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Fic- La Faille

dratack
dratack
Niveau 6
27 mai 2012 à 17:36:12

pas mal t'aurai pu faire mieux :gni:

dratack
dratack
Niveau 6
27 mai 2012 à 17:42:14

t'aurai pu faire mieux revaultver :gni:
tu me connais :gni:

dratack
dratack
Niveau 6
27 mai 2012 à 17:43:51

jai lu ta fic

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
27 mai 2012 à 17:47:13

Dratack, si c'est pour dire ça... :hap:
Laissez faire, c'est un gars à qui j'avais noté le pseudo etc il a dû penser que je postais sur le forum Fallout 3 avec ma CDV...
Stp tu peux aller ailleurs ? Merci.

jeep_ollllo
jeep_ollllo
Niveau 10
28 mai 2012 à 00:18:46

suite :-d

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
28 mai 2012 à 10:19:43

Salut jeep_ollllo, la suite arrivera samedi prochain.
Et merci à toi de lire ma fic :-)))

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
02 juin 2012 à 10:55:29

La suite est arrivée ! Merci d'avance à tous! Bonne lecture.

Chapitre 4

Dès l'instant où Bane prononçait ces mots, James sentit l'angoisse se propager dans chaque partie de son corps. Peut-être cela était-il dû à la gravité de la voix de Bane quand il avait dit cette phrase ? James pensait que même si la goule l'avait dit d'une façon normale, sa réaction aurait été la même. A chaque fois qu'il se sentait en danger, la même impression désagréable s'emparait de lui.
Il tenta de ne rien laisser paraître, afin de ne pas passer pour un gosse peureux, et interrogea Bane :

-Comment ça, en danger ?

La goule ne répondit pas tout de suite. Ses yeux entourés de peau à demi-arrachée fixaient James. Le jeune homme sentit un frisson lui parcourir le dos.
Bane dit alors :

-Ce matin, j'ai allumé la radio. J'ai entendu des messages envoyés par les goules qui t'ont capturé. Apparemment, le chef du campement a dû comprendre que la mission avait mal tourné. Il a dit qu'il donnait une bonne récompense à celui qui te choperait et qui t'amènerait à lui.

-Mais... pourquoi il fait ça ? Demanda James d'une voix tremblotante. Je n'étais qu'un humain parmi les centaines qui peuplaient ce campement, pourquoi cet enfoiré veut m'attraper ?

La goule expliqua d'une voix calme au jeune homme :

-Jamais personne ne s'est évadé de leur campement. Pratiquement personne ne sait ce qu'y s'y fait, et ça profite bien aux mercenaires. Ils veulent rester dans l'ombre, tu vois. Se faire découvrir, ça serait dangereux pour eux. Parce que si quelqu'un en avait déjà parlé, je pense que des humains auraient depuis longtemps massacré les mercenaires et libéré les esclaves. Moi, j'en ai juste entendu parler une fois, de ce putain de campement. C'est pour ça que je sais ça.

James, lentement, réalisait ce que représentait cette annonce passée à la radio parmi tant d'autres. On allait se lancer à sa poursuite. Les gens ayant entendu parler du campement se lanceraient à sa recherche. Il se ferait attraper, et si on le ramenait chez ces goules cruelles, il ne donnait pas cher de sa peau.

Bane semblait avoir de la pitié pour le jeune homme. Peut-être que la goule avait elle aussi vécu la fuite, la sensation d'être poursuivi, le sentiment d'être toujours en danger. Peut-être comprenait-il James dans cet instant difficile.

Ce dernier, sortant de sa torpeur, demanda d'une voix étrangement calme et grave :

-Alors, que va t-il se passer ?

-J'aimerais que l'on s'enfuit tous les deux. Je ne pense pas que tu t'en sortirais. Tu ne connais pas encore la cruauté des Terres Désolées.

James ne répondit pas, mais au fond de lui, tout son être remerciait la goule. Il se sentait moins en danger avec à ses côtés une puissance pareille.

-C'est une longue fuite qui commence, déclara solennellement Bane. Tu sais, les misérables habitants des Terres Désolées sont toujours à la recherche de capsules. Et ils se gêneraient pas pour te choper si ça leur permettait de pouvoir survivre un peu mieux. Il va donc falloir être stratégique, vigilant et discrets dans les semaines à venir. Depuis que cette... faille s'est creusée entre nos deux peuples, les gens deviennent de plus en plus méfiants et dangereux. On ne pourra faire confiance qu'à très peu de personnes. J'ai une première idée de notre destination.

