Voilà enfin mon texte, le premier d´un longue série je l´espère sur ce topic :
Amour véritable.
Comment ai-je pu vivre sans toi jusque là ?
La vie aurait-elle eu le même goût, le même intérêt si je ne t’avais pas rencontrée ?
Le fait est que je ne le saurai jamais et que cela m’est bien égal à présent.
Dire que cela ne serait jamais arrivé si je ne t’avais pas rencontrée dans ce magasin en 2002, si un hasard ne m’avait pas fait entrer dans en ce lieu commun où tu semblais n’attendre que moi.
Pourtant, tu ne fut pas la première à qui je m’intéressa en ce jour-là. Tout d’abord comme absente, je ne t’ai finalement rencontrée qu’après quelques heures. Tu étais là, enchaînée comme dans une prison, la prison du destin, n’attendant que ta délivrance.
Tous ces sentiments forts qu’évoquaient ces livres, ces films et tous ces témoignages sur l’amour trouvèrent un sens lorsque tu relevas ton visage gracieux et triste. Tes cheveux blonds illuminaient à eux seuls la pièce dans laquelle nous nous trouvions, ton regard profond et sincère suffit à faire fondre mon cœur.
Mais à ce moment-là, j’étais bien loin d’être à même de saisir le sens de ces sentiments nouveaux, de cette douce chaleur qui réchauffait mon cœur auparavant balayé par un blizzard éternel.
Ainsi, tu restas d’abord anonyme, te fondant dans ce groupe de personnes atypiques qui t’entourait. Les cloches du destin n’avaient pas encore décidé de sonner, elles attendaient l’occasion unique de sceller ç jamais un amour naissant.
Peu à peu, j’appris à te connaître en te côtoyant. Cela dura quelques minutes qui se transformèrent bientôt en heures.
Puis, par un coup du destin, tu te retrouvas au devant de la scène. Assistant à cette révélation, ce déluge de sentiments, je saisis alors le véritable sens de l’émotion. Chaque mot, chaque parole sortant de ta bouche trouvait écho en mon cœur et en mon âme.
Comme j’aurais voulu être ces mots, pour glisser suavement sur tes lèvres.
Comme j’aurais voulu être ses fleurs, pour que tu me sers contre ton cœur.
Comme tu jetais ce bouquet de roses dans le vide, je tombai amoureux.
Le ciel nuageux et menaçant qui obscurcissait mon cœur laissa place à un filet de lumière, puis aux doux rayons d’un soleil perpétuel.
Je ne fus malheureusement pas le seul à tomber sous ton charme et la concurrence s’annonçait d’ores et déjà rude. Dés lors, je n’avais plus d’yeux que pour toi, mais l’ombre du rival se faisait grandissante.
Patient, j’attendais cependant le moment où tu comprendrais que j’étais le seul qui te mérite, moment qui ne tarda pas à arriver.
Qui aurait cru que mon pire ennemi, un vil et perfide individu atteint de folie, serait finalement mon plus grand allié dans cette quête de ton amour ?
Il planta la graine de la discorde et le doute s’installa dans l’esprit de ton prétendant. Ta réponse fut immédiate et sans appel, tu ne pouvais toi-même aimer quelqu’un qui ne te faisait pas confiance. Je jubilai alors, sachant que si tu n’étais pas à lui, tu ne tarderais pas à être à moi.
C’était cependant sans compter sur la complexité de l’être humain, fait de contradictions. Humain, trop humain en quelque sorte.
Ainsi, sans que je ne sache réellement pourquoi, tu t’éloignas de moi pour retourner auprès de celui qui t’avait trahie. Mon amour pour toi et ma haine pour lui atteignirent leur paroxysme, j’en venais à espérer une tragédie qui pourrait vous séparer et qui, par la même occasion, te ramènerait à moi.
Je fus entendu et exaucé.
Un cataclysme indescriptible, sans nom, se produisit et vous furent séparés, le croyant même mort. La culpabilité que je ressentais à me réjouir de la disparition de mon rival s’évanouissait à l’idée que tu étais à moi, qui étais le seul à te mériter.
Ma joie fut malheureusement de courte durée, je sentais ton cœur meurtri par sa perte, à jamais. Je ne comprenais pas comment tu pouvais encore être attachée à lui, jusqu’à que tu commettes l’impensable. Sans que je ne puisse rien faire, tu grimpas au sommet de cette haute falaise et sauta dans le vide, sans un mot. Je mourrai en même temps que toi…
Du moins le pensais-je.
Ayant perdu tout espoir, je te retrouvai finalement allongée, inconsciente, sur cette plage à la faveur du soleil couchant. Le destin te fit alors un signe qui te rendit espoir et scella à jamais tes sentiments. Une preuve, une possibilité qu’il soit encore en vie, quelque part en ce monde. Pour la première fois depuis un an, un espoir naquit dans tes yeux, un sourire sur tes lèvres.
Emu et convaincu de la force de ton amour, je laissai alors ma jalousie et mes sentiments de côté et t’aidai finalement à le rechercher, sacrifiant mon bonheur au tien.
Nous le retrouvâmes et depuis vous êtes ensemble.
Depuis ce jour, je vis mon bonheur par procuration, mon amour pour toi ne s’éteindra jamais.
Depuis ce jour et pour toujours, je t’aime….Celes.