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Liste des sujets

Harry Potter et le Maître des Ténèbres

amphioxus
amphioxus
Niveau 6
03 juillet 2006 à 20:16:29

la suite poum poum poum la suite vite

rise26
rise26
Niveau 12
04 juillet 2006 à 09:22:54

VIVA FRANCIA!!!!!!!!
met vite la suite jedi wars

Jedi-Wars
Jedi-Wars
Niveau 10
04 juillet 2006 à 11:09:48

Pour mon anniversaire!! Je suis en vacances!! :fete:

Au collège, on était 30 hier. :lol: On a regardé le peuple migrateur (tout le monde a failli s´endormir, même les profs :lol: ) et HP4. Là, personne dormait.

vegeto333
vegeto333
Niveau 10
04 juillet 2006 à 19:19:16

Harry Potter IV,c´est un peu normal...Je me le suis acheté

vegeto333
vegeto333
Niveau 10
04 juillet 2006 à 19:19:58

J-2 avant la fin du CHAPITRE(oui,je sais!)
Tu l´as terminé??

vegeto333
vegeto333
Niveau 10
04 juillet 2006 à 20:46:53

Jedi,tu peux m´envoyer toute la fic de tati11,parce que je crois qu´il me manque un morceau.

Jedi-Wars
Jedi-Wars
Niveau 10
05 juillet 2006 à 15:48:29

Vegeto, je te ferai ça plus tard, si tu veux bien. Vous êtes bons pour environ 17 pages de suite alors le premier qui dit que c´est trop court, je le lynche! (Italie en finale :fete: )

:dehors: (vivement demain!!!)

Jedi-Wars
Jedi-Wars
Niveau 10
05 juillet 2006 à 16:41:32

CHAPITRE FINI!! :fete: Je poste demain, comme promis.

vegeto333
vegeto333
Niveau 10
05 juillet 2006 à 18:41:18

17 pages,ça peut aller...vivement demain :hap:

Jedi-Wars
Jedi-Wars
Niveau 10
06 juillet 2006 à 08:40:14

BIEN! A nous maintenant!! Ca va faire quelques messages ça.

Jedi-Wars
Jedi-Wars
Niveau 10
06 juillet 2006 à 08:44:51

Plusieurs jours s’étaient écoulés. Steffen, Fleur, Hermione, Ginny ou encore Neville veillaient à la bonne santé de leur ami tandis que Dumbledore avait demandé à ses collègues de distribuer retenue et points en moins aux contrevenants. Tout élève dénoncé comme « faisant monter la pression sur Harry Potter sera sanctionné dans l’intérêt de ce dernier ». Harry ne pouvait que s’en réjouir. La pression relâchée, il se rétablit rapidement. En moins de trois jours, le garçon retrouva toute sa gaieté ainsi que ses forces. Ses amis en étaient réjouis.
« Harry, tu te sens comment ? demanda Fleur avec un sourire.
- En pleine forme ! Prêt à faire un match de Quidditch ! »
Steffen éclata de rire. Son frère rétabli, il n’avait plus aucune raison de s’inquiéter.

Le samedi suivant, Harry se réveilla, heureux. Enfin un week-end qui allait être de repos ! Ca ne serait pas de trop. Il s’habilla en quatrième vitesse, bien décidé à profiter pleinement de ces deux jours de repos.
Dix minutes plus tard, Harry était assis dans la Grande Salle en compagnie d’Hermione. Steffen et Fleur vinrent les rejoindre.
« Le week-end s’annonce bien ! s’exclama le rouquin. Pas de devoirs, un soleil radieux et tout le monde en pleine forme ! On ne pouvait rêver mieux. »
Hélas, il fallut que la Gazette du Sorcier arrive à ce moment précis.
« Tu continues à te la faire livrer ? demanda Harry à Hermione.
- On ne sait jamais ce qui peut arriver. »
Ginny et Neville les rejoignirent. Elle se plongea dans les colonnes. La laissant à sa lecture journalistique, Harry et ses amis entreprirent de décider – tout en mangeant – ce qu’il pourrait bien faire de ce week-end.
« Ce n’est pas un week-end à Pré-Au-Lard ? demanda Harry. Il n’y en a pas eu cette année.
- Si, mais tu étais à l’infirmerie.
- Un petit match de Quidditch ça vous dit ? tenta Steffen.
- Harry a beau être rétabli, un match de Quidditch pourrait être dangereux pour lui, prévint Fleur. D’autant plus qu’il possède un balai très rapide et que ce sport est assez brutal.
- Alors, que fait-on ? demanda Neville.
- On pourrait aller voir Hagrid, dit Harry.
- Pourquoi pas. Harry, tu devrais lui envoyer Hedwige pour savoir ce qu’il en pense.
- OK. »
Harry n’eu même pas le temps de se lever qu’Hedwige fondit sur lui, un parchemin à la patte.
« Ou bien cette chouette a deviné que tu avais besoin d’elle, dit Steffen, ou bien c’est Hagrid qui nous demande d’aller le voir !
- Ni l’un ni l’autre », répondit sombrement Harry.
Le parchemin le laissa songeur.
« Je peux ? » demanda son frère.
Harry acquiesça et Steffen prit le parchemin. Fleur, Ginny et Neville le lurent en même temps.

Harry, toi et tes amis êtes en danger. NE RESTE JAMAIS SEUL, SOIS TOUJOURS ACCOMPAGNE PAR UN DE TES AMIS OU UN PROFESSEUR. J’espère avoir le temps de te dire pourquoi de vive voix, mais j’en doute. Si ce que je redoute se réalise, NE TENTE PAS DE ME RETROUVER. Tu mettrais ta vie en jeu pour rien. Ne sors pas la nuit, même accompagné. Voldemort s’apprête à frapper de nouveau. Fais très attention à toi. Si quelqu’un te semble suspect, ou que tu découvres quelque chose d’inhabituel, PREVIENS TOUT DE SUITE DUMBLEDORE.