James regardait la goule parler. Un autre humain que lui aurait éprouvé du dégoût et de la révulsion à cet instant. Mais lui, non, car il considérait maintenant Bane comme un ami. Le jeune homme attendit que ce dernier reprenne la parole, ce qu'il fit :

-Notre destination, c'est donc chez un type que je connaissais. Avant que je sois contaminé par les radiations, expliqua Bane, avant que mon processus de « goulification » ne m'amène à ce que je suis maintenant, j'avais quelques connaissances humaines. La plupart sont morts au début de la guerre. Je ne les en croyais pas capables, et pourtant ils se sont engagés contre les goules. Ils se sont fait tués. Mais il en reste un, un qui a refusé de combattre les goules, par respect pour moi. La société humaine l'a quelque peu... rejeté, comme la société goulienne m'a rejeté. Nous sommes donc semblables, et nous sommes restés amis. Jusqu'au jour où j'ai été déchu de l'armée goulienne, et que j'ai dû vivre dans ce village isolé. Je n'ai plus de nouvelles de lui depuis. Mais je me souviens parfaitement de l'endroit où il vit. Nous allons nous y rendre, et on verra bien là-bas.

Bane pensait que James allait lui demander le nom de son ami, etc, mais le jeune homme n'en fit rien et resta silencieux, acceptant la proposition de la goule sans lui dire.

James avait pris le 44 magnum. Il l'accrocha à sa ceinture.

Bane partit vers son bâtiment en ruines. James jeta un coup d’œil pour voir ce qu'il faisait.. La goule avait ouvert un sac à dos au vert délavé, et y fourrait des boîtes de nourriture et des munitions.

Bane revint vers James en disant :

-Voici les provisions. Je pense que si on fait pas les morfales, on tiendra jusqu'à notre destination. Il faut maintenant nous armer correctement.

La goule disparut à nouveau dans la construction et revint, tenant deux armes.

-Voici un fusil de combat de calibre 12, affirma Bane en montrant une arme avec un chargeur circulaire. Tu vas la prendre comme arme principale. Tu ne te serviras du magnum que quand... quand tu devras t'en servir.

La goule tendit à James l'arme. Ce dernier la prit en remerciant Bane, et la soupesa. Elle était assez lourde, et il sembla au jeune homme que l'on en sentait presque la puissance rien qu'en y posant les doigts.

Bane s'arma, quant à lui, d'un fusil d'assaut en plus du sniper. James se dit alors que la maison de la goule était à la fois un arsenal et un restaurant à elle toute seule.

Bane demanda à James de bien vouloir endosser le sac-à-dos, ce que le jeune homme fit.

-Merde, j'ai oublié mon armure, grommela alors James.

Le jeune homme vit la goule secouer la tête d'un air consterné.

James rentra rapidement dans la cabane, enleva le sac-à-dos, posa ses armes, et vêtit son armure. Puis il remit les provisions sur son dos, rattacha sa ceinture d'où pendait le magnum, et reprit le fusil de combat.

-Prêt ? demanda sérieusement la goule.

James approuva d'un signe de tête. Il était encore moins bavard quand il était en danger. Il n'était pas de ces personnes qui déversent un flot de paroles inutiles sous l'effet de l'angoisse. Non, lui était silencieux quand la peur le prenait.

Ils se mirent en marche. La ferraille des armes et des armures grinçait à chaque pas. De la poussière voletait autour d'eux.

James espérait qu'ils arriveraient sans incident chez l'ami de Bane, et que cet ami serait encore vivant, et qu'il les accueillerait bien. Mais ça n'était qu'un rêve désespéré. Non, James sentait qu'une fois de plus, ils allaient devoir confronter la dure loi des Terres Désolées.

Ils sortirent du village abandonné. Bane ne jeta pas un coup d’œil pour dire au revoir à sa maison qui l'avait fidèlement abrité. Non, il garda les yeux fixés droit devant lui, et ne s'arrêta pas.

L'humain et la goule marchèrent longtemps. Ils ne disaient aucun mot, leurs pensées et le bruit de leurs pas étaient leurs seules compagnies. Le soleil commençait à faire couler une sueur sale sur leurs visages. De temps à autres, Bane toussait.

Le paysage, morne, triste et silencieux, ne leur offrait aucune distraction. L'éternel bruit de la brise secouant les buissons secs et sifflant sur les rochers les accompagnait.

Ils passèrent alors sous un pont effondré. Ils se jetèrent un regard, et marchèrent plus silencieusement. Ils serrèrent plus fermement leurs armes, et augmentèrent leur vigilance.

C'est alors qu'un bruit de balles tirées et des vociférations retentirent.
James et Bane coururent et s'accroupirent contre un des piliers du pont.

Les assourdissantes détonations, les râles et les cris de guerre se succédèrent pendant un quart d'heure. Puis un silence de mort accompagna le bruit du combat.

