Les néonazis s’attaquent maintenant aux infirmières et aux patients étrangers.
Plus la Grèce s’enfonce dans la crise, moins le gouvernement de coalition a des réponses à donner et plus la misère s’étend. Les solutions "simples" commencent donc à s’imposer.
Ainsi, dans la ville de Tripoli, dans le Péloponnèse, les infirmières grecques, en butte, disent-elles, à une concurrence déloyale de la part des infirmières étrangères qui travaillent pour moitié moins cher et sans couverture sociale, ont fait appel à la branche locale d’Aube dorée pour régler le problème. C’est du moins ce qu’affirme le parti néonazi pour justifier l’inspection surprise que plusieurs de ses membres ont menée de nuit à l’hôpital de la ville, le Panarkadiko, la semaine dernière.
http://www.okeanews.fr/quand-aube-doree-veut-faire-le-menage-lalibre-be/
"Le problème de la concurrence des infirmières étrangères est réel", reconnaît-on, tant au ministère de la Santé qu’au conseil d’administration l’hôpital, "mais ce n’est pas un parti politique qui va le régler, et surtout pas Aube dorée". Vingt-quatre heures plus tard, la directrice de l’hôpital était suspendue par le ministre de la Santé.