Lupin

Des gouttelettes de sang accompagnaient le message. Harry redoutait le pire. Pour confirmer ses craintes, Hermione poussa un cri, laissant tomber le journal. Harry s’en empara. Le titre annonçait : REGROUPEMENT MASSIF DE LOUPS-GAROUS. Hermione s’apprêtait à annoncer la nouvelle lorsque Harry vit Malefoy entrer dans la salle.
« Hermione, tais-toi ! Sortons d’ici ! »
Les autres lui emboîtèrent le pas, sans trop comprendre. Parvenus loin des oreilles indiscrètes, les autres se mirent à parler en même temps.
« Qu’est-ce qui se passe ?
- Harry, c’est quoi cette lettre ?
- Pourquoi vient-on ici ? »
Les nerfs de Harry ne le trahirent pas, mais il s’en fallut d’un cheveu.
« STOP ! cria-t-il. On ne s’entend plus. »
Il s’accorda deux secondes afin de réfléchir à ce qu’il allait dire.
« Je viens de recevoir une lettre de Lupin. D’après ce que j’en ai compris, il sentait qu’une menace planait sur lui et qui pourrait très bien arriver jusqu’ici. Or, comme vous le savez, Lupin est un loup-garou. Et la Gazette nous affiche en gros titre que des loups-garous se sont regroupés en masse. Ce qui est inquiétant. Pour le savoir, je suggère que nous lisions cet article. »
Un silence pesant tomba sur le groupe. Hermione prit son exemplaire du journal et le tendit à Harry. Celui-ci en débuta la lecture imité par ses amis.

REGOUPEMENT MASSIF DE LOUPS-GAROUS

Hier soir, une dizaine de loups-garous ont été aperçus aux abords de Londres. D’après les évènements de Juin, il se pourrait que Vous-Savez-Qui cherche à recruter une « armée » de loups-garous. Or, chacun connaît la particularité de ces derniers : quiconque se fait mordre par une telle créature devient aussitôt un lycanthrope.
« Si Vous-Savez-Qui tente réellement de recruter une partie de ses partisans en la personne des loups-garous, nous pouvons nous attendre à vivre des moments extrêmement difficiles, car les loups-garous s’en prendront vraisemblablement aux enfants, plus simples à corrompre que les sorciers adultes, explique Cornelius Fudge, Ministre de la Magie. Un enfant d’environ dix ans n’a pas forcément une idée bien précise du danger, et il pourrait – involontairement – être amené à contaminer d’autres personnes, ses parents en premier lieu. Je demande donc à la population magique d’être constamment sur ses gardes et de ne laisser sous aucun prétexte une personne – Moldu ou sorcier – courir le risque de grossir les rangs de Lord Machin. »
Londres n’a pas été la seule ville en proie au rassemblement des hommes-loups. Aux environs de minuit, une petite ville située au Pays de Galles a été victime des loups-garous. Un enfant a été mordu, deux adultes blessés. La victime serait Emmanuel Bridge, huit ans, qui serait le premier à être confronté à des loups-garous. Les deux personnes blessées sont le père et l’oncle du garçon et n’ont rien pu faire. Le petit Emmanuel aurait été emmené par deux loups-garous accompagnés de cinq Mangemorts.

Harry resta interdit par la nouvelle. L’affaire se compliquait. Il se demanda soudain si Dumbledore était au courant. Lupin avait dû lui envoyer une lettre et de toute évidence, il avait très certainement lu l’article. Un cri de Fleur le ramena brusquement à la réalité.
« Regardez ! Ce petit article, sous la publicité pour Balai Magazine… Oh, c’est affreux ! »
Harry se pencha vers l’article, résigné au pire.

Remus Lupin, domicilié à Londres, a disparu de son domicile au matin. Ancien professeur de Défense contre les Forces du Mal à Poudlard il y a trois ans, Lupin est également un loup-garou, très proche d’Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, ainsi que de Harry Potter. Le domicile de Lupin a été fouillé de fond en comble, seules des traces de lutte et des gouttes de sang témoignent de la bagarre qui a pu se passer.

Harry sentit un poids lui tomber dans l’estomac. Lupin savait qu’il était en danger et il avait rédigé la lettre que le garçon tenait étroitement serrée dans son poing juste avant son enlèvement ! Qui sait maintenant où il se trouvait ?

La nouvelle fit grand bruit. Chaque élève, chaque professeur et chaque fantôme savaient ce qui s’était passé, mais seuls Harry, ses amis, Dumbledore et les membres de l’Ordre savaient ce qui était arrivé à Lupin.
L’Ordre s’était empressé de lancer les recherches pour retrouver le loup-garou mais les envoyés revenaient bredouilles et la recherche se révéla infructueuse. Et pourtant, Dumbledore continuait sans relâche d’envoyer ses alliés dans diverses parties du Royaume Uni, sans succès. Lupin était introuvable, aussi introuvable que Voldemort. Rien n’indiquait cependant que le Maraudeur était mort, mais rien ne laissait entendre qu’il était vivant. Il semblait rayé de la carte.

Plusieurs jours s’écoulèrent, longs, dans un désarroi grandissant. La bonne humeur de Harry s’était depuis longtemps dissipée et l’enlèvement ainsi que les recherches sans résultat lui avaient sapé le moral. Harry ne voyait pas pourquoi Voldemort avait envoyé ses sbires enlever un homme qui s’était toujours opposé à lui et qui s’y opposerai toujours. Mis à part peut-être l’Imperium, rien ne parviendrait à faire s’écrouler la défense de fer de Lupin. Mais Harry n’était pas sûr que l’ami de son père parvienne à combattre l’Imperium aussi bien que l’orphelin. Lupin ne lui en avait jamais parlé.
Harry faisait de son mieux pour ne pas paraître inquiet mais il y eu des fuites. Malefoy ne ratait pas une occasion de lui rappeler l’enlèvement du loup-garou.
« Alors Potter, il est où le grand loup ? Ton grand ami canin ! Ouh ouh ! Potter a peur du loup ! »
N’y tenant plus, Steffen demanda à Harry :
« Harry, je peux lui jeter un sort ?
- Je vous en prie cher ami ! Après vous ! »
Malefoy se retrouva à l’infirmerie, transformé en limace à cornes de cerf, ce qui lui valut cinq points en moins de la part de McGonagall, cinq points qui lui furent rendus lorsque Harry expliqua au professeur de quoi ils retournaient. Sans « le crétin blond pas capable d’aligner deux sorts » d’après Steffen et Fleur, les jours suivants furent plus calmes. Plus calmes, certes, mais pas sans inquiétude.

