Depuis plusieurs années, DJI affine sa vision de la caméra de poche stabilisée, au point d'en faire l'une des options les plus crédibles pour filmer vite, bien et sans s'encombrer. Avec ce Pocket 4, le constructeur chinois ne revient toutefois pas avec une simple version survitaminée sur le papier. Meilleure gestion de la basse lumière, suivi plus évolué, audio enrichi, promesse d'une expérience encore plus complète... Mais cette nouvelle mouture doit surtout répondre à une question centrale : marque-t-elle un bond en avant face au Pocket 3, ou n'est-ce qu'un simple raffinement ?
DJI n'a évidemment pas bâti sa réputation par hasard. D'abord devenu incontournable avec ses drones, le constructeur chinois a ensuite étendu son savoir-faire à d'autres formats liés à l'image embarquée et à la stabilisation, avec une ambition de plus en plus claire au fil des années, filmer mieux sans compliquer la prise de vue. La gamme Pocket s'inscrit précisément dans cette logique. Derrière son format minuscule, elle cherche depuis plusieurs générations à proposer une alternative plus ambitieuse qu'un smartphone dès qu'il s'agit de cadrer proprement, de suivre un sujet ou de conserver une image stable sans s'encombrer. Le Pocket 3 avait déjà montré que cette formule tenait sérieusement la route. Dès lors, l'arrivée d'un Pocket 4 pose une question assez simple. S'agit-il d'un nouveau palier, ou de la même recette retravaillée à la marge ?

Reste maintenant à voir ce que valent réellement les promesses. DJI met en avant une meilleure basse lumière, un suivi plus évolué, un autofocus plus intelligent, une partie audio enrichie et une expérience globale présentée comme plus aboutie. Soit. Mais dans quelle mesure tout cela change-t-il vraiment la donne ? Le Pocket 4 fait-il mieux là où le Pocket 3 montrait déjà ses forces, ou se contente-t-il surtout de peaufiner l'existant ? Et surtout, ces nouveautés suffisent-elles à justifier une nouvelle génération, ou parlent-elles avant tout à ceux qui n'avaient pas encore franchi le pas ? C'est sur ce terrain, bien plus que dans la seule fiche technique, que ce test doit apporter des réponses.

- La basse lumière progresse de manière visible
- Le 4K/240fps est réellement exploitable et parfait pour les ralentis
- Le zoom 2x sans perte en 4K tient solidement la route
Sommaire
- Spécifications techniques
- DJI avait déjà trouvé la bonne formule. Alors pourquoi un Pocket 4 ?
- Toujours aussi compact, mais meilleur à l'usage ?
- L'image progresse-t-elle vraiment ?
- La basse lumière change-t-elle enfin la donne ?
- Suivi, autofocus, zoom… le Pocket 4 devient-il plus malin ?
- Et côté audio, ça donne quoi ?
- Autonomie, charge, transfert, les à-côtés qui comptent
- Pour qui est vraiment fait le Pocket 4 ?
Spécifications techniques
| Modèle | DJI Pocket 4 |
| Type de produit | Caméra de poche stabilisée sur nacelle 3 axes |
| Capteur | Capteur 1 pouce |
| Ouverture | f/2.0 |
| Focale équivalente | 20 mm |
| Stabilisation | Stabilisation mécanique sur 3 axes |
| Définition vidéo max | Jusqu'à 4K à 240 i/s |
| Plage dynamique annoncée | 14 stops |
| Profil couleur | 10-bit D-Log |
| Zoom | Zoom sans perte 1x à 2x en 4K, avec accès possible à 4x en 1080p |
| Photo | Jusqu'à 37 MP |
| Écran | Écran OLED rotatif de 2 pouces |
| Suivi du sujet | ActiveTrack 7.0 |
| Autofocus | Autofocus intelligent avec verrouillage du sujet |
| Contrôle gestuel | Oui |
| Stockage interne | 107 Go |
| Transfert filaire annoncé | Jusqu'à 800 Mo/s |
| Audio | Enregistrement jusqu'à 4 canaux |
| Compatibilité microphones | DJI Mic 2, DJI Mic 3 et DJI Mic Mini |
| Autonomie max annoncée | Jusqu'à 240 min en 1080p à 24 i/s |
| Recharge rapide annoncée | 0 à 80 % en 18 min |
DJI avait déjà trouvé la bonne formule. Alors pourquoi un Pocket 4 ?
DJI fait partie de ces marques qui ne savent pas rester tranquilles. Même quand un produit fonctionne, même quand rien ne presse vraiment, le constructeur chinois remet le couvert. C'est dans son ADN. Les drones, les caméras d'action, les stabilisateurs, la gamme Pocket, à chaque fois, c'est la même logique, ne rien considérer comme acquis et repartir en quête d'un produit meilleur, parfois plus vite que ce que le public attendait.
Le Pocket 4 garde un design très similaire

