Le 26 juin 2016 à 01:30:31 kotaro123 a écrit :
Le 26 juin 2016 à 01:13:44 Jean-Kyubi a écrit :
Le 25 juin 2016 à 23:45:41 Jyme a écrit :
Bah ça parle de mettre un 1er mnistre de consensus et de négocier des accords quasi identique aux traités européens pour que le RU reste dans le processus.L'UE a dit non,tout le monde a dit non.
Les accords,il n'y en aura que si les anglais acceptent les propositions de l'UE.
L'UE a gagné,ils sont bloqué entre l'explosion du pays et les propositions de l'UE.
Le Royaume-Uni est à genoux et je savoure ce moment.Tu devrais lire la presse anglo-saxonne plutôt que de dire des bêtises
Les hardliners de part et d'autre ne sont pas du tout la majorité. Merkel par exemple est opposée à une sortie sans deal valide et une sortie brutale, contrairement à Hollande. Quand on connait le poids politique de l'un et de l'autre.... À l'intérieur de l'UE, le Brexit a relancé le débat entre fédéralistes et partisans d'une union plus légère, une réponse unique et ferme au Brexit n'est donc pas à attendre, puisque l'UE est divisée sur la marche à suivre.
Le SNP n'est pas aujourd'hui en position de demander un référendum sur l'indépendance. 1/3 de la base SNP a voté pour le Brexit, il ne faut pas l'oublier. Et même si c'était le cas, la victoire de l'indépendance est loin d'être acquise. Aujourd'hui les gens dont on estime qu'ils changeront leur vote ne suffisent pas à éliminer l'avance des unionistes.
Ensuite, les Espagnols et les autres pays qui ont des problèmes saillants de régionalisme / indépendantisme ne vont pas accueillir les Écossais indépendants à bras ouverts, c'est même tout le contraire puisque cela donnerait du grain à moudre à leur propres problèmes d'indépendantisme. L'adhésion à l'UE en cas d'indépendance est loin d'être certaine et automatique, d'autant plus que c'est le Royaume-Uni, et non l'UE qui est le premier partenaire commercial de l'Écosse. Il est inconcevable que l'Écosse demande l'indépendance avant que la relation UK/ UE ait été réglée par un deal acceptable, puisque ça la mettrait en porte-à-faux de ses intérêts économiques. Dans un second temps l'indépendance exigerait l'abandon de la livre à terme et l'adoption de l'euro, monnaie dont les écossais ne veulent pas car ils sont attachés à la livre. Là encore, gros point d'interrogation. Tout n'est pas si simple. La partie qui est en train de se jouer est particulièrement intéressante. Personnellement je table sur le maintien de l'intégrité du Royaume-Uni, un deal sensiblement identique aux arrangements d'aujourd'hui (principe du statut quo), et une refonte d'une plus lâche du fait de l'absence de capital politique des fédéralistes, dont Hollande.
Oui,bla bla bla.
Moi au moins je sais une chose,c'est qu'il faut un accord unanime et actuellement l'Allemagne est seule,à contre sens de tous les autres pays qui veulent une sortie immédiate de l'UE pour éviter de mettre en danger leur croissance.
L'Allemagne n'a rien pu faire toute seule quand elle refusait le Q.E,et aujourd'hui elle ne fera rien non plus.
Le 26 juin 2016 à 01:31:07 Tintin_Napoleon a écrit :
La livre qui perds 12% en 6 heures,tu t'y es fait ou pas?
Je m'en bats les couilles. Te voir rager, ça n'a pas de prix.
https://www.jeuxvideo.com/jean-kyubi/forums/message/795862006
1)Je suis pour la sortie de l'UK de l'UE car c'est pour moi quelque chose de nécessaire pour faire progresser l'UE.