Harry se remémorait sans cesse les mots de Lupin et les appliquait du mieux qu’il pouvait. Ainsi, il ne se retrouva seul qu’une seule fois en trois jours et était prêt à alerter Dumbledore en cas de problème. Mais rien de notable ne se passa.

Il se passa ainsi dix jours. On en était maintenant à la mi novembre. Mais même le match entre Poufsouffle et Serpentard ne parvint à éclaircir la noirceur du moral de Harry. Et pourtant, dans son état normal, Harry n’aurait pu que se réjouir du fait que Poufsouffle remporta le match 220 à 0, prenant ainsi la deuxième place du championnat, laissant en paix les Gryffondor qui avaient 50 points d’avance et laissant au bas du tableau les Serpentard avec 10 malheureux points d’avance sur Serdaigle qui n’avait pas encore joué. Mais le Survivant s’en moquait royalement, peu lui importait pour le moment si ils étaient en tête ou non, il ne souhaitait qu’une chose : que Lupin leur revienne dans les plus brefs délais, sain et sauf. Ce qui n’avait pas l’air de se profiler à l’horizon.

Une autre semaine s’écoula. Le moral de Harry était au plus bas, voir inexistant. Aussi lorsque Steffen lui proposa une promenade dans le parc pour s’aérer en compagnie de Fleur et d’Hermione, Harry refusa. Il préférait rester au coin du feu bien que la perspective de sortir lui aurait fait le plus grand bien. Et il devait finir un devoir pour Binns.
Ses amis étaient partis depuis plus d’une heure et Harry n’avait avancé que très lentement dans son devoir. Il continua néanmoins à écrire, sachant bien que s’il ne le terminait pas aujourd’hui, il devrait le finir le lendemain. Sentant la fatigue venir, il décida de s’accorder une pause. Il rangea sa plume, reboucha sa bouteille et s’installa confortablement, jetant un coup d’œil dans la pièce : il était seul. Le regard fixé sur les flammes, il se repassait en mémoire tout ce qui lui était arrivé, et ce depuis sa naissance. Bébé, il avait réduit Voldemort à l’état d’esprit involontairement, y laissant par ailleurs la vie de ses parents. Onze ans plus tard, il avait échappé – de peu – au Seigneur des Ténèbres, l’empêchant de se servir de l’invention de Nicolas Flamel, qui fut détruite, emportant avec elle la vie de son inventeur. A douze ans, il avait combattu un serpent géant nommé le Basilic, ainsi que le Tom Jedusor de seize ans. Trois ans auparavant, la centaine de Détraqueurs repoussée pour préserver la vie de son parrain restait pour lui un souvenir heureux empreint de tristesse : il avait dû renoncer à vivre chez Sirius mais il lui avait sauvé la vie. A quatorze ans, il avait affronté des dragons, un sphinx, une Acromentule, des strangulots pas très amicaux et, une fois de plus, Lord Voldemort. Cette nuit-là, Cedric Diggory était mort et Harry avait échappé de très peu au même sort, réalisant le Priori Incantatem. Et l’année dernière, la cavalcade au Ministère avait été marquée par la mort de Sirius.
Harry s’accorda une larme à ce seul souvenir, ne parvenant pas à bloquer son émotion.
« Voldemort a tort, pensa le garçon. Les sentiments peuvent parfois faire perdre la raison à quelqu’un, mais ils permettent aussi de venir en aide aux personnes que l’on aime. »
Ses yeux se fermèrent malgré lui et il sombra dans un demi sommeil.

Une course effrénée dans l’escalier le réveilla. Il se releva, la baguette prête. Un pressentiment s’insinua en Harry : quelque chose se passait et ce quelque chose était très certainement due à Voldemort.
Neville entra dans la Salle Commune, en sueur, une peur indescriptible sur le visage. La terreur gagna Harry. Quelqu’un était en danger. Il l’avait lu sur le visage lunaire de Londubat.
« Harry ! C’est… c’est… Les Mangemorts ! Ils ont là !
- QUOI ? rugit Harry.
- Ils sont dans le parc, haleta Neville. Steffen et les filles se sont fait attaquer ! Il essaye de les retenir, mais il faut que tu viennes l’aider !
- J’arrive ! »
Harry monta en quatrième vitesse au dortoir, attrapa au vol la carte du Maraudeur et la Cape d’Invisibilité et redescendit aussi vite que si un dragon avait tenté de faire de lui son dîner. Neville sur ses talons, Harry courut vers le parc, dévalant les escaliers, prenant quelque raccourci, manqua de traverser un fantôme et de tomber au niveau du deuxième étage. Il entendit la respiration haletante de Neville et l’enjoignit d’aller plus vite.
Dans le hall d’entrée, ils croisèrent Ginny.
« Harry, qu’est-ce que.. ? »
Mais le Survivant était déjà dans le parc. Il déroula la carte, prononça « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises » et observa aussi attentivement qu’il le pouvait le parchemin. Il repéra aussitôt Steffen, Hermione et Fleur ainsi qu’un douzaine de Mangemorts. Il nota dans un coin de sa tête qu’ils se trouvaient près du Saule Cogneur, confia la carte à Neville en lui expliquant en deux mots comment s’en servir et lui demanda de rester là en attendant que Fleur et Hermione soient redirigées vers lui. Neville acquiesça et se trouva un coin à l’abri des regards.
Harry battit des records de vitesse, la cape sous le bras.

Il lui fallut une minute de course effrénée avant d’apercevoir son frère, Hermione et Fleur. Harry ne ralentit que lorsqu’il fut à une dizaine de mètres : il venait de voir les Mangemorts et le pauvre Steffen était à terre, mais pas mort. Du sang s’écoulait lentement de son bras gauche. Les Mangemorts riaient de lui.
« Voilà donc de quoi est capable un Gryffondor ! s’exclama l’un d’eux, sous les rires gras de ses compagnons.
- Vous… ne… vaincrez… pas, réussit à articuler Steffen.
- Vraiment ? Tu n’as pourtant pas l’air d’un combattant en bonne posture ! »
Harry reconnut le Mangemort à la voix : c’était Bellatrix.
« Des renforts…vont arriver…
- En attendant, je te propose ma spécialité jeune impétueux : tu connais certainement le sortilège Doloris ? » demanda Lestrange.
Harry vit la terreur sur le visage de son frère.
« Ne touchez pas à elles, menaça Steffen en désignant Fleur et Hermione.
- Mais je vais les laisser tranquilles, ne t’inquiètes pas ! s’exclama Bellatrix. Non, je vais juste m’occuper de toi ! »
Harry réagit aussitôt. Il se rendit invisible et courut silencieusement vers Bellatrix.
« ENDOLORIS ! »
Steffen se mit à hurler de douleur. Harry sentit la haine l’envahir. Le même sentiment que lorsqu’il s’était lancé à la poursuite de Bellatrix en juin dernier. Il ne supportait pas de voir un membre de sa famille ou ses amis dans la douleur. Oubliant toute prudence, il se rendit visible et se jeta sur Bellatrix, qui, de surprise, interrompit le sort.

