Aux Alentours du Département de Boquerón, "Straße Bergsteïn", 16h25
l´Agent Tico Valasquez, terminait sa patrouille motirisée, juché sur sa Suzuki GS750. Une cylindrée des années 80. Elle en avait encore dans le moteur, c´est certain, meme si ce genre de camelotte Jap´ ne tenait pas longtemps. Le son criard du moteur percait aux oreilles de l´agent, ne le déconcertant pas le moins du monde. Certes, il préferait les patrouilles en voiture, mais il aimait égalemment les ballades en moto. Le vent qui fouettait votre visage, ce ronronement qui agressait vos oreilles, ces nuages de sable projeté par le véhicule vous precédant...
Non, il fallait etre fou, ou tout du moins dérangé, pour, ne serait ce qu´apprécier un seul instant une patrouille a l´air libre. Mais il le fallait. l´Agent était obligé de se coltiner ces ennuyeuses virées sur les routes Paraguayennes, qui étaient d´ailleurs en très mauvais état. Soudain, tandis que le soleil percait a l´horizon, le policier appercut une berline. La seule sur cette route minable. Le véhicule était une Dodge Diplomat gris metalisée. La carosserie, et les vitres était couverte d´une fine couche de terre. l´Agent Tico accélera , et se posta a la hauteur de la vitre conducteur. Il était presque impossible de distinguer le conducteur, mais en enlevant sa visiere, il vit que le conducteur était un homme de type Arabe ou Guarani.
Pourquoi ne pas finir la journée sur une belle prune, pensa Valasquez. Il mit les gyrophares en marche, et tendit alors la main, puis fit signe a la Dodge de stopper sur le bas-coté. Le véhicule s´executa, et s´arreta dans un nuage de fummée. Tico gara sa moto, quelques métres devant la berline. Il descendit de sa Suzuki, enleva son casque, le mit sous l´épaule, et s´approcha de la vitre conducteur d´un pas ferme. Il mit sa main a hauteur de la vitre, et fit un geste de moulinet. La vitre se baissa. l´Agent Valasquez s´accroupit a hauteur du visage du conducteur, et le toisa. C´était en effet un Arabe. Il y´avait également quatres passagers. Tous Arabes. Assez étrange tout de meme. Les occupants du vehicule ésquissait tous un sourire franc.
"- Bonjour monsieur l´agent." Fit le conducteur.
l´Agent Valasquez sourit a son tour.
"- Bonjour messieurs. Police national, controle de routine. Je ne vous embeterrait pas longtemps. Veuillez me confier vos cartes d´identités, et les papiers du véhicule je vous prie."
Un a un, les Arabes tendirent leurs cartes d´identités, et le conducteur, lui, tendait la carte de la Dodge.
Identités Saoudiennes, ages variant entre 28 et 35 ans, et la Dodge était un véhicule de location. Tico se méfia. Les Saoudiens étaient ennemis du Paraguay, et c´était réciproque. l´Agent ne sourcilla pas. Le véhicule était d´occasion. Etrange egalemment.
"- Vous passez des vacances dans la région?" questionna le policier.
"- Oui, oui..." fit un des Arabes, evasif. Valasquez n´insista pas plus.
"- Vous portez une arme sur vous?" demanda l´agent Paraguayen.
"- Non, nous ne portons aucune armes."
"- Bien. Je présume que tout est en règle. Permettez que je fasse un petit état des lieux."
l´Agent examina la berline. Il nota sur un calepin la plaque d´immatriculation. Le véhicule était en règle. l´Agent revint vers le conducteur.
"- Ma foi. Tout cela m´a l´air règle. Vous pouvez circuler. Bonne route!"
l´Agent se releva, et regagna sa moto, tandis que la Dodge demmarait, et filait au loin. Valasquez ne monta pas sur sa moto. Il alerta par CB les autorités.
"- 56 a central."
"- Central, j´ecoute." grésilla la voix.
"- Ai controller individus suspects secteur 08. Type Arabes roulant dans une Dodge Diplomat grise de location. Plaque d´immatriculation : 34 LE 385. Terminé."
"- Bien reçu 56. Envoyons une patrouille suivre le véhicule suspect."
"- 24 a 56. Je suis près de ton secteur, je les suit. 24 terminé."
Valasquez se jucha alors sur sa moto, et fit demi-tour...