Bonjour !
Je crée une fic sur le thème de Fallout 3, j'espère qu'elle vous plaira.
Je veux juste poster le prologue et le premier chapitre pour l'instant afin que vous me donniez vos avis. Car je ne veux pas écrire cette fic pour rien.
Selon vos avis, soit je terminerais la fic entière (donc dans plusieurs semaines/mois) puis je posterai un chapitre par semaine (il vous faudra donc relire le prologue et le premier chapitre car d'ici que je termine la fic du temps aura passé)
ou alors, si les avis sont négatifs, je ne continuerais pas cette fic.
Merci quand même de la lire
LA FAILLE
Prologue
Cela fait bien longtemps depuis la chute des bombes. Oh oui, très longtemps depuis la guerre nucléaire. Le temps a avancé lentement. Le monde n’a pas vraiment changé depuis la guerre. Les habitants se sont faits à la vie dans le monde dévasté. En des centaines d’années, ils ont su s’adapter aux dures conditions des Terres Désolées de la Capitale. Ils ont vécu, même survécu, puis mourut, un par un, laissant pour la plupart peu de descendance. Leur civilisation n’a pratiquement pas avancé technologiquement. Toujours les mêmes armes. Toujours les mêmes codes culturels. Mais surtout, toujours la même règle d’or : « Tuer ou être tué. »
Puis, au fil du temps, des changements ont eu lieu. Disparition de villes, apparition de nouveaux villages. Disparition des grandes factions qui s’affrontaient dans les années 2200, c’est-à-dire disparition de L’Enclave et de la Confrérie de l’Acier. Disparition des anciennes stations de radio, telle que la Galaxy News Radio.
Il y a eu des déçus, et aussi des réjouis. Comme à tout changement. Certains ont connu ces changements, qui ne sont plus aujourd’hui que des souvenirs d’un temps passé.
Mais ce que connaissent les générations actuelles, en cette année 2365, c’est cela : anarchie, danger, terreur. Anarchie car la vaillante Confrérie de l’Acier n’est plus là pour maintenir l’ordre. Danger car les raiders et les animaux mutants se multiplient dehors. Terreur car une nouvelle guerre vient d’éclater.
Et oui, encore une guerre. Comme si ça suffisait pas. Comme si le monde était pas assez dévasté.
C’était une guerre pas totalement imprévisible. Certains se doutaient qu’un jour ou l’autre, elle arriverait. Mais ces gens qui avaient un pressentiment sont pour la plupart morts.
Déjà toute récente, déjà des massacres. Les Terres Désolées commencent à résonner de coups de feu et à se couvrir du sang des combattants. Les combats violents font rage n’importe où.
Presque aucun endroit où être en sécurité.
Cette guerre oppose deux peuples, qui au début, n’étaient qu’un. Mais après les radiations, les bombes, la guerre nucléaire, les humains sont devenus les humains et les goules.
Les goules. Des humains fortement irradiés. Certaines goules sont dites civilisées, car elles sont pacifiques, elles parlent et s’habillent. D’autres goules sont dites sauvages, car elles sont agressives du fait qu’elles ont perdu tout raisonnement et attaquent à vue.
Mais les goules civilisées se sont installées dans la société des humains. Malgré leur physique différent qui peut faire peur à certains, elles ont pu trouver logements et métiers. Malgré cela, elles étaient souvent victimes d’insultes. Car les humains ont peur. Peur des goules, alors que c’est eux-mêmes qui les ont engendrées à cause de leurs bombes et de ces foutues radiations.
Et cette peur envers les goules s’est transformée en haine. Haine qui était réciproque. Les humains n’aimaient pas les goules, et les goules n’aimaient pas les humains.
Ces haines confrontées ont fini par aboutir à une guerre inévitable.
Les goules civilisées s’enfuirent des villes où elles vécurent pour rejoindre les autres goules civilisées et les goules sauvages. Toutes ont décidé de lutter contre les êtres humains. Elles sont devenues cruelles et dangereuses. Les humains ont tenté de les calmer en parlant, mais cela n’a fait qu’augmenter l’agressivité des goules.
Alors les humains ont décider, eux, de lutter contre les goules. Ils lancèrent des opérations pour attaquer des campements, libérer des prisonniers humains, neutraliser les goules, mais à chaque fois le bain de sang avait lieu.
La faille s’était définitivement ouverte entre les deux peuples.
Ils arrivèrent devant Craterfield, dont les portes de ferraille étaient ouvertes.
