Alors que nous venons de donner notre verdict pour le casque Inzone H9, voici qu’arrive entre nos mains celui qui représente l’entrée de gamme de la série, le Inzone H3. Filaire, accompagné d’une carte son USB, ce modèle reprend l’esthétique du H9 en mettant la simplicité au centre de son utilisation. Plus de réduction des bruits ambiants, de double connexion, pour un casque gamer multiplateforme qui oscille entre qualités et défauts. On vous explique tout ça en quelques paragraphes.
Le Inzone H3 est donc le premier casque gaming de cette nouvelle gamme “Inzone”. Lancé à 99€, il se connecte à l’aide d’un câble mini-jack à brancher sur n’importe quelle source analogique, et donc à toutes les consoles actuelles, les tablettes et ordinateurs. Il est aussi accompagné d’une carte son USB pour y ajouter le support du logiciel Inzone HUB proposé par Sony pour la plateforme Windows. Vous noterez donc que ce casque stéréo filaire avec micro se retrouve face à de très nombreux modèles de référence ayant déjà fait leur preuves, mais aussi face au Pulse 3D , le casque officiel de la PS5, qui se connecte aussi en sans fil avec son dongle USB. Et si le match était déjà plié …
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| Spécifications | |
|---|---|
| Compatibilité | PS5, PS4, Windows, Switch en mode TV en USB, Xbox Series, Switch et tablettes en mini-jack |
| Type microphone | Micro bidirectionnel |
| Atténuation bruit micro | Non |
| Rendu 7.1 / 3D | Effet spatial via l’application Windows |
| Poids | 301 grammes sans câble |
| Connexions disponibles | USB, mini-jack 3,5mm |
Design et Finition : Presque l’équivalent du Inzone H9

Ils se ressembleraient presque comme trois gouttes d’eau. Sony utilise en effet de nombreuses pièces communes entre les Inzone H9 , H7 et H3, de telle sorte que mis côte à côte, les différences entre ces trois modèles sont de l’ordre du détail.. Nous retrouvons donc sans surprise ce design basé sur un arceau rigide doublé en son centre de simili-cuir pour l’appui sur le haut du crâne. Les oreillettes, toujours aussi épaisses et compatibles avec le port de lunettes, sont cependant doublées d’un tissu fin et non de similicuir.
En résulte un niveau d’aération plus élevé qui enlève presque totalement la critique que nous faisions au H9 sur sa gestion de la chaleur. En contrepartie, le Inzone H3 perd un peu en isolation phonique, laissant le son extérieur rentrer assez facilement jusqu’à vos oreilles, comme le son diffusé par le casque pourra s’entendre légèrement par les gens autour de vous.

Le casque a beau être totalement en plastique, sa finition est réussie. Les différentes parties se joignent sans défaut et malgré un look assez particulier, le Inzone H3 réussit à nous laisser une impression de qualité, même s'il souffre de la comparaison avec les gammes d'EPOS ou d'HyperX dans des prix équivalents. Surtout, et contrairement au H9, le H3 propose un autre système de rotule pour ses oreillettes qui, d’après nos essais de torsions, semble bien mieux résister. Ainsi, malgré quelques séances de torture, nous n’avons pas à regretter l’apparition de craquements ou de grincements. C’est là un très bon point, surtout que ces rotules proposent toujours une rotation de 140° à l’horizontale pour 20° à la verticale, pour un positionnement autour des oreilles facilité.
Le réglage de taille se fait toujours par deux glissières et permet d’adapter le casque jusqu’aux grandes têtes qui bénéficieront d’un excellent confort, avec un serrage ferme mais sans excès. Les plus petites tailles de crâne, et notamment celles des plus jeunes, trouveront néanmoins le casque un peu trop grand, perdant au passage en confort et en stabilité. A essayer donc si vous êtes dans cette dernière catégorie.
Le micro enfin, se positionne sur l’oreillette gauche. Non amovible, il profite d’une tige souple pour un positionnement facilité à proximité de la bouche, et d’un système de rotation qui, en position haute, coupe simplement la sortie du microphone.
Un casque filaire multi-plateformes

Le Inzone H3 propose 2 types de connexions. La première, en mini-jack 3,5 millimètres, se fait grâce à un câble fixé à l’oreillette gauche. Un cordon d’environ 1m20, non tressé, et dont le diamètre comme la souplesse témoignent d’une certaine fragilité. Et comme il n’y a aucun moyen de changer ce câble, attention à sa durabilité. Ce câble permet néanmoins une connexion du casque à de nombreuses plateformes : les manettes PS5, PS4, Xbox One et Series, la Switch en mode portable, les ordinateurs portables ou les tablettes. Vous profitez alors simplement d’un volume analogique à l’arrière de l’oreillette gauche et d’une connexion stéréo avec en prime le microphone.
Cette connectique peut aussi se brancher à la petite carte son fournie, laquelle ajoute 1m80 de cordon (cette fois-ci plus épais, bien que toujours non tressé). Cette carte se connecte en USB à différentes plateformes comme les PC Windows, Mac, les consoles PS5, PS4 et la Switch en mode TV, avec là encore une connexion stéréo, en 16 bits 48 Hz. Sur PC Windows, vous profiterez en prime du support logiciel proposé par Sony, le Inzone HUB, et de ses possibilités de réglages : sauvegarde de profils dans la mémoire de l’ordinateur, égalisation, son spatial (nous y reviendrons), réglage de la plage dynamique, volume du microphone et retour de voix dans le casque. A noter que le volume du casque reste analogique et se positionne en sortie de carte son, sans incidence sur le volume de l’OS, et qu’il n’y a ici pas de canal réservé au chat comme sur le H9.

