Bon, profitez du chapitre 52 (bien qu´il ne soit pas excellent) parce que les exams sont tout proche et je n´aurais bientôt plus beaucoup de temps à consacrer à ma fic ^^
Donc, lisez bien (lol) et soyez patients, je fais le plus rapidement possible
Chapitre 51 : « deux morts »
Les murs étaient garnis de chaînes d’acier. L’air était froid et humide, ce qui fit frissonner Colette. Le jeune fille n’avait jamais vu un endroit aussi effrayant. à côté, la cave de Palmacosta semblait presque remplie de joie. Ici, on entendait les sinistres murmures des courants d’air.
- Suivez-moi, dit Kratos pour rassurer ses amis.
Le petit groupe se remit en marche. Génis fermait les yeux et tenait la tunique de sa sœur pour se guider.
- Regardez dans chaque cellule, dit Kratos, il ne faudrait pas les louper . . .
Surmontant sa peur, Génis ouvrit les yeux et jeta un rapide coup d’œil aux cachots. Ils étaient tous vides. Les cellules étaient en fait des petites pièces, entourées par trois murs de pierre grise et par une rangée de barreaux agressifs. Il y avait dans chaque espace un lit de fortune.
- Moi, je ne crois pas que les Rénégats sont enfermés ici, lança Lloyd.
- Qu’est-ce qui te fait dire ça ? demanda Kratos.
- L’homme qui les a invité à visiter la capitale avait l’air sympa, dit simplement Lloyd, c’est pas une façon de traiter ses invités que de les enfermer.
Raine approuva d’un hochement de tête :
- Ce n’est pas une mauvaise théorie, admit-elle.
- Non ! s’exclama Kratos, ils sont ici ! Je le sais, je le sens.
Raine soupira bruyamment :
- Quel macho, plaisanta-t-elle.
Soudain, un cri retentit.
- C’est Colette ! remarqua Lloyd.
Tous rejoignirent la pauvre hurleuse. Celle-ci avait les larmes aux yeux, et restait figée devant une cellule.
- Que se passe-t-il ? cria Kratos en accourant.
Avec un gémissement d’horreur, elle montra du doigt quelque chose au fond de la cellule :
- Botta . . . Fex . . .
D’un même mouvement, ils regardèrent le mur du fond de la petite pièce. Sur ce mur étaient adossés deux cadavres, un mince filet de chair pour peau. Colette ne put se retenir plus longtemps et éclata en sanglots :
- Nous sommes arrivés trop taaaard ! Ils sont mooorts !
Gentiment, Raine posa une main sur son épaule. Kratos et Lloyd démolirent la porte rouillée à coups de pieds.
- Ouh ! se plaignit Lloyd, ça pue, des morts !
- Mais j’y pense . . ., dit soudain Raine.
Pendant qu’elle parlait, Kratos attrapa un cadavre par le bras, qui se détacha dans un craquement sonore. Ce bruit fut accompagné par un nouveau sanglot de Colette.
- Mais j’y pense, reprit Raine, c’est impossible qu’ils en soient à un tel niveau de décomposition . . .
Un ver de terre sortit du nez d’un des deux morts.
- Ce ne sont pas Fex et Botta ! conclut Raine.
A ces mots, Colette s’arrêta de pleurer ; Kratos posa avec dégoût le bras qu’il avait toujours dans sa main ; et Lloyd sortit en vitesse du cachot.
- Ahah ! lança Lloyd, triomphant, ils ne sont pas ici ! Je vous l’avais bien dit !
Kratos ne lui répondit pas et frotta ses mains pleines de poussière sur son pantalon.
- On remonte ? proposa Lloyd.
- Oui, et vite ! approuva Génis, terrifié par les deux cadavres rencontrés.
Lloyd avait posé son pied sur la première marche lorsqu’une voix se fit entendre :
- Aidez-nous . . .
On aurait dit un murmure du vent.
- C’était quoi, ça ? s’inquiéta Colette.
- Rien, rien ! assura Lloyd en montant les escaliers.
- Attends ! lui cria Raine, tu n’as pas honte d’être aussi peureux ?
On entendit le pas de Lloyd s’arrêter dans l’escalier, touché par la remarque de son professeur. Génis, qui s’apprêtait à courir à la suite de Lloyd, s’efforça de rester auprès de sa sœur. Lentement, Lloyd redescendit l’escalier en soupirant :
- Mais puisque je vous dis que les Rénégats ne sont pas ici ! Je suis sûr que le demi-elfe qui les a emmenés . . .
- Senneth, dit Génis juste par information.
- Oui, reprit Lloyd, Senneth avait l’air sympa et honnête ! Je suis certain qu’ils sont tous les deux en train de boire une tasse de thé dans une chambre quatre étoiles, . . . Non, cinq étoiles !
Raine soupira mais ne put pas contredire son élève : il y avait une part de raison dans ce qu’il disait. Kratos s’emporta :
- C’est ce que tu penses. Et moi, je suis persuadé du contraire. Les voix que nous avons entendues doivent être les leurs !
La tension monta d’un cran. Lloyd se mit à crier :
- Tu n’as pas toujours raison ! Je te dis qu’ils ne sont pas ici, alors ne nous attardons pas.
Kratos allait crier plus fort, lorsque la même voix retentit :
- Iciiii ! Par iciiii !
La voix était faible et rauque. Elle semblait provenir du fond de la cave. Lloyd et Kratos abandonnèrent leur joute orale. Sans un bruit, le petit groupe se dirigea vers le fond des cachots. Une cellule se démarquait fortement des autres, pourtant, personne ne l’avait remarquée. Parmi les cellules aux barreaux rouillés, la pièce en question entourée par des barreaux d’un métal luisant se reflétait fortement. Deux personnes étaient attachées avec de lourdes chaînes au fond de la petite pièce. L’ombre masquait leur visage. Kratos entreprit de défoncer la porte. Il frappa la porte avec son pied, sans aucun résultat. Ou presque, il ressentit une violente douleur dans la jambe.
- C’est solide, marmonna-t-il.
Raine s’approcha de la porte et observa minutieusement la serrure.
- Qu’est-ce que tu . . . demanda Génis.
D’un vif mouvement, sa sœur le fit taire. Elle attrapa son sac et en tira une simple épingle. Elle crocheta facilement la serrure et la porte s’ouvrit en grinçant. Impressionné, Kratos resta bouche bée. Génis ne put que bafouiller :
- Tu sais faire ça ?! !
Raine ne répondit pas et entra dans la cellule. Ses amis la suivirent.
D’un sort, Colette illumina la pièce et les visages des Rénégats apparurent.
- Vous ! s’écrièrent-ils.
- Nous, confirma Génis.
Les vêtements de Botta étaient en lambeaux et Fex avait le visage noir de saleté. À nouveau, Raine utilisa son épingle pour libérer les Rénégats de leurs chaînes. Kratos démontra sa force en portant les deux hommes sur son dos.
- Sortons d’ici, lança-t-il.
Soulagés d’avoir retrouvé leurs vieux amis et de pouvoir quitter cet endroit lugubre, tous s’engagèrent dans le sombre escalier.