Jedi-Wars
Jedi-Wars
Niveau 10
06 juillet 2006 à 08:48:02

Steffen se releva tant bien que mal tandis que les deux combattants étaient au sol. Un Petrificus Totalus bien senti frappa la Mangemort, ce qui permit à Harry de se relever. Il cria aux filles de s’enfuir tandis que les Mangemorts se rapprochaient avec la ferme intention d’en découdre.
Dos contre dos, les deux frères se tinrent prêts. Les Mangemorts firent un cercle autour d’eux, empêchant toute fuite. Relevée, Bellatrix pointa sa baguette sur eux.
« Tu croyais m’avoir Potter ? Je te pensais plus malin ! »
Harry et Steffen se serrèrent encore plus, conscients du danger. Présents chacun chez l’autre grâce à la télépathie, ils décidèrent d’attaquer à l’unisson. Bien que leurs adversaires soient six fois supérieurs en nombre.
« STUPEFIX ! »
Le duo lança le sort au Mangemort le plus proche d’eux. Trois touchés, puisque l’un des Mangemorts eut la bonne idée de se mettre à moitié devant son voisin, le sortilège les frappa tous les deux. Ils n’étaient plus que neuf.
Soudain, une idée germa dans l’esprit de Harry. Il pouvait se rendre invisible et également se transformer en lion. Et s’il combinait les deux ? Il pourrait attaquer férocement les sbires tout en restant invisible ! Il avait toujours la cape sous son pull, Steffen pourrait s’en servir.
Il donna un léger et discret coup de pied à son frère et lui passa la cape. Le rouquin comprit aussitôt les intentions du garçon aux émeraudes. Tout d’abord, la main qui pendait originellement près du bras droit de Steffen disparut, ainsi que toute sa personne, ce qui ne manqua d’étonner les Mangemorts. Puis, il ne sentit plus les omoplates de Harry contre son dos et une queue vint frapper ses mollets. Steffen su aussitôt que le moment était venu. Il revêtit la cape, disparaissant lui aussi.
Un Mangemort s’effondra. Un second frappé par un éclair rouge sortit de nulle part. Du sang gicla sur les mollets de Dolohov qui tomba. Son voisin fut frappé au visage par une patte griffue, ou du moins une patte devinée.
En résultat final, les deux ados restaient invisibles et entiers tandis que dix Mangemorts étaient tombés sous les attaques des deux jeunes garçons. Seuls restaient Bellatrix et un de ses acolytes. Deux contre deux.
Les Mangemorts étaient entrés dans une rage indescriptible. Les deux frères se rendirent visibles et Harry redevint un « simple » humain. Les deux camps se faisaient face. Les deux élèves étaient calmes, aucune émotion n’apparaissait sur leurs visages.
Sans signe avant coureur, Bellatrix lança un Avada Kedavra sur Steffen, qui ne le manqua que grâce à un moineau qui coupa juste devant lui. L’oiseau y laissa des plumes en se prenant l’éclair vert.
Harry leva les yeux vers Bellatrix, folle de rage qu’un simple piaf eut sauvé la vie de son adversaire. Harry bouillait intérieurement, mais impassible extérieurement. Le moineau était mort par la faute de Voldemort. Ce n’était qu’un oiseau mais Harry veillerait à ce que sa mort ne reste pas impunie. Savoir que Steffen devait la vie à un oiseau fit sourire Harry. Le rouquin pouvait se vantait d’avoir eu de la chance.
Un des Mangemorts fit mine de se relever ; il n’en eu pas le temps. Harry lui jeta un Stupéfix et le Mangemort retomba mollement.
« On peut dire que vous avez de la chance ! cracha le deuxième Mangemort.
- N’est-ce pas Monsieur Malefoy ? » répondit Harry.
Harry l’avait reconnu à sa voix traînante.
Malefoy tenta de leur expédier un Petrificus Totalus mais un Protego bien placé par les deux frères le lui renvoyèrent séance tenante. Intouchables. Les deux Mangemorts leur lançaient bien des sortilèges en cascade, les deux garçons ripostaient à grands coups de Protego, de Bouclier d’Âme. La défense était inébranlable, d’un côté comme de l’autre.
Les sorciers noirs cessèrent un instant de lancer leur salve, bien mal leur en prit : Harry et Steffen ripostèrent en déversant une salve de sorts bien à eux ; les Mangemorts se retrouvèrent par terre, stupéfixés, pétrifiés et ainsi de suite. Les deux frères en profitèrent pour faire le ménage, Steffen connaissant un sort très pratique, un peu dans le style de l’Evanesco mais en plus puissant. Les corps disparurent pour réapparaître on ne sait où.
Les deux frères se mirent à courir pour rejoindre Neville qu’ils avaient entendu pousser un hurlement. Harry se frappa le front du plat de la main.
« Quel idiot ! J’ai oublié de lui dire comment rendre lisible la carte ! Et comme il fait nuit, il n’a aucun repère ! Sombre crétin ! »
Il continua néanmoins à courir vers la cachette de Neville.
Lorsqu’ils y parvinrent, un spectacle terrifiant les attendait : cinq loups-garous encerclaient leurs amis ! Et ces loups-là semblaient avoir faim.
« Nous aurions dû nous en douter, dit aussi calmement que possible Steffen. C’est la pleine lune.
- C’est bien la peine d’avoir un cerveau si c’est pour ne pas s’en servir ! »
Steffen ne releva pas l’insulte – adressée à lui comme à Harry – et chercha désespérément un moyen de tirer les filles et Londubat des griffes des loups-garous, sachant que « griffes » n’est pas au figuré.
Harry, pensant que la transformation en lion était décidément bien utile, esquissa un mouvement pour se transformer, mais le rouquin l’arrêta. Harry jeta vers lui un regard interrogateur.
« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
- Pourquoi ?
- J’ai un mauvais pressentiment. »
Harry haussa les épaules et résolut à se servir de sa baguette. Après tout, peu lui importait de quelle manière il mettrait les loups-garous en pièces. Si il y arrivait.
Steffen prit les loups par surprise en leur lançant un simple stupéfix. Si le sort n’eut pas l’effet souhaité, les créatures relâchèrent leur attention sur les collégiens. Collégiens qui en profitèrent pour se faire oublier et détaler aussi bien que des lapins devant un chasseur.
