2025, assurément l’année de la 2e génération pour Bose. Après avoir dévoilé cet été ses écouteurs QuietComfort Ultra (2e génération) et son enceinte SoundLink Flex (2e génération), c’est au tour de son casque le plus haut de gamme d’avoir droit à une seconde déclinaison.
Sommaire
- Casque Bose QuietComfort Ultra (2e génération) : la fiche technique
- Design et confort, une reproduction à 95%
- Ergonomie et connectivité, dans la continuité
- Application, un nouveau mode « Cinema » avec suivi des mouvements de têtes
- Qualité audio, Bose affine encore sa signature si singulière
- Réduction de bruit, toujours au sommet, à un détail près
- Mode transparent et qualité des appels, des évolutions plus notables
- Autonomie, Bose se met enfin à niveau
Généralement, quand Bose appose ce suffixe « 2e génération », aucun chamboulement n’est à prévoir. La marque américaine se contente d’améliorer par touches une formule déjà éprouvée. C’est le cas ici. Entre la prise en charge de l’audio filaire USB-C, l’ajout d’un mode cinéma avec suivi des mouvements de tête, ainsi qu’un mode veille intelligent, les nouveautés officielles sont assez rares.
D’autant que la firme reste, encore une fois, assez mystérieuse sur les améliorations internes. On pense notamment aux progrès de la partie audio, de la réduction de bruit et de la qualité des appels.
Alors, ces domaines stratégiques ont-ils réellement été améliorés ? L’ensemble des nouveautés justifie-t-il de dépenser à nouveau autant, alors que le QuietComfort Ultra premier du nom est aujourd’hui moins cher ? Après trois semaines d’utilisation, voici une réponse complète.
Casque Bose QuietComfort Ultra (2e génération) : la fiche technique
| Spécifications | |
|---|---|
| Compatibilité | Smartphones, tablettes, PS5, Xbox Series, Switch, PC Mac et Windows |
| Type microphone et transducteurs | 8 micros Omnidirectionnel et 40 mm |
| Atténuation bruit micro, mode attentif et réduction de bruit active | Oui |
| Codecs audio | Codecs bluetooth : AAC, SBC, aptX Adaptative (smartphones avec Snapdragon Sound) |
| Poids | 252 grammes sans câble |
| Connexions disponibles | Jack 2,5 mm, Bluetooth 5.3, Google Fast Pair, Multipoint. |
| Prix de lancement | 450 € en coloris noir, blanc, violet et sable. |
Design et confort, une reproduction à 95%
Certains parleront de manque d’audace, surtout après avoir jeté un œil sur le Nothing Headphone (1). D’autres y verront le simple fait de capitaliser sur des acquis solides. Quoi qu’il en soit, le QuietComfort Ultra (2e génération) est quasiment la copie conforme de son prédécesseur. Même dimensions, même poids de 252 grammes, et même allure générale.
Le plastique dense reste l’élément principal au dos des coques, tandis que l’épaisseur du similicuir sur l’arceau et les coussinets ne change pas. La disposition des commandes physiques et tactiles, ainsi que le positionnement des microphones, restent fidèles également à la version précédente. Un mélange de matériaux qui assure toujours à ce casque une aura premium et une finition soignée.

Pour prolonger cette dynamique, Bose a apporté deux micro-ajustements. Le métal des systèmes de coulisse et des charnières adopte désormais une finition brillante. De plus, le logo Bose sur les coques, qui auparavant s’inscrivait à plat dans le plastique, bénéficie lui aussi d’une finition miroir.
Comme pour la première génération, le casque reste pliable, ce qui facilite son transport, et sa silhouette inchangée le rend aussi confortable que son aîné. Lors de port prolongé, les oreilles ne sont jamais comprimées, et le repose-tête ménage agréablement le sommet du crâne sans gêne notable.

Enfin, la pochette de transport accompagne le casque sans changement. Son format aplati lui permet de se glisser facilement dans un sac, avec une poche dédiée aux câbles. En revanche, la fermeture éclair conserve son point faible. À savoir, une robustesse à confirmer face à l’épreuve du temps. Un écueil que le Sony WHWM6 évite désormais grâce à sa housse à fermeture magnétique.
Ergonomie et connectivité, dans la continuité
Dans ces domaines, Bose joue encore la carte d’une continuité stricte. À commencer par les commandes qui sont similaires en tout point. Sous l’écouteur droit, un bouton dédié à la mise sous tension et à l’appairage Bluetooth, l’autre pour gérer la lecture et les modes d’écoute.

