«Samedi à Metz, le football a - une fois encore - servi de prétexte à certaines exactions qui ont fait ressurgir le spectre de la violence et du racisme sous toutes ses formes. Se servant de l'impact médiatique de notre sport, certains individus, qui se prétendent supporters, ont dépassé les limites, et leurs propos, racistes et xénophobes, se doivent d'être dénoncés avec la plus grande des vigueurs.
Le football est sous le choc alors que s'égrènent, ces dernières années, des actes toujours plus odieux que l'on ne peut plus, désormais, considérer comme de simples dérapages devant leur caractère répétitif.
L'exemple de Metz atteste de la gravité d'une situation qui, si le monde du football n'y prenait garde, pourrait demain mettre en péril les fondements même de notre sport et les valeurs qu'il véhicule traditionnellement.
L'UNFP, particulièrement choquée par ses dérives, apporte son soutien à Abdeslam Ouaddou, le joueur valenciennois, victime d'une bêtise malheureusement ordinaire, et demande à toutes les familles du football de s'unir contre un fléau qui ronge notre sport de l'intérieur. Interdire les coupables de stade est, sans doute, une des solutions, mais il faut aller au-delà de l'appareil répressif et entrer véritablement sur le terrain de la prévention et de l'éducation pour revenir aux valeurs premières de notre sport.
Dix ans à peine après la victoire de la France en Coupe du monde, que reste-t-il du Black, Blanc, Beur et de l'esprit qui a soufflé sur les traces des Desailly, Thuram, Karembeu, Deschamps, Blanc, Zidane et consorts ?»