2)Tu t'en es remis de vos fameux mensonges? ![]()
"ololol,il von pa partir si y'a d'largen a s'faire" ![]()
-12%,remember. ![]()
Le 26 juin 2016 à 01:31:07 Tintin_Napoleon a écrit :
La livre qui perds 12% en 6 heures,tu t'y es fait ou pas?
Je m'en bats les couilles. Te voir rager, ça n'a pas de prix.
Oui, surtout quand ce n'est pas toi qui paie ledit prix ![]()
Jean-Kiabi en roue libre.
ololol,il von pa partir si y'a d'largen a s'faire" ![]()
Je pense que tout le monde peut témoigner que je parle jamais d'argent Jean-Kiabi.
Le 26 juin 2016 à 01:34:13 Jean-Kyubi a écrit :
Oui,bla bla bla.
Moi au moins je sais une chose,c'est qu'il faut un accord unanime et actuellement l'Allemagne est seule,à contre sens de tous les autres pays qui veulent une sortie immédiate de l'UE pour éviter de mettre en danger leur croissance.
Non, les pays du centre de l'Europe et de l'Est, l'Irlande, pour des raisons évidentes et les scandinaves sont eux-aussi contre une sortie brutale et sans deal pour des raisons absolument évidentes. D'autant plus que 2017 est une année d'élection dans beaucoup de pays... Nobody is going to risk it.
Et j'ajoute: c'est aux britanniques de lancer la procédure. On ne sait pas quand puisque le leadership Tory de la campagne a déjà annoncé qu'ils ne rusheraient pas. Si en plus c'est un Tory remainer qui devient chef du parti....
Le 26 juin 2016 à 01:38:56 Tintin_Napoleon a écrit :
ololol,il von pa partir si y'a d'largen a s'faire"
Je pense que tout le monde peut témoigner que je parle jamais d'argent Jean-Kiabi.
Toi peut-être,mais t'as défendu ton pote la caravelle espagnole quand il en a parlé.
Le 26 juin 2016 à 01:30:31 kotaro123 a écrit :
Les hardliners de part et d'autre ne sont pas du tout la majorité. Merkel par exemple est opposée à une sortie sans deal valide et une sortie brutale, contrairement à Hollande.
Personne n'est partisan d'une sortie brutale, ce serait un suicide pour l'UK et une amputation pour l'UE.
À l'intérieur de l'UE, le Brexit a relancé le débat entre fédéralistes et partisans d'une union plus légère, une réponse unique et ferme au Brexit n'est donc pas à attendre, puisque l'UE est divisée sur la marche à suivre.
Ce qui n'est pas une bonne chose pour l'UK, c'est plus facile de convaincre 27 pays parlant d'une voix que 27 pays divisés.
Aujourd'hui les gens dont on estime qu'ils changeront leur vote ne suffisent pas à éliminer l'avance des unionistes.
Hier plutôt. Aucune estimation n'a été faite depuis que le Brexit est devenue une réalité.
Ensuite, les Espagnols et les autres pays qui ont des problèmes saillants de régionalisme / indépendantisme ne vont pas accueillir les Écossais indépendants à bras ouverts, c'est même tout le contraire puisque cela donnerait du grain à moudre à leur propres problèmes d'indépendantisme.
C'est l'indépendance elle-même qui est problématique pour l'Espagne. Une fois obtenue, l'Espagne n'a aucun intérêt de bloquer l'adhésion de l'Ecosse.
L'adhésion à l'UE en cas d'indépendance est loin d'être certaine et automatique, d'autant plus que c'est le Royaume-Uni, et non l'UE qui est le premier partenaire commercial de l'Écosse. Il est inconcevable que l'Écosse demande l'indépendance avant que la relation UK/ UE ait été réglée par un deal acceptable, puisque ça la mettrait en porte-à-faux de ses intérêts économiques.
Si les gens votaient selon de façon rationnelle sur le plan économique, il n'y aurait pas eu de Brexit en premier lieu.