Le Pocket 3 en est un bon exemple. Sorti fin 2023, il avait déjà posé les bases d'une caméra de poche très convaincante, avec son capteur 1 pouce, son écran rotatif, sa stabilisation mécanique trois axes et une qualité d'image qui n'avait pas grand-chose à envier à des appareils bien plus encombrants. Il faisait le job, et il le faisait bien. Nous lui avions d'ailleurs attribué la note maximale de 5/5 lors de notre test. DJI aurait donc très bien pu le laisser vivre encore un moment et préparer un saut générationnel plus marqué.
Le nouveau joystick 5D fait partie des évolutions les plus visibles du Pocket 4

D'autant que les rumeurs allaient plutôt dans ce sens. Depuis plusieurs mois, des fuites circulaient un peu partout sur la toile, évoquant un Pocket 4 doté d'une tête à double optique, avec l'idée d'une petite caméra de poche capable de couvrir plusieurs focales sans accessoire. L'attente était réelle, et une partie de la communauté espérait justement ce saut-là.
La Pocket 4 à toujours un capteur 1 pouce

Mais DJI a fait un autre choix. Le Pocket 4 reste une caméra mono-objectif, fidèle au format que l'on connaît. Pas de révolution sur la formule, donc, mais des améliorations bien réelles sur l'image, le suivi, l'audio, l'ergonomie et le stockage. C'est sans doute moins spectaculaire sur le papier. Reste à voir si cela suffit une fois la caméra en main.
Toujours aussi compact, mais meilleur à l'usage ?
Quand on prend le Pocket 4 en main pour la première fois, il n'y a pas vraiment d'effet de surprise. On retrouve le même gabarit, la même logique, le même genre de sensation. DJI annonce 190,5 g contre 179 g pour le Pocket 3, mais honnêtement, sans mettre les deux côte à côte, l'écart se fait oublier. On reste sur un objet que l'on glisse dans une poche ou que l'on dégaine en quelques secondes, et c'est précisément ce que l'on attend de cette gamme.
La Pocket 4 reste très légère

La construction reste dans la même veine que le Pocket 3, sobre, bien assemblée, sans fioriture. Rien ne grince, rien ne flotte. DJI ne change pas une formule qui fonctionne, et c'est sans doute la bonne approche. Ce n'est pas sur le châssis que cette génération cherche à faire la différence.
L'évolution la plus tangible se joue plutôt du côté des commandes. Le Pocket 4 ajoute deux boutons physiques sous l'écran, un pour le zoom et un bouton personnalisable, et l'ensemble se comprend immédiatement. On ne tâtonne pas, on les utilise naturellement dès les premières minutes. Le joystick 5D, lui, est plus délicat à départager du stick du Pocket 3 sans avoir les deux appareils en main. DJI promet un contrôle plus progressif et plus complet, mais dans l'usage, l'écart ne saute pas franchement aux yeux.
La Pocket 4 enrichit ses commandes physiques avec deux nouveaux boutons sous l'écran

L'écran OLED de 2 pouces passe de 700 nits sur le Pocket 3 à 1000 nits ici. Sur le papier, le gain est réel, surtout en extérieur. En pratique, sans comparaison directe, ce n'est pas forcément le changement que l'on remarque en premier. L'écran était déjà bon, il l'est toujours. Ceux qui cadrent souvent en plein soleil y trouveront sans doute un peu plus de confort, sans que cela transforme l'expérience pour autant.
L'écran grimpe à 1000 nits

En revanche, les 107 Go de stockage interne changent vraiment le quotidien. On peut sortir la caméra et filmer sans se poser immédiatement la question du support de stockage, ce qui suffit déjà largement dans bien des usages courants. Et lorsqu'il faut récupérer les fichiers, le transfert se montre aussi efficace en filaire qu'avec un iPhone. C'est typiquement le genre de détail qui paraît secondaire sur une fiche technique, mais qui simplifie concrètement la vie.
Le démarrage lui est effectivement très rapide. DJI annonce deux secondes, ce qui paraît presque sous-estimé tant l'impression d'immédiateté est marquante, surtout si l'on active l'option permettant de lancer l'enregistrement automatiquement dès l'allumage. C'est le genre de réactivité qui compte quand on veut saisir un moment sans le rater.

