INTERVIEWS 09/07/03
Interview : Fabio Celestini
Fabio Celestini n´est Olympien que depuis août. Mais ses onze mois passés sous le maillot blanc ont fait de lui un élément incontournable de l´OM. Sur le terrain, où il est le métronome de l´équipe avec Fernandao. Dans les vestiaires, où son influence va grandissante. Interview.
Fabio, quelle est l´ambiance dans le groupe marseillais à moins d´un mois du début du championnat ?
Fabio Celestini : " Bonne, mais pour l´instant le groupe est quasiment le même que l´an dernier. Il n´y a que Vachousek de plus. J´espère que les autres recrues vont vite nous rejoindre pour qu´une dynamique puisse s´instaurer".
L´OM a terminé à la troisième place la saison dernière, remplissant donc ses objectifs. Qu´allez-vous viser cette année ?
F.C. : " La saison 2002-03 était celle de la reconstruction et nous nous sommes qualifiés en Champions League. Avec la même équipe plus quelques renforts, il n´y a pas de raison pour qu´on obtienne de moins bons résultats. Nous chercherons à faire mieux, c´est évident. Mais quand on termine 3e, il n´y a pas beaucoup de possibilités pour faire mieux. C´est soit 2e, soit premier…"
L´an dernier, le point noir reste, pour les supporters, les défaites contre le PSG. Est-ce que vous considérez comme une priorité de prendre votre revanche ?
F.C. : " On fera tout pour gagner. Ca ne fait jamais plaisir de perdre ce genre de matches. Mais il faut se dire que les Parisiens ont beau nous avoir battu, ils nous regarderont à la télé quand on jouera la Coupe d´Europe."
Comment vis-tu l´approche de ta deuxième saison à l´OM ?
F.C. : " Beaucoup mieux ! Cette fois, je bénéficie d´une véritable préparation physique. L´an dernier, cela n´avait pas été possible à cause des problèmes liés à mon transfert. Ce fut pénalisant à certains moments de la saison. Mon poste est très exigeant physiquement et si je ne suis pas au top, mes prestations s´en ressentent".
" Vachousek joue très juste"
Lors des matches amicaux, tu as porté le brassard de capitaine. Te sens-tu investi de nouvelles responsabilités ?
F.C. : " Je vois le rôle de leader d´une certaine manière. Pour moi, ce n´est pas forcément aboyer en permanence sur le terrain. C´est aussi montrer l´exemple, en s´arrachant. Le coach me demandait déjà l´an dernier de m´investir, de prendre des responsabilités dans le groupe. Mais comme physiquement j´étais un peu juste, je devais mettre ce rôle entre parenthèses pour me consacrer à mes performances afin qu´elles gardent un niveau satisfaisant".
Que peux-tu nous dire sur les nouvelles recrues ?
F.C. : " Mido, je ne le connais pas. Mais toutes les personnes à qui j´en ai parlé m´en ont dit le plus grand bien. Drogba, ce n´est pas la peine de le présenter. Enfin, j´ai découvert Vachousek lors des matches amicaux. C´est quelqu´un avec qui il est très facile de jouer. Il joue très juste. On dirait que ça fait cinq ans que j´évolue à ses côtés. Cela m´avait fait la même impression avec Rothen, quand je suis arrivé à Troyes".
" J´espère que les supporters seront aussi patients que l´an dernier"
L´OM devrait évoluer en 4-4-2 cette saison. Est-ce que cela change quelque chose pour toi ?
F.C. : " Non. C´est un système que je connais très bien, et dans lequel je joue en sélection. Je serai bien épaulé au milieu, puisqu´il y aura une doublette de milieux défensifs".
A ce propos, on parle de l´arrivée du sochalien Benoît Pédretti. Une réaction ?
F.C. : " C´est un très bon joueur et son arrivée me réjouirait. La concurrence ne me gène pas. Ce que je veux c´est gagner des titres. Je préfère qu´on ait la meilleure équipe possible, quitte à ce que je joue un tout petit peu moins, mais qu´on gagne un truc à la fin".
Un mot sur les supporters…
F.C. : " J´aimerais qu´ils fassent preuve de la même patience que l´an dernier. Après certains matches, contre Paris ou Guingamp, ils ne sont pas allés au-delà du raisonnable. Ils auraient pu davantage s´échauffer, mais ils ont continué de nous faire confiance. Cette attitude nous a permis de relever la tête après chaque défaite et nous avons atteint l´objectif fixé".
Laurent Oreggia