Le son : un certain manque d’équilibre
Le Inzone H3 nous offre une restitution sonore très proche de celle du Inzone H9. Si la sonorité globale est correcte, sans défaut grave, nous regrettons tout de même un certain déséquilibre entre les différentes plages de fréquences, et même quelques creux et bosses plutôt marqués. Ainsi, les graves sont assez en avant, les médiums plutôt contenus, quand les aigus subissent une baisse importante à 5kHz et une crête autour de 9kHz. Ce manque d’homogénéité se caractérise par quelques aberrations, quelques exagérations sur certaines fréquences, avec principalement un manque de définition dans les aigus. Sans atteindre la catastrophe, nous sommes assez loin de la proposition du Pulse 3D qui justement, brille sur les fréquences les plus hautes.

Si cette restitution particulière n’est pas extraordinaire pour l’écoute musicale, le Inzone H3 s’en sort tout de même honorablement en jeu, avec une spatialisation stéréo marquée et un son plutôt porté sur le spectaculaire, les graves ayant une bonne dynamique et des impacts précis. Mais ne comptez pas trop sur le 360 Spatial Sound Personalizer pour vous ouvrir cette spatialisation au niveau d’un système multicanaux, l’effet intégré, proposant même de créer un profil sur base de photos de nos oreilles, n’étant en rien dynamique et réellement basé sur une éventuelle sortie 5.1 ou 7.1. Pour le coup, nous sommes sur un rendu nettement inférieur à un Dolby Atmos par exemple, avec une vraie perte de précision sur les sons aigus.

Un micro tout à fait correct
Là où le Inzone H9 nous avait clairement déçu avec sa restitution un peu caverneuse, le Inzone H3 s’en sort étonnamment bien. On retrouve ici le timbre de la voix, avec une restitution propre, précise, capable d’encaisser quelques nuances entre voix douces et voix fortes. De quoi assurer en chat, grâce à une bonne intelligibilité, comme en streaming où votre voix sera bien mise en avant. Ajoutons à celà le support du logiciel, sous Windows uniquement, qui permet de gérer le gain de la voix automatiquement pour que vos auditeurs vous entendent correctement, avec un volume du retour de voix dans le casque pour s’entendre parler.
Conclusion : un casque gamer en demi-teinte, entre qualité et défauts

Après un Inzone H9 clairement décevant, le Inzone H3 se montre finalement plus cohérent. Pas de défaut mécanique, un confort tout à fait réussi si votre tête n’est pas trop petite, et une large compatibilité grâce à sa double connectique USB/Mini-jack. Mais est-ce suffisant pour faire face aux meilleurs modèles du marché ? Et bien non, malheureusement. Sa sonorité correcte ne fait pas le poids face à celle d’un Epos H3 par exemple , et sa finition tout comme les matériaux utilisés, font pâle figure à côté des casques gaming de cette gamme de prix. Enfin, Sony nous sort aujourd’hui un casque filaire au même prix que son Pulse 3D, filaire ET sans-fil. Une incohérence assez forte au regard des performances des deux casques, à l’avantage du modèle officiel de la PS5.
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Conclusion
Points forts
- La large compatibilité grâce à la double connectique
- Un casque léger et confortable pour les grandes têtes
- L’ergonomie, simple et efficace
- Le support logiciel complet sous Windows
- La restitution du micro est bonne
Points faibles
- Un peu cher pour ce niveau de prestation
- Le son spatialisé n’apporte rien, malgré la photo des oreilles
- La sonorité aux oreilles est correcte, mais pas exceptionnelle
- Câble fin et non amovible
Note de la rédaction
Compatible avec de nombreuses plateformes, le Inzone H3 de Sony est un casque qui souffle le chaud et le froid. Confortable avec les grandes têtes, il s’adapte mal aux plus petites. Profitant d’une bonne finition, il fait certains choix de matériaux d’entrée de gamme. Profitant d’une bonne sonorité au micro, il déçoit un peu par ses prestations à nos oreilles. S’il est plutôt réussi dans son ensemble, le Inzone H3 souffre donc de la comparaison avec la concurrence, et notamment face à son homonyme, le H3 d’Epos, ou même avec un autre casque de Sony, le Pulse 3D de la PS5 qui ajoute à ses fonctions une connexion sans-fil. Il y a donc une certaine déception de voir un spécialiste du son comme Sony sortir un modèle entre deux eaux, surtout au regard de son prix plutôt élevé.