James aida Grant à avancer à l'intérieur de la ville. Canine les suivait en trottinant. Les habitants, curieux, regardaient l'étrange trio.
Des hommes de la ville vinrent aider James à soutenir Grant. Le groupe se dirigea vers le médecin de la ville.
Le médecin avait déjà ouvert. C'était un homme d'une cinquantaine d'années, barbu et assez moqueur. Il avait pour une fois une expression sérieuse.
-Amenez-le moi, dit-il.
Grant fut rentré à l'intérieur. Le médecin le posa sur le lit et congédia les autres pour qu'ils ne le dérangent pas.
James sortit, accompagné de son chien.
Puis il vit qu'un groupe s'était formé au centre du village. Le shérif avait mis une table et se tenait debout dessus. James admirait le shérif, cet homme costaud qui l'avait élevé.
Il se joignit au groupe. Le shérif lui jeta un coup d’œil et attendit que la plupart des habitants soient présents.
Puis il prit la parole :
-Chers habitants de cette bonne vieille ville de Craterfield. J'ai quelque chose de grave à vous annoncer.
Il y eut une agitation parmi le groupe.
Le shérif toussota puis dit :
-Je viens de recevoir un signal radio. Des humains, c'est-à-dire des alliés, ont besoin des hommes de Craterfield pour combattre. La guerre va nous concerner, nous aussi, après ces années heureuses et paisibles.
Il y eut des murmures dans les rangs. Des femmes pleuraient.
-Tous les hommes de vingt à cinquante ans habitant aux alentours de Craterfield sont priés de s'armer suffisamment et de se rendre à la Crater Tower, au nord de Craterfield, où des renforts les attendent, dit le shérif. Voilà ce que j'ai entendu à la radio. Seuls le médecin, le pasteur et moi restons ici.
Il arrêta son discours quelques secondes. James vit des femmes en pleurs s'accrocher au coup de leur mari qui regardaient bravement droit devant eux.
Tout le monde avait redouté ce moment. Car participer à la guerre contre les goules, c'était presque déjà être mort. James, lui était célibataire. Personne ne venait s'accrocher à son coup et pleurer. La seule personne qui tenait à lui était le shérif. Et Canine, ce brave chien. James regardait dans le vide. Il ne réalisait pas encore qu'il devrait combattre dans les jours qui viendraient.
-Pour les armes, dit le shérif, ce sera un fusil d'assaut, une grenade et un poignard pour tout le monde. Vous aurez vos sacs à dos remplis de nourriture, d'eau et de munitions. Tout cela est dans la maison commune. Allez voir. Vous vous équiperez et partirez demain.
Les habitants obéirent. James suivit. Ils entrèrent dans la maison commune. Les tables, d'habitude dispersées dans la pièce, étaient rangées les unes à côté des autres. Dessus, il y avait une cinquantaine de fusils d'assaut, de poignards et de grenades. Il y avait aussi des sacs à dos. Tout était prévu. Il y avait aussi, pour chacun, des armures de ferraille. James les contempla un instant.
Puis il sortit, comme les autres. Le shérif n'était plus sur la table.
James savait comment se déroulerait la nuit et le lendemain. Personne n'arriverait à dormir, puis tous se lèveraient tôt. Les enfants et les femmes pleureraient et feraient leurs adieux. Les hommes iraient s'équiper, et ensemble, s'en iraient vers la Crater Tower.
Le soir arriva vite. James, après s'être lavé et avoir mangé, alla se coucher. Il vivait dans une maison, seul, avec son chien qui dormait toujours sur le tapis de sa chambre.
Comme il l'avait prévu, il ne ferma pas l’œil de la nuit. Du moins, c'est ce qu'il pensa.
Justement, ses pensées se bousculaient dans sa tête. Il voyait déjà les goules leur faire face, et eux s'élancer vers elles.
Puis le matin arriva.
James se leva, se lava, mangea, puis sortit avec Canine.
Dehors, le ciel était ensoleillé. Il faisait bon. La plupart des habitants étaient sortis. Tous avaient la mine fatiguée et triste.
-Bonjour messieurs, dit le shérif. Allez vous équiper.
Les hommes se dirigèrent vers la maison commune et y entrèrent.
James, pensif, enfila son armure de ferraille. Elle était lourde et inconfortable. Il attacha son fusil d'assaut dans le dos, mit la grenade et le poignard à sa ceinture. Tous, à ses côtés, répétaient les mêmes gestes silencieusement.