Le jeune homme et la goule avancèrent alors discrètement en direction de l'endroit où une partie du pont touchait la roche. Ils tenaient leurs armes pointées devant eux. Les mains de James tremblaient un petit peu. Bane, lui, ne montrait aucun signe d'inquiétude.

Les deux amis arrivèrent alors là où le pont touchait la terre. Ils s'avancèrent prudemment sur la fragile construction et avancèrent.

Ils virent soudain, non sans effroi, la source des bruits.

Une quarantaine de corps jonchaient le sol. James et Bane restèrent immobiles, contemplant le désastre.

Des corps d'humains, mêlés à des corps de goules. Des membres arrachés, des ventres perforés, des têtes coupées. Des organes rejetés. Tout cela était le résultat d'une bataille sans merci qui venait de se dérouler tandis que Bane et James étaient cachés.

Une odeur épouvantable couvrait le tout.

Bane, sans montrer de signe de dégoût, dit alors calmement :

-Faut récupérer des munitions.

James accepta, même si il répugnait à fouiller parmi cette boucherie. Il souleva des corps, en déplaça, plongea ses mains dans le sang pour récupérer des armes, dont il prit les chargeurs pour les mettre dans le sac-à-dos.

Ils repartirent alors, les mains rouges et puantes.

James se sentit alors lâche. Lâche de ne pas participer à cette guerre effroyable qui se déroulait entre les deux peuples. Il était en dehors de tout ça, tandis que des gens se combattaient et mourraient, tandis que lui fuyait.

Il fit part de ce sentiment gênant à Bane, qui répondit :

-Tu sais, y a pas de lâches, y a pas de courageux dans cette guerre. Y a les gars qui savent qu'ils vont crever d'avance, et d'autres qui essaient de sauver leur peau dans ce monde. On fait partie des derniers.

Le jeune homme dût se contenter de cette courte explication et tenta de faire le vide dans ses pensées.

Leur marche semblait interminable, à cause du paysage gris et du temps qui semblait être figé.

James se demandait combien de kilomètres ils avaient parcouru. Il ne saurait le dire, il avait perdu la notion de l'espace et du temps. Il ne savait pas depuis combien de minutes ou d'heures il marchait, et il s'en foutait. Ce qu'il voulait, c'était arriver chez l'ami de Bane sain et sauf.

Ils s'arrêtèrent alors contre une butte rocheuse afin de manger. Ils goûtèrent aux divers aliments périmés contenus dans le sac.

Bane murmura :

-Dégueulasse.

Mais ils durent s'en contenter, et la faim l'emporta sur le goût.

Après cette courte pause, ils reprirent leur marche monotone, en compagnie de la même chaleur étouffante qu'ils devaient supporter depuis le début.

Au fur et à mesure qu'ils avançaient, leurs armes pesaient de plus en plus lourd, enfin, c'était leur impression. Ils baissèrent leur vigilance, car la fatigue commençait à l'emporter.

Une meute de chien féroces arriva soudain à leur rencontre, comme pour les épuiser encore plus.

Bane reprit le contrôle de son corps, et attrapa son fusil d'assaut par le canon.

Un des cinq chiens s'approcha en grognant.

La goule le frappa violemment à coups de crosse.

Argil_La_Goule
Argil_La_Goule
Niveau 10
02 juin 2012 à 16:23:07

first ! :o))

je lis puis je commente :ok:

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
02 juin 2012 à 18:44:41

Ok argil, il j'attends ton commentaire... Merci d'avance.

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
02 juin 2012 à 18:45:14

J'ai mis un il en trop :hum:

sorcikator
sorcikator
Niveau 10
02 juin 2012 à 18:58:34

J'ai lu. J'ai aimé. Il est rare dans le jeu que se battre contre sept protectrons soit aussi épique, mais j'ai fais la même chose dans une de mes fics avec un yao gai solitaire. :noel:

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
02 juin 2012 à 19:37:57

sorcikator :d) Merci beaucoup de ton commentaire, je sais pour les Protectron, moi je m'étais fait tous ceux de l'usine RobCo et c'était autant épique que les sept de ma fic. :noel:

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
03 juin 2012 à 17:35:25

Ce chapitre bidera t-il autant ? :noel:

Argil_La_Goule
Argil_La_Goule
Niveau 10
03 juin 2012 à 17:56:31

désolé , le chapitre était tellement long qu'il m'a fallu deux jours pour le lire ... :o))

En réalité ,j'ai eu des problèmes avec JVC ... :sarcastic:

Bon, alors, j'ai tout lus ...

Et j'ai rien à dire :noel:

Toujours aussi tripant :ok:

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
03 juin 2012 à 17:57:10

Merci beaucoup Argil ! :noel:

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
09 juin 2012 à 10:47:00

Bonne lecture à tous !