La lutte était maintenant de deux humains contre cinq loups-garous. Les loups-garous possédaient pour leur part un triple avantage, ce qui n’est en soi pas négligeable : celui de la morsure transformant en loup-garou, qui incitait à la prudence ; les sorts mineurs lancés par un seul sorcier, ne leur faisant pour ainsi dire rien et une extrême rapidité. Quant à eux, les frères disposaient à eux deux une large gamme de sorts, maléfices et autres contre sorts. Mais il leur faudrait combiner leurs sorts les plus puissants et en parfaite synchronisation pour espérer vaincre cinq lycanthropes. Et vaincre cinq loups-garous un jour de pleine lune alors qu’on est un sorcier de seize ans, ce n’est pas rien. Sans se faire mordre si possible.
Harry se prépara à lancer un Patronus, car il avait découvert que ceux-ci pouvaient se révéler d’excellents boucliers contre des sorts qu’un simple Protego ne pouvait annihiler. Le cerf argenté jaillit de sa baguette, prêt à intervenir. Steffen le regarda bouche bée et, reprenant ses esprits, fit apparaître son Patronus à lui. Ce fut au tour de Harry d’être ébahi, et il y avait de quoi : le Patronus de Steffen était l’exacte réplique du sien.
« On m’avait pourtant bien dit que chaque Patronus est unique ! s’exclama Harry.
- Figure-toi que j’en ai deux.
- Deux ?! »
Harry resta sur sa surprise et se concentra sur la bataille.
Ce furent les loups-garous qui lancèrent l’offensive. Les deux garçons réagirent rapidement et s’élancèrent chacun dans une direction différente. Les loups restèrent indécis quelques secondes puis leur groupe se scinda : trois du côté de Harry, deux du côté de Steffen.
Harry se retourna en pleine course pour voir l’option adoptée par ses ennemis.
« Génial, grommela-t-il. Je me tape des adversaires trois fois supérieurs en nombre alors que Stef’ n’en a que deux à ses trousses ! »
Il choisit comme abri un arbre creux – il avait d’abord pris le soin de vérifier que l’arbre en question n’était pas le Saule Cogneur – et attendit, son cerf resplendissant en faction.
De son côté, Steffen avait choisi de riposter ouvertement. Il fit pleuvoir sur les poursuivants une partie de sa réserve de sorts, sans effet visible. Il envoya alors son cerf charger les loups-garous. L’un fut frappé de plein fouet et une blessure sanguinolente apparut sur son abdomen, à la grande surprise de Steffen qui croyait les Patronus immatériels, donc incapables de causer des blessures. Il laissa cependant ses doutes de côté, bien résolu à causer le plus de dégâts chez ses poursuivants.
Le loup-garou blessé se releva tant bien que mal. Steffen – et pour la première fois de la soirée – eut peur. Il venait de se rendre compte qu’un ado de seize ans, seul, n’avait aucune chance face à des créatures aussi maléfiques que les loups-garous.
« Il ne m’auront pas comme ça ! s’exclama intérieurement Steffen. Si je dois mourir pour protéger ceux qui me sont chers, j’emporterais un maximum d’ennemis dans la tombe ! »
Il inspira à fond, serra sa baguette, jeta un regard vers le cerf argenté et se jeta âme et corps devant les loups.
De son côté, Harry n’en menait pas large. Il avait commis une erreur en se terrant tel un animal traqué dans le tronc d’un arbre et surtout, de laisser un Patronus surveiller les alentours ! Les Patronus émettent une vive lumière argentée, en pleine nuit, c’est un jeu d’enfant de les repérer !
Les trois loups-garous tournaient autour de l’arbre et Harry hésitait quant à la conduite à tenir. Devait-il sortir au risque de se faire attaquer, ou devait-il rester caché… comme un peureux ? Harry préférait la première solution et il la mit à l’œuvre. Il serra sa baguette et s’élança à l’encontre des loups-garous.
Ceux-ci ne perdirent pas de temps en vains discours et s’apprêtèrent à attaquer, mais ils reculèrent, effrayés par l’apparition dans un tourbillon de flammes, un oiseau de la taille d’un cygne, rouge et or : Fumseck.
Le phénix se mit à chanter – on ne sait pourquoi – et Harry se sentit tout à fait bien, toute peur envolée. Le chant du phénix était pour lui le chant de l’espoir, donc celui-ci n’était pas perdu. Fumseck, sans s’arrêter de chanter, se lança sur les loups, toutes serres dehors.
Un des opposants de Harry eut la gorge lacérée et il tomba dans une mare de sang, mort. Les deux autres hésitèrent vaguement devant cet oiseau surgi de nulle part. Mais ils reprirent vite contenance et tentèrent de saisir entre leurs crocs cet oiseau de mauvais augure, en tout cas pour eux. Mais l’insaisissable oiseau voletait en tous sens, empêchant toute capture.
Les loups-garous en eurent vite assez et préférèrent s’intéresser à Harry, qui lui ne savait pas voler et était donc une proie bien plus simple à capturer. Harry se rendit alors compte qu’au lieu de fuir, il était resté là, ébahi, la baguette tenue le long du corps. Il était resté là à regarder les mouches voler alors qu’il aurait pu partir sans être vu ! Si la situation n’était pas aussi critique, les claques seraient tombées !
Harry tenta de se retourner et de courir mais un des loups, d’un bond magistral, passa au dessus de sa tête et vint se poster derrière lui. La situation devenait préoccupante. Il ne tenait pas à se faire mordre. Il pouvait très bien se transformer, mais il y avait le pressentiment de Steffen. D’un autre côté, il ne voyait pas comment s’en sortir.
« Au diable les intuitions ! » pensa avec force Harry. Et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, Harry avait bondi sur le loup-garou se trouvant derrière lui et avait entamé un vif combat au corps à corps.