Et, dans un désagréable bruit métallique, ils revinrent au centre du village. Le shérif allait leur faire un discours.
-Messieurs, c'est pour notre patrie que nous nous battons. Pour sauver le peu de monde qu'il reste. Pour empêcher que vos femmes et vos enfants ne soient les futurs esclaves des goules. Pour empêcher que le monde devienne encore plus cruel qu'il ne l'est aujourd'hui. Je vous souhaite bonne chance. Je ne vais pas me perdre dans de longs discours inutiles. Faites vos adieux.
Les hommes de Craterfield se dirigèrent vers leurs femmes et leurs enfants pour les serrer dans leurs bras, peut-être pour la dernière fois.
James, lui se dirigea vers chez le médecin. Il frappa. Le docteur ouvrit et annonça d'une voix grave et solennelle :
-Le vieil homme est mort pendant la nuit. Désolé.
James ne répondit rien. Il eut de la pitié pour Grant. Il ne pleura pas, car il ne connaissait pas assez le vieil homme. Mais il se sentit triste.
-Pouvez-vous me garder Canine ? Je ne sais pas si je reviendrais un jour ici.
Le docteur fit oui de la tête.
James se pencha vers son chien et lui caressa doucement la tête.
-Adieu, Canine.
Le chien émit un gémissement, tandis que le docteur le prenait avec lui sans même dire un mot à James.
Le jeune homme revint au centre du village. Tous étaient prêts à partir. James se sentait horriblement seul et triste. Le shérif lui posa la main sur l'épaule. James se retourna.
-Bonne chance, mon garçon, dit le shérif.
-Merci répondit James.
Puis il se tourna dans la même direction que les autres. Le soleil était éblouissant sur la ferraille des portes, qui s'ouvraient dans un grincement métallique.
Le soleil fit briller, le temps de quelques secondes, tout le village. James profita de cet instant et se dit qu'il le garderait toujours en mémoire.
Fin du chapitre 1.
pas mal ... perso j'aime bien
enfin je trouve que le côté goules = méchant/humains = gentil est un peut lourd ...
Et il ne faut pas oublier que,comme les goules sont incapables de procréer, sans humains il n'y a pas de goules ... donc si les goules sont pas trop conne elle comprendrons qu'en cas de victoire contre les humains le genre humains finira par disparaître de la surface de la terre .
argil_la_goule
Merci de ton commentaire, c'est vrai que bon c'est peut-être lourd que les humains soient les gentils et les goules les méchantes, mais en fait, les goules voudraient soumettre les humains et les réduire en esclavage...
J'attends impatiemment les autres commentaires !
Bon voilà ce que j'ai décidé de faire :
Si jamais il y a entre trois et cinq commentaires positifs, (argil_la_goule = 1) je continuerai ma fic.
Je laisserai donc le topic couler jusqu'à ce que je la finisse entièrement. Puis, quand j'aurais fini la fic, je posterai un chapitre par semaine si possible et avertirai ceux à qui le prologue et le premier chapitre ont plu.
Si il n'y a pas assez de commentaires positifs ou trop de commentaires négatifs, je stopperai ma fic.
J'aimerais bien aussi avoir l'avis d'auteurs de fic comme sorcikator et autres...
Mais déjà merci argil !
un plaisir ![]()
et bonne chance ! ![]()
Très intéressante histoire, avec une longueur et un nombre de fautes des plus acceptables. Le scénario est intéressant, et le fait que «goule/méchant vs humain/gentil», ça n'implique pas nécessairement que l'histoire va en rester là. Si je peux te le suggérer, j'essairais de mettre les deux camps dans le gris, à savoir, que les deux sont autant capables de bien que de mal.
La seule chose que je te demanderais de faire attention, c'est la longueur de tes phrase. Ça va dans l'ensemble, mais essais d'éviter des phrases trop courtes.
Continue, c'est prometteur. ![]()
Merci beaucoup sorcikator, ça me fait plaisir ce commentaire. Donc vu que ma fic n'est pas du tout finie, je vais essayer d'appliquer tes conseils.
Je vais donc me lancer dans l'écriture de cette fic. Quand je l'aurais finie, je vous enverrai des MP pour vous en avertir.
Je ne sais pas du tout quand ça sera, peut-être dans des semaines.
PS :ne vous embêtez pas à upper le topic, je le laisserai couler jusqu'à que je puisse poster ma fic.