Chapitre 5

En entrant à l’intérieur du territoire grillagé, James s’arrêta quelques instants pour observer ce qui l’entourait.
Il y avait, imprécis dans l’obscurité, plusieurs bâtiments. Avec leur forme et leur allure, James conclut qu’ils devaient être de tôles et de bois.
Il supposa que ces bâtiments-là devaient être des maisons, et il en dénombra quatre.
Il en vit une, plus imposante que les autres, dont l’intérieur était éclairé par une lumière faible filtrant par une fenêtre.
Tournant la tête dans les autres directions, il entendit des meuglements de brahmine. Guidant ses yeux vers l’origine du bruit, il aperçut des barrières défoncées et vit la forme particulière des vaches bicéphales à l’intérieur.
Il y avait dont aussi une sorte de ferme dans la propriété.
Le sol où il posait les pieds était celui des Terres Désolées, gris et rocheux. Enfin, il ne pouvait pas savoir qu’il était gris, dans l’ombre nocturne, mais il s’en doutait.
Il vit enfin une dernière construction ; il s’agissait là d’une simple cabane de bois, tout simple, qui avait l’air basse et étroite.
S’interrogeant silencieusement sur l’utilité de cette cabane, il suivit Bane qui avançait lentement en direction de la maison éclairée.

Après avoir parcouru la courte distance jusqu’à la maison, James sentit que ses jambes souffraient. La longue marche jusqu’ici les avait épuisés, leur avait rongé toutes leurs forces. Mais la conviction qu’un hôte accueillant résidait ici les maintenait debout, le temps de quelques petits mètres.

Le jeune homme sentait le fusil de combat glisser lentement entre ses doigts. La fatigue faisait qu’il n’avait plus la force de porter quoi que ce soit. Néanmoins, il se força à soulever encore son arme, même si il n’en pouvait plus.

Ils arrivèrent enfin à la maison, comme si les quelques dix mètres qu’ils avaient parcourus avaient été les plus épuisants.

Bane patienta, comme s’il s’attendait à subir un choc. Il s’immobilisa devant la porte.
Quelques secondes silencieuses passèrent, puis la goule frappa enfin à la porte en toussant.

James, se tenant derrière Bane, attendit avec impatience que l’on vienne ouvrir.

La poignée tourna, puis la porte s’ouvrit en grinçant.

Apparurent alors à la porte un homme et une femme.

La femme était âgée, souriante, et semblait très gentille. Elle était assez petite. C’était certainement elle qui avait ouvert la porte, car elle tenait encore la poignée dans sa main.

James remarqua à nouveau que la vieille femme n’eut aucun mouvement de recul en voyant Bane. Comme le garde. A croire que personne ne participait à la guerre, ici.

L’homme qui se tenait derrière elle était grand, imposant, costaud. Ses yeux semblaient intelligents, vifs. Ils étaient bleu clair. Ses cheveux étaient gris, et sa peau, ridée. James vit alors qu’il manquait tout le bras gauche à l’homme. Malgré tout, ce dernier semblait déterminé, fort, même avec ce handicap et son âge.

La vieille femme se retira en arrière. Le vieil homme fixait Bane en souriant, comme si c’était un véritable miracle.
Bane, lui, semblait choqué en regardant le vieux.

-Bane… souffla le vieux. Alors comme ça t’es vivant…

-Bill… murmura la goule. Putain, pourquoi il te manque un bras ?

Bill regarda son épaule gauche, et dit :

-Oh, tu sais, ça c’est rien… J’t’expliquerai… Mais merde, je savais pas que t’étais en vie… Ouah, ça fait un sacré choc, de t’revoir après tant d’années…

-Ouais, pareil, répondit Bane.

Bill contempla encore quelques minutes la goule, puis se tourna vers James.

-Bonjour, jeune homme, fit-il en faisant un signe de tête.

James lui répondit en faisant à son tour un signe de tête.

-Eh bien, entrez ! S'exclama Bill en laissant passer Bane et James à l'intérieur de la maison.

Le jeune homme observa à nouveau l'endroit, comme pour en retenir les lieux stratégiques, le placement des objets, ou encore l'organisation de la pièce.

La construction était assez spacieuse. James était là, en compagnie de Bane, Bill et la vieille dame, dans un salon, au plancher de bois. Salon qui était spacieux lui aussi, composé de deux vieux canapés poussiéreux, d'une table entourée chaises de métal, d'un terminal personnel sur un bureau, d'un néon éclairant faiblement la pièce, d'un tapis de velours, de têtes de yao guai accrochées au mur, et d'une radio posée sur une petite table marron.

Le tout donnait un ensemble assez rassurant, mis à part les têtes de yao guai qui étaient assez sinistres.

