( putin j´ai recommencé à trois reprises ce message
mon ordi redemarre tout seul ...)
¤ République Islamique d´Arabie, Riyad ¤
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[ compound = ensemble d´habitations réservées aux Occidentaux. ]
Il faisait déja nuit. Les portes et les volets du compound étaient tous clos, les bruits du jours absorbés par l´obscurité. Lorsque soudain l´air s´emplit du grondement de véhicules.
C´était une colonne de fourgons de police qui, les sirènes hurlantes, apparaîssait sur la route menant vers le compound, et qui en quelques minutes boucla les maisons et investit le complexe résidentiel, habités par une partie de la communauté britannique de la ville.
Et, tandis que les forces de polices se déploient, les habitants du compound, les yeux écarquillés de peur, sortent des maisons. Stupéfaits, ils regardent autour d´eux, puis menacés par les armes des policers saoudiens, s´immobilisent au seuil de leurs habitations.
Les moteurs des fourgons grognent, les policers descendus des véhicules déployés sur le terrain braquent leur arme de poing ou leur fusil automatiques sur la poitrine des gens :
<< Fermez là bande d´infidèles, et Bougez pas ! >>
Ayant compris ce qui allait se passer, un des britanniques ose prendre la parole :
<< Nous n´avons rien fait ! Laissez nous nous rendre à notre Ambassa... ! >>
avant qu´il puisse terminer sa phrase, une dizaine de fusils automatiques font feu, et le jeune homme s´effondre, le thorax déchiré. Puis le chef des brigades aboie un ordre.
La femme et la fille de la maison du jeune homme tué - surment son épouse et sa petite fille - sont aussitôt regroupés, frappés à coups de crosse, insultés puis menottés, les policiers les poussent devant le mur de leur maison...
Les habitants du compound écoutant les hurlements du Chef des brigades, qui condamne les << traîtres >> pour << désobéissance >>, tremblent en regardant la famille du jeune homme assassiné. Un peloton d´exécution rapidement constitué charge les fusils. << Feu ! »
hurle le Chef des brigades. Les corps abattus de l´épouse et de la petite fille remuent encore au pied du mur, alors que les policiers continuent à pousser les habitants vers les fourgons alignés devant chaques maisons.
Le Chef des brigades attrape brusquement une jeune fille, contemple ses yeux, ses seins à peine naissants, puis étreint sa nuque : << Viens me montrer ta chambre d´enfant. >>
La jeune fille, morte de peur, n´arrive plus à parler. Avant que le bras musclé du brigadier ne la pousse vers la maison, un ordre, lancé d´une voix basse par ce dernier, provoque l´hilarité des policiers : << Toutes celles qui en valent la peine, regroupez-les à l´abri des regards ! Mais grouillez-vous, vous n´avez qu´une demi-heure ! >>
Presque trentes minutes s´écoulèrent avant que le Chef des brigades ne ressorte - seul -
de la maison, et hurle les ordres de départ. Prêt, le convoi policier laisse passer un camion emportant les morts ; puis c´est le tour des fourgons où s´entassent les habitants du compound. << Mission accomplie >> Le Chef des brigades lance l´ordre de partir.