Avec la Revolution X Unlimited, Nacon entend frapper un grand coup dans l’univers très fermé des manettes premium. Forme familière, modules interchangeables et personnalisation quasi totale grâce à un écran intégré : cette manette veut séduire les joueurs PC et Xbox les plus exigeants. Après plusieurs jours de jeu, entre sessions tryhard et longues soirées chill, voici mon verdict.
Sommaire
- Caractéristiques de la Nacon Revolution X Unlimited
- Design et ergonomie : l’apparente sobriété d’une bête de compétition
- Confort et usage : l’alliée des longues sessions
- L’écran intégré : gadget ou vrai outil ?
- L’application Revolution X : une suite logicielle de niveau pro
Caractéristiques de la Nacon Revolution X Unlimited
| Spécifications | |
| Gâchettes paramétrables | Oui |
| Nombre de commandes (hors boutons traditionnels Xbox/PlayStation) | 6 |
| Rétroéclairage | Oui |
| Connexion | Dongle 2,4 Ghz, filaire et Bluetooth |
| Coloris | Noir |
| Prix de lancement | 199,90€ |
Design et ergonomie : l’apparente sobriété d’une bête de compétition
Dès le déballage, le ton est donné : la Revolution X Unlimited est une manette de compétition, livrée dans une mallette rigide à la mousse parfaitement taillée. Elle contient le pad, un câble tressé USB-C de bonne longueur, une base de recharge magnétique bien pensée, et un set d’accessoires (poids, têtes de sticks, bagues de friction, croix directionnelle alternative). Rien que le packaging donne cette sensation de produit d’élite, à la manière d’un instrument de précision.


Visuellement, on pourrait croire à une manette Xbox Series X légèrement customisée. Et c’est voulu. Les dimensions, le form factor et même les matériaux rappellent beaucoup le pad officiel de Microsoft. Mais en observant de plus près, de nombreux détails trahissent son ambition supérieure : les boutons d’action montés sur micro-switches avec un clic net et franc, les quatre touches arrière (S3 à S6) plus les deux au-dessus (S1 et S2) idéalement positionnées pour tomber sous les annulaires, ou encore les gâchettes à course réglable grâce aux trigger stops.



Le plastique texturé au dos offre un excellent grip, mais ce qui m’a bluffé, c’est le système d’alourdissement - déjà présent sur la Nacon Revolution 5 Pro. J’ai inséré les poids de 16 g dans chaque poignée et immédiatement ressenti cette densité presque rassurante qui donne une sensation de robustesse et de stabilité. Ajoutons à cela un port USB-C bien intégré, des interrupteurs pour les modes de connexion directement sur la tranche arrière, et un bouton profil facilement accessible en pleine partie. Tous les éléments respirent l’attention au détail. On n’est pas sur du bling-bling RGB ou du design excessif ; ici, chaque choix a un but fonctionnel.


Confort et usage : l’alliée des longues sessions
J’ai testé cette manette dans trois contextes : des parties classées sur Rocket League, du Warzone bien nerveux, et de longues sessions sur Clair Obscur : Expedition 33 - en passant par un peu d’Apex Legends et du Forza Horizon 5. Dans chacun de ces cas, le confort d’utilisation a été au rendez-vous, mais c’est dans les jeux rapides que le pad m’a vraiment montré ce qu’il avait dans le ventre.

Premier élément marquant : les joysticks à effet Hall. Grâce à leur technologie magnétique, ils éliminent toute zone morte ou dérive. Sur Warzone, j’ai ressenti une réelle précision, surtout avec des réglages personnalisés via l’application (j’en reparle plus bas). La réactivité est telle que j’ai pu réaliser des flick shots sur des cibles mobiles à moyenne distance, là où d’habitude un stick classique me faisait rater la cible.
Deuxième point fort : les micro-switches. C’est subtil, mais chaque bouton répond avec un « clic » qui rappelle une souris de gaming haut de gamme. Sur Rocket League, ça m’a permis de ne pas rater mes wavedash, mes flick et mes double tap. J’ai aussi beaucoup utilisé les quatre boutons arrière. Sur Apex Legends, je les ai mappés sur : sauter, glisser, recharger et lancer un objet. Le résultat ? Je n’ai plus eu à décoller mes pouces des sticks pendant un seul instant, ce qui a considérablement boosté ma mobilité en combat rapproché.

