Deux, voire trois points de perdus chez soi, trois de retrouvés chez le voisin... Tel est l´adage remis au goût du jour par les joueurs de Vahid Halilhodzic. Depuis le début de saison, les Parisiens courent à l´extérieur après les points tristement égarés à domicile. Avec un certain succès ( voir infographie).
Fort de quatre victoires ( Metz, Guingamp, Sochaux et Nantes) en sept déplacements, le PSG version 2003-2004 a déjà fait aussi bien que son prédécesseur sur l´ensemble de l´exercice ! Au Parc des Princes, en revanche, Paris piétine, bien en peine de produire du jeu. « Toutes les équipes viennent pour défendre, avance Fabrice Fiorèse. Si nous n´arrivons pas à marquer très vite, les choses deviennent de plus en plus compliquées. » Après trois succès consécutifs au Parc face à Toulouse ( 2-1), Auxerre ( 1-0) et Le Mans ( 5-1), le PSG a d´abord trébuché devant Lens ( 0-1) avant de buter sur la muraille niçoise ( 0-0). Cinq points lâchés...
Suite au faux pas lensois, les joueurs de Halilhodzic ont su rebondir aussitôt lors d´un délicat déplacement à Nantes ( 1-0). Suivant leur paradoxal tableau de marche, Déhu et les siens s´obligent donc à vaincre à Marseille, dimanche prochain, dans le choc au sommet de la 15 e journée de L 1. « Il faut sans cesse aller chercher les points à l´extérieur, souffle Fiorèse. Et cela passe par une victoire à Marseille. Nous n´avons pas d´autre choix. C´est comme ça... »
Sourire au coin des lèvres, l´attaquant parisien n´a pas oublié la victoire historique, l´an passé, au Stade-Vélodrome ( 3-0). « Nous l´avons déjà fait. Pourquoi ne pas le refaire ? » lance-t-il avec assurance. Pour réussir à Marseille - ou partout ailleurs -, le PSG a une recette. Très simple. La tactique de l´arroseur arrosé. Confronté à des défenses ultraverrouillées au Parc, Paris joue les grandes murailles loin de ses bases. « Il faut s´appuyer sur un bloc défensif solide et ne pas laisser d´espaces », résume Fiorèse. Peu à leur aise lorsqu´il s´agit de faire le jeu, les hommes de Halilhodzic excellent dans l´art du contre. « Nous jouons à l´extérieur comme les équipes qui viennent à Paris, avoue Talal El-Karkouri. Et cela nous réussit plutôt bien. C´est l´adversaire qui avance et nous qui tentons de profiter des brèches pouvant se créer. » Marseille est prévenu.
Eric Bruna