Steffen était lui aussi aux prises avec les deux lycanthropes. Son Patronus faisait autant de ravages qu’il pouvait, tant et si bien qu’un des loups perdit une patte – ou un bras. Le loup-garou hurla à mort et se retira dans la forêt pour y mourir en paix, mais la mort ne voulut pas de lui. Il continua donc à souffrir et ne mourut que grâce à un centaure qui passait par là, centaure qui lui décocha une flèche en plein cœur.
Le second loup-garou et adversaire de Steffen sembla un instant vouloir venger son compatriote mais il se ravisa et courut le rejoindre. Il subit le même sort funeste, envoyé par le même centaure.
L’adolescent profita de ce répit pour souffler un peu, puis il se dirigea aussi vite qu’il le pouvait vers le combat de son frère. Ce qu’il vit le cloua sur place.
Un lion d’or – autrement dit : Harry – essayait de mettre au sol un loup-garou tandis qu’un phénix se chargeait du second. Une dizaine de mètres plus loin, Steffen entraperçut un loup-garou gisant dans une mare de sang, bel et bien mort. Il se reprit et courut aider Harry.
Le loup-garou avait légèrement l’avantage, compte tenu de sa taille. Un loup-garou adulte mesurait un bon mètre quatre-vingt-dix voir deux mètres. Harry était beaucoup plus petit, même en étant un lion.
Le loup-garou aurait réduit Harry en miettes si Steffen n’avait pas eu l’idée de lui lancer… une pierre ! Le loup-garou la reçut sur la tête et se retourna. Il repéra tout de suite Steffen et poussa un grognement qui sonnait aux oreilles du rouquin comme une menace. L’hybride se lança à sa poursuite et Steffen s’enfuit sans demander son reste.
Harry se releva, endolori. Il n´avait plus d’énergie pour rester un lion et redevint humain. A sa gauche, Fumseck finissait de se débarrasser du loup-garou. Celui-ci était couvert de plaies en tout genre. Le loup-garou hurla à la lune comme n’importe quel chien blessé et s’enfuit, pour mourir lui aussi dans la Forêt Interdite.
Fumseck interrompit son chant et lança un petit cri plaintif, à mi-chemin entre la douleur et la tristesse. Harry le prit comme un avertissement et se retourna. Instinctivement, il lança un Stupéfix et bien lui en pris car Steffen était en très mauvaise posture : il avait trébuché dans sa fuite et l’hybride voulait soit le mordre pour en faire un de ses semblables, soit le dévorer mais il n’en eut pas le temps, Harry avait inconsciemment visé une de ses plaies qui s’avéra être le seul endroit où l’on peut stupéfixer un loup-garou.
Steffen se releva, lentement.
« Il n’y a plus de loups-garous ? demanda-t-il.
- Plus pour l’instant. »
Harry se figea, il venait d’entendre :
« AHOUUUUUUUUUU ! »
« Je crois qu’on a parlé trop vite ! s’exclama Steffen.
- Stef’, retourne au château et va chercher des renforts ! cria Harry.
- Et toi, qu’est-ce que tu vas faire ? demanda Steffen en fronçant les sourcils.
- Je vais les retenir.
- TU ES FOU ?!
- Non, je ne suis pas fou ! Je dois les retenir.
- Qu’est-ce qui te fais dire ça ? s’exclama le rouquin.
- Ils sont à la solde de Voldemort et mon destin est de combattre Voldemort, de mettre un terme à sa vie !
- Mais ce n’est pas Voldemort ! Ce sont des loups-garous !
- C’est du pareil au même. »
Steffen se tut.
« Tu comprends Steffen ? Je ne tiens pas à ce que tu sois blessé ou pire.
- Tu ne penses qu’aux autres Harry ! Pense à toi au moins une fois dans ta vie ! »
Harry ne répondit rien à cela. Le hurlement se faisait plus proche. Il commençait à paniquer.
« Steffen, s’il te plaît, rentre au château et préviens Dumbledore ! Reviens après si ça te chante mais s’il te plaît, va prévenir Dumbledore ! »
Steffen le regarda au fond des yeux.
« D’accord, soupira-t-il. Mais après, je reviens et je t’aide à te débarrasser de ce fichu loup-garou ! »
Harry acquiesça et Steffen partit aussi vite qu le lui permettait ses jambes.
Harry, la main serrée sur sa baguette qui l’avait maintes fois sauvé, se résolut à affronter le loup-garou. Mais pas à l’entrée du château, plutôt vers le Saule Cogneur. En cas de difficultés, il pourrait tenter de se réfugier dans le passage. Si la créature le lui autorisait.

Les hurlements s’étaient finalement interrompus. Harry, peu rassuré mais déterminé, s’avança lentement en direction du Saule. Et ce qu’il vit le démoralisa au plus profond de lui.

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Niveau 10
06 juillet 2006 à 08:48:39

