Correct, mais peut mieux faire. Tony Parker ne tourne pas encore à plein régime cette saison, à l´image de son équipe d´ailleurs. Fébrilité collective en fin de matches, adresse aux lancers-francs insuffisante : San Antonio a encore du travail pour défendre son titre de champion en titre NBA.
La semaine écoulée a été contrastée pour les San Antonio Spurs et leur meneur de jeu français, Tony Parker, avec un bilan de 2 victoires pour 2 défaites en NBA. Si les deux victoires face à New York ( 77-67 à l´extérieur) et Utah ( 85-81 à domicile) étaient logiques, les deux défaites concédées devant Milwaukee à la dernière seconde ( 92-93) et à domicile contre les Sacramento Kings ( 91-96) ont montré que les Spurs étaient encore perfectibles, notamment dans la gestion des fins de match et pour l´adresse aux lancers-francs. Dans ce dernier exercice, ils figurent au dernier rang de la NBA cette saison avec un affligeant 66,4 % de réussite.
Sur un plan individuel, Parker ne s´en est pas trop mal tiré sur les 4 matches avec un 29 sur 58 aux tirs ( 50 %) pour 18,7 points, 4,2 passes et seulement 1,7 perte de balle de moyenne par rencontre. C´est peut-être le signe qu´il est en train de trouver son deuxième souffle après les efforts consentis l´été dernier sous le maillot bleu et son début de saison tronqué par une entorse de la cheville.
Reste que les Spurs ( 3e à l´Ouest avec 31 victoires et 18 défaites) sont légèrement en retard par rapport à leur tableau de marche de la saison dernière. Après 49 matches, ils comptaient en effet 33 victoires pour 16 défaites en 2002-2003. On se souvient que, il y a douze mois, ils avaient profité d´une série de neuf matches à l´extérieur consécutifs pour se relancer en alignant huit succès d´affilée entre le 29 janvier et le 16 février 2003. Peut-être que le calendrier de cette année va leur donner l´occasion de rééditer cet exploit.
D´ici au 22 février, les Texans vont en effet disputer sept rencontres à l´extérieur, le SBC Center de San Antonio étant de nouveau réquisitionné par un rodéo. Le programme n´est cependant pas évident avec en particulier des matches à Sacramento, à Houston et au Minnesota.
Quoiqu´il en soit, l´entraîneur Gregg Popovich n´est pas inquiet. " Sacramento était la meilleure équipe ce soir. Mais je pense que nous sommes beaucoup plus perfectibles que ne le sont les Kings", déclarait-il jeudi soir après la défaite face aux leaders de la Conférence Ouest.