Au fond de la pièce, il y avait des escaliers, montant vers un endroit sombre dont on ne pouvait pas connaître l'identité.

Bill s'assit sur une des chaises de métal. La vieille dame l'imita, tandis que Bane et James restèrent timidement et respectueusement debout.

-Mais asseyez-vous ! S'écria Bill en souriant.

La goule et le jeune homme acceptèrent avec beaucoup de plaisir, et posèrent leur fesses sur le métal.

-J'crois qu'on va faire des présentations ! S'exclama Bill en riant. Donc voici Madame Sanford, dit-il en désignant la vieille dame.

Cette dernière rougit un peu et leur adressa un bref signe de tête.

-La dernière fois qu't'était v'nu, déclara Bill à Bane, elle était pas là. Ni les autres habitants qui vivent dans ma propriété. Ils étaient plusieurs vagabonds, j'ai accepté de les protéger ici. Et Madame Sanford a accepté de faire femme de ménage chez moi. J'suis trop vieux pour ça. Donc Madame Sanford, voici Bane.

La goule fit un signe de tête à la femme de ménage.

Bill se tourna alors vers James et le regarda. Le jeune homme sentit les yeux bleus sonder son âme, le fixer intensément, comme si le vieux cherchait à lui octroyer quelques secrets.

-Comment te nommes-tu ? Demanda alors Bill.

James toussota et répondit d'une voix timide et grave :

-James.

-Bien ! S'exclama le vieil homme en tournant son regard vers Bane, cette fois-ci. Alors, cher Bane, comment ça s'fait qu't'es arrivé ici ?

La goule toussota à son tour, et expliqua :

-La dernière fois que je t'ai vu, j'étais encore dans une armée goulienne. Mais un incident a eu lieu, et j'en ai été déchu. J'ai donc erré en solitaire, et me suis installé dans un village abandonné. Puis un jour, j'ai vu ce garçon, James, poursuivi par des goules, des goules qui se sont lancées dans le mercenariat, et qui sont dangereuses, qui exploitent les humains dans un campement. J'ai sauvé James. Il s'est montré très tolérant envers moi, même si j'étais une goule, et lui un humain. Je l'ai pris sous ma protection. Finalement, j'ai entendu que les mercenaires voulaient le retrouver. J'ai donc décidé de fuir avec lui, d'entamer une longue fuite pour semer tous ceux qui seraient à nos trousses. J'ai alors pensé qu'on pouvait venir ici. Je savais pas si t'étais encore en vie, et je suis heureux de constater que tu l'es.

Bill hocha pensivement la tête, tout en disant :

-J'avais déjà entendu parler de ce foutu camp de mercenaires. De vrais salauds...

Bane dit alors d'un ton sérieux :

-C'est à toi maintenant, de donner des explications. Pour ton bras qui manque.

Bill fixa la goule en se grattant le menton, et répondit :

-OK, j'vais t'expliquer ça.

Le vieil homme se remit correctement sur sa chaise, toussa, et prit la parole :

-Il y a des mois de cela, ma propriété a été attaquée. Les habitants étaient déjà là, dans ces maisons. C'était un jour comme les autres, à première vue. Je sortais de ma baraque pour faire un tour dehors. C'était l'après midi. J'avais un ancien garde, appelé Curtis. Tout affolé, ils m'annonçait qu'ils voyaient les formes de super mutants se diriger vers nous. Affolé à mon tour, je lui demandais à combien de mètres ils étaient. Il évalua qu'ils étaient à une centaine de mètres. Ca ne nous laissait pas le temps de partir, aux habitants et moi. Ah oui, j'ai oublié de préciser qu'il y a quatre maisons pour sept habitants : une avec une femme, un homme, un gosse ; une autre avec une femme et son mari ; une troisième qui héberge Madame Sanford ; et la quatrième qui hébergeait un vieux.
Où en étais-je... Ah oui, les super mutants. Donc, vu qu'ils étaient à une centaine de mètres, je n'avais pas le temps de faire évacuer tout le monde. Je les avertissais, et nous prenions des armes pour nous défendre. J'avais pris un fusil de chasse. Le gosse, les deux femmes et Madame Sanford étaient restées planquées dans une cave ; les deux hommes, le vieux et moi on s'était foutus devant le portail grillagé.
Les deux hommes avaient des fusils d'assaut ; le vieux, un 10 mm, et moi mon fusil de chasse. Curtis un fusil de combat.
On les a attendus, ces salauds. Ils sont arrivés. Ils étaient quatre, si j'me souviens bien. On a commencé à leur tirer dessus. Eux, ils avaient des trucs qui mitraillaient, j'ai pas pris la peine de savoir ce que c'était. Ils ont riposté. Le vieux s'est pris une balle dans la tronche, et il est décédé, malheureusement. Curtis s'est fait démonter, lui aussi. Moi, furieux, j'ai couru droit sur eux. Ils m'ont mitraillé le bras gauche. J'ai lâché mon arme, et j'suis tombé à genoux.
Heureusement que les deux autres étaient encore debout. Ils ont buté les monstres, puis ils m'ont porté chez moi. Ils ont dit qu'il fallait m'amputer, ça pissait trop le sang, ça tenait plus beaucoup. M'ont pas endormi. Insupportable. Je me souviens de la scie allant et venant, tandis que je voyais ma chair se disloquer sous ses crocs. Je mordais une barre pour pas hurler. J'ai cru que j'allais crever de douleur. Puis ils m'ont foutu plein de bandages, m'ont bourré de stimpacks, tous les jours, ils me soignaient. J'étais à moitié mort, à cause de l'amputation. Finalement, le saignement s'est arrêté, et j'ai survécu, grâce à la chance, à ces deux braves types, et à Dieu peut-être.

