Les smartphones se suivent et ne se ressemblent pas tout à fait chez Google : si le Google Pixel 10a est moins ambitieux par rapport au Pixel 10 que ne l’était le Pixel 9a par rapport au Pixel 9, il n’en reste pas moins que ce modèle intermédiaire affiche des atouts à ne pas négliger. Mon test, après deux semaines d’utilisation.
- Design plat agréable
- Belles performances
- Beaucoup de fonctions IA
Sommaire
- Google Pixel 10a : la fiche technique
- Prise en main : un smartphone Google qui s’aplatit
- Un écran OLED très lumineux, mais sans vraie surprise
- Des performances en retrait par rapport au Pixel 10, mais qu’est-ce que ça change vraiment ?
- Une proposition logicielle très orientée IA
- Un bloc photo qui fait des compromis
- Une autonomie dans les clous et une charge plus rapide
C’est une tradition bien ancrée chez Google : quelques mois après la sortie du « gros » modèle de sa nouvelle gamme Pixel, la marque se rappelle aux bons souvenirs des technophiles avec un nouveau modèle, différent sans pour autant être révolutionnaire. Cette année, c’est donc le Google Pixel 10a qui débarque à temps pour le printemps.
Alors, quoi de neuf par rapport au Pixel 10 ? En réalité, ce n'est peut-être pas la bonne question à se poser : le principal concurrent du Google Pixel 10a semble plutôt être le Google Pixel 9a, dont il reprend énormément de caractéristiques. J’ai testé le terminal pendant deux semaines, afin de déterminer s’il vaut le détour et à qui il s’adresse.
Google Pixel 10a : la fiche technique
| Google Pixel 9a | Google Pixel 10a | Google Pixel 10 | |
| Taille d'écran | 6,3 pouces | 6,3 pouces | 6,3 pouces |
| Type d'écran | OLED (Actua) | OLED (Actua) | OLED (Actua) |
| Définition d'écran | 1 080 x 2 424 pixels | 1 080 x 2 424 pixels | 1 080 x 2 424 pixels |
| Taux de rafraîchissement | 60 à 120 Hz | 60 à 120 Hz | 60 à 120 Hz |
| SoC | Google Tensor G4 | Google Tensor G4 | Google Tensor G5 |
| Mémoire vive | 8 Go | 8 Go | 12 Go |
| Stockage | 128 Go/256 Go | 128 Go/256 Go | 128 Go/256 Go |
| Batterie | 5100 mAh | 5100 mAh | 4970 mAh |
| Charge rapide | 18W filaire / 7,5W sans fil | 30W filaire / 15W sans fil | 45W filaire / 15W sans fil |
| Connectivité | 5G/WiFi 7/Bluetooth 5.3 | 5G/WiFi 7/Bluetooth 5.4 | 5G/WiFi 7/Bluetooth 5.4 |
| Capteurs photo arrières | 48 Mpx + 13 Mpx | 48 Mpx + 13 Mpx (Plat) | 50 Mpx + 13 Mpx + 10,8 Mpx |
| Capteur photo avant | 13 Mpx | 13 Mpx | 10,5 Mpx (Dual PD avec autofocus) |
| Étanchéité | IP68 | IP68 | IP68 |
| Dimensions | 154,7 x 73,3 x 8,9 mm | 153,9 x 73 x 9 mm | 152,8 x 72,0 x 8,6 mm |
| Poids | 186 grammes | 183 grammes | 204 grammes |
| Prix au lancement du Pixel 10a | A partir de 449€ | A partir de 549€ | A partir de 899€ |
Prise en main : un smartphone Google qui s’aplatit
J’utilise quotidiennement les smartphones de Google depuis le Pixel 6 et, si j’en suis très satisfaite, esthétiquement parlant, j’ai toujours eu un peu de mal avec le bloc photo proéminent. Mais le Pixel 10a me réconcilie d’emblée avec cet aspect du terminal : pour la première fois depuis des années, le bloc photo d’un Pixel est plat. Cela ne lui permet cependant pas d’entrer dans la course à la finesse, puisque son épaisseur est de 9 mm tout de même.

Hormis le bloc photo, le format du Pixel 10a ne diffère pas vraiment de celui du Pixel 10 classique. Le smartphone est totalement plat des deux côtés et ses contours sont en aluminium, toujours arrondis sur les bords. Quant à l’écran, il est parfaitement protégé grâce à un revêtement Gorilla Glass 7i.
Un Pixel 10 un peu crado face au Pixel 10a

Pas de changement non plus en ce qui concerne les boutons d’allumage et de volume et le port USB-C destiné au chargement. La prise en main est efficace et le poids de seulement 183 grammes contribue à rendre le Google Pixel 10a agréable à manipuler.




Un écran OLED très lumineux, mais sans vraie surprise
Pour ce qui est de l’écran qui équipe le Google Pixel 10a, on trouve une dalle Actua pOLED de 6,3 pouces, avec un taux de rafraîchissement qui peut jongler entre 60 et 120 Hz selon les besoins. Sans grande surprise, Google propose donc la même recette que pour le Pixel 9a avec, pour seule véritable différence, la protection de l’écran qui passe du Gorilla Glass 3 un peu dépassé au Gorilla Glass 7i bien plus récent.

L’écran est également en tout point similaire à celui du Google Pixel 10, et c’est une bonne chose, puisqu’il est d’excellente facture. La luminosité monte jusqu’à 2 000 nits en HDR et jusqu’à 3 000 nits en peak, et les contrastes sont parfaitement maîtrisés.



