Voici une nouvelles fics, Djinns: Entre rêve et réalité! Sans plus attendre, voici la première partie du premier chapitre, qui fait office d´introduction
€njoy, ou pas
Chapitre Premier: le rêve inépuisable
Alan se réveilla brusquement, répétant imperturbablement le même rituel. Depuis de nombreuses semaines, le jeune garçon faisait le même rêve, ou le même cauchemar. Assis en tailleur, il regardait la lune opaline, protectrice de la nuit. Mais qu’est ce qu’il lui arrivait? Aucune réponse ne venait à son esprit fragile. A bout de force, il se leva sur la pointe des pieds, et enfila sa robe de chambre. Il bailla longuement, et chuchota un juron. Alan savait parfaitement qu’il était inutile de se recoucher: il ne trouverai pas le sommeil. La main sur la poignée, il ouvrit délicatement la porte de sa chambre, qui émit un grincement agaçant. Le chat d’Alan, pelotonnée dans sa niche, laissa échapper un miaulement sans conviction:
_Chut!! Tais toi! Tu veux que je me fasse engueuler ou quoi?
Deux billes jaune ocre regardait le jeune garçon, impassible. Continuant son échappé nocturne, le garçon pénétra dans le couloir, puis passa devant la chambre de ses parents, la respiration coupée. Les esprits du feu et de l’eau, représentant une mélasse de rouge feu et de bleu marinne, étaient entrelacées, chacun occupant la moitié du tableau. La moquette beige frémissait à chaque pas du jeune garçon, qui arrivait à présent à l’escalier en colimaçon. Sans grande difficulté, il enjamba marche après marche, puis traversa le salon jonché de meubles antiques, et sortit hors de la maison. La légère brise qui régnait soulevait les cheveux longs et fins du noctambule. Jetant un regard à sa montre, il poussa un long soupir, et s’assit sur sa balançoire. 5 heures du matin… Encore trois heures. Mélancolique, Alan se balança d’avant en arrière, sentant ses paupières de plus en plus lourdes. Il ne saurait dire à quel moment précis il retomba dans les bras de Morphée. Il connaissait bien ce rêve, toujours le même, mais toutefois toujours aussi mystérieux et effrayants. Debout, face à ce cercle mystique, sans aucun autre décor. Il examina pour la énième fois ce rond incompréhensible. Coupé en quatre, il était composé d’une partie d’ou jaillissaient de véritables flammèches. Alan sentait sur son visage la chaleur lui caressait le visage. En face de ces flammes, un morceau du cercle était d’un bleu intense, attirant. Des vaguelettes surplombaient cette partie, et le jeune garçon aurait juré que des gouttes d’eau s’écrasaient sur sa joue. Les deux autres parties, face à face, représentaient un composé grisâtre d’une part, qui remuait en tous sens créant de légère bourrasque, et de l’autre un composé d’un noir sombre et apeurant. Des sillons faisaient vibrer ce morceau de cercle. Alan, incrédule, savait qu’il avait un rôle à jouer, il le savait et pourtant, il ne comprenait pas pourquoi , et qu’est ce qu’il devait faire. Il fût de nouveau pris d’angoisse, une crise violente qui faisait trembler le jeune garçon de tous ses membres. Il découvrit par effroi qu’il était en train d’hurler de tout son être, et les images devinrent confuses dans sa tête. Il entendait une voix, à la fois si familière et si lointaine! Soudain, il se rendit conte qu’on le tirait par le bras. Il hurla de plus belle, et reçut une violente gifle, qui le ramena à la réalité. Couché sur l’herbe humide, il ouvrit péniblement les yeux, apercevant son père, apeuré, et sa mère qui pleurait sur le perron:
_ Alan! Ça va mon garçon? Au mon dieu, il faut aller appeler le médecin! Chérie! Appelle le toubib, vite!
La mère d’Alan, suffocante, rentra en titubant.
Porté par son père, Alan était décontenancé. Il voulait parler, mais n’y parvenait pas. Ce maudit rêve n’avait jamais été aussi violent et… réel.