Acer s’allie avec AMD pour son dernier Acer Swift X, un ultraportable aussi puissant que portable. Mais a-t-il ce qu’il faut pour sortir du lot ?
Difficile de tirer son épingle du jeu dans le secteur des ultrabook. Si la catégorie n’accueillait pas énormément de constructeurs à son inception, faute de la difficulté de vraiment réussir ce format, les puces de ces deux dernières années ont rendu la tâche bien plus facile. Le fabricant Acer a décidé de s’allier avec AMD pour son Swift X, un choix qui lui permet d’allier puissance et autonomie… mais y a-t-il eu des sacrifices faits du même temps ? C’est ce que nous allons voir dans ce test.
Caractéristiques de l’Acer Swift X
| Taille d'écran | 14 pouces |
| Type d'écran | IPS LCD |
| Définition d'écran | 1920 x 1080 pixels |
| Taux de rafraîchissement | 60 Hz |
| Processeur | AMD Ryzen 7 5800U |
| Carte graphique | Nvidia GeForce RTX 3050 |
| Mémoire vive | 16 Go LPDDR4X |
| Stockage | 512 Go SSD PCIe 4.0 |
| Connectique | 1 port alim, 1 HDMI 2.0, 1 combo jack, 1 USB-C, 2 USB A |
| Dimensions | 32,28 x 21,22 x 1,79 cm |
| Poids | 1,5 kg |
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Design et ergonomie : léger, mais pas au bon endroit
Sur le papier, l’Acer Swift X a tout ce que l’on demande à un ultraportable de nos jours. Si son poids de 1,4 kg ne le met pas dans la catégorie des ordinateurs les plus légers, on lui pardonnera en regardant sa fiche technique. Le look est en tout cas respecté, avec un châssis totalement métallique très sobre qui joue les bi-tons ici : métallique et bleu foncé. La formule fonctionne et l’ordinateur est bien fin comme on l’attendait, mais quelques touches çà et là ternissent l’ensemble.

Les finitions, tout d’abord. Là où la plupart des constructeurs proposent un design unibody dans cette catégorie, ce n’est pas le cas d’Acer. On ressent à la préhension l’espace entre le châssis et sa plaque inférieure, loin des arrondis agréables d’autres références du milieu. Ses larges patins gris font également un peu tâche, signe que le constructeur a privilégié le fonctionnel à l’esthétique.

C’est surtout son clavier et son pavé tactile qui dérange. Les touches en elle-même ont beau être au bon format, leur feeling est définitivement plastique. Une bonne course ne pardonne pas une expérience d’écriture que l’on mettrait au même niveau qu’un Chromebook de milieu, voire d'entrée de gamme : fonctionnel, encore une fois. Et le pavé tactile, plus petit et agrippant que la moyenne, renforce cette sensation.

On peut y rajouter le lecteur d’empreinte, collé à même le châssis sur le bas plutôt qu’intégré au bouton de démarrage, comme dernière sentence. Comprenez bien : l’Acer Swift X n’est pas mal conçu. Il n’est pas laid. Mais… il n’est pas beau non plus. Dans une gamme qui veut sublimer le produit, le Swift X assume d’être un outil. Un simple outil. Là pour remplir sa tâche et disparaître.
Écran : à calibrer
L’Acer Swift X profite d’une dalle de 14 pouces en définition Full HD de 1920 x 1080 pixels, ce qui donne un ratio de 16:9, pour un taux de rafraîchissement classique à 60 Hz. L’écran a un traitement mat anti-reflet qui est appréciable, mais n’est pas tactile en compensation. Voilà un sacrifice qu’on accepte facilement lorsque l’ordinateur n’est pas transformable.

La dalle elle-même n’est pas mauvaise. On observe grâce à notre sonde qu’elle couvre 107% de l’espace sRGB et 75% de l’espace DCI P3, ce qui est acceptable. Mais là encore, d’autres concurrents se placent beaucoup mieux sur le même espace. Sa température des couleurs à 6164K, un peu éloignée de la norme vidéo à 6500K, souligne des couleurs un peu plus chaudes que la nature, même si cela se verra peu à l'oeil nu.

