant de sortir, une quinzaine de minutes suffit pour récupérer près d’un tiers de batterie.
En revanche, Nothing fait l’impasse sur la recharge sans fil, tout comme son concurrent direct, le Redmi Note 15 Pro+. Rien de rédhibitoire dans l’absolu, tant cet usage reste encore secondaire pour beaucoup d’utilisateurs. À l’inverse, le Pixel 10a propose une recharge Qi jusqu’à 10 W, pratique pour les recharges d’appoint au quotidien.
Conclusion
Points forts
- Design originale, réussi et bonne qualité de fabrication
- Écran suffisament lumineux et bien calibré
- Perfomances suffisantes et bonne gestion de la chauffe
- Une expérience logicelle unique et des fonctions d'IA bien pensées
- Un téléobjectif, un vrai plus pour ce prix
- Une autonomie solide
Points faibles
- Un ultra grand-angle anecdotique et des photos de nuit perfectibles
- Seulement 3 an de MAJ Android
- Partie audio pas des plus enthousiasmante
- Seulement IP65 et pas de charge sans fil
Note de la rédaction
Le Nothing Phone (4a) Pro est typiquement le genre de smartphone capable de faire changer de chapelle un utilisateur Android, même parmi les plus fidèles à Xiaomi, Google ou Samsung. D’abord par son design, immédiatement identifiable, à la fois unique et réussi. Ensuite par son écran Glyph Matrix, pas indispensable, mais loin d’être inutile une fois apprivoisé. Et surtout par une expérience logicielle qui apporte une vraie personnalité à l’ensemble.
Toutefois, réduire ce Phone (4a) Pro à ces singularités serait réducteur. Car au-delà de ces partis pris, le smartphone coche aussi les fondamentaux : un écran maîtrisé et agréable au quotidien, des performances solides et constantes, une autonomie rassurante, et une proposition photo globalement équilibrée, portée notamment par la présence d’un téléobjectif, encore rare à ce niveau de prix.
Tout n’est pas irréprochable pour autant, avec une photo de nuit en retrait, un ultra grand-angle perfectible et un suivi logiciel qui accuse un vrai retard face à Google. Néanmoins, l’essence du Phone (4a) Pro est ailleurs. La marque réussit à proposer un smartphone qui ne se contente pas d’être bon, mais qui sème une petite graine dans l’esprit des utilisateurs Android. Et si c’était le moment d’aller voir si l’herbe n’est pas plus verte chez Nothing ?