En somme, rien de neuf sous le soleil, mais comme Google propose de la qualité sur ses modèles précédents, ce n’est pas du tout un problème.
Des performances en retrait par rapport au Pixel 10, mais qu’est-ce que ça change vraiment ?
Si le Google Pixel 10 intègre un SoC Google Tensor G5, le Google Pixel 10a se contente quant à lui d’un Google Tensor G4, soit le processeur de la génération précédente qui équipait déjà le Pixel 9a. À cela s’ajoutent 8 Go de mémoire vive, une proposition qui reste très correcte, y compris pour un terminal orienté IA.






Les performances du Google Pixel 10a sont un peu moins bonnes que celles du Pixel 10, notamment côté GPU, si l’on se base sur la comparaison des benchmarks. Mais ça ne fait pas tout et, à l’usage, il est difficile de faire réellement la différence si l’on utilise les deux terminaux à l’aveugle… y compris en jouant.

L’expérience est satisfaisante dans tous les usages, y compris en multitâche. Certes, les jeux les plus gourmands ne peuvent pas être poussés dans leurs derniers retranchements, et quelques ralentissements sont visibles durant les longues parties. Mais il faut rappeler que Google n’a jamais positionné ses Pixel comme des monstres de performance gaming, alors il est difficile de reprocher ce genre de défaut au Pixel 10a.
Une proposition logicielle très orientée IA
Le Google Pixel 10a intègre Android 16, associé à l’interface Material 3 Expressive. Sans surprise, l’intelligence artificielle y occupe une place importante, aussi bien dans tout ce qui concerne la créativité que la productivité. Les options de personnalisation sont également très nombreuses, ce qui n’est pas du tout surprenant pour un Pixel. Le terminal bénéficiera de sept ans de mises à jour.






Côté IA, on retrouve toutes les fonctions incontournables, y compris celles qui ont été introduites avec la gamme Pixel 10. Cela comprend notamment Coach Photo, Circle to Search, de nombreux outils liés à la traduction et à la retranscription… Mais il y a quand même quelques absences, notamment Magic Cue, l’un des outils les plus intéressants des Pixel 10, mais qui ne peut pas fonctionner avec le Tensor G4. Il en va de même pour Video Boost. Pas étonnant que Google garde quelques bonnes fonctionnalités pour ses smartphones les plus chers.









Enfin, Google a quand même décidé d’ajouter une fonctionnalité très pratique au Pixel 10a, du genre de celle dont on était en droit de se demander pourquoi elle ne s’est pas généralisée avant : il s’agit du réglage de l’intensité lumineuse de la lampe. Et mine de rien, c’est très utile lorsqu’on utilise, comme moi, cet outil au quotidien.
Un bloc photo qui fait des compromis
Le bloc photo arrière du Google Pixel 10a est strictement identique à celui du Google Pixel 9a : il se compose d’un capteur principal de 48 mégapixels, accompagné d’un ultra grand-angle de 13 mégapixels. La qualité de prise de vue est cependant très bonne, notamment grâce à une stabilité très bien gérée par l’appareil et un HDR toujours au top.
Prises de vues réalisées avec les deux capteurs + le zoom numérique 2x
























Par rapport au Google Pixel 10, on perd donc le téléobjectif : pour zoomer jusqu’à 8×, il faut donc se contenter de la solution numérique qui, malgré un travail logiciel toujours pointilleux, n’offre pas toujours des résultats satisfaisants.



Le seul atout notable par rapport au Google Pixel 9a repose sur les fonctionnalités logicielles supplémentaires, comme Coach Photo, qui aide à réaliser des clichés de meilleure qualité en suggérant des angles et des réglages spécifiques. Si ce genre d’outil ne vous est pas utile, alors il est difficile de justifier l’achat d’un Pixel 10a pour sa partie photo.






Enfin, pour les selfies, on peut compter une nouvelle fois sur un capteur de 13 mégapixels capable de prendre des photos en grand-angle et en ultra grand-angle. Rien à dire, le résultat est efficace, surtout en mode portrait.
Une autonomie dans les clous et une charge plus rapide
Le Google Pixel 10a est doté d’une batterie d’une capacité standard de 5 100 mAh. Dans un usage classique, l’autonomie du smartphone dépasse les 30 heures, mais si vous jouez un peu ou regardez des vidéos, il est plus réaliste de le mettre en charge en fin de journée. Le mode d’économie d’énergie peut permettre d’utiliser le terminal durant quatre jours, à condition de l’activer lorsque l’appareil est à 100 % de batterie.

Côté charge filaire, on peut désormais compter sur du 30 W, contre 18 W auparavant. Mais pour profiter de la vitesse maximale, il faut s’équiper d’un chargeur de 45 W qui est, bien évidemment, vendu séparément. Quant à la charge sans fil, elle est de 10 W, mais Google n’a pas jugé bon de doter son nouveau smartphone de PixelSnap, ce qui est franchement décevant.
Conclusion
Points forts
- Enfin un bloc photo plat !
- Des performances satisfaisantes
- Bel écran OLED
- Nombreuses fonctions IA
- 7 ans de mises à jour
Points faibles
- Peu d’évolution par rapport au Pixel 9a
- Pas de téléobjectif
- Certains fonctions IA manquent à l'appel
- Absence de Pixelsnap et du standard Qi2
Note de la rédaction
Difficile de réellement comprendre la stratégie de Google avec son Pixel 10a, tant il n’apporte pas grand-chose de neuf par rapport au Pixel 9a. Bien évidemment, on peut apprécier le dos plat et l’apport de certaines fonctions logicielles, mais est-ce suffisant pour justifier l’achat de ce modèle, là où le Pixel 9a est désormais disponible à un prix dérisoire ? La question est totalement légitime. Il n’en reste pas moins que le Google Pixel 10a est tout de même un très bon smartphone, mais ce n’est pas surprenant, puisqu’il s’inspire des meilleurs.