L1 / PSG – LILLE : 1-1
Le LOSC avait fait le plus dur
04 décembre 2004 - Aurélien CANOT
Dans un match aussi fermé, on aurait pu penser que l’ouverture du score rapide des Lillois leur permette de repartir avec trois points du Parc. Mais le PSG, grâce à une merveille d’action à une touche, a obtenu l’égalisation. Un nul logique entre deux équipes timides. A voir aussi, le film du match
Dans les coulisses du Parc
- En treize années d’opposition à Paris entre le PSG et Lille, les Lillois ne l’ont emporté qu’à une seule reprise : durant la saison 1996-97. Pas vraiment en réussite au Parc des Princes, le LOSC n’y avait plus marqué le moindre but depuis le mois de mai 2001.
- Le LOSC n’a plus aucun secret pour les deux homes forts du PSG : l’entraîneur Vahid Halilhodzic et le président Francis Graille. Quelques années auparavant, les deux hommes défendaient tous deux les couleurs lilloises. Chacun exerçant respectivement les mêmes fonctions qu’aujourd’hui à Paris.
- Le capitaine de Lille Philippe Brunel disputait samedi après-midi son 300eme match en première division. La semaine dernière, c’était au tour du gardien parisien Lionel Letizi de connaître ce plaisir.
- Stéphane Pichot, qui se réjouissait à l’avance de retrouver sur la pelouse son ami et ancien coéquipier à Lille Mathieu Chalmé, a dû prendre son mal en patience sur le banc de touche. Pour recevoir le LOSC, Halilhodzic avait en effet décidé de faire de nouveau confiance sur le côté droit à Bernard Mendy. Devant, pour la première fois de la saison, le trio Pancrate-Reinaldo-Pauleta avait été aligné d’entrée.
Les faits du match
12eme minute ( 0-1)
Enorme ouverture vers l’avant de Chalmé pour Landrin, le long de la ligne de touche côté droit. L’ailier lillois centre immédiatement en retrait pour Bodmer. Seule au point de penalty, l’ancien Caennais bat tranquillement Letizi de l’intérieur du pied sur la première action du match.
34eme minute ( 1-1)
Un mauvais dégagement d’un défenseur lillois permet à Mendy de servir Coridon en milieu de terrain. Coridon contrôle et passe à Pancrate, qui trouve Pauleta dans la surface. Le Portugais décale sur sa droite Coridon, qui sert immédiatement Reinaldo devant la cage. D’un subtil extérieur du pied droit, le Brésilien trompe Sylva. Une action jouée à une touche de balle du début à la fin.
51eme minute
Corner tiré côté droit par Brunel. D’une frappe enveloppée, le capitaine du LOSC trouve parfaitement Bodmer au second poteau. Letizi se couche bien et capte la reprise de volée pas très puissante de l’intérieur du pied de Bodmer.
89eme minute
Déboulé d’Ogbeche sur le flanc gauche. Le Nigérian pénètre dans la surface de réparation, mais se heurte à un défenseur lillois et est contraint de reculer avant de donner en retrait pour Coridon, qui arrive lancé et déclenche une terrible frappe aux dix-huit mètres. Le ballon passe au ras de la barre de Sylva.
Jeu et joueurs
Le jeu
Rapidement mieux en place que les Parisiens, Lille a justifié son statut de favori de cette partie en ouvrant tôt le score sur une largesse de placement de la défense parisienne. Cueilli à froid, le PSG a laissé passé l’orage lillois pour reprendre progressivement du poil de la bête et égaliser sur une superbe action collective. Sur la lancée de leur retour au score, les Parisiens ont nettement mieux fini la première période que Lille grâce notamment à un engagement plus important dans les duels. Au retour des vestiaires, Paris a repris sa domination de fin de première mi-temps. Pourtant, après une dizaine de minutes sans se procurer d’occasion, le LOSC a récupéré ensuite la maîtrise du jeu, sans se montrer non plus vraiment dangereux. Le coup d’accélérateur ultime des hommes d’Halilhodzic n’a pas plus été récompensé.
Les Parisiens
Si l’on excepte le but lillois, sur lequel LETIZI ( laborieux au pied) ne pouvait rien faire, le bloc défensif parisien se sera encore montré très solide samedi. A part cette grosse erreur de marquage, YEPES, notamment, a remporté la plupart de ses duels et s’est beaucoup jeté pour interrompre les offensives adverses. Sur les côtés, B.MENDY s’est surtout mis en valeur sur quelques accélérations et ARMAND en tentant de servir proprement ses partenaires devant lui. En milieu de terrain, M’BAMI est principalement à noter d’une belle fin de match après ne s’être réveillé réellement qu’en seconde période. CORIDON, de nouveau titularisé, a réussi une grosse partie pour son retour. Même si l’ancien Lensois n’a pas toujours bien géré les ballons qu’il a eus dans les pieds, il s’est beaucoup battu pour en gagner un maximum et tenter de trouver PAULETA, plutôt maladroit, ou REINALDO, buteur mais pas vraiment déstabilisateur. CORIDON, que l’on n’avait pas vu aussi fringuant depuis quelque temps, a offert un caviar ( passe décisive) à la sortie d’une magnifique action parisienne. Il aurait même pu donner la victoire au PSG avec un peu plus de réussite.
Les Lillois
SYLVA, qui n’a rien à se reprocher sur le but du PSG, a passé une soirée plutôt tranquille, mais a donné quelques frayeurs à son banc de touche sur quelques dribbles dans sa surface. Si le gardien de but lillois n’a pas eu à s’employer plus que ça, c’est essentiellement grâce au gros travail dans sa surface du duo TAVLARIDIS – SCHMITZ dans sa surface de réparation. Tandis que CHALME peut se féliciter de sa très longue ouverture à la base du but lillois, le Brésilien a pratiquement réussi le match parfait grâce à un engagement déterminé dans les airs et un placement très rigoureux. Dans l’entrejeu, MAKOUN, malgré beaucoup d’envie, n’a pas réussi à exploiter de meilleure façon les quelques ballons qu’il a reçus ou récupérés. Pour son 300eme match, BRUNEL s’est surtout montré dangereux sur ses coups de pied arrêtés. Aligné en soutien de MOUSSILOU, beaucoup trop esseulé en pointe et qui souvent couru dans le vent, BODMER est mieux entré que tout le monde dans le match. Avant de se montrer plus discret par la suite, l’ancien Caennais a ouvert le score grâce à un joli sens de l’anticipation et a été très percutant durant la suite de cette première période.