Au final, le Pocket 4 ne bouleverse pas l'expérience physique. Il reste compact, bien fini et agréable à manipuler. Les deux boutons sous l'écran sont un vrai plus, le stockage interne apporte un confort très concret, et le reste suit sans régression. Ce n'est pas spectaculaire, mais c'est probablement exactement ce qu'il fallait.
L'image progresse-t-elle vraiment ?
C'est la promesse centrale du Pocket 4, et probablement la première chose que les acheteurs potentiels voudront savoir. DJI conserve le capteur 1 pouce avec une ouverture à f/2.0 et une focale équivalente de 20 mm, mais annonce des gains significatifs sur la qualité d'image globale, la plage dynamique et les capacités en ralenti
Le zoom vidéo et le tracking fluide permettent de produire des plans vraiment spectaculaires

En 4K à 30 et 60 images par seconde, la qualité est franchement excellente. Les couleurs sortent justes, le piqué est là, les tons chair sont naturels. Sans avoir le Pocket 3 en main pour comparer plan à plan, difficile d'affirmer que le saut est énorme, parce que le Pocket 3 faisait déjà très bien le travail. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a aucune régression et que le rendu en sortie de caméra reste parmi ce qui se fait de mieux dans ce format.

Le vrai argument choc, c'est le 4K à 240 images par seconde en mode slow motion. Là, on entre dans un territoire que seules des caméras bien plus onéreuses proposaient jusqu'ici. Et surtout, c'est réellement exploitable. Testé sur un sujet en mouvement rapide, le résultat est impressionnant, la qualité ne s'effondre pas et le rendu reste propre. Pour du ralenti créatif, c'est un vrai ajout qui justifie à lui seul une partie de l'intérêt de cette nouvelle génération.
Côté zoom, il faut être honnête. Le 2x sans perte en 4K fait le travail pour du recadrage léger ou une correction de plan, mais on reste sur du crop numérique à partir d'un capteur fixe, pas sur un vrai téléobjectif. Au-delà du 2x, en zoom digital, la qualité baisse de manière visible. C'est pratique pour dépanner, mais ce n'est clairement pas la force de cette caméra. Ceux qui espéraient le vrai zoom optique dont parlaient les rumeurs devront patienter.
Le D-Log 10-bit, disponible en 4K/30fps et 4K/60fps, se montre convaincant. Sur des scènes à fort contraste, la latitude en post-production est bien là, avec une récupération propre des hautes lumières et des ombres. Pour ceux qui prennent le temps de grader leurs images, c'est un vrai outil. Pour les autres, le rendu standard reste suffisamment bon pour ne pas avoir besoin de passer par cette étape.




En photo, DJI annonce 37 mégapixels et le résultat est à la hauteur. Le niveau de détail est très bon, y compris en plan rapproché où le capteur 1 pouce et l'ouverture à f/2.0 produisent un bokeh naturel et agréable. Le Pocket 4 ne remplacera pas un vrai appareil photo, mais pour des clichés pris sur le vif avec une caméra de poche, on est dans le haut du panier.
Les Film Tones intégrés, eux, sont un ajout sympathique sans être indispensable. On retrouve des profils comme CC Film, Retro ou Warm Tone qui donnent un rendu stylisé directement en sortie de caméra. C'est amusant pour varier les ambiances, mais ça reste du filtre appliqué, pas de la magie.