La partie qui est en train de se jouer est particulièrement intéressante. Personnellement je table sur le maintien de l'intégrité du Royaume-Uni, un deal sensiblement identique aux arrangements d'aujourd'hui (principe du statut quo), et une refonte d'une plus lâche du fait de l'absence de capital politique des fédéralistes, dont Hollande.
Pas sûr pour le maintien de l'intégrité de l'UK, mais pour le reste je suis d'accord.
Le 26 juin 2016 à 01:44:16 Aerpheus a écrit :
Le 26 juin 2016 à 01:30:31 kotaro123 a écrit :
Personne n'est partisan d'une sortie brutale, ce serait un suicide pour l'UK et une amputation pour l'UE.
Juncker et Hollande sont très clairement pour une invocation immédiate de l'art. 50, ce qui équivaut à une sortie brutale. Plus l'art 50 est invoqué tard, plus le terrain aura été préparé.
Ce qui n'est pas une bonne chose pour l'UK, c'est plus facile de convaincre 27 pays parlant d'une voix que 27 pays divisés.
Au contraire. Il est plus facile de tirer son épingle du jeu parmi des gens divisés que parmi un bloc uni.
Aujourd'hui les gens dont on estime qu'ils changeront leur vote ne suffisent pas à éliminer l'avance des unionistes.
http://blog.whatscotlandthinks.org/2016/06/could-brexit-lead-to-indyref2/
Les marges sont minuscules, et le SNP ne peut pas se risquer dans une seconde campagne sur ces marges ridicules.
C'est l'indépendance elle-même qui est problématique pour l'Espagne. Une fois obtenue, l'Espagne n'a aucun intérêt de bloquer l'adhésion de l'Ecosse.
Si, puisque l'argumentation autour de l'indépendance de la Catalogne s'articule justement autour de l'adhésion à l'UE. En empêchant l'Écosse de rentrer l'Espagne détruit cet argument.
Si les gens votaient selon de façon rationnelle sur le plan économique, il n'y aurait pas eu de Brexit en premier lieu.
On parle de deux choses différentes. L'Écosse est dépendante du Royaume-Uni. le Royaume-Uni n'est pas dépendant de l'UE.
Pas sûr pour le maintien de l'intégrité de l'UK, mais pour le reste je suis d'accord.
Je suis prêt à prendre les paris qu'il n'y aura pas de second référendum au moins avant un deal de sortie, qui sera de toute manière favorable à l'Écosse puisque Whitehall a déjà annoncé que les devolved administrations seront mises à la table des négociations.
Le 26 juin 2016 à 01:55:08 kotaro123 a écrit :
Juncker et Hollande sont très clairement pour une invocation immédiate de l'art. 50, ce qui équivaut à une sortie brutale. Plus l'art 50 est invoqué tard, plus le terrain aura été préparé.
L'invocation de l'art 50 ne fait que courir le délai de 2 ans minimum et prolongeable à volonté et le début des négociations formelles. Et ça permet d'écarter l'UK de l’élaboration des décisions pour le futur de l'UE.
En aucun cas ça ne fait sortir immédiatement l'UK de l'UE. Ils pourraient l'invoquer dès aujourd'hui et y être encore en 2020 (ce qui est probable d'ailleurs).
Au contraire. Il est plus facile de tirer son épingle du jeu parmi des gens divisés que parmi un bloc uni.
Non, au lieu de satisfaire deux intérêts, l'accord devrait en satisfaire 28.
http://blog.whatscotlandthinks.org/2016/06/could-brexit-lead-to-indyref2/
Les marges sont minuscules, et le SNP ne peut pas se risquer dans une seconde campagne sur ces marges ridicules.
Les marges sont assez élevées au contraire (plus à quoi je pensais d'ailleurs, je pensais qu'elles étaient entre 1 et 3), surtout qu'il faut les doubler puisqu'elles transfèrent des votes d'un camp à un autre.
De plus, ça été fait avant que le Brexit soit devenu réalité.
