j´ai . . . enfin . . . terminé ! J´ai mis le temps mais j´y suis arrivée ! MOUHAHAHAHA 
Bon, voilà le chapitre 52 -un peu statique-
j´espère que vous l´aimerez, et tout ça tout ça ^^
ps: pour ceux qui veulent bien, je voudrais votre avis sur une histoire (pas une fic, et rien à voir avec tos) que j´écris ^^ merci
Chapitre 52 : « La Fin du Monde »
Génis sortit le premier. Il jeta un coup d’œil dans le couloir puis fit signe à ses amis que la voie était libre. Tous quittèrent l’escalier sinueux et s’en éloignèrent.
- Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Lloyd.
- Chuuut ! lui dit Raine, on va se faire repérer !
Lloyd haussa les sourcils :
- Repérer ? Mais par qui ? Il n’y a pers. . .
Soudain, une porte s’ouvrit brusquement. Le groupe se cacha derrière une plante massive. Une femme en robe à volants passa sans les remarquer. Une expression de panique sur le visage, elle murmurait :
- Mais où est donc l’Impératrice ?
Le bruit de ses hauts talons sur le sol tinta encore un moment puis se dissipa. Quand elle fut assez loin, Raine prit la parole :
- Voilà les premiers curieux qui arrivent. Dans quelques minutes, l’endroit sera bondé, et cette fois, nous ne passerons pas inaperçus !
Sur la pointe des pieds, Génis se glissa hors de la cachette générale et ouvrit une porte au hasard. Il tomba sur une chambre spacieuse et, fort heureusement, vide. Il fit signe à ses amis de le suivre, et, bientôt, tous furent à l’abri dans la chambre. Un grand lit double se dressait au milieu de la pièce. Kratos y déposa les Rénégats, puis prit place dans un fauteuil de velours rouge et posa ses pieds sur un pose-pieds rouge. Voyant les deux Rénégats trembler de froid, Colette s’approcha d’eux et les recouvrit d’une épaisse couette rouge. Alors que Raine fermait les rideaux couleur vermeille pour éviter d’être vus, Génis remarqua :
- Vous ne trouvez pas qu’il y a un peu trop de rouge par ici ?
Lloyd lui lança un regard noir :
- Oui ! Je sais que mes vêtements sont voyants !! !
Surpris par l’agressivité de son ami, Génis fit un pas en arrière. Soucieuse, Colette lui demanda :
- Lloyd ! Quelque chose ne va pas ?
Le jeune garçon grogna et alla s’installer sur une chaise tordue au fond de la pièce.
Bien décidée à ne pas laisser passer ce problème, Colette suivit Lloyd. Comme elle avait l’habitude de le faire, elle prit les mains de son ami entre les siennes. La mine renfrognée de Lloyd se dissipa et fit place à un teint confus.
- Raconte-moi ce qui ne va pas, murmura Colette en approchant sa bouche de l’oreille de son ami.
La couleur rouge du visage de Lloyd s’intensifia, et s’harmonisa avec le papier peint cerise du mur.
- Je . . . Je . . . balbutia-t-il.
Il jeta un regard scrutateur dans la pièce pour vérifier que personne ne l’espionnait.
Les deux Rénégats étaient toujours inconscients sur le lit à baldaquins. Raine les auscultait et Génis l’assistait. Kratos était toujours assis sur un fauteuil et semblait absorbé par ses pensées. Lloyd ouvrit la bouche : il était prêt à se confier à sa meilleure amie.
Le garçon plongea son regard dans les yeux bleus de Colette et commença son explication :
- J’ai . . . Depuis quelques temps, j’ai remarqué quelque chose. Kra . . . Kra . . .
Son amie ne put s’empêcher de l’interrompre :
- Cracra ? Il y a quelqu’un de sale parmi nous ?
S’il n’était pas préoccupé, Lloyd aurait ri à pleine gorge. Mais il continua calmement :
- Kratos . . . Je crois qu’il est amoureux de Raine.
Colette sourit :
- Toi aussi, tu as remarqué ? C’est merveilleux, n’est-ce pas ?
Lloyd parut surpris.
- Quoi ? souffla-t-il en contenant sa colère, tu trouves ça merveilleux ? Mais . . . Mais . . . Et ma mère ? Kratos n’a pas le droit d’aimer quelqu’un d’autre !
Le regard de Colette s’assombrit et son sourire s’évanouit.
- Tu . . . Tu crois qu’il ne peut pas aimer à nouveau ? Tu dois t’y faire, Lloyd. Anna est morte depuis longtemps. Kratos l’aimera toujours, c’est certain, mais il a le droit d’être heureux à nouveau.
Lloyd secoua la tête. Il ne semblait pas vouloir comprendre.
- Tu sais, Lloyd, conta Colette, quelque chose comme ça m’est arrivé . . . Quand j’étais à la maternelle, j’étais follement amoureuse d’un petit garçon avec des cheveux bruns. Il était très mignon et très gentil. Je ne me rappelle plus de son nom . . . Quoi qu’il en soit, j’étais amoureuse de lui et je me souviens qu’un jour, on s’est mariés pour rigoler. Et, tu vois, maintenant, ça fait au moins dix ans que je ne l’ai plus vu. Je crois que je peux aimer quelqu’un d’autre, non ?
Lloyd fut assailli d’un doute :
- Tu ne te rappelles plus qui c’était ce garçon ?
- Eh non, répondit Colette en secouant la tête.
- C’était moi, sourit Lloyd.
Colette s’approcha du lit, un grand sourire aux lèvres. Lloyd la suivait de près. Génis lui lança un regard mi-figue, mi-raisin.
- Je suis désolé de m’être énervé, dit-il à voix basse.
Ses amis hochèrent la tête pour lui montrer qu’ils lui pardonnaient.
Raine parla pour faire retomber la tension qui régnait dans la pièce :
- Nous ferions bien de vite nous en aller.
- Nous pouvons rester ici, protesta Kratos, pourquoi partir ?
Raine considéra la porte avec inquiétude :
- N’importe qui peut entrer n’importe quand. C’est dangereux de rester ici plus longtemps !
Kratos haussa les épaules :
- S’il n’y a que ça qui t’inquiète, je vais régler ce problème.
Il souleva une chaise et la plaça devant la porte. Il fit pareil les autres fauteuils, tables basses, tables de chevets, . . . qui peuplaient la pièce.
Après plusieurs minutes, la porte était cachée par une étrange barricade.
- Rassurée ? lança Kratos à l’intention de Raine.
Avant que celle-ci eut le temps de répliquer, Fex ouvrit les yeux et marmonna :
- C’est la fin . . . La fin de notre monde . . .