Un point à noter tout de même, en contre-jour franc face au soleil, l'objectif produit un flare violet assez marqué. Ce n'est pas surprenant pour une optique à f/2.0 dans ce format, et ce n'est pas rédhibitoire, mais c'est visible. À garder en tête pour le cadrage dans certaines conditions.
La basse lumière change-t-elle enfin la donne ?
DJI a clairement choisi de mettre ce terrain en avant et, même si les changements ne sautent pas forcément aux yeux au premier regard quand on observe la caméra, c'est surtout à l'intérieur que les choses évoluent, avec des progrès certes modestes, mais bien réels. Non, on n'est pas face à une révolution, d'autant que le Pocket 4 reste basé sur un capteur 1 pouce. En revanche, DJI promet une meilleure tenue en basse lumière, jusqu'à 2 stops de gain annoncés et 14 stops de dynamique, ce qui en fait forcément un point à surveiller de près. Et dans les faits, il y a bien un progrès perceptible, même s'il ne faut pas s'attendre à voir cette petite caméra se transformer soudain en machine de guerre nocturne.

Ce gain se voit surtout dès que les conditions se compliquent vraiment, quand la lumière tombe, que les contrastes deviennent plus durs ou que l'on cherche à conserver un peu de matière sans se retrouver immédiatement avec une image sale ou bouffée par le bruit. Le Pocket 4 fait mieux, oui, et le gain devient même assez notable sur des captures en faible lumière, voire de nuit si l'on prend le temps de jouer avec les réglages manuels. Il n'y a pas de miracle, mais il gagne clairement en crédibilité sur ce terrain. Et c'est précisément là que l'évolution devient intéressante face au Pocket 3, non pas parce que tout change, mais parce que cette petite marge supplémentaire se ressent assez vite dans les usages réels.
Suivi, autofocus, zoom… le Pocket 4 devient-il plus malin ?
DJI met en avant un ActiveTrack 7.0, un autofocus plus intelligent avec verrouillage du sujet, la possibilité d'enregistrer jusqu'à trois visages en priorité et du contrôle gestuel. Sur le papier, c'est un vrai bond par rapport au Pocket 3. En pratique, c'est plus nuancé.
Le suivi fonctionne, et il fonctionne plutôt bien dans des conditions simples. On tape sur un sujet, la caméra le suit, le gimbal compense. Quand tout est dégagé et que le sujet reste identifiable, c'est efficace. Le problème, c'est que le verrouillage n'est pas instantané. Il y a un petit temps de latence avant que la caméra accroche vraiment, et sur un écran de 2 pouces, taper précisément sur le bon visage dans le feu de l'action n'est pas toujours évident. C'était déjà un reproche que l'on pouvait faire au Pocket 3, et si la situation s'améliore, elle ne disparaît pas complètement.
ActiveTrack 7.0 reste très efficace

L'enregistrement de visages fonctionne. On peut pré-enregistrer jusqu'à trois personnes et la caméra leur donne la priorité en suivi et en autofocus. Dans la pratique, ça tient ses promesses, la caméra reconnaît bien le sujet enregistré et le privilégie. Mais là encore, ce léger délai avant le verrouillage effectif reste présent. Ce n'est pas un défaut majeur, mais c'est le genre de chose que l'on remarque quand on filme des scènes qui bougent vite.
Là où l'ActiveTrack 7.0 montre encore ses limites, c'est dans les situations plus complexes. Un obstacle qui passe entre la caméra et le sujet, une foule, un changement brutal de direction, et le suivi peut perdre sa logique. Il a tendance à élargir sa zone de sélection quand il perd le fil, ce qui finit parfois par accrocher autre chose que le sujet initial. C'est mieux que sur le Pocket 3, mais ce n'est pas encore infaillible.
Le zoom, on en a déjà parlé dans la partie image, mais il faut le rappeler ici parce qu'il participe à cette logique de captation intelligente. Le 2x sans perte en 4K est un outil de recadrage pratique, et l'ActiveTrack reste fonctionnel jusqu'en 4x. Mais le zoom n'est pas la force de cette caméra, et il ne faut pas en attendre plus qu'un ajustement de cadrage.
Au final, le Pocket 4 est plus malin que le Pocket 3, c'est indéniable. Mais il ne faut pas s'attendre à une intelligence de suivi infaillible. C'est du mieux, du vrai mieux, avec des outils supplémentaires qui ont du sens. Simplement, la magie du "je filme tout seul sans m'en occuper" a encore ses limites.
Et côté audio, ça donne quoi ?
Comme sur le Pocket 3, qui proposait déjà quelque chose de solide sur le plan audio, DJI n'a pas cherché ici à repartir de zéro. Le Pocket 4 conserve globalement la même logique, avec une compatibilité native avec les micros maison, ce qui permet de rester dans un écosystème simple, rapide à mettre en place et surtout très cohérent à l'usage. Le bundle Creator reçu pour ce test comprend d'ailleurs un micro particulièrement pratique au quotidien, avec tous les accessoires utiles, bonnette, plusieurs attaches, etc. On l'allume, et ça fonctionne. Pas besoin de se perdre dans des réglages inutiles, on profite immédiatement d'une solution légère qui colle parfaitement à l'esprit du produit.