Si, puisque l'argumentation autour de l'indépendance de la Catalogne s'articule justement autour de l'adhésion à l'UE. En empêchant l'Écosse de rentrer l'Espagne détruit cet argument.
L'argument n'a jamais été de dire que l'adhésion à l'UE serait impossible mais qu'il faudrait tout refaire depuis le début et que le nouvel Etat serait en dehors de l'UE pendant ce temps. Ca ne changera rien.
On parle de deux choses différentes. L'Écosse est dépendante du Royaume-Uni. le Royaume-Uni n'est pas dépendant de l'UE.
Ca dépend ce que t'appelle dépendance mais dans les deux cas ce ne sont pas des choix économiques rationnels.
Je suis prêt à prendre les paris qu'il n'y aura pas de second référendum au moins avant un deal de sortie, qui sera de toute manière favorable à l'Écosse puisque Whitehall a déjà annoncé que les devolved administrations seront mises à la table des négociations.
Pas forcément parce que l'indépendance n'a pas besoin d'être immédiat après le vote, comme le Brexit n'interviendra pas avant quelques années.
Le 26 juin 2016 à 02:06:26 Aerpheus a écrit :
Le 26 juin 2016 à 01:55:08 kotaro123 a écrit :
Juncker et Hollande sont très clairement pour une invocation immédiate de l'art. 50, ce qui équivaut à une sortie brutale. Plus l'art 50 est invoqué tard, plus le terrain aura été préparé.L'invocation de l'art 50 ne fait que courir le délai de 2 ans minimum et prolongeable à volonté et le début des négociations formelles.
Le délai doit être prolongé à l'unanimité, chose qui n'existe pas puisque certains pays comme la France sont pour une sortie rapide et d'autres non. Si il n'y a pas d'unanimité, ce qui est un fait, le délai ne pourra pas être prolongé et expirera, ce qui est un risque que le gouvernement britannique ne prendra pas.
Et ça permet d'écarter l'UK de l’élaboration des décisions pour le futur de l'UE.
Non, au lieu de satisfaire deux intérêts, l'accord devrait en satisfaire 28.
De toute manière ce sera le cas puisque l'accord devra satisfaire l'unanimité des membres...
Les marges sont assez élevées au contraire (plus à quoi je pensais d'ailleurs, je pensais qu'elles étaient entre 1 et 3), surtout qu'il faut les doubler puisqu'elles transfèrent des votes d'un camp à un autre.
De plus, ça été fait avant que le Brexit soit devenu réalité.
Non, le swing est déjà pris en compte dans ces estimations (seconde colonne). Le SNP a un chiffre benchmark de 60% pour l'indépendance pour lancer un 2nd référendum. On en est loin.
L'argument n'a jamais été de dire que l'adhésion à l'UE serait impossible mais qu'il faudrait tout refaire depuis le début et que le nouvel Etat serait en dehors de l'UE pendant ce temps. Ca ne changera rien.
L'argument est de dire que puisque la Catalogne pourra rejoindre l'UE il n'est pas nécessaire qu'elle reste espagnole à cet effet. Tu penses bien que l'Espagne ne laissera pas passer ça.
Ca dépend ce que t'appelle dépendance mais dans les deux cas ce ne sont pas des choix économiques rationnels.
L'UK dépense plus par tête en Écosse qu'en Angleterre. Les impôts en Écosse sont extrêmement faibles par rapport aux dépenses publiques grâce aux transferts du gouvernement central. Le pétrole jusqu'à récemment contribuait aussi, mais avec la fin du super-cycle des commodités il est très improbable qu'il retrouve le niveau des années fastes.
Pas forcément parce que l'indépendance n'a pas besoin d'être immédiat après le vote, comme le Brexit n'interviendra pas avant quelques années.