Bill s'arrêta, reprenant son souffle, une expression douloureuse sur le visage.

-J'ai toujours peur que d'autres reviennent, reprit-il. Je savais que ces quatre qui avaient failli me buter n'étais pas solitaires. Et j'ai installé un nouveau garde, un des deux hommes qui m'a sauvé, Chase. En faisant une petite expédition, on a vu qu'ils avaient établi un campement, les super mutants. Au nord d'ici. A cinq kilomètres. Ils ne se sont jamais manifestés, je ne comprend pas pourquoi. Je flippe, tous les matins. La scène me revient à chaque fois.

Bane et James avaient pitié du vieil homme. Madame Sanford se taisait, baissant les yeux.

Il y eut un grand silence, très long, lourd et triste.

Enfin, tous les quatre mangèrent avidement, car le frigo de Bill contenait énormément de bouffe.

Bill accepta d'héberger la goule et le jeune homme. Bane devait dormir chez Bill, car il y avait une deuxième chambre non occupée, comme si le vieil homme avait prévu cette venue, et James devait dormir dans la maison qui avait appartenu au vieux décédé lors de l'attaque des super mutants.

Le jeune homme sortit de la maison de Bill après avoir souhaité une bonne nuit à Madame Sanford, Bane et Bill.
Il marcha jusqu'à la maison inoccupée, le vieil homme lui avait indiqué où elle était.

Le garçon poussa la porte, qui grinça sur ses gonds.

Il appuya sur un bouton, et vit un néon s'illuminer au plafond.

Le bâtiment était apparemment encore entretenu. Pas trop de poussière, pas de radcarfards, ça allait.

James marcha lentement parmi les pièces, cherchant la chambre.

L'atmosphère pesant à l'intérieur de la construction était très étrange. Il y avait comme une sensation de tristesse, de regret, de peur, qui peuplait tout le bâtiment.

Il faisait froid aussi.

James finit par tomber sur la chambre.

Elle était petite, comportait un lit et une armoire, et cela lui convenait parfaitement.

Revaultver
Revaultver
Niveau 8
09 juin 2012 à 10:48:30

Il quitta lentement son armure, et déposa son fusil de combat au sol.
Il se déshabilla, et ne prit pas la peine de se laver, même s'il avait remarqué une baignoire. Il était trop épuisé, ses muscles ne lui répondaient plus.

Il s'allongea sur le lit, poussant un soupir de soulagement. Il s'endormit très vite.

Son sommeil fut agité de songes, de cauchemars, de scènes étranges.
Il se voyait. Il avait un visage sérieux, un air déterminé, et tenait à la main un pistolet. Il était vêtu d’une armure.
En face de lui se tenaient des monstres hideux, qui l’insultaient et grognaient. Et, du côté des monstres, il voyait un visage lui ressemblant étrangement, mais comme si cette personne qui lui ressemblait était plus âgée que lui. Ce visage lui semblait familier. Mais cette personne était du côté des monstres et l’insultait.
James se vit lever son arme, et faire feu non pas sur les monstres, mais sur l’humain.
Il vit l’humain sourire, le sang rouge dégoulinant sur sa chemise blanche.
L’humain tombait à genoux en riant. Il sortait des pastilles blanches de ses poches, et se les enfonçait jusqu’à la gorge, sans les mâcher. Il s’empiffrait de ces pastilles en fixant James.
Puis, dans ce cauchemar, James vit l’humain se relever malgré les balles qui avaient laissé une multitude de trous sanglants sur ses habits. L’humain engouffrait les dernières pastilles dans sa bouche, puis souriait d’un air féroce, debout comme si rien n’était. Il regardait fixement James, comme pour le provoquer.
Puis le jeune homme .vit les monstres hideux et l’humain se jeter sur lui.