Encore merci à vous deux.
Ton pseudo
Non,non ce n'est pas de l'ironie ![]()
Ben merci si c'est pas de l'ironoe Pip_Boy ![]()
Bon je vous dis à plus tard je ne reposterai peut-être pas le temps que je fasse ma fic.
désolé je pense pas à me relire ![]()
M¤rde je croyais que c'était moi qui avait fait la faute
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Pip-Boy:Since 2077 ![]()
Il revit aussi son chef, le chef de la garde de Craterfield, lui dire qu’il était engagé comme agent de sécurité. Puis il se rappela soudain le regard de Chris qui protégeait la goule, ce regard qui hantait toujours James, ce regard courageux et résigné, avec les larmes au coin de l’œil.
Puis James ouvrit brutalement les yeux.
Tout lui revint instantanément à l’esprit : le canal, la bataille, Harry, le sang…
Il se rappela qu’il était tombé le visage contre le sol. Mais, étrangement, il voyait à présent le ciel sombre et menaçant au-dessus de lui.
C’est alors que la douleur revint.
Il sentit un mal aigu lui traverser le bras gauche. Il poussa un faible cri de douleur. Il avait aussi très mal à la tête. Il sentait sa bouche saigner, et son nez aussi. Il vit un corps étalé sur ses jambes. Il poussa le corps et se releva.
Une douleur lancinante lui traversa les jambes, alors il s’assit sur le sol.
Le jeune homme toucha son front. Il était très chaud. Puis il toucha son menton. Il tâta le sang séché et l’enleva. Il cracha au sol, et dans sa salive gisaient deux dents couvertes de sang.
Il toucha prudemment son bras. Il se souvint qu’une épaisse armure métallique le recouvrait.
James l’enleva, et souleva son tee-shirt, tâtant doucement l’endroit où la balle l’avait traversé.
Un filet de sang séché descendait jusqu’à sa main. Il gratta pour enlever le liquide sec.
Puis il voulut tenter d’extirper la balle de son bras.
Il enleva sa chaussure et la mordit. Il ne voulait pas hurler si ça lui faisait mal.
Il plongea son pouce et son index droit dans son bras gauche, et une insupportable douleur le traversa.
Il mordit la chaussure plus fort, tandis qu’un filet de bave coulait de son menton, et continua à plonger ses doigts dans la blessure. C’est alors qu’il la sentit, l’origine de son mal. Cette balle figée depuis un moment dans sa chair.
Il la sortit, serrant les dents contre la chaussure, puis la jeta.
La douleur disparu presque aussitôt.
Il se calma, couvert de sueur, et remit sa chaussure. Il se coucha sur le sol le temps de se reposer quelques minutes.
Enfin, il se leva pour contempler l’étendue des dégâts.
C’était horrible. Des trentaines et des trentaines de corps jonchaient le sol. James vit avec horreur que certains étaient démembrés, mutilés, et les parties manquantes gisaient plus loin. Le sang puait et recouvrait presque chaque centimètre carré de la place.
Tous, goules ou humains, s’étaient battu sans espoir de survie, uniquement par haine. Ils savaient qu’ils allaient tous perdre la vie dans ce massacre.
James vomit. Puis il se leva, et sentit des larmes lui couler sur les joues. Il resta immobile, seul survivant au milieu de cette tuerie.
-Pitié… Tue-moi… dit une voix.
James sursauta. Une goule rampait sur le sol à l’aide de ses bras. Une de ses jambes manquait, et l’autre tenait à peine. Des impacts de balle se dessinaient sur son corps. Son visage était laid, certes, mais James vit dans les yeux une tristesse bien humaine. Il eut de la pitié pour la pauvre créature, qui souffrait trop.
Il pensa qu’une grenade avait du la démembrer. Mais elle avait survécu, malheureusement peut-être.
Il la regarda s’approcher.
-Tue-moi…répéta la goule. Je n’en peux plus…
Il vit qu’il n’avait plus d’arme. Elle avait du tomber pendant qu’il s’évanouissait.
Il vit un pistolet parterre. Après une longue hésitation, il le saisit et le pointa sur la goule.
-Merci… gémit-elle.
Il s’assura de bien viser, détourna les yeux et tira. La goule mourut sur l’instant.
-Désolé, murmura James d’une voix rauque.
Il s’assit au sol.
Il n’en revenait pas d’être supplié par une goule. Il n’en revenait pas non plus d’avoir eu pitié d’elle. Il songea qu’un autre humain aurait laissé la misérable créature souffrir jusqu’à la mort.
