Tout le monde connaît le Thermomix, le robot cuiseur star depuis des décennies. Sa promesse ? Rendre la cuisine aussi variée que savoureuse, tout en allégeant la charge mentale. Nous avons donc longuement testé le tout nouveau Thermomix TM7, qui mise sur un design plus séduisant, une conception plus ergonomique et encore plus de possibilités pour se régaler. Verdict juste en dessous...
Sommaire
- Fiche technique
- Thermomix TM7, un design repensé et de nouvelles fonctions de cuisson !
- Interface et application : encore plus simple
- Usage et entretien : presque naturel
- Découpe, textures, cuisson : le TM7 en action
Six années séparent le précédent TM6 du tout nouveau Thermomix TM7. Un bond en avant qui se veut aussi bien esthétique que technologique, avec une connectivité renforcée et, dans les mois à venir, l’arrivée annoncée des commandes vocales et même de l’intelligence artificielle.
En attendant de pouvoir tester ces deux fonctionnalités, nous avons installé la machine avec trois objectifs en tête. D’abord, évaluer l’efficacité technique du robot, côté mécanique et cuisson. Ensuite, juger si l’accompagnement des utilisateurs est aussi intelligent et bien pensé qu’annoncé. Enfin, vérifier s’il peut réellement alléger la charge mentale en cuisine. N'oublions pas que ce produit est facturé au prix fort, 1599 euros... De quoi se montrer très exigeant non ? Le réfrigérateur plein, on vous invite à plonger dans la gastronomie façon Thermomix.
Fiche technique
| Vorwerk Thermomix TM7 | |
| Modes et fonctions | 25 et 12 |
| Capacité du bol de cuisson | 2,2 l |
| Niveau sonore | 75 dB |
| Dimensions du robot | 33,6 x 25,3 x 40,5 cm |
| Poids | 6,5 Kg |
| Prix au lancement | 1599,99 euros |
Thermomix TM7, un design repensé et de nouvelles fonctions de cuisson !
Ce TM7 marque une vraie rupture dans la gamme Thermomix. Les TM5 et TM6 affichaient un design proche, sobre, blanc, presque discret. Vorwerk change de cap : ce nouveau modèle s’offre un look plus glam, plus moderne, pensé pour trôner fièrement dans une cuisine ouverte… ou fermée. Et pour cause : il est censé rester en permanence sur le plan de travail.

La base a été repensée : plus basse, un peu plus allongée, elle affiche des dimensions de 253 x 405 x 122 mm pour 6,5 kg. Le tout adopte des lignes douces, une robe noir mat élégante et un bel écran LCD de 10 pouces en façade. Juste en dessous, on retrouve un bouton Thermomix pour la mise en marche.


Le bol (2,2 l) a lui aussi droit à sa refonte – pas juste un petit coup de polish. À l’extérieur, un plastique strié de belle facture avec une poignée à effet métal très réussi. À l’intérieur, un bol en acier inoxydable équipé de son mélangeur. Ce duo offre deux avantages : une isolation thermique efficace qui garde la paroi externe tiède, limitant les risques de brûlure ; et un switch mécanique sur le côté qui permet de séparer les deux parties et de retirer le mélangeur très facilement. Cela simplifie considérablement l’entretien, comme nous le verrons plus bas.

Petit détail qui fait mouche : une bande LED rétroéclaire le bol en vert ou en rouge selon le statut de cuisson. Discret, mais malin.

Côté fonctions, le TM7 passe à la vitesse supérieure avec 25 modes de cuisson et 12 fonctions. Aux classiques Pétrin, Mixeur, Cuisson vapeur, Bouilloire ou Cuisson lente, s’ajoutent trois nouveautés. Le plus attendu : la cuisson bol ouvert, jusqu’à 100 °C, pour surveiller sa préparation en temps réel ou faire cuire ses spaghettis sans galère. La lame mélganeur est alors désactivée. Le mode doré saisit parfaitement viandes et légumes, tandis que le programme œufs garantit une cuisson réussie à tous les coups – coque, mollet ou dur. Le TM7 peut cuir à basse température, jusqu'à 34 ° et 120 ° au plus haut. Tous nécessitent d'avoir le couvercle fermé.