DJI pousse toutefois un peu plus loin cette logique avec une gestion jusqu'à 4 canaux, ainsi qu'une compatibilité mise en avant avec les DJI Mic 2, Mic Mini et DJI Mic 3. En clair, le Pocket 4 n'est pas seulement pensé comme une petite caméra de vlog, mais comme un outil de captation plus complet dès lors que l'on veut enrichir sa prise de son. En revanche, la marque reste dans une approche assez fermée. Tout renvoie ici vers l'écosystème audio DJI, et je n'ai pas trouvé d'ouverture claire vers des micros Bluetooth tiers ni vers un vrai retour audio sur casque Bluetooth. Ce n'est pas forcément bloquant dans l'absolu, mais cela montre bien que DJI préfère ici la simplicité et la cohérence maison à une ouverture plus large.
Autonomie, charge, transfert, les à-côtés qui comptent
Et cette cohérence, on la retrouve aussi dans tout ce qui touche à la batterie, au transfert des fichiers et, plus largement, à la gestion des périphériques. C'est souvent là que se joue la différence entre une caméra agréable à utiliser et un produit que l'on finit par laisser au fond d'un sac. Sur ce point, le Pocket 4 fait les choses intelligemment. Le démarrage est rapide, la charge suit bien, les transferts sont clairs et efficaces, et DJI a eu la bonne idée de soigner aussi tout ce qui touche à la gestion de l'énergie.

L'Osmo Pocket 4 Battery Handle en est un bon exemple. Cette extension remplace la poignée vide livrée de base, se clipse sous la caméra et permet au passage de visser un trépied. Mais surtout, elle ne fonctionne pas comme une simple batterie externe un peu bête. C'est d'abord elle qui se décharge pour préserver au maximum la batterie de l'appareil principal. En clair, si la poignée et la caméra sont toutes deux pleines, c'est d'abord la poignée qui prendra le relais, ce qui permet ensuite de la retirer en conservant un Pocket 4 encore bien chargé. C'est simple, malin, et surtout très lisible puisque l'interface affiche immédiatement le niveau de batterie restant dans la poignée avec une petite animation très claire.

Le reste suit la même logique. Les 107 Go de stockage interne changent vraiment le confort d'usage, parce qu'on peut sortir la caméra et tourner sans se poser immédiatement la question du support de stockage. Pour rapatrier les fichiers, le transfert se montre rapide et bien intégré, y compris avec un iPhone, ce qui colle parfaitement à l'usage moderne de ce type de produit. À cela s'ajoute une flashlight magnétique particulièrement bien pensée. On la clipse, elle s'allume immédiatement, sans manipulation inutile ni logique tordue. C'est typiquement le genre d'accessoire discret qui améliore réellement l'expérience, avec en plus une approche magnétique qui laisse imaginer d'autres modules du même type à l'avenir. Ce ne sont peut-être pas les arguments les plus spectaculaires sur le papier, mais ce sont clairement ceux qui rendent le Pocket 4 plus agréable, plus fluide et plus cohérent au quotidien.



