Bon, ben voilà ENFIN la suite ! J´espère que vous aimerez !
Chapitre 49 : « le Dragon »
Pendant un moment, le temps parut se figer. Les soldats, les bras ballant, ne comprenaient pas ce qui se passaient. Artémis fut la première à réagir :
- Rage noire ! hurla-t-elle.
Raine reprit vite ses esprits :
- Protection !
Un bouclier se forma autour du petit groupe tandis qu’une violente tornade noire s’abattit sur eux. La tornade buta sur le bouclier mais le fissura quelque peu. Un nouvel assaut détruirait le mince bouclier. Artémis continua :
- Pics de l’enfer !
Le sol se mit soudain à trembler. Affolés, les soldats se réfugièrent à l’intérieur du palais, laissant leur Impératrice seule.
- Bande de mauviettes, cracha celle-ci.
Le tremblement de terre s’amplifia. Le sol se craquela et une dizaine de pointes aiguisées jaillirent.
De justesse, les cinq amis s’envolèrent. Colette portait difficilement Génis dans ses bras.
- Ouch, gémit-elle, tu as pris du poids Génis !
Malgré la situation, Lloyd ne put s’empêcher de rire.
- Lloyd, intervint Kratos, tu n’es pas léger non plus . . .
- Ah non, protesta Lloyd, ça c’est parce que tu portes le professeur aussi !
Après un bon coup de canne sur la bras, Lloyd se tut.
Un peu plus loin, Artémis rageait. Elle leva les bras, s’apprêtant à lancer un sort surpuissant. Génis la stoppa dans son élan :
- Dragon Resplendissant !
Tous furent éblouis par une lumière qui surgit de nulle part. Un cri strident se fit entendre. Soudain, une forme apparut. Celle-ci se posa au sol, créant un léger séisme. Se dressant sur deux pattes robustes aux écailles vertes et indigo, un dragon se tenait au beau milieu de la scène. Il devait mesurer une bonne centaine de mètres. Le palais semblait misérable et fragile à côté de lui. Le dragon ouvrit la bouche et le cri suraigu retentit à nouveau.
- C’est . . . C’est moi qui ai créé ça ? murmura Génis.
Comme s’il avait entendu Génis, le dragon se tut et se pencha, de sorte à ce que sa tête soit face au demi-elfe. Ses grands yeux jaunes avait quelque chose d’envoûtant. Génis s’approcha de l’énorme créature et posa doucement sa main sur son nez. Le souffle du dragon était chaud, voire brûlant.
Celui-ci ouvrit à nouveau la bouche et une voix résonna :
- Que veux-tu que je fasse, ô, puissant invocateur ?
Génis ouvrit les yeux de surprise :
- Moi ? Invocateur ? Non, vous vous trompez !
- À qui tu parles ? s’étonna Lloyd.
- Ben, au dragon ! répondit Génis, comme si c’était évident.
Lloyd haussa un sourcil :
- Mais, ça ne parle pas, un dragon !
Génis, toujours sa main posée sur son dragon, protesta :
- Quoi ?! Mais il vient tout juste de parler, vous ne l’entendez pas ?
- Tu dois être fatigué, intervint Raine, tu sais bien que tu t’endors sur place si tu ne fais pas ta sieste l’après-midi !
Génis devint rouge pivoine. Il s’apprêtait à répliquer, mais la voix l’interrompit :
- Calme-toi, jeune invocateur. C’est bien moi, le dragon, qui te parle, mais je ne parle qu’à toi. Il est normal que tes amis ne m’entendent pas. Donc, je répète ma question : que veux-tu que je fasse ?
Bien qu’un peu sonné, Génis répondit :
- Heu, il . . . Il faudrait que tu nous débarrasses d’elle !
Génis avait montré Artémis du doigt.
La demi-elfe n’avait pas bougé le moindre orteil depuis l’apparition du dragon. Maintenant, celui-ci venait de recevoir l’ordre de l’éliminer. Or, elle n’était pas en mesure de terrasser une telle créature. Pourtant, elle se mit en position de combat. D’un geste vif, elle leva la main et cria :
- Tempête aquatique !
Une vague fonça en direction de dragon, qui ne fit rien pour l’arrêter. Les trombes d’eau, qui auraient noyé dix personnes, n’eurent aucun effet sur le dragon. Stupéfaite, Artémis attaqua encore plusieurs fois, en vain.
Pendant plusieurs heures, la demi-elfe s’entêta à frapper, utilisant des attaques de plus en plus faible. Après avoir lancé un poignard au dragon-qui ricocha sur sa carapace de peau- Artémis tomba à genoux. Elle était littéralement épuisée. Des gouttes de sueur inondaient son visage. Puis le dragon se décida enfin à réagir.
- Montez tous sur mon dos, dit-il à Génis.
Celui-ci fit suivre l’ordre et tous prirent place sur le dos du dragon. Ses grandes ailes se déployèrent, battirent l’air et le dragon s’envola. Lloyd et ses compagnons devaient se cramponner fermement pour ne pas tomber car le corps du dragon ne cessait de balancer de gauche à droite. Toujours au sol, Artémis crut que ses adversaires s’en allaient. Mais ses yeux émeraudes se figèrent d’effroi lorsque la bouche du dragon s’ouvrit, béante. Une lueur orangée apparut au fond de sa gorge.
- Il va me carboniseeeeeeeeeer ! hurla-t-elle.
Soudain, un poignard apparut juste à côté d’Artémis. Une faille se dessina et trois demi-elfes arrivèrent. Haru, Kalthamos et Assemyl. Tous trois armés. Pourtant, ils n’étaient pas là pour attaquer le dragon. Ils attrapèrent Artémis par le bras et disparurent. La flamme destructrice du dragon passa juste après. La moitié du palais fit réduite en cendres. La langue de feu avait creusé un grand trou dans le sol.
Enfin, le dragon se posa au sol. Lloyd et ses compagnons descendirent de son dos et allèrent se pencher au dessus du trou.
- Elle est morte ? demanda Colette d’une voix vacillante.
- C’est bien plus que probable, répondit Raine, je ne vois pas comment elle aurait pu échapper à une attaque de cette envergure.
- Je ne peux pas m’empêcher d’être désolée pour elle, sanglota Colette.
- Ce n’est pas la peine, dit Kratos d’une voix froide, elle n’est pas morte.
- Elle est où alors ? demanda Lloyd.
Kratos ramassa un objet au sol.
- Il n’est même pas abîmé . . .
Il montra à ses compagnons le poignard vert et argent qu’il tenait dans ses mains.
- Elle est partie . . .