Sur la partie arrière, le volume se gère toujours via une glissière tactile, tandis qu’un appui long sur cette même zone active une fonction personnalisable. En fonction des préférences, soit le lancement de l’assistant vocal, soit un raccourci Spotify, soit l’annonce du niveau de batterie. Si l’ensemble des commandes est toujours aussi réactif, nous allons nous répéter sur un point. En plus d’être trop petits, les boutons sont faits d’un plastique moins premium que le reste du casque.
Si la puce Bluetooth se met à la page, elle passe du 5.2 au 5.3, Bose n’a pas jugé utile d’intégrer la norme Bluetooth LE Audio. En matière de codec, le QuietComfort Ultra (2e génération) fait toujours confiance aux SBC, AAC et à l’aptX Adaptive, tandis que la détection de port et le multipoint sont bien évidemment toujours là.

Pour se rassasier d’un peu de nouveautés, il faut jeter un œil à la connectique. En effet, la firme américaine introduit enfin une possibilité d’écoute filaire en USB-C. Celle-ci vient compléter le port mini-jack qui fonctionne grâce à un câble spécifique fourni avec le casque.
Pour finir, la vraie avancée logicielle réside dans le nouveau mode de veille intelligent. Contrairement à l’extinction standard de la précédente génération, ce mode place le casque en veille profonde dès qu’il est posé ou rangé. Résultat, la consommation d’énergie est au plus bas, pour ne pas handicaper l’autonomie, et la reprise de la connexion est instantanée dès que le casque est replacé sur la tête.
Application, un nouveau mode « Cinema » avec suivi des mouvements de têtes
L’application dédiée du constructeur américain a toujours été un plaisir à utiliser. Déjà, car elle est grandement ergonomique avec son système de tuiles. Et ensuite, elle est des plus complètes. Gestion fine des modes d’écoutes par palier, des capteurs de port, de la voix lors des appels ou des sources… Il y a de quoi faire pour les plus minutieux.
Fortement utiles, les profils d’écoute permettent de se créer des bulles d’écoute spécifiques selon l’endroit : transport, bureau, rue… Seule petite frustration, Bose ne permet pas, comme Sony, un basculement automatique entre les profils via la géolocalisation. Par exemple, le Sony WH-1000XM6 adapte les réglages prédéfinis selon le lieu où l’on se trouve, comme au bureau ou à la maison.



Pour coller aux basques de Sony et d’Apple, Bose s’est tout de même retroussé les manches pour proposer pour la première fois un mode « Cinema » avec suivi des mouvements de tête. Ce dernier se révèle assez convaincant pour une série ou un film. Le son est bien projeté et les voix restent limpides et varient de façon cohérente autour de la scène lors d’un mouvement de tête.
Paradoxalement, le mode « Immersion », qui est en fait une sorte d’audio 3D statique, est moins séduisant. Quelques effets d’échos et de réverbérations se font parfois ressentir sur des grosses scènes d’action.
Qualité audio, Bose affine encore sa signature si singulière
Chez Bose, la discrétion a toujours été de mise concernant la partie audio. Hormis le fait que le QuietComfort Ultra (2e génération) conserve des transducteurs dynamiques de 40 mm, il est très difficile d’avoir plus d’information sur l’architecture interne. Il nous a donc fallu sortir l’ancien modèle du placard, afin de voir si un affinage algorithmique de la signature sonore avait eu lieu.
Tout d’abord, et sans surprise, Bose ne chamboule pas sa philosophie sonore. La signature reste équilibrée, parfois énergique, mais toujours claire et détaillée. Première observation, la marque a légèrement réduit la présence des haut-médiums. Sur la première génération, les timbres des voix s’avéraient souvent très démonstratifs, accentuant la sensation de proximité au détriment d’une scène sonore plus ouverte.

De même, la transition entre haut-médiums et aigus s’adoucit également, ce qui supprime presque totalement les envolées un peu criardes de son prédécesseur. Sur cette partie élevée du spectre, Bose reste fidèle à sa manière de traiter les éléments sonores les plus vifs. Une certaine brillance artificielle, volontaire, muscle l’intelligibilité, quitte à parfois créer quelques artefacts métalliques sur les cymbales et les cordes pincées.
Cette main globalement plus légère sur le haut du spectre se traduit par une mise en valeur des basses, toujours d’une précision désarmante. Ces dernières gagnent en naturel, offrant ainsi une assise plus contrôlée pour les instruments graves comme les grosses caisses ou les contrebasses. Par ailleurs, la transition entre les graves et les bas-médiums devient plus nette, ce qui permet aux attaques des instruments de gagner, encore, en clarté et en définition.
Réduction de bruit, toujours au sommet, à un détail près
Le constructeur américain reste assez évasif sur les avancées concrètes apportées à la réduction de bruit dans cette 2e génération. Le casque conserve toutefois la même configuration matérielle, avec huit microphones. À savoir quatre dédiés à la captation des bruits extérieurs et quatre pour la captation vocale lors des appels.