Mention spéciale au trigger stop réglable. Sur Call of Duty, j’ai activé les stops uniquement sur RT pour tirer en rafales, tout en gardant LT en course longue pour viser tranquillement. Ce genre de réglage, de plus en plus courant sur les manettes haut de gamme, est vraiment appréciable. Seul vrai bémol côté usage : l’autonomie. Avec toutes les technologies embarquées, le rétroéclairage de l’écran et la connexion 2.4 Ghz, je dépasse difficilement les 10h d’affilée. Cela m’a obligé à passer par le socle de recharge entre deux sessions ou à jouer en filaire pour les longues soirées. En revanche, le port USB du socle qui permet de brancher le dongle directement dessus est une très bonne idée.

L’écran intégré : gadget ou vrai outil ?
Je vous avoue que j’étais sceptique au départ. Une manette avec écran, est-ce vraiment utile ? Et puis j’ai commencé à l’explorer. L’écran LCD placé entre les sticks est petit, mais très lisible. Il ne sert pas à afficher des scores ou des messages stylisés, mais à gérer les réglages internes de la manette sans passer par le logiciel. Un vrai plus quand tu es en train de jouer et que tu veux rapidement changer de profil ou ajuster un paramètre sans passer par un Alt-Tab.


Sur Forza Horizon 5, par exemple, je suis passé d’un profil avec un stick droit très sensible (pour le regard libre dans les circuits sinueux) à un autre avec une courbe beaucoup plus lente sur le stick gauche pour éviter les coups de volant brusques en drift. J’ai changé ce profil directement depuis la manette, avec une simple pression sur le bouton « Profile », sans quitter le jeu.

L’écran permet aussi de basculer entre les modes de connexion (PC/Xbox), de voir le niveau de batterie, ou encore d’activer des fonctions comme l’eco mode, qui coupe certaines fonctions pour économiser la batterie. Globalement, c’est une très belle intégration, bien pensée, jamais intrusive, et qui fait gagner un temps précieux. Ce n’est pas un gadget, c’est un vrai outil.
L’application Revolution X : une suite logicielle de niveau pro
C’est ici que la Revolution X Unlimited prend toute sa dimension. L’application Windows, sobrement nommée Revolution X Unlimited, est l’une des plus complètes que j’ai pu tester pour une manette. Elle propose quatre profils entièrement personnalisables, avec sauvegarde locale et synchronisation sur le pad. On peut jouer sur :
- La zone morte de chaque stick (et leur courbe de réponse)
- La course des gâchettes (avec ou sans trigger stop)
- Le mappage complet des boutons, y compris les touches arrière
- Les intensités de vibrations (désactivables indépendamment)
- Le rétroéclairage de l’écran
- Les effets audio (égaliseur intégré si tu branches un casque via le port jack)



Cerise sur le gâteau : on peut exporter et partager ses profils. L’appli reste stable, légère, et très bien documentée. Ce n’est pas juste un complément : c’est une extension presque indispensable pour exploiter les capacités de la manette à 100%. Les réglages sont appliqués immédiatement, et on peut même visualiser une animation des courbes de stick pour tester leur réponse en temps réel.
Conclusion
Points forts
- Excellente prise en main
- Les technologies embarquées
- Sa triple connectivité
- L’écran intégré
- Personnalisation avancée
Points faibles
- Autonomie un peu légère
Note de la rédaction
La Nacon Revolution X Unlimited coche toutes les cases d'une manette haut de gamme réussie. Sa prise en main est immédiate et naturelle, soutenue par un design bien pensé et des matériaux de qualité. Grâce à sa triple connectivité, son écran intégré et ses innombrables options de personnalisation, elle s'adapte à tous les profils de joueurs. Les technologies embarquées, comme les sticks à effet Hall ou les micro-switches, apportent une précision redoutable en jeu. L'application compagnon est un véritable atout pour peaufiner chaque réglage selon son style. Seul regret : une autonomie un peu en retrait pour les très longues sessions. Mais au vu de l’ensemble, le compromis reste largement acceptable pour un tel concentré de technologie.



