Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Parlons un peu de la perfection de l´homme si vous le voulez bien ![]()
La perfection, cette notion abstraite qui désigne un achèvement et une quintessence des qualités humaines, une barre limite après laquelle plus rien ne peut être atteint, l´objectif de tout individu aspirant à la félicité totale. La perfection c´est l´idéal chemin du bonheur. Certains consacrent leur vie à cette recherche de la perfection, l´appelant "épanouissement" alors que d´autres préfèrent la juger innateignable, inutile et préfèrent s´assumer, disant "s´accepter comme ils sont". Mais cette modestie n´est-elle pas un aveu de faiblesse ou une petite vertu? En effet il est loufoque d´entendre un myope louer la beauté de la nature, lui qui ne sait pas n´en voir qu´une partie.
Et pourtant surgit l´ombre du proverbe "le mieux est l´ennemi du bien" et son appel à la calme humilité. Dans ce déluge de directions à prendre, où trouver l´harmonique perfection si elle existe ailleurs que dans nos fantasmes? Nous avons l´idée intuitive d´une maximisation mais nous ne savons pas vraiment ce qu´il faut maximiser et aux dépens de quoi puisque la perfection ne saurait tolérer de perte. Alors à quoi lier la perfection?
argumentez
Jme cite sans argumenter :
"Quand à la perfection, c´est un concept qui fait mouiller le slip des idéalistes."
PS : Les idéalistes ne sont pas seuls.
oi je la conçois pas la perfection, en fait je m´en fou un peu
maintenant ce qui s´en rapprocherait le plus.. l´etre en acte d´aristote^^
la realisation de soi
ms encore, ça reste un mythe, puisqu´en ce qui concerne l´homme, c´est au mmt de sa mort qu´il se realise et est dc en acte ce qu´il a été en puissance tte sa vie
apres sur la perfection meme, be c´est une idée, ms qui n´a pas d´application concrete, dc pas vraiment un concept, je ne vois pas trop quel probleme tu veux poser par rapport a ça
soi disant > je pense aussi^^
La perfection, c´est l´horizon. Tu auras beau aller vers elle en espérant ainsi l´atteindre, elle sera toujours là-bas, au loin, intangible et inimaginable. Mais chaque pas que tu entreprends pour l´atteindre t´enrichit en te faisant avancer et découvrir.
Plus concrètement, il ne faut pas imaginer un schéma de la perfection,ce qui serait pourtant spontané pour l´esprit humain, qui ne concoit pas l´illimité, en pensant qu´il y a un état parfait après lequel on ne peut plus progresser.
En somme, il n´y a pas de perfection, juste le perfectionnement. Un but, pas une fin.
soit disant
l´idéal n´est pas toujours signe de perfection. Tout idéaliste ne cherchera pas forcément la perfection...
solid > ça rejoint aristote^^
Ah ouais ? Ben je suis aristotélicien alors o_O (j´ai toujours trouvé Platon un peu louche de toute façon ^^)
Il dit quoi exactement Aristote ?
ben pr aristote chaque "objet" (de la chaise a l´etre humain) est "en puissance",
pr prendre l´exemple le plus classique, la graine est une fleur en puissance
le but de chaque graine qui est fleur en puissance est de venir fleur en acte, c´est a dire de se realiser, c´est un objectif
et il se realise, ms c´es une sorte de mythe puisque au moment ou la graine se realise en tant que fleur, elle n´est plus graine...
idem pr l´homme, il cherche a se realiser en tant qu´homme en acte (ideal), ms ne le fera jamais vraiment
dsl si je suis pas claire lol
Euh mais la graine se réalise puisqu´elle est faite pour être fleur et elle le devient.
L´Homme lui n´est pas fait pour devenir quelque chose.
Lolli: l´homme se réalise tous les jours un peu plus mais je ne pense pas qu´il change fondamentalement pour autant. C´est un processus évolutif, pas un système gradé. Donc je ne suis pas d´accord avec Aristote qui dit que l´homme se réalise à sa mort. La mort est p-e un paroxysme de la réalisation, mais ne saurait constituer la réalisation en elle-même.
