En 2026, le marché des souris gaming semble avoir atteint un plafond de verre. On se bat à coups de milligrammes et de DPI dont personne ne se sert vraiment. C’est dans ce contexte que Logitech G tente un pari audacieux avec sa nouvelle Pro X2 Superstrike. Succédant à l'indétrônable Superlight 2, cette version n'est pas une simple révision, puisqu’elle intègre une toute nouvelle technologie. S'agit-il du nouveau standard de l'esport ?
- La technologie HITS
- Poids plume
- Réactivité impressionnante
Sommaire
- Caractéristiques de la Logitech G Pro X2 Superstrike
- L'héritage Superlight : ce qui ne change pas (et c'est tant mieux)
- Performance et technologie HITS : bravo Logitech G !
- Logiciel et personnalisation : un clic à la carte
Caractéristiques de la Logitech G Pro X2 Superstrike
| Spécifications | |
| Sensibilité max. supportée | 44000 |
| Capteur | Hero 2 |
| Nombre de boutons programmables | 5 |
| Rétroéclairage | Non |
| Prise en main | Symétrique |
| Poids | 61 grammes |
| Connexion | USB-C et 2,4 Ghz |
| Autonomie | 90 heures |
| Prix de lancement | 179,99€ |
L'héritage Superlight : ce qui ne change pas (et c'est tant mieux)
Avant de plonger dans le futur, parlons de la base. La Superstrike ne renie pas ses origines. Si vous avez déjà eu une Superlight 2 entre les mains, vous ne serez pas dépaysé. On retrouve la forme dite « Safe » de Logitech G : un design symétrique (bien que les boutons soient à gauche pour les droitiers) et tout en rondeurs. Cette forme de « savon » est devenue un standard mondial car elle ne force aucune position. Que vous utilisiez le Palm Grip (main à plat) ou le Claw Grip (main en griffe), la souris se fait oublier instantanément.

Le revêtement reste ce plastique mat de haute qualité, très doux au toucher mais qui ne glisse pas, même avec les mains moites après un clutch tendu sur Valorant. Sous la souris, on retrouve les larges patins en PTFE vierge qui offrent une glisse constante et fluide.



Cependant, en y regardant de plus près, Logitech G a opéré des micro-ajustements salutaires :
- La molette : elle a été revue pour offrir des crans de défilement bien plus marqués. Le clic central est légèrement plus net, corrigeant un défaut de jeunesse de la Superlight.
- Les boutons latéraux : longtemps critiqués pour leur aspect « mou », ils gagnent ici en fermeté avec un clic bien plus marqué.
- Le poids : pour atteindre 61 grammes tout en intégrant un moteur haptique, Logitech G a dû revoir la structure interne (châssis aminci, vis en titane). C’est une prouesse d’ingénierie : elle pèse quasiment le même poids que la version précédente malgré une technologie bien plus complexe.
- Esthétique : la Superstrike s'affiche dans un blanc immaculé, souligné par deux clics noirs. Un choix de design qui met l'emphase sur la zone de révolution technologique.
Performance et technologie HITS : bravo Logitech G !
C'est ici que l'on entre dans une autre dimension. La technologie HITS (Haptic Inductive Trigger System) est, selon moi, la plus grosse avancée sur une souris depuis l'arrivée des capteurs optiques. Pour que vous compreniez ; traditionnellement, un clic est un contact mécanique : vous appuyez, deux pièces de métal se touchent, l'information part. Avec le système HITS, il n'y a plus de contact physique. Logitech G utilise l'induction magnétique pour mesurer la position exacte du bouton au micron près.