Là, au clair de lune, un homme était allongé sur le dos, haletant et… Voldemort. Harry ne fit aucun bruit, il était sûr d’avoir reconnu Remus Lupin par terre. Mais il ne bougea pas pour autant du buisson qui l’abritait. Il entendit alors la voix glacée caractéristique de Voldemort.
« Alors, tu es prêt ?
- Oui Maître. »
Harry n’en crut pas ses oreilles. Lupin venait de dire « Maître » à Voldemort !
« L’Imperium ! » s’exclama-t-il intérieurement.
Lupin se releva. La lune apparut entièrement sur – semble-t-il mais rien n’était moins sûr – ordre de Voldemort.
Lupin, qui s’était relevé, se cabra. De sa cachette, Harry entendit nettement les coutures des vêtements de Lupin craquer. Puis l’homme se changea en loup-garou : des membres étrangements longs, une haute et fine stature, un museau qui ressemblait à celui d’un vrai loup et deux oreilles pointues à la manière des chiens.
Voldemort semblait satisfait. Harry crut le voir se tourner vers lui, mais il n’en était pas sûr.
« Il est là-bas. »
Le loup-garou se retourna vers la cachette du jeune homme et s’élança, tandis que Voldemort disparut.
« Il n’a pas pu transplaner, où est-il donc passé ? » se demanda Harry.
Mais il n’eut guère le temps d’y penser. Lupin fonçait sur lui !
L’heure n’étant pas à la réflexion lente, Harry ne prit pas le temps d’élaborer une stratégie. Seul un point de la situation émergea dans son esprit : il ne voulait pas blesser – et encore moins tuer – Lupin, mais il ne souhaitait pas pour autant se faire blesser par lui ! Il fallait donc ruser, provoquer un vent violent pour masquer la lune par exemple ou bien jouer à cache-cache avec le loup-garou en attendant l’aube. Harry aurait bien aimé pouvoir mettre à l’œuvre la deuxième idée mais où se cacher ? Et puis ce serait lâche, ce que Harry n’était pas. Steffen lui avait promis de le rejoindre. Et si, ne trouvant pas Harry, il se mettait à paniquer et à faire des bêtises ? Harry ne se le pardonnerait jamais.
Le loup-garou fit une première tentative pour mordre le jeune homme qui esquiva de peu. Ne pas se faire mordre. Ce n’était pas aussi simple que ça en avait l’air. Un coup de griffe pouvait passer, pas une morsure.
Harry lança un sort de Conjonctivite en visant les yeux, mais le sortilège manqua sa cible. Furieux, le loup-garou se jeta sur Harry. Celui-ci sentit sa baguette lui échapper des mains et il l’entendit rouler sur le sol, quelques centimètres trop loin pour le bras du Survivant. Lorsque le loup-garou découvrit ses crocs redoutés – et redoutables –, Harry sentit la panique le gagner. Il ne pouvait pas tenter la Télékinésie, cela le priverait d’énergie. Cédant à sa première idée contre les loups-garous, il se transforma en lion.
Il envoya le loup mordre la poussière d’un puissant coup de patte. Celui-ci se releva prestement et montra les crocs, imité par Harry.
Les deux « animaux » tournèrent lentement autour d’un cercle invisible, sans quitter des yeux son adversaire. Un semblant de feulement sortit de la gorge de Harry, pour intimider le loup-garou. Cela n’eut pas l’effet souhaité, le loup-garou s’avança d’un pas. Un pas qui en vaut trois pour un être humain.
Le loup-garou et le lion se toisèrent. Harry, sur la défensive, attendait que loup-garou lance l’attaque. Ce qui ne tarda pas à arriver.
Lupin se précipita sur Harry qui bondit. Il passa par-dessus la tête du loup-garou qui se retourna. Lupin lança vers Harry une patte pleine de griffes qu’Harry n’eut aucun mal à éviter. La vitesse et la puissance de Harry étant décuplées, esquiver un coup de patte n’était pas bien difficile.
Harry, anxieux, jeta un bref regard vers la porte du château. Lupin mit à profit ce bref instant d’inattention pour donner un violent coup de patte avec une force inouïe sur les côtes de Harry. Celui-ci sentit une vive douleur, rien d’étonnant à cela, il avait deux côtes brisées. Les cinq griffes avaient lacéré le flanc gauche de Harry, cinq griffes pour cinq griffures, en toute logique.
Le sang goutta. Ses côtes faisaient beaucoup souffrir Harry mais il avait connu pire. D’un coup de langue bien ajusté et un œil sur les moindres faits et gestes du loup-garou, Harry lécha ses plaies pour arrêter le sang. Cette tâche accomplie, il fit lui aussi valser sa patte en direction du poitrail du loup. Les griffes déchirèrent la peau et le sang fit aussitôt son apparition, à l’image des plaies de Harry.
Le loup-garou hurla de douleur et sauta par-dessus Harry. Celui-ci le chercha des yeux avant de le repérer. Trop tard, Lupin l’envoya valser au sol d’une pichenette. Enfin ce qui passait pour une pichenette pour un loup-garou passait pour un violent coup de poing pour un humain.
Harry serra les dents. Son sang coulait lentement, formant une multitude de taches sombres sur l’herbe. Il avait le flanc gauche lacéré de part en part, mais pas la peau arrachée. Il se demanda dans quel état il serait quand il redeviendrait humain. Il ne serait sans doute pas beau à voir, mais peu lui importait pour le moment. Dans l’immédiat, il tenait plus à éviter une morsure.
Harry fit un bond de côté en catastrophe. Lupin avait bondit sur lui dans l’intention de le mordre. Harry se prit les pattes dans une racine et tomba. Affaibli, il se retrouva involontairement humain.
Son état était pire que ce qu’il avait imaginé. La peau du lion était un peu plus coriace que celle d’un humain, mais il avait du sang partout. Il redressa ses lunettes, y voyant beaucoup moins bien qu’en étant un lion. De désespoir, il cria au loup-garou :
« REMUS ! ESSAIE DE TE REPRENDRE ! TU N’ES PAS UN LOUP-GAROU, TU ES REMUS LUPIN !! »
Cela n’y fit rien. Lupin, toujours sous l’emprise de l’Imperium, ne pouvait y comprendre quelque chose. Et même sans le Sortilège Impardonnable, il n’aurait rien compris.
Leur combat les avait rapprochés du Lac. Harry, acculé, s’y jeta, espérant échapper à Lupin. L’eau était froide – on était à la mi-novembre et il était aux alentours de minuit – mais Harry y resta malgré tout.
La froideur de l’eau le requinqua aussi bien qu’une potion, mais il fallait qu’il en sorte au plus vite sans quoi il ne serait plus qu’une statue de glace.
Il nagea vers la rive opposée et sortit de l’eau. Il avait froid mais il s’en moquait.
Il attendit le loup-garou, tout en se réchauffant grâce un feu rendu invisible. Une fois sec, il lança un Lumos. Pas trace du loup-garou, ni derrière, ni devant, ni sur les côtés. Il resta sur ses gardes, tous ses sens aux aguets, prêt à se retransformer. Ses plaies lui faisaient mal, mais il l’ignora. Il n’allait pas fuir pour si peu !
Le loup-garou tardait à se montrer. Il n’était sur la rive du Saule Cogneur ni sur celle de Harry. Où était-il donc ? Dans la Forêt Interdite ? Si tel était le cas, Harry ne pouvait qu’espérer que le loup-garou ne tombât sur Graup, ni sur les centaures, mais qu’il y resterait jusqu’à l’aube.