Bon je vois que vous bloquer sur le fait que la perfection est un absolu. Mais il faut plutôt s´attarder sur le chemin qui y mène, qui s´en approche le plus comme l´a bien dit Solid.
ever > c´est vrai que c´est difficile de saisir la nuance chez aristote
l´homme se realise bien sur ts les jours, ms reflechis deux secondes, entre en act, c´est etre devenu ce que l´on est capable d´etre, or, avant la mort, on ne peut pas savoir jusqu´ou ça va, dc on est tjs en puissance (meme si on est en acte pr de petites choses, l´evolution dt tu parles)
enfin c´est assez compliqué peut etre, de tte façon c´est grave^^
solid > idem, c´est une image, pas une comparaison de bout en bout
apres je n´ai pas dit que la vision d´aristote etait pafaite, ms l´idée est bonne
le chemin qui y mene? la realisation de soi, c´est tt
La perfection, c´est une illusion, une perversion.
La vie est naturellement imparfaite, contingente. Il ne pourrait y avoir de perfection que dans la mort, le néant.
On peut rechercher l´optimisation, mais rechercher la perfection, c´est se tuer à petit feu.
L´illustration "parfaite" de cela, c´est le mythe d´Icare. A force de vouloir aller toujours plus près du soleil, Icare finit par se bruler les ailes.
Voilà mon opinion sur le sujet (à défaut d´être en mesure de présenter un raisonnement construit)... Et j´en parle en connaissance de cause, car je suis très perfectionniste...
la perfection c´est l´auto destruction
Le paradoxe c´est qu´on se brûlera tous à la mort, qu´on recherche la perfection ou pas. Alors ne vaut-il pas mieux aller à la rencontre de cette mort tant sprituelle que physique plutôt que de la fuir bêtement? Icare deviendrait un modèle à ce moment là.
Lolli: bon d´accord, on peut dire que la mort est le point culminant de la réalisation. Mais cette mort reste un arrêt brutal du processus et on peut se dire qu´en vivant quelques temps de plus, il y avait moyen d´aller plus loin. Ou alors on aurait pu aller plus vite en prenant un meilleur chemin. A ce moment là, la perfection personnelle serait le moyen le plus court pour arriver au plus haut. Je pense que même chez Aristote c´est possible de parler de perfection.
Mais n´est-elle pas plus que personnelle? si il y a nature humaine, ou à tout le moins des points communs entre tous les hommes, n´y a-t-il pas également un idéal objectif?
Je serai bref, j´ai peu de temps pour utiliser l´ordinateur.
La perfection est un idéal. La perfection est un idéal? Pour tout homme ? soit... Prouvez le, que la perfection est un idéal; moi j´y vois une opinion. La perfection, c´est ce qui est "per" "fectum" fait, en long, et en travers, la perfection, c´est l´achèvement de la chose. La perfection est infinie et absolue, en dehors de toute subjectivité. Comment nous, êtres imparfaits, êtres finis, pourrions-nous alors prendre conscience de la perfection ? Nous avons une vague idée de la perfection et pour la définir en un mot nous l´appelons : Dieu. Dieu est Absolu, Dieu est Infini, Dieu est Parfait. Mais si nous étions parfaits, nous ne serions pas prisonniers de notre irrémédiable subjectivité, de nos sens, même de notre raison.
Nous sommes vivants, humains, subjectifs, ignorants sur le réel en soi, et en ce sens, profondément imparfaits, profondément humains. Dans le cas contraire, laissons-nous aller à la fiction, nous serions des dieux. L´idéal est une fable dont on peut s´inspirer pour tenter, tant bien que mal de s´en rapprocher, mais la philosophie de vie consistant à se laisser vivre humain, et oui, de s´accepter comme tel, permettrait alors peut-être d´aboutir à cette affirmation : Le meilleur est bien l´ennemi du bien mais pas le mieux, car le mieux, c´est toujours ce qu´il faut essayer de viser, pour peu qu´on y mette la volonté suffisante...
C´est pas possible. C´est quoi cet instinct de décadent. La perfection comme moteur, je veux bien. Mais, elle n´est pas la seule à nous faire avancer vers un plus grand contentement de soi, de notre entourage, etc. A nous pousser vers un idéal meilleur. Je veux pour preuve la belle humeur qui a dans les faits les mêmes résultats. Le paysage devient plus attrayant a observer, et le jeu plus agréable a jouer. Ca n´a rien a voir avec la perfection, elle n´est qu´un cas particulier. Un cas chrétien même.
Toutes ces conneries sur ce que l´homme est supposé être : Imparfait, car subjectifs, ignorants, etc. C´est totalement faux. Votre supposé perfection n´existe pas, l´imperfection aussi par la même.
