Voila en fait on me reproche de ne pas m´intéresser au monde extérieur, de ne pas développer de relations sociales, d´être un no-life quoi...
Mais en quoi est-ce un problème ? Je ne le comprends pas.
En quoi les évènements se déroulant autour de moi me concernent, si je n´y participe pas ?
Quel besoin ai-je de me mêler à la masse (
) si celle-ci n´en vaut pas la peine ? Notre attitude et notre mode de pensée devraient-ils être conformes aux normes de la société actuelle ?
Je ne vois pas pourquoi ça serait le cas, mais il me semble qu´on nous pousse à accepter une uniformisation de la pensée plus ou moins partielle
, c´est vraiment regrettable... ![]()
Non non, ne t'inquiète pas, tu fais tout bien, il faut bien se couper de cette masse ignoble de ces hommes vulgaires qui nous entourent.
Nous qui aspirons à des choses grandes et magnifiques devons bien nous couper de cette réalité médiocre qui manque toujours nos aspirations.
Oui, on doit te blâmer parce que tu es un être inhumain et incomprehensible pour nous, les imbéciles qui te jugeons.
Plus sérieusement, c'est effectivement parce que tu n'as pas un comportement compatible avec le modèle de communication dominant que l'on te le reproche. C'est une réaction humaine instinctive classique. Et le pire, c'est qu'il ne comprennent pas que ceux qu'ils appellent "associaux" puissent être plus heureux hors du groupe.
Sinon, cherche des individus qui s'écartent également de cette norme. Il y en a bien qui devraient te correspondre, non?
Moi, par exemple, je préfère rester seul plutôt que de fréquenter des gens qui ne m'interressent pas. Par contre, avec mes copains, je préfère la communication à la solitude.
Autre chose : entraîne-toi un peu à simuler l'être sociable même si c'est désagréable. Etre jugé "associal", c'est encore plus mal vu dans le monde professionnel.
Pour te blâmer, il faudrait déjà que tu ais fauté.
On ne peut pas te reprocher d'être un homme et qu'en tant que tel d'avoir des aspirations, des envies différentes des autres (tant qu'elles ne sont pas nuisibles).
En revanche, j'ai la faiblesse de croire qu'un homme ne se suffit pas à lui même.
Quoi ?
Ce topic n'a pas encore disparu ?
Hey, le forum est intitulé "Philosophie", pas "Psychologie de comptoir pour adolescents asociaux"
Ca ne ressemble pas vraiment à de la psychologie de comptoir. La philosophie ne concerne-t-elle que les débats pédants et emmerdants sur ces sujets : faut-il séparer la science de la technique ? Ce qui est naturel a-t-il nécessairement de la valeur ? Quelle est la raison d’être des artistes ?
Encore, je n'ai pas trouvé des sujets parmi les plus chiants ; parfois je crois qu'on fait le concours du sujet le plus ennuyeux possible.
Personnelement, je vois très bien ce qu'il veut dire. Parfois, les parents font une sorte de consensus sur la démence. Ca m'a toujours fait marrer... Si l'on ne vit pas comme les autres, on a une pathologie mentale. Faudrait-il alors avoir pour but d'organiser ses débauches pour tous les samedis soir ? S'exprimer avec des gestes outrés et cracher par terre ? Changer de compagnie de circonstance toutes les semaines ? Assurément je ne voudrais pas de cette vie là...
Ce genre de sujets "je suis au dessus du commun" est un genre particulièrement florissant sur ce forum.
Et ces sujets transpirent en général la médiocrité.
Il n'y a pas de forum de psycho ici. Sinon, ce serait là que j'aurais posté une bonne partie de mes topics.
J'ajoute à cela que si l'intolérence est d'ordre psychologique, la validité de ce blâme est d'ordre philosophique.
De plus, sans la psychologie, la philosophie serait assez stérile puisqu'une grande partie de questions partent de nos comportements. De même, raisonner sans connaître quelques bases de la nature de notre raisonnement est inconcevable. En effet, c'est la cause première des raisonnements foireux.
"Ca m'a toujours fait marrer... Si l'on ne vit pas comme les autres, on a une pathologie mentale."
Je suis entièrement d'accord. Ça fait vraiment pitié.
Tiens, il faut que je vous raconte un truc marrant. Quand j'étais en 6°, une psy était passée dans notre classe, nous a brièvement expliqué certaines choses on ne peut plus banales (quand on se plaint d'une agression, on est pas forcément un vilain "rapporteur") dont j'étais déjà au courant. Ensuite, elle nous a demandé de dessiner... UN ARBRE.
Et à l'époque, je dessinais très très mal les arbres. La psy a cru que j'avais un problème psychologique.
Je me demande encore comment des individus pareils peuvent affirmer être des psychologues. Certains d'entre eux ne sont pas faits pour ce métier.
Tu remarqueras que je n'ai pas employé le terme "psychologie" seul.
Tiens, personne n'a relevé ça :
"Quel besoin ai-je de me mêler à la masse si celle-ci n´en vaut pas la peine ?"
Pourquoi dis tu que la masse n'en vaut pas la peine ? Pourquoi cette appréciation négative ?