Il se rendit compte qu’il n’avait pas remis son armure de ferraille. Il la revêtit lentement. Il décida de prendre une arme, car les siennes lui avaient été enlevées. Il chercha parmi les corps une arme qui lui conviendrait. Il trouva un fusil calibre 12 de combat avec une lanière pour l’accrocher. Il vérifia le chargeur de l’arme et l’attacha dans son dos. Puis il trouva un long poignard plein de sang, qu’il mit à sa ceinture sans prendre la peine de le nettoyer.
Il entendit soudain des aboiements. Ils lui semblèrent familiers. Il se retourna en murmurant :
-Canine… ?
Il voyait un chien courir vers lui. Mais dans cette nuit sombre, il ne distinguait pas sa fourrure. Il lui semblait pourtant qu’il s’agissait de Canine. Puis le chien se rapprocha en grognant et il vit qu’il y avait là un chien décharné et maigre, les crocs acérés et découverts. Il ne s’agissait pas de Canine. Il avait pourtant espéré.
Il sortit son poignard. Il était faible et ne savait pas si il résisterait aux crocs du chien sauvage.
Ce dernier bondit, la gueule ouverte vers le visage du jeune homme, les griffes mises en évidence, mais James fut plus rapide que lui.
Il lui trancha la gorge d’un coup sec de poignard. Le sang s’échappa de l’animal qui couina, et son corps s’étala au sol.
James, qui avait très faim, et dont le sac à dos devait être enseveli sous le sang et les corps, fut obligé de manger un peu de chair du chien sauvage. Il le dépeça avec dégoût, et à la deuxième bouchée de cette viande radioactive, il s’arrêta de manger, et s’obligea à avaler en faisant une horrible grimace.
Il avait soif mais il ne vit pas d’eau. Alors il but quelques gouttes de sang, et le goût lui parut affreux.
Il décida de se reposer dans un coin, gardant un œil sur le champ de bataille rempli de cadavres, au cas où des chiens viendraient se repaître parmi les corps.
Il dormit mal, et le lendemain, James se réveilla couvert de crasse et les yeux fatigués.
Le jeune homme se mit la tête entre les mains et réfléchit où aller. Continuer son chemin tout droit ? Retourner à Craterfield en annonçant que tous étaient morts ?
Il ne savait pas du tout quoi faire.
Ces interrogations causèrent à James un mal de tête et une grande faim, et il sut que si il errait encore, il finirait par mourir.
Il décida alors de retourner vers Craterfield.
Le jeune homme était plein d’appréhensions quant à ce choix, car d’une part il devrait annoncer la mort de tout le monde aux familles, et d’autre part il aurait le sentiment de ne pas avoir aidé les hommes de la ville dans ce combat. Mais, en revanche, il pourrait se soigner, et revoir Canine, ainsi que les visages familiers du shérif et des autres.
James était obligé de suivre ce choix. Il ne voulait pas mourir.
Il se mit en marche dans la matinée, sous un beau soleil.
Il enjamba difficilement les corps dont l’odeur devenait insupportable.
Puis, arrivant sur la rive, il retraversa le tuyau qu’il avait emprunté la veille avec des trentaines d’hommes à ses côtés.
Il remonta sur la rive avec la seule force de ses bras. Puis il dépassa la Crater Tower, silencieuse et sombre comme jamais, et se mit en route vers Craterfield.
Il marcha sous un soleil chaud et épuisant. Se sentir faible ne lui plaisait pas du tout, alors il s’énervait parfois. Pourquoi cela arrivait-il toujours à lui ? Pourquoi il devait voir ses proches mourir un par un ? Son destin était-il ainsi ?
Il fit plusieurs pauses. Il s’essoufflait vite à cause de ses récentes blessures qui lui faisaient de temps à autre encore mal.
Malgré tout, il sentit qu’il se rapprochait de la ville. Il ne la voyait pas. Peut-être s’en était-il détourné ?
Il était couvert de sueur. Puis il entendit des voix. Des voix désagréables, rauques. James pensa qu’il s’agissait d’une hallucination due à la chaleur et à la fatigue, mais il sortit quand même son fusil de combat.
Les voix semblaient se rapprocher de lui. Le jeune homme tourna la tête dans toutes les directions. Puis soudain, il vit des goules. Elles étaient au nombre de quatre.