Cela faisait un bon quart d’heure qu’Harry attendait. Il n’osait pas retourner au château, de peur de se faire prendre par le loup-garou. D’un autre côté, s’il restait là…
« Incendio », murmura Harry. Un feu se déclencha au bord du lac. Il espérait attirer le loup-garou car une idée lui avait traversé l’esprit : le loup-garou pouvait s’être réfugié aux abords du château. Puis il se souvint de quelque chose : Hermione lui avait dit trois ans plus tôt que les loups-garous réagissaient à l’appel de leurs semblables. Elle-même l’avait fait.
« AHOUUU ! »
Harry se tut et tendit l’oreille. Une cavalcade résonna. Il éteignit le feu, mit sa baguette en poche et se prépara. Il aperçut la silhouette du loup-garou, tournant le dos à la lune et courant vers lui. Il respira à fond et, lorsque le loup-garou fut à une dizaine de mètres de lui, il se transforma en lion.

Au château, Steffen monta les escaliers en trombe. Il se souvint que le bureau de Dumbledore se trouvait au deuxième étage mais il ne se rappelait plus du mot de passe.
Au deuxième, il jeta un coup d’œil dans le parc. Il vit nettement deux silhouettes se découper dans l’herbe, à côté du Saule Cogneur. Il vit la lune apparaître et une des deux silhouettes disparaître tandis que l’autre se transformait e loup-garou. Puis, une ombre lança un sort ; Steffen avait vu l’éclair. Convaincu que c’était Harry et qu’il n’avait que trop traîné, Steffen se dirigea vers la gargouille qui gardait l’entrée du bureau directorial.

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Niveau 10
06 juillet 2006 à 08:49:12

Harry et Lupin menaient un féroce combat, bien plus acharné que celui mené quelques dizaines de minutes plus tôt.
Harry ne pensait plus qu’à une chose : maintenir Lupin le plus loin possible. Mais le loup-garou gagnait du terrain et Harry était déjà épuisé. Cela faisait environ dix minutes qu’ils étaient au corps à corps, mais aucun ne prenait l’avantage.
Harry rugit de douleur : Lupin venait de lui planter ses griffes dans le poitrail. Un flot de sang se déversa ; Harry n’en pouvait plus. Sa résistance commença à faiblir, il n’avait plus qu’une envie : mourir.
Soudain, Lupin jeta sa tête en avant et mordit la patte avant droite de Harry. Une pensée pénétra dans le cerveau de Harry, telle une aiguille : il avait été mordu, il serait un loup-garou.
Harry releva la tête, la douleur parcourant chaque centimètre carré de son corps. Alors il leva une patte, la gauche car la droite le faisait trop souffrir, et assena le dernier coup sur Lupin. Il y avait mis sa volonté, sa puissance et son désespoir.
Harry s’effondra, évanoui et Lupin chancela, pour finalement tomber quelques mètres plus loin, en sang et épuisé. Le loup-garou ne bougea plus et s’évanoui lui aussi. Quatre heures passèrent.

Au château, Steffen était sur des charbons ardents. Après avoir finalement retrouvé le mot de passe et prévenu Dumbledore, celui-ci lui avait interdit de retourner dans le parc. Le directeur été allé dans le parc en compagnie des professeurs Rogue, McGonagall, Flitwick et Hagrid pour tenter de retrouver Harry, sans succès. Ils étaient revenus au château inquiets, et avaient décidé qu’ils y retourneraient au matin, avec Steffen. Celui-ci avait eu toutes les peines du monde à ne pas s’échapper et il avait fallu toutes les ressources d’Hermione pour le retenir. De son côté, Fleur avait pleuré une majeure partie de la nuit.

L’aube pointait. Lupin, redevenu humain, se redressa. Il avait pas mal de blessures et se demandait comment. Il ne savait pas non plus comment il avait atterri dans le parc de Poudlard.
Machinalement, il regarda le Saule Cogneur. Un corps attira son attention, il s’en approcha. Au fur et à mesure qu’il avançait, la panique le submergeait. Au pied du saule, un lion doré était étendu, dans une flaque de sang. Lupin sentit la tristesse et l’effroi le gagner.
Les contours du lion se brouillèrent. Des cheveux ébène apparurent, le corps d’un jeune homme suivit. Là, devant ses yeux, Lupin avait le corps de Harry Potter. Seul quelques soubresauts au niveau de la poitrine indiquaient qu’il était vivant.
Horrifié, Lupin releva la manche droite du jeune homme, un pressentiment dans la tête. Une morsure profonde marquait une partie du bras, une morsure de loup-garou. Lentement, Lupin se redressa. Des images lui revinrent en tête : un loup-garou – lui, il le savait – qui mordait un lion. Un lion avec deux émeraudes en guise d’yeux et un petit éclair sur le front. Harry à n’en pas douter.
« Non… non… ce n’est pas vrai », murmura Lupin, le sanglot dans la voix.
Il se laissa tomber à genoux près du corps, et se mit à pleurer le fils de son meilleur ami.

Jedi-Wars
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Niveau 10
06 juillet 2006 à 08:50:11

:fete: Le gros morceau de la fic est posté!! :fete: Je l´attendais ce combat Lupin/Potter :happ:

Jedi-Wars
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Niveau 10
06 juillet 2006 à 08:50:44

J´oublais : bonne lecture :ok:

vegeto333
vegeto333
Niveau 10
06 juillet 2006 à 10:01:02

:ouch: C´est...comment dire...grand!
Merci
Je m´y mets tout de suite

vegeto333
vegeto333
Niveau 10
06 juillet 2006 à 10:30:16

:bravo:
Magnifique suite.Harry loup-garou :snif2:

vegeto333
vegeto333
Niveau 10
06 juillet 2006 à 11:14:08

AU fait,désolé de cet oubli

:fete: BON ANIVERSAIRE :fete
Tu as quel age,maintenant??

vegeto333
vegeto333
Niveau 10
06 juillet 2006 à 11:15:08

Sans le deuxieme smiley,ça ne donne pas bien,donc je le refais

:fete: Bon anniversaire :fete:

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