Une quinquagénaire handicapée a été gravement brûlée au cours de l´attaque d´un bus par des jeunes mercredi soir à Sevran (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Bobigny, confirmant une information parue dans Le Parisien.
La victime, âgé de 56 ans, a été transportée jeudi au service des grands brûlés de l´hôpital Saint-Antoine. Elle est brûlée au 2e et 3e degré sur 20% du corps.
Les événements se sont déroulés mercredi vers 21H30 à quelques pas de la gare RER de Sevran-Baudottes, selon une source policière. Un bus articulé de la ligne 15 des Courriers d´Ile-de-France transportant une cinquantaine de personnes a été "pris dans un guet-apens". Des conteneurs enflammés ayant été placés au milieu de sa route, il a été obligé de s´arrêter.
Des jeunes ont alors lancé une bouteille d´essence enflammée dans le bus. Le chauffeur a demandé aux passagers de descendre du bus, mais une femme handicapée et se déplaçant avec des béquilles n´a pu s´exécuter.
Un jeune l´aurait alors aspergée d´essence, puis d´autres auraient lancé un chiffon enflammé dans le véhicule, toujours selon le parquet de Bobigny qui s´appuie sur les déclarations du chauffeur.
La femme a été sortie des flammes par le chauffeur, qui a été légèrement intoxiqué par la fumée et a eu une main brûlée, a-t-on précisé de source policière.
Le bus a été entièrement détruit par les flammes.
A l´arrivée de la police, près de 200 jeunes se trouvaient autour du bus. Ils ont ensuite saccagé un centre social non loin de là.
La police n´a procédé à aucune interpellation sur le moment, ni depuis, a indiqué un enquêteur de la Sûreté départementale. Les jeunes avaient le visage à moitié masqué par des écharpes, ce qui rendra difficile leur éventuelle identification, a précisé une autre source policière.
Les Courriers d´Ile-de-France (filiale de Keolis qui est elle-même une filiale de la SNCF) ont suspendu le trafic des bus jeudi à partir de 19H00 sur huit lignes de Seine-Saint-Denis par mesure de sécurité.
Le trafic a repris normalement vendredi et aucune décision n´a été prise concernant la soirée, a précisé à l´AFP le directeur des CIF Claude Frasnay.
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Et après ça il y en a qui leur trouve encore des excuses ?