Le SNP n'a pas le capital politique pour cela et n'agira pas avant un deal. Ce serait suicidaire de lancer un référendum alors qu'on ne connait pas le contenu du deal entre l'UK et l'UE. Imagine qu'ils votent pour sortir et que l'UK obtient un deal très favorable et quasi identique aux arrangements existants, l'Écosse indépendante devra recommencer tout le process à 0 pour rejoindre l'UE. Inconcevable, d'autant plus que si l'Écosse vote pour l'indépendance avant la conclusion du deal, Whitehall l'exclura évidemment de la négociation. Très improbable d'un point de vue politique.
Le 26 juin 2016 à 02:19:29 kotaro123 a écrit :
Le délai doit être prolongé à l'unanimité, chose qui n'existe pas puisque certains pays comme la France sont pour une sortie rapide et d'autres non. Si il n'y a pas d'unanimité, ce qui est un fait, le délai ne pourra pas être prolongé et expirera, ce qui est un risque que le gouvernement britannique ne prendra pas.
Ils prendront le temps que cela prendra. Certes, le temps ne sera pas en faveur de l'UK mais jamais l'UK ne sortira sans deal.
De toute manière ce sera le cas puisque l'accord devra satisfaire l'unanimité des membres...
C'est bien à cela que je faisais référence.
Le SNP a un chiffre benchmark de 60% pour l'indépendance pour lancer un 2nd référendum. On en est loin.
Il s'est tellement avancé qu'il est difficile de faire marche arrière. Je suis persuadé qu'il se contentera que tous les sondages lui donnent la victoire, aussi serrées soit elle.
L'argument est de dire que puisque la Catalogne pourra rejoindre l'UE il n'est pas nécessaire qu'elle reste espagnole à cet effet. Tu penses bien que l'Espagne ne laissera pas passer ça.
Jamais ça été l'argument utilisé. Personne ne peut sérieusement prétendre que la Catalogne ne rentrera pas à terme dans l'UE. L’argument, c'était que la région quitterait l'UE en cas d'indépendance et devrait tout refaire comme un Etat tiers.
L'UK dépense plus par tête en Écosse qu'en Angleterre. Les impôts en Écosse sont extrêmement faibles par rapport aux dépenses publiques grâce aux transferts du gouvernement central. Le pétrole jusqu'à récemment contribuait aussi, mais avec la fin du super-cycle des commodités il est très improbable qu'il retrouve le niveau des années fastes.
Et l'UE dépense beaucoup au Pays de Galles, ça ne l'a pas empêcher de voter pour le leave.
De façon générale, plus une région anglaise avait un commerce élevée avec l'UE, plus elle votait pour le leave.
Imagine qu'ils votent pour sortir et que l'UK obtient un deal très favorable et quasi identique aux arrangements existants
Justement, les bad cops européens pousseront pour offrir le même deal que l'UE a offert à la Norvège ou la Suisse. Ce serait un échec pour l'UK de ne pas obtenir d'aménagements.
Le 26 juin 2016 à 02:40:13 Aerpheus a écrit :
Le 26 juin 2016 à 02:19:29 kotaro123 a écrit :
Le délai doit être prolongé à l'unanimité, chose qui n'existe pas puisque certains pays comme la France sont pour une sortie rapide et d'autres non. Si il n'y a pas d'unanimité, ce qui est un fait, le délai ne pourra pas être prolongé et expirera, ce qui est un risque que le gouvernement britannique ne prendra pas.Ils prendront le temps que cela prendra. Certes, le temps ne sera pas en faveur de l'UK mais jamais l'UK ne sortira sans deal.
Dans l'état actuel du débat et vu la rhétorique des hardliners, ce n'est pas un impossible. Un deal rushé sera un mauvais deal.
C'est bien à cela que je faisais référence.
Donc ça ne change strictement rien...
Il s'est tellement avancé qu'il est difficile de faire marche arrière. Je suis persuadé qu'il se contentera que tous les sondages lui donnent la victoire, aussi serrées soit elle.
