Meilleure autonomie, 5G, score de sommeil… On a testé les nouveautés de l’Apple Watch Series 11. Est-ce la montre connectée qu’il vous faut ? Réponse dans ce test complet après plusieurs semaines d'utilisation.
Alors que le marché global de la montre connectée a baissé pour la première fois en 2024, Apple continue de se positionner en leader, malgré une concurrence de plus en plus féroce, notamment de la part de Huawei qui a réussi à lui dérober la première place le temps d’un trimestre. Il est donc important pour la marque à la pomme de marquer les esprits. Avec l’Apple Watch Series 11 ?
Ce nouveau modèle ne révolutionne pas la gamme, mais apporte quelques nouveautés bienvenues, à commencer par une autonomie accrue et un suivi du sommeil plus clair. Ce qui a fait le succès de ses devancières est également présent : design soigné, ergonomie, suivi de santé… tout y est.

Après deux semaines avec cette smartwatch au poignet, voici mon avis complet.
Sommaire
- Fiche technique de l’Apple Watch Series 11
- Un design qui n’évolue pas
- Un écran qui n’évolue pas non plus
- WatchOS 26, le geste qui change tout
- Suivi de santé et sportif
- Autonomie
Fiche technique de l’Apple Watch Series 11
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Taille boîtier | 42 mm / 46 mm |
| Écran | LTPO 3 OLED Always-On, 416 x 496 pixels (46 mm) / 374 x 446 pixels (42 mm) |
| Surface affichage | 1 220 mm² (46 mm) / 989 mm² (42 mm) |
| Processeur | Puce S10 avec Neural Engine |
| Système d'exploitation | watchOS 26 |
| Stockage | 64 Go |
| Capteurs santé | ECG Capteur optique et électrique de fréquence cardiaque Capteur SpO2 (oxygène sanguin) Notification d’hypertension Score de sommeil |
| Autonomie | Jusqu’à 24 heures (utilisation normale), recharge rapide |
| Étanchéité | IP6X, jusqu'à 50 m |
| Connectivité | GPS, 5G (Cellular), Wi-Fi 4, Bluetooth 5.3, NFC, eSIM |
| Poids | 36,9 g (GPS + Cellular, aluminium 46 mm) |
| Fonctionnalités additionnelles | Digital Crown haptique Gestes Toucher deux fois, Tourner le poignet Résistance accrue aux rayures (verre Ion-X / saphir) |
Un design qui n’évolue pas
Certains attendaient en 2024 un design totalement revu pour la « Series X », mais Apple s’est finalement conformé à ses habitudes en ne faisant évoluer sa montre connectée que par petites touches. Un an plus tard, on reste dans la même continuité avec une Apple Watch 11 ressemblant trait pour trait à une Apple Watch. Tellement que ses dimensions (46 x 39 x 9,7 mm ou 42 x 36 x 9,7 mm) sont identiques à celles du modèle précédent. Elle est cependant légèrement plus lourde avec 37,8 grammes pour le modèle en aluminium contre 36,4 grammes l’année dernière. Une différence qui ne se ressent pas au poignet.

La qualité de fabrication est pour sa part impeccable, à la fois belle, robuste et confortable. Bien qu’elle conserve un dos en métal, un cadre en aluminium (ou titane) et un revêtement d’écran en verre Ion-X (pour la version aluminium) ou en verre saphir (version titane), comme la 10e génération, l’Apple Watch 11 est annoncée comme deux fois plus résistantes aux rayures d’écran. Seul un test beaucoup plus long pourra néanmoins nous confirmer cela, notre modèle de test étant un prêt de la marque que nous ne souhaitons pas torturer.
Puisque l’on parle de durabilité, rappelons que l’Apple Watch 11, comme ses devancières, est certifiée IP6X. Elle résiste donc à la poussière, mais aussi à la transpiration et à l’immersion jusqu’à 50 mètres. Apple précise néanmoins qu’elles « ne doivent pas être utilisées pour la plongée sous‑marine, le ski nautique ou d’autres activités impliquant des courants rapides ».