Nous sommes face à un très beau Thermomix. Il est élégant, affiche un vrai style malgré ses faux airs de blender. La conception est robuste, et les améliorations physiques apportent une réelle valeur ajoutée. Mais à 1599 euros, nous aurions aimé un peu plus de matériaux nobles.
Les accessoires

Le TM7 est livré avec plusieurs accessoires. On commence par le panier vapeur, qui se clipse directement sur le haut du bol. Vient ensuite un second mélangeur, qui s’ajoute au premier pour affiner certaines préparations.



Le couvercle du bol intègre un petit bouchon. Il permet de limiter les émissions de chaleur excessive, réduisant ainsi les risques de brûlure accidentelle. Ce bouchon doit toutefois être retiré pour installer le Varoma.



Ce dernier est un panier de cuisson vapeur qui se fixe au-dessus du bol. Il dispose de deux niveaux pour cuire simultanément deux aliments différents. Par rapport au TM6, il gagne 45 % en volume.
Enfin, deux accessoires en option complètent l’ensemble : un kit Découpe-Minute, capable de trancher ou râper les aliments, et une sonde thermique Bluetooth, idéale pour une cuisson de précision.
Interface et application : encore plus simple
Le large écran de 10 pouces propose une interface à la fois élégante et éprouvée. Elle séduit aussi par son esthétique, avec ses codes couleur bien pensés, son design épuré et quelques illustrations bien placées. Dès le premier démarrage, il faut connecter le TM7 à Internet, puis à son compte Cookidoo. Ce dernier est indispensable pour accéder au catalogue des 100 000 recettes proposées par Vorwerk. Pour donner un ordre d’idée, cela représente 273 années de cuisine à raison d’une recette par jour…

L’ensemble est très lisible et l’abandon de la molette du TM6 au profit d’une dalle tactile rend l’interaction bien plus fluide. L’écran, légèrement incliné, reste dans le champ de vision même quand on est en pleine action.
L’interface s’articule autour de cinq icônes en colonne. Home vous ramène à la page d’accueil et aux suggestions du moment. Recherche vous permet d’explorer l’univers Cookidoo : recettes par type de cuisine, ingrédient, budget, saison ou encore contraintes alimentaires (sans gluten, végétarien, etc.).



Les recettes sélectionnées peuvent être mises en favoris, mais surtout, intégrées dans un planning hebdomadaire ou mensuel. On peut y caser petit-déjeuner, déjeuner, goûter, dîner et même des snacks. Sans limite. Une icône en forme de lame réunit les 12 fonctions et les 25 modes de cuisson. La dernière icône donne accès aux réglages, au planning et à la fonction d’auto-nettoyage.


L’application Cookidoo, disponible sur smartphone, reproduit fidèlement l’interface du TM7, à l’exception des commandes liées à la cuisson ou au nettoyage. Elle se révèle bien plus confortable pour organiser ses repas à l’avance et partager facilement des recettes. Toutes les données sont synchronisées automatiquement entre l’application et le Thermomix via Wi-Fi. Autre atout, la création automatique de listes de courses. Chaque recette – ou toute une semaine de menus – peut générer une liste que vous cochez au fur et à mesure, pour être sûr de ne rien oublier.



Mais il y a une vraie lacune : aucune notification sur le téléphone. Le Thermomix émet une alerte sonore à chaque étape d’une recette, mais vous ne serez pas prévenu sur votre smartphone. Un vrai manque si vous avez une grande maison, un jardin, ou tout simplement l’envie de décrocher un peu de la cuisine.
Usage et entretien : presque naturel
Utiliser le TM7 relève presque du jeu. L’interface est si claire qu’il faut vraiment être étourdi pour se tromper. Chaque recette s’affiche étape par étape, précédée de la liste complète des ingrédients.

Comme à l’école, mieux vaut lire chaque instruction avec attention. Certaines étapes demandent des manipulations croisées. Les ignorer peut vite vous faire rater une préparation.


À droite du texte de l’étape, une animation du bol accompagne un bouton crucial : la Tare. Il remet la balance à zéro.