La rhétorique du SNP a un autre enjeu qui est celle de générer une autre devolution bill qui lui sera favorable. Le chiffre de 60% se comprend étant donné qu'une seconde défaite enterra le SNP et une victoire à la pyrrhus fera exploser l'Écosse. (Anecdote, que fera le SNP si l'indépendance l'emporte à 51,9%, vont-ils faire sortir les 48,1 % restants contre leur gré ?
)
Jamais ça été l'argument utilisé. Personne ne peut sérieusement prétendre que la Catalogne ne rentrera pas à terme dans l'UE. L’argument, c'était que la région quitterait l'UE en cas d'indépendance et devrait tout refaire comme un Etat tiers.
http://presidencia.gencat.cat/web/.content/ambits_actuacio/consells_assessors/catn/informes_publicats/inf_6_angles.pdf
Pourtant c'est une des situations envisagées pour le gouvernement catalan. L'Espagne pourrait refuser de reconnaître la Catalogne, ce qui fermerait la procédure d'accès.
Et l'UE dépense beaucoup au Pays de Galles, ça ne l'a pas empêcher de voter pour le leave.
De façon générale, plus une région anglaise avait un commerce élevée avec l'UE, plus elle votait pour le leave.
C'est tout à fait possible, mais la taxation n'est qu'un exemple. Le commerce en est un autre (ou la monnaie, comme je l'ai noté plus haut). L'Écosse est totalement dépendante du Royaume-Uni sur une quantité astronomique de sujets.
Justement, les bad cops européens pousseront pour offrir le même deal que l'UE a offert à la Norvège ou la Suisse. Ce serait un échec pour l'UK de ne pas obtenir d'aménagements.
Oui, tout comme le contraire pourrait se produire parce que les fédéralistes auront été mis en PLS. Hors de question pour l'Écosse d'enclencher un processus d'indépendance avant de connaître le contenu du deal et ses chances de rentrer en Europe. Sans compter évidemment des dimensions plus triviales comme le capital politique du SNP et sa volonté de creuser sa possible tombe en appellant à un référendum perdant. Pas de vote sur l'indépendance avant un deal, pour l'instant ce que le SNP cherche à obtenir c'est plus de dévolution.
Le 26 juin 2016 à 01:44:16 Aerpheus a écrit :
Si les gens votaient selon de façon rationnelle sur le plan économique, il n'y aurait pas eu de Brexit en premier lieu.
Si les politiciens agissaient selon de façon rationnelle sur la plan anthropologique et historique, il n’y aurait pas eu d’Union Européenne en premier lieu.
Ca dépend ce que t'appelle dépendance mais dans les deux cas ce ne sont pas des choix économiques rationnels.
Aux dernières nouvelles, tout un chacun est libre de voter selon les critères qui lui plait.
Et l'UE dépense beaucoup au Pays de Galles, ça ne l'a pas empêcher de voter pour le leave.
De façon générale, plus une région anglaise avait un commerce élevée avec l'UE, plus elle votait pour le leave.
Les peuples préfèrent la souveraineté même au détriment de leur prospérité. Voilà un tout petit détail que les eurolâtres omettent systématiquement et qui explique entre autres choses pourquoi leur projet est une chimère.
Si les politiciens agissaient selon de façon rationnelle sur la plan anthropologique et historique, il n’y aurait pas eu d’Union Européenne en premier lieu.
Je tiens à soutenir l'assertion contraire : c'est ce qu'il y a de plus rationnel historiquement.
Les peuples préfèrent la souveraineté même au détriment de leur prospérité. Voilà un tout petit détail que les eurolâtres omettent systématiquement et qui explique entre autres choses pourquoi leur projet est une chimère.
Non. Seuls les excités dans ton genre le préfèrent. En outre ce à quoi tu penses en disant souveraineté diffère grandement de ce à quoi nous pensons. Il est clair que tu fais ce choix, l'un des nombreux problèmes vient du fait que vous ne proposez pas la souveraineté ou la prospérité mais prétendez avoir la souveraineté avec la prospérité.