- Activation ultra-courte : j'ai pu régler le point d'activation au plus bas. Le résultat ? Vous n'appuyez plus sur un bouton, vous le frôlez… c’est bluffant et très perturbant. Sur Valorant j’ai mis un certain temps à ne plus faire de clic fantôme (involontaire), avant de comprendre que cette fulgurance et cette précision me donnaient un vrai avantage en termes de latence.
- Le retour haptique : comme il n'y a plus de « clic » mécanique, Logitech G a intégré un minuscule moteur haptique. Il simule la sensation de clic avec une vraie précision. Lors de mes tests, j'ai désactivé l'haptique pour voir : la souris devient totalement silencieuse et insensible, on dirait un morceau de plastique neutre. C'est vraiment l'électronique qui redonne vie à la sensation tactile.
© Logitech G

Inspiré des claviers Hall Effect, la Superstrike intègre aussi le Rapid Trigger. Sur Valorant, pour tirer au Ghost ou effectuer des taps précis à la Vandal, la souris détecte la remontée du bouton instantanément. On peut enchaîner les tirs beaucoup plus vite qu'avec un switch mécanique qui doit physiquement « revenir » à sa position initiale. Comme je le disais plus haut, avec le point d’activation ultra-court et le Rapid Trigger, j’ai vraiment ressenti un gain de fluidité immédiat dans mes duels, comme si la souris était un prolongement de mes doigts.
Puisqu'il n'y a plus de contact physique mécanique, le clic est naturellement plus silencieux. Si vous éteignez la souris, appuyer sur les boutons ne produit aucun bruit ni retour. Une fois allumé, le moteur haptique simule la sensation tactile. C'est très similaire au retour d'un trackpad de MacBook. C'est net, précis et surtout personnalisable. J’ai eu l’impression de passer d'un vieux clavier mécanique bruyant à des switches lubrifiés et amortis : c'est plus doux, plus efficace et tout aussi satisfaisant.
© Logitech G

Enfin , le capteur HERO 2, fidèle à lui-même, suit la cadence avec une précision chirurgicale. À 8 000 Hz, la fluidité du curseur sur un écran 360 Hz est un délice. Attention toutefois : le mode 8K combiné au retour haptique fait fondre l'autonomie. On passe de 90 heures à moins de 30 heures si on pousse tous les curseurs au maximum.
Logiciel et personnalisation : un clic à la carte
Pour faire une comparaison avec le monde du sport automobile, la Superstrike est une Formule 1 et le logiciel Logitech G Hub est votre ingénieur de piste. Jamais une souris sans RGB n'avait offert autant de réglages « sous le capot ».



L'onglet dédié à la technologie HITS est impressionnant de clarté. On y trouve :
- Point d’actionnement : vous pouvez définir indépendamment pour le clic gauche et droit la distance d'activation. Personnellement, j'ai opté pour l’option 1 à gauche (tir) et 1 à droite (visée) histoire de me calquer sur les réglages utilisés par les professionnels.
- Rapid Trigger : vous déterminez à quel moment le clic se « reset » pour permettre un enchaînement rapide.
- Retour haptique du clic : on peut régler la « force » du clic. Vous voulez un clic léger et discret ? Ou un clic sec et bruyant comme une souris vintage ? Tout est possible via un curseur.
- Visualisation en direct : un graphique montre en temps réel la pression que vous exercez. C'est pédagogique et cela permet de comprendre pourquoi on rate parfois un tir à cause d'une pression trop timide.



Autre nouveauté : le mode BHOP. Pour les joueurs qui bindent le saut sur la molette, Logitech G propose un filtre intelligent qui ignore les crans accidentels si la rotation n'est pas assez franche. Concrètement, cette option permet d'ignorer le premier événement de défilement pour éviter les sauts involontaires en plein combat, à moins qu'un second mouvement rapide ne soit détecté. Bien sûr, on retrouve aussi les classiques : réglage des DPI (avec possibilité de copier les réglages d'une autre souris pour ne pas perdre ses marques) et gestion du polling rate.
Conclusion
Points forts
- La technologie HITS
- Réactivité impressionnante
- Ergonomie inchangée
- Poids plume
- Des ajustements bienvenus
Points faibles
- Câble non tressé
Note de la rédaction
C’est un immense GG pour Logitech G qui signe ici la souris la plus excitante de ces dernières années. La technologie HITS n'est pas un gadget : elle offre une réactivité impressionnante et une personnalisation du clic qui rend n'importe quel autre modèle instantanément daté. Si l'on excepte un câble non tressé un peu pingre à ce prix, la Superstrike frise la perfection grâce à son poids plume et ses ajustements bienvenus sur la molette et les boutons latéraux. Une révolution invisible mais indispensable pour tout joueur compétitif sérieux.