Cette balance est d’une précision redoutable, à condition de verser les ingrédients doucement et non d'un seul coup. Un ajout trop rapide fausse la pesée. Il suffit d'un flux régulier, sans se presser pour avoir des mesures exactes. Seul bémol : les épices. Habituellement exprimées en cuillère, certaines recettes les indiquent en grammes. Si vous saupoudrez dans un plat en sauce, la dissolution immédiate fausse le résultat. Cette limite concerne uniquement les ingrédients très légers et dosés en infimes quantités. Dans ces cas rares, une balance externe peut être utile.

Le bol, lui, se pose naturellement sur la base, presque sans effort. Il se verrouille automatiquement dès qu’il chauffe ou que la lame tourne. Même chose pour le couvercle. Son joint épais demande un petit temps d’adaptation, mais le geste devient vite instinctif.

Terminons par un outil essentiel : la fameuse spatule Thermomix. Redessinée, elle est plus plate, plus large, avec une encoche pensée pour manipuler le panier vapeur sans se brûler. Cette spatule sert à racler les parois après chaque étape. Un geste que vous ferez presque aussi souvent qu’il y a d’étapes dans une recette.
Bon point : le TM7 reste globalement silencieux. Mais dès qu’il faut mixer des aliments très durs, comme de la glace, le niveau sonore grimpe vite entre 75 et 80 dB. Rien d’anormal, mais mieux vaut le savoir.
Un entretient simplifié
Tous ceux qui ont déjà utilisé un TM5 ou un TM6 s’en souviennent : retirer les lames n’était pas une partie de plaisir. Et pourtant, c’est souvent à cet endroit que s’accumulent les résidus les plus pénibles : fibres végétales de poireaux, pâtes collées ou grains de riz agglomérés. Avec le nouveau bol du TM7, cette étape devient presque agréable. Il suffit de séparer les deux éléments du bol (partie plastique externe et bol inox interne), puis tirer doucement sur la lame pour l’extraire.

Le nettoyage devient alors bien plus simple : une éponge savonneuse suffit à faire le tour, des lames jusqu’au fond du bol, en passant par les espaces les plus fins. Et c’est une bonne chose, car pour une même recette, il est fréquent de devoir nettoyer le bol à l’eau claire, parfois avec un peu de liquide vaisselle si la préparation l’exige.


Si vous tombez sur un fond de bol trop encrassé, avec des résidus brûlés ou tenaces, inutile de vous épuiser à frotter : c’est là que la fonction d’auto-nettoyage prend tout son sens.


Le TM7 propose plusieurs programmes selon le besoin : caramel, rissolage, pétrin, universel et express. Il suffit de choisir le bon mode, de suivre les instructions à l’écran pour la quantité d’eau, de liquide vaisselle (ou vinaigre blanc pour les résidus les plus brulés) et de laisser faire.



Normalement, un simple rinçage permet de finaliser le nettoyage. Toutefois, si il en reste, un coup d'éponge ou un passage au lave-vaisselle devrait suffire. Et là encore, bonne nouvelle : même un modèle encastrable de taille moyenne peut accueillir l’ensemble des deux bols et des accessoires, y compris le Varoma. Il reste même un peu de place pour quelques assiettes ou couverts.

Le gain de simplicité est réel. Les séances de récurage intensif deviennent rares, voire anecdotiques. Quant à la base de l’appareil, elle ne nécessite qu’un coup de chiffon humide régulier, notamment au niveau de l’écran tactile, qui a tendance à recevoir éclaboussures et projections : sauce, bouillon ou vapeur en manipulant le bol.
Découpe, textures, cuisson : le TM7 en action

Avec le Thermomix TM7, vous n’avez presque besoin de rien d’autre. Un épluche-légumes, un bon couteau, et éventuellement une poêle ou un four pour quelques recettes spécifiques. Mais dans la grande majorité des cas, tout se passe dans le bol. Et si vous respectez le timing du TM7, vous pourrez servir un plat complexe sans avoir à le réchauffer.
Découpe et hachage : parfois irrégulier


Nous avons testé le mode hachoir avec de l'ail, des échalotes et des oignons. Le résultat est très satisfaisant. La découpe est nette, même si la régularité n’est pas parfaite.


Même chose pour le broyage de noix : le TM7 s’en sort à merveille. Comme pour un blender, plus vous laissez tourner, plus le résultat est fin.
Les textures : parfaitements rendues
Obtenir une bonne texture pour une purée, un risotto ou un velouté à partir d’un seul appareil n’a rien d’évident. Nous avons donc cuisiné plusieurs risottos, simples ou plus élaborés avec légumes ou viande.