C’est surtout du côté de sa luminosité maximale que la dalle déçoit. À 362 cd/m², l’Acer Swift X restera lisible en plein soleil, mais il faudra tout de même plisser des yeux. Dommage alors que l’IPS LCD a le grand avantage de la luminosité, et que le traitement mat assombrit naturellement l’image. D’autant plus que son contraste, de 1927:1, est excellent.
Logiciel : service minimum
En un mot et deux chiffres : Windows 11. C’est principalement ce que vous aurez avec Acer dans le milieu du logiciel, puisque ce dernier n’offre pas grand-chose de plus du côté des services de gestion d’ordinateur.

Ah si : il y a aussi les applications publicitaires. Et préparez-vous, puisque l’ordinateur en est chargé. Si l’on évite au moins le grinçant McAfee, cela n’empêche pas de retrouver Norton Antivirus, Booking.com, Firefox, Dropbox et tant d’autres préinstallés sur la machine. A nettoyer dès sa sortie de boîte, donc.
Performances : pas de déception
C’est sur ce point que l’Acer Swift X offre ce que l’on attend le plus de lui. Il s’équipe dans notre configuration de test de l’AMD Ryzen 7 5800U, un processeur Zen 3 à 8 cœurs et 16 threads pouvant booster jusqu’à 4,4 GHz, qu’il associe à une carte graphique GeForce RTX 3050.

Sur Cinebench r23, on peut voir que ses performances se placent dans la moyenne des configurations similaires pour le CPU. Pas de problème notable donc, si ce n’est que l’ordinateur est aujourd’hui surpassé par la 12e génération d’Intel dans les mêmes tarifs. Même chose pour le GPU, où la RTX 3050 s’en sort avec un score global de 3 767 sur 3DMark. Acer n’a pas vraiment bridé son couple, et c’est tant mieux.

En jeu, on peut rapidement le voir. Shadow of the Tomb Raider tourne à 51 FPS en moyenne avec ses graphismes poussés en Haut, sans ray-tracing. Avec le ray-tracing, comptez plutôt sur 27 FPS. Même chose du côté de Cyberpunk 2077, où la moyenne est à 30 FPS en Elevé. RTX 3050 oblige, vous pourrez profiter du DLSS 2.0 de Nvidia pour augmenter vos FPS moyens en quelques clics et profiter d’une expérience de jeu confortable.

C’est peut-être là que l’Acer Swift X tire le plus son épingle du jeu : il permet, à un prix convenable, de jouer confortablement à de nombreux jeux. Les autres ultraportable du marché n’ont pas forcément cela en tête, ou sont vendus bien plus chers. Il a par contre tendance à chauffer, même si cette chauffe est relativement excusable.
Autonomie : peut mieux faire
Sur l’autonomie, ne pensez pas battre des records. L’Acer Swift X tiendra 8 heures avant de s’endormir sur des tâches bureautiques, ce qui est respectable sans être folichon. Il faut dire que sa configuration tire un peu plus que la moyenne, nous ne sommes donc pas surpris.

Ce qui est véritablement surprenant, a contrario, est son bloc d’alimentation. A 90W, il n’utilise pas le Power Delivery de l’USB C mais le connecteur en tonneau classique, dans sa version la plus petite. Réputée fragile, cette connectique ne tient déjà plus sur notre modèle de test qui a été passé de rédactions en rédactions… Sa résistance est donc loin d’être garantie.

Ce choix est d’autant plus étrange que ses ports USB C sont bien compatibles avec la norme Power Delivery, et peuvent donc servir à alimenter et recharger l’appareil. Pourquoi la présence de ce port vieillissant, pour ne pas dire ringard, auquel cas ?
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Conclusion
Points forts
- Look sobre
- Bonnes performances
- Bonne connectique
Points faibles
- Clavier et pavé tactile décevants
- Des logiciels préinstallés à gogo
- Bloc d'alimentation à l’ancienne
Note de la rédaction
L’Acer Swift X a un argument pour lui : ses performances. A son prix, il est vrai qu’on ne trouve pas forcément un ultrabook compétent, qui est capable de jouer confortablement aux jeux vidéo récents. Mais hélas, c’est son seul véritable argument. Sur tout le reste, Acer offre le service minimum qui ne lui permet pas de survivre à la comparaison avec ses concurrents.