James se releva d’un coup. Il sentait la sueur collée à ses cheveux, dégoulinant sur ses joues. Il respirait à grandes bouffées d’air. Il avait très chaud. Il posa sa main sur son cœur, et l’entendit battre extrêmement vite. Son front le brûlait.

Il enleva la couverture d’un mouvement de bras, et se rallongea, nu, haletant.

Il mit plusieurs minutes pour se calmer. La peur l’étreignait. Mais il ne savait pas de quoi avoir peur. Il flippait, c’est tout. Un cauchemar insignifiant l’avait tiré de son sommeil, c’était pas grand-chose.

Tandis que sa respiration redevenait au fur et à mesure normale, il se leva de son lit. Il se dirigea aveuglément vers le salon de la maison, et appuya sur le bouton mural. Le néon clignotant s’alluma.

Le centre de la pièce était occupé par un fauteuil. James s’y assit.

Il ferma les yeux, les levant vers le plafond. Il resta ainsi quelques minutes, puis se rendit vers la douche.

Il fit sortir le jet d’eau et y passa rapidement, afin que les radiations ne le touchent pas trop.

Il se sécha dans le salon. Soudain il se redirigea vers la chambre, éclairé par la lumière du néon.

Il se surprit à s’habiller. Enfiler le caleçon, les chaussettes, le jean, le tee-shirt. Pourquoi s’habillait-il en plein milieu de la nuit ? Il ne le savait pas. Il était très calme, ne ressentait plus sa peur, et il s’habillait.

Encore plus surprenant, il mit son armure. Elle ne lui pesa pas du tout lourd, ce qui l’étonna. Pourquoi mettait-il son armure ? Il n’aurait su y répondre non pluS. Il agissait, comme guidé par un instinct primaire et brutal.

Ensuite, il prit son fusil de combat et attacha sa ceinture avec le magnum.

Il mit ses chaussures, et se dirigea vers la porte.

Que faisait-il ? Cette question lui traversa l’esprit. Mais il ouvrit la porte.
L’air frais et nocturne vint lui caresser le visage. Appréciant cette sensation, il sortit dehors.
Comment faisait-il pour se diriger avec cette obscurité ? Il ne se dirigeait pas : son instinct le dirigeait. Il ne savait même pas où il allait le guider. Peut-être à Craterfield. Non, sûrement pas.

Il traversa, solitaire et silencieux, la propriété de Bill. Il vit la forme du portail grillagé se dessiner devant lui.

Il l’ouvrit discrètement. Chase n’était pas là. Il avait dû rentrer pour dormir dans sa maison, avec sa femme.

James sortit enfin du domaine entouré de grillage et s’immobilisa. Curieusement, son mal de jambes et son manque de forces de la veille avaient disparu.

Mais il savait à présent ce qui l’avait obligé à sortir.

Une pulsion. Dangereuse. Une pulsion meurtrière, venant du plus profond de lui-même, d’un instinct presque animal. Il se fit peur à lui-même.

Cette pulsion meurtrière le poussait à se diriger vers le nord. Il ne savait pas si la direction qu’il prenait à présent était le nord, mais son instinct continuait à le guider.
Il marchait, seul, sur la roche des Terres Désolées. Tout était absolument silencieux. Aucun radtaupe, ni de chien féroce, ni quoi que ce soit. Juste lui, lui et les Terres Désolées.

Marchant de plus en plus loin, s’éloignant au fur et à mesure de la maison de Bill, il vit alors ce qui l’avait poussé à venir ici.

Au loin, quelque chose brillait. C’était un feu. Il crépitait joyeusement, brûlant sur un tas de pneu qui devait être recouvert d’essence ou d’autre chose d’inflammable.
Autour de ce feu, une dizaine de silhouettes massives et dangereuses étaient assises. Le feu montrait leur visage laid et primitif. Des armes diverses, fabriquées de tout et de rien, leur pendaient dans le dos. Leur peau jaune vert luisait dans l’obscurité.

Des super mutants.

James s’arrêta discrètement derrière une roche et les observa.

Ils le fascinaient. Il n’en avait jamais vu. Ils semblaient grands, puissants, mais stupides, à en juger leur expression. Ils étaient apparemment redoutés, d’après les témoignages que le jeune homme avait entendu au cours de son existence.

C’est alors qu’il fit une chose idiote, mais qui était une fois de plus commandée par son instinct.

Il se redressa, se découvrant aux super mutants.

Au nombre exact de neuf, ils tournèrent la tête vers lui. Une expression stupide se dessina sur leurs visages.
Soudain l’un d’eux se leva, et saisit une énorme masse en hurlant :

-Butez-le moi !