Le Pocket 4 peut aussi faire office de webcam, et il le fait franchement bien. Même très bien, au-delà de ce que l'on pouvait attendre d'un produit pensé avant tout pour la captation mobile. L'image est propre, la mise en route reste simple, et l'ensemble conserve ce côté rapide et pratique qui colle parfaitement à l'esprit de la gamme. Ce n'est pas sa fonction principale, mais c'est clairement un bonus bien plus convaincant qu'un simple argument de fiche technique.
Le Pocket 4 peut également faire office de webcam

Pour qui est vraiment fait le Pocket 4 ?
Si vous n'avez jamais eu de Pocket entre les mains et que vous cherchez quelque chose pour filmer en voyage, en vlog ou simplement pour garder des souvenirs qui ressemblent à quelque chose, c'est probablement le meilleur moment pour sauter le pas. Parce que le Pocket 4, ce n'est pas juste une petite caméra. Avec la nacelle, le micro intégré, la lumière d'appoint magnétique, la compatibilité DJI Mic et le mini trépied, vous vous retrouvez avec un vrai petit kit de caméra man qui tient dans une pochette. Et ça, un iPhone, même un 16 Pro, ne le fait pas. Il filme très bien, personne ne dit le contraire, et sur certains points comme le zoom il reste d'ailleurs devant. Mais dès qu'on parle stabilisation mécanique, tenue en main prolongée, suivi d'un sujet en mouvement ou captation audio un minimum sérieuse, on n'est plus dans la même catégorie. C'est la différence entre filmer avec son téléphone et filmer avec un outil pensé pour ça.


Maintenant, si vous avez déjà un Pocket 3 et que vous vous demandez si ça vaut le coup de changer, la réponse est plus simple qu'il n'y paraît. Le Pocket 3 reste une excellente caméra. On ne va pas vous dire le contraire, on lui avait mis 5/5 et il les mérite toujours. Ce qui peut faire basculer la décision, c'est la basse lumière. C'est là que le Pocket 4 creuse l'écart le plus net. Si vous filmez souvent en intérieur, le soir, dans des conditions où la lumière manque, le passage au 4 a du sens. D'autant que l'écosystème d'accessoires s'enrichit, avec notamment cette lumière d'appoint magnétique qui n'existait pas sur le Pocket 3. En revanche, si votre Pocket 3 vous convient dans vos usages actuels, gardez-le. Il a encore de très beaux jours devant lui, et DJI lui-même ne le renie pas.

Et pour ceux qui hésitent encore entre un smartphone et une Pocket, posez-vous une seule question. Est-ce que filmer, pour vous, c'est un geste occasionnel ou quelque chose que vous faites régulièrement avec l'envie de produire un résultat propre ? Si c'est la deuxième option, le Pocket 4 répond à un besoin qu'aucun téléphone ne couvre vraiment.
Conclusion : DJI ne réinvente pas la Pocket, mais la pousse plus loin
Points forts
- La basse lumière progresse de manière visible, même si l'on n'est pas dans le miraculeux
- Le 4K/240fps est réellement exploitable et parfait pour les ralentis
- Le zoom 2x sans perte en 4K tient solidement la route
- Le joystick 5D apporte un vrai gain de confort au quotidien
- Le format reste ultra compact
- 107 Go de stockage interne et des transferts rapides très appréciables au quotidien
- Un écosystème d'accessoires riche et cohérent
- Le micro intégré livre déjà un résultat très convaincant
- La lumière d'appoint magnétique est un accessoire malin, pratique et vraiment utile en conditions de faible éclairage
Points faibles
- L'autonomie annoncée reste optimiste par rapport à l'usage terrain
- Le suivi a tendance à élargir sa sélection et peut perdre en logique si le sujet change brutalement
Note de la rédaction
DJI signe ici une évolution sérieuse sans bouleverser non plus la gamme. Le Pocket 4 apporte des gains significatifs sur chaque point sans pour autant ridiculiser la version précédente, portés par des améliorations concrètes là où elles comptent vraiment, en basse lumière, en ralenti 4K/240fps, sur le zoom sans perte, mais aussi dans le confort d'utilisation avec le joystick 5D et un écosystème d'accessoires particulièrement complet. DJI n'a pas cherché à tout bouleverser, et c'est sans doute ce qui rend ce Pocket 4 aussi convaincant. Le constructeur a identifié ce qui fonctionnait déjà très bien, l'a renforcé, et a ajouté ce qu'il fallait pour que la différence se ressente vraiment à l'usage. Pour les nouveaux venus, le Pocket 4 s'impose comme la version la plus aboutie de la formule. Pour les possesseurs d'un Pocket 3, la marche est moins évidente, mais ceux qui accordent une vraie importance à la basse lumière ou au ralenti y trouveront des arguments bien réels.