Alors, arrêtons de rabaisser l´homme les enfants. Dans l´absolu, c´est à dire le notre. Il n´y a que lui. L´imperfection appartient juste a son esprit, dans les faits, elle n´existent pas. L´homme parfait/imparfait non plus.
Icare n´a jamais été le modèle dans le mythe. C´est Dédale le modèle, lui qui a de l´expérience, de la raison, et qui sait qu´il ne peut pas voler trop haut avec ses ailes de cire.
Et le modèle de la vie est opposé à celui de la perfection. La vie, c´est une croissance, un développement, jusqu´à un point culminant, puis une lente déchéance (surtout sur un plan physique).
Plus on vieillit, plus on s´éloigne de la perfection (la beauté des corps, c´est pour les jeunes ; les vieux ont un corps ridé, laid).
Rechercher la perfection, c´est refuser la vie, c´est fuire vers un absolu, c´est ne pas accepter l´essence et la nature même de la vie.
C´est l´acceptation de soi et de la réalité qui est sage (comme Dédale), pas la recherche éperdue d´une perfection illusoire (comme Icare)...
Je ne pense pas que la perfection rabaisse l´homme, au contraire. Dire que l´homme est perfectible c´est lui octroyer un potentiel qui le libère de la fatalité de sa condition.
Mais commençons par le commencement, la naissance. Les facultés d´un nouveau-né sont réduites et on parle surtout en terme de capacités, donc d´avenir et de réalisation des potentiels dont il dispose. Ce bébé va devenir un adulte et acquérir plusieurs facultés qui vont le distinguer de l´animal. Eprouver des sentiments, rire, avoir une fibre artistique, raisonner, penser à la spiritualité... l´homme a plusieurs qualités à son éventail dont on s´émerveille souvent. Mais à bien y regarder, c´est à nouveau des capacités qui nous permettent de tisser une foule d´entreprises. Mais ou s´arrêtent les possibles octroyés par ces capacités? avons nous des limites réelles en ce qui concerne notre raison, la profondeur de nos sentiments etc ? Peut-être bien que notre morphologie nous empêche de titiller l´infini mais en attendant, le fait est que l´homme peut beaucoup, il a une grande marge de progression.
Ma première idée serait donc de définir la perfection comme la ligne limite tracée par nos potentiels.
Se demander si on peut atteindre cette perfection me semble futile et elle écarte trop vite la question à mon goût. Après tout nous savons consciemment que la fonction du possible est exponentielle et que la vie est trop brêve pour aller jusqu´au bout. Vous me pardonnerez la comparaison mais ce n´est pas parce que l´infini est innateignable en mathématique qu´il est inutile. Au contraire. Et il y´a tant de choses que l´homme ne touchera jamais mais qui lui servent pourtant.
Voilà pour le préambule.
Carnavale
Le mot idéal était peut-être malvenu effectivement. Le mot paroxysme est plus neutre et conviendrait mieux. Tu (r)ouvres je crois l´éternel débat du "ce qui est humain est-il un bien?" et qui dépend de beaucoup de facteurs. J´aimerais bien ne pas entrer là dessus (mais si jamais j´avais fait un topic à ce sujet).
Tu le dis bien, nous sommes imparfaits - mais être imparfait implique d´être perfectible. Et justement le fixer comme objectif (qu´importe qu´il soit trop haut) me semble intéressant. Et comme je l´ai dit au début, sion considère cette vue de la perfection par trop déplacée, il n´y a aucun problème à la réadapter, à la rendre accessible, à la ramener à plus d´humilité. Ce qui est parfait c´est aussi "ce qui convient le plus". Je pense à cet effet que la perfection existe forcément, même si on doit la nommer par "imperfection".
Soi-disant
tu gardes ton point de vue? j´aimerais bien que tu le nuances, même si tu dois mettre un "si".
Pasfou
justement je me dis qu´on peut inverser le mythe et rendre à Icare ce qui lui appartient. Cela me fait aussi penser aux discussions qu´on a eu sur l´art, sur la passion, préférables à la froide et mathématique raison. On dit que la vie est d´abord un art ou qu´il faut la vivre comme un rêve. N´est-ce pas plus séduisant, fût-ce t-il un idéal perdu? y aurait-t-il quelque chose de plus beau?
Je nuance rien, je réitère. On devient pas meilleur. On devient juste ce que l´on est. Et on rabaisse l´homme en fuyant ce qu´il est a un moment donné pour une supposé meilleure image de lui, qui est en fait toujours là. Fuir en fait ce que l´on est, c´est un peu se tromper soi même et se mordre la queue.