Tiens soit dit en passant, j'ai été jeter un coup d'oeil au graphe GBP/USD. On est au niveau le plus bas depuis la crise de 2007, les indicateurs ne sont pas franchement bons mais il y a pire. La livre était en situation baissière depuis 2014. Je ne suis pas un expert sur les monnaies mais d'un point de vue chartiste, passé la phase de volatilité, je ne serais pas surpris de voir la livrer remonter perso.
Le 26 juin 2016 à 10:52:19 Florent6289 a écrit :
Je tiens à soutenir l'assertion contraire : c'est ce qu'il y a de plus rationnel historiquement.
Toutes les tentatives d’unification européenne ont été des échecs (empire romain, empire carolingien, saint-empire romain germanique, église apostolique et romaine, empire des Habsbourg, empire napoléonien, empire nazi, empire soviétique). À un moment donné, il serait temps de comprendre que ça ne fonctionne pas.
Non. Seuls les excités dans ton genre le préfèrent.
La psychiatrisation du débat politique trahit l’absence d’argument valable.
En outre ce à quoi tu penses en disant souveraineté diffère grandement de ce à quoi nous pensons.
En effet, les individus et les peuples entretiennent des conceptions différentes de certaines notions, d’où l’impossibilité de les unifier sous une même bannière étoilée.
Il est clair que tu fais ce choix, l'un des nombreux problèmes vient du fait que vous ne proposez pas la souveraineté ou la prospérité mais prétendez avoir la souveraineté avec la prospérité.
Réfléchis bien, et tu verras que c’est exactement ce que propose l’Union Européenne, sauf que bizarrement, nul européiste ne lui en fait le reproche.
"Les peuples préfèrent la souveraineté même au détriment de leur prospérité"
Non, ça c'est l'argument avancé par les idéologues dans ton genre, idéologues ne craignant pas les conséquences économiques négatives car protégés par leur propre situation.
Les anti-UE de base (ceux que vous appelez "le peuple" quand ça vous arrange) le sont généralement parce qu'ils pensent que l'Euro/le libre-échange les coulent et que l'immigration génère pauvreté et délinquance, sortir permettrait donc la prospérité.
"Toutes les tentatives d’unification européenne ont été des échecs (empire romain, empire carolingien, saint-empire romain germanique"
Un empire qui dure des siècles n'est pas un échec; si tu pars du principe qu'une réussite dure toujours alors il n'y a aucune réussite dans l'histoire humaine.
Toutes les tentatives d’unification européenne ont été des échecs (empire romain, empire carolingien, saint-empire romain germanique, église apostolique et romaine, empire des Habsbourg, empire napoléonien, empire nazi, empire soviétique). À un moment donné, il serait temps de comprendre que ça ne fonctionne pas.
Certains exemples cités sont des empires brillants, dans lesquels les gens vivaient plutôt bien et que l'on a longtemps regretté par la suite.
La psychiatrisation du débat politique trahit l’absence d’argument valable.
Prétendre que tout le monde pense comme toi n'est pas un argument valable.
En effet, les individus et les peuples entretiennent des conceptions différentes de certaines notions, d’où l’impossibilité de les unifier sous une même bannière étoilée.
Pourquoi ramener tout sans cesse aux peuples alors que les simples individualités montrent des différences criantes ? Éclatons la France puisque c'est impossible d'unifier les gens. On les nommera Francedesgensquipensentcommemoi et Francedesgensquipensentcommetoi. On verra après pour le partage géographique et les mouvements de population.
Réfléchis bien, et tu verras que c’est exactement ce que propose l’Union Européenne, sauf que bizarrement, nul européiste ne lui en fait le reproche.
Les européistes proposent surtout la paix et prospérité, partant du principe qu'envoyer des députés au Parlement Européen et avoir une présidence tournante est effectivement une forme de souveraineté.