Ses congénères se levèrent aussitôt. Ils sortirent des bâtons cloutés, des grenades, des pierres, mais manquaient apparemment d’armes à feu.

Ils se dirigèrent tous vers James.

Ce dernier ne ressentait aucune peur. Simplement une envie de tuer. Cela l’impressionna, lui qui était de nature peureuse. 

Un premier super mutant envoya un coup de bâton vers sa direction. James se baissa, évitant habilement l’attaque, se releva, et appuya sur la gâchette de son calibre 12.

La balle partit, perçant le crâne du monstre, faisant gicler le sang jusqu’à James. Le super mutant s’écroula sur le dos.

James fit alors le tour de leur campement en courant, tandis que ses ennemis vociféraient.

Il se mit devant une cabane en bois.

Un des super mutant jeta sa grenade vers lui.

James plongea sur le côté. L’explosion lui fit très mal aux tympans. Il se sentit soulevé par la déflagration et se retrouva quelques mètres plus loi, plaqué au sol, le souffle court.

Il ressentit une douleur aiguë dans les côtes, et vit le bas de son armure brûlé par l’explosion, tout noir.

Il se releva.

Il fixa d’un regard plein de haine le super mutant qui avait balancé la grenade et lui tira trois balles vers l’abdomen. Les projectiles percèrent les poumons du monstre, qui cracha du sang avant de s’étaler au sol.

James se retourna alors. La cabane devant laquelle il s’était placé, et où la grenade avait explosé, était à moitié détruite. Il lui sembla voir quelque chose bouger à l’intérieur… mais il n’y prêta pas attention.

Il se tourna vers les super mutants, qui, armés de leurs massifs bâtons, couraient vers lui.

Il se jeta sur le côté afin de les éviter. Puis il tira à maintes reprises vers leurs jambes. Un d’eux poussa un râle, les mollets couverts de sang, et tomba par terre.

Les super mutants arrivaient de nouveau vers le jeune homme. Il n’allait pas pouvoir leur tenir tête longtemps, surtout qu’ils étaient encore six debout…

Il s’en fichait. Son instinct allait encore le guider, de tout façon.

Il épaula son fusil, et tira jusqu’à avoir le chargeur vide. Les multitudes de balles percèrent les crânes, les os et les muscles. Du sang noirâtre mêlé à des morceaux cervicaux se répandit au sol, et trois super mutants s’écroulèrent.

Les trois survivants poussèrent de terrifiants hurlements de rage. James laissa son fusil vide choir au sol et fixa les monstres arrivant vers lui. Il ne souhaitait pas utiliser le magnum à lunette, et puis, c’était inutile avec la courte distance qui les séparait.

Il prit la masse d’un des super mutant à ses pieds. La main du monstre, qui n’était pas tout à fait mort, se resserra sur l’arme. James envoya un violent coup de pied dans la nuque du super mutant qui lâcha prise.

Le jeune homme souleva l’énorme masse. Etrangement, elle ne lui pesait pas du tout lourd. Ses sentiments, son physique lui semblaient être modifiés…

Il leva l’arme bien haut et attendit ses ennemis.

Un des super mutant se présenta en premier à lui. James fit tournoyer son arme et envoya un violent coup de masse dans la mâchoire de son adversaire.

Le monstre eut des yeux exorbités, et les os de sa tête se disloquèrent sous l’impact. Des dents volèrent, tandis que sur son menton décroché coulait abondamment une espèce de sang noir. Le super mutant tomba sur le côté sans un bruit.

Soudain, James ressentit quelque chose de très bizarre. Il se sentit très faible. La masse lui pesa très lourd. Il la lâcha. Il vit les deux super mutants restant se diriger vers lui. Il ressentit à nouveau sa peur habituelle.
Sa pulsion meurtrière l’avait quitté. Il était redevenu le James d’avant.

Il resta immobile. Il allait mourir. Là. Cette nuit. Les super mutants allaient le broyer comme une vulgaire feuille de papier. Sa vie allait s’arrêter pour de bon.

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Niveau 8
09 juin 2012 à 10:49:24

Ses ennemis arrivèrent vers lui et virent qu’il ne tenta même pas de les attaquer. Un des monstres le prit par la gorge et le souleva.

-Tu vas crever, sale vermine, prononça t-il avec un sourire féroce sur sa bouche primitive.

FIN DU CHAPITRE 5

J'espère qu'ils vous a plu, merci d'avance, et critiquez comme d'hab' ! :noel:

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Niveau 8
09 juin 2012 à 13:48:04

Petit up invisible.

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Niveau 8
10 juin 2012 à 10:20:31

:cd: Patch anti-bide activé :cd:

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