À condition de suivre les instructions à la lettre, le résultat est bluffant : un riz parfaitement moelleux, nappé de sauce, jamais détrempé.


Côté purée, qu’elle soit de pomme de terre ou de patate douce, la texture est bien onctueuse. Si ce n’est pas encore assez à votre goût, inutile de prolonger la cuisson. Ajoutez plutôt un peu de crème et d’eau de cuisson, cela fera toute la différence. Les soupes et veloutés sont tout aussi réussis. Le plus impressionnant reste la facilité d’exécution, sans besoin de surveillance constante.
Les cuissons : précises, rapides et variées
L’un des gros atouts d’un Thermomix, c’est la synergie entre le matériel, le système de chauffe et les recettes. Sur ce point, le TM7 frappe fort : il monte rapidement en température, avec une belle maîtrise des nuances de cuisson. Faire rissoler des oignons, seuls ou accompagnés de champignons ou de chorizo, ne prend que deux à trois minutes. La coloration est franche, et certains ingrédients peuvent même légèrement dorer.


Certes, la surface du bol est étroite. Pas question d’un rissolage comme à la poêle. Mais avec le mode automatique ou la cuisson sans couvercle, le résultat est plus que satisfaisant. Sur du poulet, le visuel est soigné, et le goût au rendez-vous. Idem avec la viande rouge, mais les amateurs de viande bien saisie pourraient vouloir un effet plus grillé.

Les plats en sauce, purées et risottos ne sont pas les seuls à briller. La cuisson vapeur des légumes est très bien calibrée, tout comme celle des œufs grâce au nouveau mode dédié.



Mais la vraie surprise, c’est la cuisson vapeur de la viande rouge. Des lamelles de bœuf pour un plat asiatique ou un tartare mi-cuit façon tataki sortent du Varoma avec une cuisson parfaitement maîtrisée, à la fois visuellement soignée et goûteuse à souhait.
Nous avons multiplié les plats, et parfois, quand le résultat tourne mal, il faut savoir se remettre en question. Le TM7 est rarement en cause. En revanche, le bol de 2,2 litres — identique à celui du TM6 — montre vite ses limites. Parfait pour un couple ou une famille avec un ou deux enfants, il devient un peu juste pour nourrir deux adultes et deux ados. Un ado, à la rigueur…
Conclusion
Points forts
- Design plus contemporain et compact
- Bol en deux parties dont une isolante
- Les nouveaux modes de cuisson
- Catalogue de recettes et pas à pas didactique et précis
- Fonction d'auto-nettoyage
- La nouvelle interface graphique
- L'efficacité des outils de cuisine, comme de la cuisson
Points faibles
- Capacité du bol de 2,2 l qui n'évolue pas
- Le design tout plastique
- L'absence de notification sur son smartphone
- Volume un peu juste pour certaines familles
- Le prix
Note de la rédaction
Ce Thermomix TM7 est une réussite de bout en bout. Certes, Vorwerk n’a pas cherché à révolutionner son produit star. Il a préféré apporter, par petites touches, de nouvelles fonctionnalités, améliorer l’ergonomie et simplifier l’entretien. Le look n’a pas été oublié non plus. Le TM7 devient un vrai bel objet de cuisine, avec une montée en gamme esthétique qui ne passe pas inaperçue. Le processus de cuisson, les recettes en pas à pas parfaitement détaillées… nous n’avons plus vraiment d’excuse pour ne pas manger frais et maison. L’écosystème Thermomix permet de piocher dans un catalogue de recettes gigantesque, tout en étant accompagné à chaque étape, y compris pour la liste de courses. Ajoutez à cela des suggestions régulières et vous comprendrez que la charge mentale liée à la préparation des repas ne disparaît pas totalement, mais se réduit à portion congrue. C’est un véritable investissement, surtout pour les foyers qui peinent à concilier cuisine maison, alimentation saine et rythme de vie moderne. Et avec le nouveau bol, cuisiner avec des enfants devient plus simple et plus sûr. Ce TM7 coûte cher, oui. Mais il tient toutes ses promesses, et permettra à de nombreux foyers de préparer des repas complets faits maison, tout en réduisant la dépendance aux produits ultra-transformés.
