Voici ma fiction que j´ai effacé il n´y a pas très longtemps. Je vais essayer de couper chaque chapitre en plusieurs morceaux pour que tout soit bien lisible.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 1
Temps de conflit
Tilis, sud-est de Paris, en septembre 2017 :
Tilis, l’une des plus grande ville de France après Paris, était une ville "à l’américaine". Comme New York, le centre-ville était construit avec des gratte-ciels à chaque coin de rue. Mais les quartiers extérieurs au centre-ville étaient "bien français", avec des maisons en briques et avec des toits en tuiles. Marc Silas, jeune homme de 16 ans, vivait dans un de ces quartiers, et plus précisément au treize, rue des templiers. Il était sept heures trente du matin, on était le jeudi 20 septembre. Marc était dans sa salle de bain, en train de mettre son uniforme obligatoire de lycéen. Cet uniforme était composé d’une chemise blanche avec une cravate rouge bordeaux, signe du lycée François Mitterrand. Ce lycée se trouvait dans le centre-ville, pas très loin de la rue des grands magasins.
Marc mit sa chemise, sa cravate, son pantalon de soie noir, ses fines chaussettes noires, et ses chaussures de cuir noir. Il se regarda dans le miroir. Il avait des cheveux châtain foncés, longs jusqu’à la nuque, de beaux yeux vert en amande, un visage de forme régulière, un nez en trompettes, des épaules larges et faisait dans les un mètre quatre-vingt-dix. Il prit son sac en toile noir et partit de chez lui. Il arriva dans son lycée vers sept heures quarante-cinq. La grille d’ouverture s’ouvrait vers sept heures quarante et les cours commençaient à huit heures. Alors, jusqu’à huit heures, les élèves attendaient dans le lycée. Marc entra dans la rotonde avec au sol, du carrelage blanc, au plafond, une immense plaque de verre permettait de voir le ciel, à gauche de l’entrée, la porte d’entrée/sortie de la cantine, à droite, les portes menant dans la cour et en face, un escalier menant au deuxième étage, là où se déroulait la plupart des cours. Marc partit dans l’immense cour de goudron et s’assit sur un banc, près de la grille où les élèves transportés en car pouvaient entrer dans le lycée. Personne n’entra dans le lycée par l’entrée des cars. « Faut dire, on est en jour de grève. » pensa Marc, la mine sombre.
C’était vrai, on était en jour de grève. La C.G.T. avait prit d’assaut l’Élysée pour demander plus de salaires et pour rejeter la délocalisation de plusieurs entreprises. Même la moitié des profs étaient entrés en grève. Le lycée, comptant environ neuf cent élèves, n’en comptait que cent avec ce jour de grève.
_ Salut Marc ! » déclara une voix de jeune homme.
_ Salut, Carl. » fit Marc d’une voix sombre.
C’était Carl Nix, le meilleur ami de Marc. Il avait des cheveux noirs façon manga, des yeux bleu océan, un visage rond, des épaules moyennement larges et faisait dans les un mètre soixante-quinze. Il était le seul à connaître le secret de Marc. Les deux amis se serrèrent la main cordialement et Carl s’assit à côté de son ami.
_ Comment ça va ? » demanda Carl.
_ Mal dormi. » répondit son ami.
_ Avec tout ce que ce tu fais, c’est normal. »
_ Salut les mecs ! » s’exclama une voix de jeune femme.
C’était Nathalie Dji, la petite copine de Carl. Les filles avaient elles aussi des uniformes. Leurs uniformes étaient composés d’une chemise blanche et d’une cravate rouge bordeaux comme les hommes, mais le bas était composé d’une petite jupe noire, des chaussettes blanches et des talons hauts noirs. « Quelle bonne idée, ces jupes obligatoires pour les filles. » pensait souvent Carl.
Nathalie avait des cheveux blonds, long et légèrement bouclés, des yeux vert émeraude et un visage fin et symétrique. Elle faisait environ un mètre soixante-dix. Elle partit embrasser Carl longuement et partit embrasser les joues de Marc. Celui-ci, en se penchant pour embrasser les joues des filles, faisait à chaque fois un petit geste maladroit et parfois, il trébuchait mais se rattrapait très rapidement. Il n’avait pas l’habitude d’embrasser les filles. Une
autre fille était à côté de Nathalie, qui avait la même mine sombre que Marc.
_ Salut, Sarah ! » dit soudainement Marc d’une voix claironnante.
La jeune femme s’appelait Sarah Calas. Elle avait 16 ans. Marc aimait cette fille. Seul Carl savait ça, et il souriait en voyant Sarah. Celle-ci était d’origine algérienne, cela se voyait dans sa couleur de peau plus sombre que celle de Marc. Elle avait de longs cheveux noirs et de beaux yeux noirs qui pouvaient, selon l’expression de Sarah, exprimaient la colère, la joie ou la tristesse. D’un seul coup, Marc eut un coup de cafard en voyant les yeux de Sarah. Elle était mince et avait un visage d’une perfection que même les dieux enviaient.
_ Salut Marc. » dit-elle d’une voix sombre en embrassant les joues de son interlocuteur.