Edit : personne n'a relevé ça (à part Vialatte, sous le ton de l'ironie)
J'aime aussi les psychologues qui s'assoient en face de leur "patient"(1), qui prennent un bloc note et qui leur posent des questions (2).
(1) le type en face n'est pas un homme que l'on doit écouter et aider, mais un malade et un extraterrestre.
(2) l'homme est entrevu comme une machine dont on doit comprendre les mécanismes par des déductions rudimentaires.
Je me suis toujours demandé si la détresse morale n'était pas tant chez les "patients" que chez leurs psychologues. On peut sérieusement douter de leur "connaissance de l'âme" (éthymologie) puisqu'il semblent moins efficaces comme remèdes qu'un ami ou qu'une personne d'instruction plus commune. Sans parler du fait qu'ils sont payés... On a beau me dire que c'est obligé, pour moi le fait qu'il soient payés par leurs "patients" pose un sacré problème d'éthique ! ^^
Bien sûr que si je l'ai remarqué, Pasfou ^^ Et je suis tout à fait d'accord avec lui. A chaque fois que je vais en ville, je vois des décérébrés ou des types qui ne savent discuter que de la météo ou de l'actualité politique (sans parler des cracheurs de compétition, des petits lapins en scooter, des weshs avec leurs baladeurs sur les oreilles, des gros cons assis sur les bancs qui jugent tous les passants...). Grand Dieu, mais ouvre un peu les yeux...
On est tous le gros con d'un autre.^^
Si j'avais fait cette remarque, c'est parce que je vois une nuance entre :
- d'une part, la personne qui s'isole, non par rejet de l'extérieur, mais parce qu'elle aime la solitude.
Après tout, ça n'a rien de gênant. La logique est constructive : "être en société ne me gênerait pas, mais je préfère avoir telle activité."
- d'autre part, la personne qui s'isole par rejet de l'autre.
Là, on se situe plus dans une logique d'exclusion.
Cela pourrait révéler un certain mal être.
Et toute la problématique me semble être là : Cette attitude de repli vis-à-vis de l'extérieur pourrait révéler le fait que la personne n'est pas épanouie au fond d'elle-même.
Ce qui inquiète et qui fait peur (surtout aux parents), ce n'est pas tant le repli (après tout, on ne va pas reprocher à un ermite de vivre seul) que la possiblité du mal être.
C'est la société qui crée le mal être..Dans une logique stupide de "pseudo réussite", on se sent forcement mal de ne pas être un mouton qui a "réussi"...
"On est tous le gros con d'un autre"
-> Moi je ne passe pas mon temps à juger mon prochain (pas sur son apparence du moins).
"Et toute la problématique me semble être là : Cette attitude de repli vis-à-vis de l'extérieur pourrait révéler le fait que la personne n'est pas épanouie au fond d'elle-même"
-> On en revient au consensus débile...
Le truc, c'est que les parents ont été adolescents avant et connaissent cette expérience.
Bien sûr, il y a des exceptions mais, par exemple, un adolescent qui reste tout le temps dans sa chambre, ne parle à personne, passe ses journées sur son ordinateur aux jeux vidéo, a une image très négative du monde qui l'entoure (un no life par excellence), a plus de chances d'être déprimé qu'un autre qui a une petite amie, des copains, aborde l'avenir avec confiance, et joue modérément à l'ordinateur. ![]()
Aborder l'avenir avec confiance ? ![]()
"Tiens, personne n'a relevé ça : "Quel besoin ai-je de me mêler à la masse si celle-ci n´en vaut pas la peine ?" "
Si, j'y ai répondu : "Sinon, cherche des individus qui s'écartent également de cette norme. Il y en a bien qui devraient te correspondre, non?"
"J'aime aussi les psychologues qui s'assoient en face de leur "patient"(1), qui prennent un bloc note et qui leur posent des questions (2).
(1) le type en face n'est pas un homme que l'on doit écouter et aider, mais un malade et un extraterrestre.
(2) l'homme est entrevu comme une machine dont on doit comprendre les mécanismes par des déductions rudimentaires."
C'est le 2 qui pose problème. Ils appliquent un raisonnement déductif très primitif. Ils n'ont pas assez d'éléments pour se permettre de poser une conclusion tranchée. Le plus souvent, ils pensent que nous raisonnons de la même manière que la "masse". Les cas particuliers ne se révèlent pas être de leurs compétences.
"A chaque fois que je vais en ville, je vois des décérébrés ou des types qui ne savent discuter que de la météo ou de l'actualité politique"
Je suis plutôt d'accord avec Pasfou. Mais il n'y a pas besoin de mépriser l'autre pour s'exclure, il s'agit tout simplement d'un mode de communication non compatible.
S'ils aiment discuter de la météo et de la pseudo-politique, c'est tout à fait leur droit. Si nous discutons de sujet plus "intelligents", ce n'est pas par principe mais parce que nous prenons plus de plaisir à discuter de ces sujets.
Pourquoi les blâmer de discuter de sujets "simplistes", "idiots", "banals", "sans intérêt"? Ils sont différents et ne sont pas adaptés à dialoguer avec nous, c'est tout.