Plus généralement, le format carré est très appréciable pour afficher de nombreuses informations sans les tronquer. L’ergonomie est excellente et plutôt limpide et les deux boutons sont facilement accessibles.
À l’achat, plusieurs types de bracelets sont disponibles : caoutchouc et textile pour le même prix, ou acier inoxydable pour 50 euros de plus. Le système d’accroche propriétaire n’a pas changé, ce qui assure la compatibilité avec vos précédents bracelets d’Apple Watch. Pour un bracelet traditionnel, il faudra en revanche acheter un adaptateur.
Un écran qui n’évolue pas non plus
Ce n’est pas plus sur l’écran que sur le design qu’on va trouver de la nouveauté sur cette Series 11. Il s’agit de la même (sublime) dalle Oled que sur la génération précédente.

Cet écran affiche une luminosité pouvant varier de 1 à 2000 nits, ce qui permet de ne pas se cramer la rétine en allumant sa montre la nuit tout en voyant parfaitement bien le contenu en plein soleil malgré la surface très réfléchissante. De même, la technologie LTPO 3 lui permet de descendre jusqu’à 1 Hz, idéal pour afficher continuellement les mouvements de la trotteuse sans consommer trop de batterie, et de monter jusqu’à 60 Hz, un taux de rafraichissement largement suffisant sur une montre connectée n’étant pas vouée à scroller du contenu. Précisons tout de même que l’Apple Watch Ultra 3 et la Galaxy Watch 8 affichent une luminosité pouvant atteindre 3000 nits.
Le seul reproche que l’on pourrait émettre est le même que pour toutes les autres montres connectées : les bordures d’écran sont encore un peu épaisses.
WatchOS 26, le geste qui change tout
De tous les systèmes d’exploitation pour montre, watchOS est très certainement le plus complet et le plus abouti. Aussi bien au quotidien que pour le suivi de santé, l’Apple Watch est la référence. Seuls les sportifs avancés verront un intérêt à passer sur des modèles Garmin, Suunto ou Coros pour un suivi et des fonctions plus avancées, au détriment de l’usage quotidien (moins d’applications compatibles, etc.).

La principale nouveauté de watchOS 26 est un geste de rotation du poignet qui permet de terminer ce qui est affiché à l’écran. Comprenez par là que ce geste ramène au cadran en refusant l’appel entrant en cours ou en éteignant l’alarme par exemple. C’est clairement le geste qui manquait à l’Apple Watch ; on se retrouve vite à l’effectuer 50 fois par jour. Ce n’est toutefois pas une fonction exclusive à ce modèle, les Watch 10 et 9 y ayant droit également.
L’effet Liquid Glass est en revanche moins marquant que sur iOS et macOS. En dehors de certains cadrans (dont notamment Flux, arrivé avec cette mise à jour et peu lisible), le côté “verre” est assez peu présent à l’heure actuelle. Une sage décision pour éviter de complexifier la lisibilité sur un petit écran. Ainsi, l’interface reste parfaitement claire quelles que soient les conditions.

Il reste tout de même un énorme défaut au système : le manque de personnalisation. S’il existe bien plusieurs cadrans, certains pouvant être modifiés par le biais des complications, on aimerait qu’Apple laisse la possibilité aux développeurs tiers d’en proposer de nouveaux, plus variés et originaux. On pourrait également évoquer l’absence de compatibilité avec les smartphones Android, mais ce n’est ni nouveau, ni près de changer.
Suivi de santé et sportif
L’une des grosses nouveautés de watchOS 26 est l’intégration pour certains modèles d’une détection des signes de pression artérielle élevée venant s’ajouter aux soucis d’arythmie ou de fréquence cardiaque irrégulière. Il s’agit là d’un signe pouvant prévenir de l’hypertension. Asymptomatique, l’hypertension est une maladie à la fois grave, pouvant provoquer des insuffisance cardiaque, des infarctus, des AVC ou favoriser le développement de la maladie d’Alzheimer, et encore sous-traitée. Un adulte sur trois est touché et près de 6 millions l’ignorent encore. Si les algorithmes d’Apple sont efficaces, ce chiffre pourrait baisser à l’avenir grâce à cette simple mise à jour. Croisons les doigts, à l’heure actuelle, notre Apple Watch de test n’a pas décelé la moindre irrégularité à ce niveau.

