Le basket made in NBA est finalement un sport assez simple. Prenez une équipe, les Spurs par exemple, et son meilleur joueur, Tim Duncan -accessoirement considéré comme le meilleur intérieur de la planète. Si celui-ci est bien inspiré, la formation aura toutes les chances de passer une soirée des plus agréables. Le match face à Utah en a donné la preuve.
Pendant les trois quarts de la partie, le natif des Iles Vierges ( 33 points et 14 rebonds) a tenu la franchise texane sur ses larges épaules. Affublé de coéquipiers incapables de rentrer le moindre shoot ( 36,4% de réussite pour les Spurs), le Most Valuable Player de la saison 2003 a enquillé les paniers pour permettre à son équipe de mener les débats face aux Jazz. Pourtant, Dream Tim a eu un coup de moins bien et ceci au plus mauvais moment, c’est à dire dans le quatrième set. C’est à ce moment que Tony Parker est sorti de sa boîte. Auteur de 20 points dont 10 dans le money-time, le meneur français a répondu de la plus belle des manières à Gregg Popovich qui l’avait littéralement allumé dans la presse cette semaine. Le terrible coach de San Antonio avait fustigé le manque de régularité et de maturité parfois du Frenchie.
Cela a fait son effet puisque la performance du numéro 9 des Spurs a été remarquable. Dans le dernier quart-temps, TP a pallié la légère défaillance de Duncan en fin de rencontre et surtout fait oublier le piètre match de Bruce Bowen ( 2 points, 1/7 aux shoots) ou celui de Manu Ginobili ( 6 points à 0/5). A l’arrivée, les champions NBA en titre ont battu les Jazz ( 85-81) pour la quinzième fois d’affilée. Une belle satisfaction à ajouter à la grosse performance défensive des Texans. Ces derniers ont laissé Andrei Kirilenko et Carlos Arroyo à 13 points. Une misère.