Lors de nos tests en conditions extrêmes (métro, avion, centres commerciaux), la gestion des graves et des médiums demeure quasiment inchangée. Le casque continue de filtrer magistralement les bruits sourds, tels que les moteurs ou les voix lointaines.
Au bureau, les variations de voix en mouvement sont presque totalement gommées. La bulle de silence, si caractéristique de Bose, est toujours bien présente.C’est surtout dans les aigus que ce QuietComfort Ultra (2e génération) fait un petit pas en avant. L’affinage algorithmique se montre plus incisif dans l’atténuation des cliquetis de clavier ou des bruits stridents.

Malgré cette maîtrise, un point faible persiste. Les bruits soudains liés à des changements rapides de pression, comme le claquement sec d’une portière de voiture. Sur ce terrain, le récent WH-1000XM6 de Sony conserve une légère avance.
Mode transparent et qualité des appels, des évolutions plus notables
Baptisé « Attentif », le mode transparence du dernier Bose se dote d’améliorations sensibles. L’amplification sonore paraît désormais plus équilibrée, évitant l’effet d’amplification excessive, et l’équilibre tonal gagne en naturel lors d’une conversation. Si la parole reste limpide entre interlocuteurs, le retour de notre propre voix peut toutefois paraître parfois un peu pincé.
Utilisé en milieu urbain, la technologie « ActiveSense » se montre toujours précieuse. Elle réactive la réduction de bruit avec une faible latence dès l’apparition d’un bruit soudain, comme une sirène ou un coup de klaxon.

Pour les appels, bien que le nombre de microphones reste identique, un nouvel algorithme anti-parasite fait son effet. Le QuietComfort Ultra (2e génération) gère désormais mieux les bourrasques et les sons stridents.
Les bruits ambiants sont efficacement filtrés, et la voix demeure intelligible, même dans les environnements bruyants. Quelques légères tonalités métalliques se font encore sentir en fin de phrase, mais globalement, l’expérience est d’un excellent niveau.
Autonomie, Bose se met enfin à niveau
Pendant longtemps, la firme étasunienne souffrait d’un léger retard en la matière par rapport à Sony, Sennheiser ou encore JBL. En 2023, le premier QuietComfort Ultra avait déjà bien rattrapé son retard avec une autonomie que nous avons estimée aux alentours des 28 heures. Avec les mêmes conditions de tests (volume à 60% et RBA toujours active), ce QuietComfort Ultra (2e génération) réussit à faire encore mieux. Il frôle les 33 heures d’autonomie.
En revanche, la recharge est toujours un peu lente, puisqu’il faut compter environ 2 heures pour passer de 5% à 95%. Fort heureusement, les plus pressés pourront compter sur une charge rapide qui permet de récupérer environ une grosse heure d’écoute en seulement 10 minutes sur une prise.
Conclusion
Points forts
- La meilleure réduction de bruit du marché sur les graves et médiums
- Un casque toujours confortable
- Une signature sonore mieux équilibrée et toujours aussi détaillée
- Un bond appréciable en autonomie
- Une appli dédiée complète et un mode "Cinema" convaincant
- Un mode transparent moins artificielle
Points faibles
- Une réduction de bruit sensible aux brefs changements de pression
- Une transition médiums-aigus pafois métallique
- Des boutons au plastique un peu "cheap"
- Un égaliseur de seulement 3 bandes
- Aucune évolution de la housse de transport
Note de la rédaction
Après trois semaines de test intensif, le QuietComfort Ultra (2e génération) confirme le statut de Bose dans le secteur des casques premium. Grâce à un équilibre sonore affiné, une réduction de bruit toujours dominante, et une autonomie améliorée, il serait malhonnête de dire que le constructeur américain nous serve uniquement du réchauffé.
D’autant que quelques belles nouveautés comme le mode cinéma avec suivi des mouvements de tête ou le mode veille intelligent viennent renforcer une expérience globalement excellente. Si les évolutions restent dans la continuité, elles suffisent à justifier un renouvellement pour les plus exigeants. Toutefois, le modèle précédent peut encore largement suffire, surtout si son prix baisse encore d’ici la fin de l’année. Tout sera ici une question de budget.
