Le chapitre 48 un peu plus tôt que prévu ! XD
Bonne lecture ^^
Chapitre 48 : « rencontre avec l’Impératrice »
Suivant les conseils de Kratos, le petit groupe avait décidé de dormir tranquillement dans une auberge confortable, pour ensuite prendre le chemin de la capitale le lendemain. Par chance, personne ne les avait reconnu et ils avaient pu passer une nuit reposante. Aux environs de neuf heures, ils étaient tous habillés et lavés ; et quittèrent la ville d’un pas motivé.
Lorsque Tyssiur fut à une bonne centaine de mètres, Génis s’empressa de se changer. Ses amis l’imitèrent avec soulagement.
- On les garde ? proposa Colette.
- Oh, non ! soupira Génis, ça va alourdir nos sacs à dos. Ça prend beaucoup de place.
- C’est vrai, approuva Raine, cependant, nous ne pouvons pas nous risquer à les laisser ici.
- On peut les brûler, proposa Lloyd.
Raine fit la moue mais accepta. Kratos se chargea de réunir les perruques et les vêtements en un endroit. Génis leva son arme et lança une petite flamme qui eut vite fait de consumer le tas de tissu.
- Bien, apprécia Kratos, maintenant, rejoignons la capitale.
Lloyd se racla la gorge :
- Hum . . . C’est où, la capitale ?
- Attends, attends, dit Raine.
Elle plongea la main dans son sac et fouilla. Ses doigts glissèrent sur la boussole qui, malheureusement, était déréglée depuis quelques temps. Elle frôla un morceau de jambon emballé, puis ferma enfin sa main sur un morceau de papier froissé. Elle le sortit du sac et dit :
- C’est la carte que Fanny m’a donnée.
Sur ce, elle la déplia et la posa au sol, pour que tout le monde puisse la voir. Au Nord-est, on pouvait lire TYSSIUR . En plein centre de la carte, écrit en rouge vif, il était écrit MANOO, la capitale !
- Je crois qu’on a trouvé, lança Génis.
- Oh ! remarqua Colette, regardez ! Il y a Rizera, là ! On y est déjà allés, vous vous rappelez ?
- Moui, grommela Kratos, bon, allons-y.
L’expédition se passa sans encombre, ou presque. Un matin, après une nuit à la belle étoile, Génis se réveilla avec une sorte de scorpion sur le visage. Il hurla en ouvrant la bouche tellement grande qu’il faillit avaler la bête qui lui courait sur le visage. Kratos attrapa l’insecte par une de ses pattes et l’éloigna du campement. Depuis ce jour, Génis dormait toujours sous une moustiquaire. Bref, après six jours de marche, le petit groupe d’amis atteignit la capitale. Manoo était une ville très grande traversée par un fleuve. Au loin, on pouvait apercevoir un palais, probablement celui de l’Impératrice. Au centre de la ville se trouvait la grand-place. Une sculpture en marbre se dressait à côté d’une fontaine de verre.
- Allons vite voir l’Impératrice, proposa Génis.
- Ah, non ! protesta Lloyd.
Tout le monde le regarda d’un air étonné.
- Serais-tu enfin devenu un peu sage ? demanda Kratos.
Lloyd haussa les épaules :
- Je ne vois pas pourquoi tu dis ça. Mais on a passé une semaine à marcher, marcher et marcher ! J’en ai jusque là ! Je suis fatiguée et j’aimerais bien me reposer.
Raine soupira mais ne put qu’approuver :
- Nous sommes tous fatigués. Il faudrait effectivement qu’on se repose un peu. Pour l’instant, allons simplement observer ce palais.
Lloyd soupira mais suivit les autres sans faire d’histoire. Le palais se trouvait en peu à l’écart de la ville. Il y avait une porte gigantesque qui devait servir d’entrée principale. Six gardes étaient postés autour de la porte, leurs lances pointées vers le ciel hargneux.
- Vous croyez qu’ils vont nous laisser entrer gentiment ? demanda Génis, la voix tremblotante.
- Je ne crois pas, répondit Raine, mais essayons tout de même.
Elle avança vers les gardes, qui lui lancèrent un regard peu sympathique. Kratos la suivit et posa sa main sur la poignée de son épée. D’un même mouvement, les six soldats refermèrent leur prise sur leurs lances. Raine déposa sa canne au sol et continua à marcher vers eux. À contre-cœur, Kratos se délesta à son tour de son arme. Ils avancèrent tous deux vers l’entrée du palais.
- On dirait un couple, remarque Colette en riant.
Lloyd rit aussi, mais ne put s’empêcher de trouver que c’était vrai. D’un côté, un mercenaire silencieux et dur. De l’autre, une demi-elfe intelligente et pleine de grâce, mais lorsqu’elle s’énerve. Tout ceci donnait un couple de personnages au caractère bien trempé. Génis, de son côté, observait les deux adultes avec un regard méfiant : il ne voulait pas qu’on lui vole sa sœur.
Raine et Kratos s’arrêtèrent devant les gardes. D’une voix forte, Kratos demanda :
- Nous aimerions rencontrer votre Impératrice.
Un soldat faillit leur rire au nez, mais un de ses collègue l’interrompit.
- Vous êtes des étrangers ? demanda-t-il, vous venez de cet autre monde, n’est-ce pas ?
Jugeant qu’il était inutile de mentir, Raine approuva :
- Oui, tout à fait. Donc, nous souhaiterions traiter avec votre Impératice des rapports que vont entretenir nos deux mondes à l’avenir. Vous n’y voyez pas d’objection j’espère ?
- Notre Impératrice va arriver. Je vais la prévenir qu’elle est attendue, déclara un soldat.
Il entra dans le palais par une toute petite porte. D’un petit signe de la main, Raine fit signe à ses amis de les rejoindre. Colette, Génis et Lloyd s’approchèrent en vitesse, en jetant tout de même un regard inquiet aux cinq gardes restants. En trois mots, Kratos leur expliqua que l’Impératrice allait arriver.
Soudain, les deux portes géantes s’ouvrirent avec un long grincement. Un lit géant avançait, supporté par trois soldats de chaque côté. Sur le lit se dressait une chaise hautes à baldaquin. Des voiles étaient posés les uns sur les autres et recouvraient quelqu’un, probablement l’Impératrice. Une vois féminine s’éleva :
- Qui demande à me rencontrer ?
Génis fronça les sourcils.
- Des habitants de l’autre monde, Ô grande Impératrice, dit un soldat.
- Quoi ?! ! Heu . . . Je veux dire . . . Bien, bien.
Kratos fit une moue dubitative. Les soldats posèrent le lit au sol. L’un d’eux écarta les voiles et l’Impératrice apparut. Elle était vêtue d’une longue robe blanche et verte. Ses cheveux noirs lui retombaient sur les yeux. Ses yeux s’ouvrirent en grand lorsqu’elle aperçut le groupe d’amis.
- VOUS ? hurla-t-elle.
- Artémis ?? ?