¤ Colombie ¤
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Sara al-Jabar était une Islamiyenne moderne. Comme son père Ouda al-Jabar avait des idées progressistes, il l´avait envoyée dans plusieurs établissements européens de qualité. Là, entre autres choses, Sara avait beaucoup étudiée la politique. Après l´assassinat de son père, Sara devint rapidement la leader des modernistes saoudiens et aujourd´hui elle parlait en leur nom dans une émission de télévision Colombienne.
<< – ...Mademoiselle al-Jabar, dit la journaliste colombienne, certaines personnes dans le monde arabe, et plus particulièrement en Islamiyah, affirment que le meurtre au nom d´Allah est leur devoir sacré. Partagez-vous cette opinion ?
– Ah, non ! s´exclama Sara avec brusquerie. Ces gens pervertissent l´islam. Ce sont des ennemis de l´espèce humaine. >> Les deux femmes discutèrent plusieurs minutes de tout un tas de sujets, entrecoupés par des reportages, pour finalement s´intéresser au pourquoi des tensions actuelles entre les dirigeants de l´Islamiyah et les chiites.
<< – Que pouvez-vous nous dire sur les chiites habitant en Islamiyah ?
<< – Les chiites saoudiens résident presque tous dans la province orientale, et représentent environ ...6% de la population du pays, répondit prudemment Sara. À l´origine, ces chiites ara-
bes, et non persans, appartiennent au même peuple que ceux de Bahreïn et du sud de l´Irak.
Pour eux - qui étaient donc établis dans la region depuis les premiers siècles de l´Islam - l´irruption du wahhabisme s´apparenta à une catastrophe. Car dès ses débuts, le fondateur du wahabisme, Ibn Abdel Wahhab, s´en est pris très souvent violemment aux croyances des chiites et à leurs pratiques religieuses, assmilées à du polythéisme ! Pendant la moitié du règne de la famille Saoud, les localités chiites resteront donc à l´écart du développement économique dont jouissaient les localités sunnites voisines. Les chiites manquaient de tout, d´écoles, d´hôpitaux... d´absolument tout, et la police religieuse ne cessait de les humilier.
Ils étaient tenus à l´écart de tout les emplois supérieurs et ne pouvaient travailler que comme ouvrier dans l´industrie pétrolière. Mais c´est justement l´importante présence de travailleurs chiites dans cette industrie stratégique qui a vivement inquiété les princes Saoud losqu´après la Révolution islamique iranienne, les nouveaux Chefs de Téhéran ont encouragé tout les chiites de la péninsule arabique à renverser leurs dirigeants. En conséquence de quoi : plusieurs révoltes de chiites saoudiens débutèrent en 1980 mais ont rapidement étaient réprimées dans le sang par la Garde nationale. Cepandant l´alerte passé, la famille des Saoud a prit la mesure du probleme. Elle multiplia les gestes d´apaisement et annonça des investissements massifs pour développer les localités chiites et rattraper leur retard.
Depuis les années 80, reprit Sara, la province orientale n´avait donc plus connu pareille tension qu´aujourd´hui. Les nouveaux dirigeants de l´Arabie Saoudite, des wahhabites ultra-conservateurs, considèrent les chiites de l´Islamiyah comme des citoyens de seconde zone et parmi les membres du Conseil de la Choura - parlement de l´Islamiyah qui je vous le rappel est censé être représentatif de toute la population saoudienne - aucun n´est chiite ! C´est pour cette raison que nous entendons de plus en plus parler de la fraction la plus extrémiste des chiites saoudiens représentée par le Hezbollah saoudien ainsi que d´autres groupes clandestins qui n´expriment pas leur opposition par de simples mots..., soupira Sara.
Pour regler le problème il faudrait donc que les dirigeants de l´Islamiyah cessent de...
– Excusez moi, l´interrompit la journaliste, il y a un problème technique, nous ne somme plus à l´antenne... on me dit à l´oreillette qu´un certain... Juan Jose Pato ! >>