Il n’eut pas envie de leur tirer dessus. Il resta là, immobile, les regardant s’approcher de lui. Les événements de la veille et la fatigue lui faisaient perdre la raison.
Les goules vociférèrent des ordres –ou des insultes- que James n’entendit pas distinctement. Une goule s’approcha alors de lui, tenant une batte de base-ball, et lui assena un violent coup sur la tempe.
James s’évanouit à nouveau sans se rendre compte de ce qu’il se passait.
Des heures plus tard, le jeune homme entrouvrit les yeux.
Aussitôt, il se redressa sur ses coudes et regarda dans tous les sens.
Il était maintenant parfaitement lucide, même si il avait un peu mal à la tête.
Il ne vit rien, car il était dans un endroit sombre. Il avait chaud, et il transpirait, c’était tout ce qu’il savait.
Il se recoucha et ferma les yeux. Puis il les ouvrit et il les laissa prendre quelques minutes pour s’habituer à l’obscurité.
Il regarda alors attentivement autour de lui afin d’analyser où il était.
James vit des planches de tôle qui formaient grossièrement un carré autour de lui. Au-dessus, un toit en tôle et en bois.
Il vit, dans la « pièce » où il était enfermé, quelques meubles inutiles, recouverts d’objets brisés.
Le sol était pierreux comme celui des Terres Désolées. Il constata alors que d’épaisses chaînes lui serraient les poignets, et étaient reliées à un anneau planté dans un cadre de bois sur un des murs.
Il y avait, à quelques centimètres de lui, une assiette remplie de viande sèche, et une bouteille de Nuka Cola.
Les goules l’avaient donc emprisonné. Mais il ne leur avait pas voulu de mal…
Il soupira, but un peu de Nuka Cola –ce fut difficile avec ses chaînes- puis se coucha en arrière, les yeux vers le plafond.
Il n’avait pas l’intention de moisir ici. Il attendrait d’abord que les goules lui rendent visite. Car si elles avaient mis de la nourriture, c’est qu’elles voulaient le garder vivant et obtenir quelque chose de lui. Puis, il échafauderait un plan selon les circonstances.
Il patienta une heure, couché inconfortablement sur le sol. Puis la porte s’ouvrit dans un bruit désagréable, faisant entrer un rayon de soleil qui éblouit James.
Une goule, que le jeune homme ne reconnut pas, entra dans la cabane. Elle croisa les bras et le fixa d’un air sérieux. Ce devait être une goule civilisée, car elle portait une légère armure de ferraille et un fusil de chasse dans le dos.
James attendit qu’elle parle la première. Il ne la regardait même pas.
-Salut, peau-lisse, commença la goule de sa voix éraillée. Ca va comme tu veux ?
James ne répondit pas, sachant qu’elle le provoquait.
-J’espère que tu seras plus bavard que ça, murmura la goule en se penchant vers lui. Nous avons un marché à te proposer.
James leva les yeux pour fixer la goule. Celle-ci ne lui inspirait rien de bien. Il la sentait plus cruelle que les autres. Il savait qu’il existait des goules qui suivaient l’avis de leur peuple alors qu’elles ne voulaient pas tuer les humains, et d’autres goules qui prenaient du plaisir à voir souffrir les humains. Celle-ci faisait partie du dernier groupe, pensa James. Et il était décidé à ne pas se laisser faire.
Voilà donc je compte sur vous pour commenter !
Tu as bien fait de faire se questionner le personnage sur la mentalité des goules, car dans les vrais guerres, il n'y a que le drapeau qui distingue les soldats de deux camps ennemis. Aussi, la narration est toujours fluide et agréable à lire.
Cependant, j'ai un détail qui m'a un peu dérangé. James retire une balle de son bras, la douleur est bien décrit, mais une telle blessure devrait normalement être immédiatement pansée, sous peine de voir la victime se vider de son sang en quelques minutes. Mais James s'est simplement reposé. Remarque que c'est pas grave, mais cela pourrait ajouter au réalisme si tu prenais en compte les infections et autres principales causes de mortalité chez les soldats.
Bref: continue. ![]()
Merci sorcikator pour ton commentaire
, c'est vrai que j'aurais dû y penser pour sa blessure (
) .
J'espère qu'il y aura d'autres commentaires ![]()
axxe84
Oh putain j'ai failli y croire en voyant ça ![]()
Merci de me dire que c'est une bonne fic sinon ![]()
PS : ça fait plaisir qu'il y ait une personne de plus qui lise ma fic.