On retrouve évidemment tous les capteurs et suivis présents sur les précédentes moutures. Fréquence cardiaque, ECG, oxygénation sanguine, suivi de la température cutanée nocturne, suivi des cycles, notifications d’apnée du sommeil, il ne manque qu’un capteur non invasif de glycémie pour détecter le diabète. Une idée d’amélioration pour les prochaines Apple Watch. En attendant, vous pouvez déjà retrouver un grand nombre de données dans l’application Santé sur votre iPhone et en extraire un PDF à transmettre à votre médecin en cas de besoin.
Concernant la fiabilité des relevés, rappelons que certains de ses éléments sont extrêmement difficiles à capter au poignet. Si on peut confirmer la justesse du suivi cardiaque, il est plus difficile de juger des autres. Les données semblent plutôt cohérentes en tout cas, avec des résultats de sommeil bien plus proches de notre ressenti personnel que celles provenant de la Pixel Watch 3.


Contrairement à l’Apple Watch Ultra 3, le modèle testé ici ne dispose pas d’un GPS double fréquence, se contentant de la bande L1. Cela se ressent sur le suivi, comme lors de la course illustrée ci-dessous, lors de laquelle je suis resté globalement dans le second couloir tout du long alors que le GPS me positionne plusieurs tours sur le premier et même en dehors de la piste. Un décalage encore plus flagrant sur des chemins à la visibilité obstruée par des arbres. Si vous avez besoin d’une mesure précise de votre foulée pour améliorer vos performances, vous risquez de manquer de finesse par rapport à une montre compatible L1+L5 (double bande), mais à la marge seulement.

Autonomie
Pour gérer le système et tous ces capteurs, l’Apple Watch 11 repose sur le S10, la même puce gravée en 4 nm N4 que pour la Watch 10, qui n’était déjà qu’une légère modification par rapport au S9. Malgré cela, la marque annonce une autonomie en hausse, et pas qu’un peu : 24 heures d’endurance au lieu de 18, permettant ainsi de comptabiliser un nyctémère complet avant d’avoir à recharger.

Avouons-le, ça reste très peu. À titre de comparaison, Huawei annonce 12 jours pour sa Watch GT 6 Pro et Garmin avance 13 jours pour sa Forerunner 265, deux exemples parmi tant d’autres. On est ici plutôt dans l’ordre de grandeur proposé par la Galaxy Watch 8 (jusqu’à 48 heures, soit tout de même deux fois plus), ou la Pixel Watch 3.

Plus concrètement, c’est surtout la rapidité de la charge qui va réellement peser dans la balance. Apple annonce 8 heures d’utilisation en 15 minutes de charge et 80 % de batterie en 30 minutes. Comprenez par là que si vous chargez votre Apple Watch tous les jours entre 30 et 45 minutes lorsque vous prenez une douche et que vous vous préparez, votre batterie oscillera entre 20 et 80 % pendant plusieurs jours avant de nécessiter une véritable recharge complète. Le temps d’immobilisation est alors plutôt restreint.
La plus polyvalente des montres
Points forts
- Design solide et soigné
- Très bel écran
- Le nouveau geste indispensable
- Suivi de sommeil cohérent
Points faibles
- L'autonomie encore un peu juste
- Peu d'évolution par rapport aux Watch 9 et 10
- GPS simple bande
- Réservée aux iPhone
Note de la rédaction
L'Apple Watch Series 11 n'apporte que peu de nouveautés par rapport aux modèles précédents, mais suffisamment pour assoire son statut de reine des montres connectées. Avec l'ajout du geste « Tourner le poignet » dans watchOS 26, du score de sommeil pertinent et de six heures d'autonomie supplémentaires, elle se concentre sur la « quality of life » plutôt que sur les nouveautés révolutionnaires.
Toujours est-il que même avec peu de nouveautés, elle se positionne toujours (avec la Watch Ultra) comme la montre connectée la plus complète et la plus polyvalente pour un usage quotidien et de suivi de santé. Le tout avec une qualité de finitions irréprochable. Clairement, elle n'usurpe pas sa couronne.