_ Ca va ? T’as pas l’air bien. » demanda Marc, l’air inquiet.
_ C’est rien, une affaire familiale, ne t’en occupe pas. Et toi ça va ? »
_ Mal dormi. »
_ Pourquoi ? » demanda Nathalie, étonné.
_ Une nuit blanche. Une saloperie de bête l’a retenu éveillé toute la nuit. » répondit Carl en esquissant un sourire.
La sonnerie retentit pour dire que huit heure sonnait pétante.
_ On a quoi comme cours ? » demanda Sarah après un bâillement.
_ On a des maths. » répondit Marc presque immédiatement.
_ Il va nous rendre le contrôle sur les fonctions. » dit Carl, désespéré « Comme d’habitude, Marc va avoir la meilleure note. »
_ Et toi une note de merde. » répondit Nathalie, sa main dans celle de Carl.
Les quatre amis entrèrent dans le bâtiment, au second étage, et entrèrent dans la salle de monsieur Tan, le professeur de maths. Toute la classe de Marc, la 1ère B, adorait ce prof. Il n’était pas très grand, avait un front dégarni, un visage rond, une moustache en dent de scie et des yeux noirs. Mais par rapport à sa taille, il avait une carrure absolument impressionnante. Ses cours étaient rapides et intéressant, et il riait souvent avec ses élèves. Mais ce qui était le plus drôle en lui, c’était qu’il était fan de « l’olympique de Marseille ». Par exemple, si L’OM perdait, Mr Tan était de mauvaise humeur et donnait un contrôle à toutes les classes qu’il avait pendant la journée. Coup de chance, L’OM avait gagné 2-0 contre le « Paris Saint-Germain », ou PSG. Le prof était de bonne humeur, donc il riait plus que d’habitude. Il donna les notes du contrôle sur les fonctions. Comme l’avait prédis Carl, Marc avait eu 18/20, et lui avait eu la moyenne, 10/20.
« Ce n’est pas si mal...encore un peu et je saurais bon pour passer en terminal. » pensa Carl.
Sarah et Nathalie, respectivement, eurent 15/20 et 13/20. Toute la classe commença un chapitre de rappel sur les théorèmes en géométrie. A neuf heure, ils partirent pour deux heures de Français avec mademoiselle Tifani. Les garçons se demandaient souvent pourquoi on l’appelait « Mademoiselle ». Si on devait écrire une légende sur « la femme ayant eu une centaine de demandes en mariage », elle serait la femme. Elle était tellement belle que même les plus grandes stars féminines étaient laides par rapport à elle. Elle avait de longs cheveux châtains, de superbes yeux bleus, et possédait un visage et un corps d’une perfection indescriptible. Elle portait un costume beige laissant apparaître un décolleté profond et une jupe pas très longue. Dés qu’elle se penchait pendant le cours, Carl levait la tête immédiatement pour voir le décolleté. C’était parfois tellement brusque qu’on croyait qu’il allait se faire un torticolis. Carl et Marc étaient placés au fond de la classe, et les deux filles étaient placés quelques mètres plus loin. Lors de la première heure, Carl regardait la prof en mouvement et Sarah et Nathalie recopiaient leur cours et parlaient également de plusieurs sujets. Marc recopiait son cours silencieusement sur son classeur où il y avait inscris des noms imaginaires, des histoires de sciences-fictions et de fantastique. Il se tourna vers Carl.
_ Tu recopies pas ton cours ? » demanda-t-il.
_ Pas envie. » répondit Carl.
_ Pffff, t’es qu’un sale pervers, tu vas te ramasser en fin d’année. »
_ Prends exemple sur moi, tu sais comment j’ai fais pour sortir avec Nathalie ? »
_ Oui, je sais, tu me l’as dis une centaine de fois, » dit Marc d’un ton las « Tu lui as envoyé un message amoureux et salace et presque immédiatement, elle est arrivée dans ton lit. »
_ Exactement ! Et tu devrais faire ça pour sortir avec Sarah. »
_ Je suis pas sur que ça ferait le même effet... » dit Marc en imaginant la colère et l’incompréhension de Sarah en recevant le message amoureux et salace.
_ Fais comme tu veux, mais pour sortir avec Sarah, il faudra que tu fasses quelque chose. »
Carl arrêta de regarder Mlle Tifani et recopia son cours. Marc fit de même.
_ On dirait que tu prends les femmes pour des objets. » murmura enfin Marc à Carl après un léger silence.
_ Non, c’est pas vrai. Ce n’est pas ma faute si j’ai réussi à séduire Nathalie avec mon message et qu’elle a voulu que je l’aide à ses devoirs... » dit Carl à voix basse.
_ T’aurais dû te douter que c’était pas vrai... Tu es le plus nul élève de cette classe. »
_ Ouais et j’en suis fier. » répondit Carl d’un air triomphant.
_ En faite, c’est pour quand l’explosion ? » demanda Marc.
_ Dans dix secondes. » répondit Carl.
Soudain, ils entendirent un crissement sur le tableau noir et un hurlement indigné s’ensuivit.
_ QUI A REMPLACE LA CRAIE PAR UN CONSTIPATEUR ?! ? » hurla Mlle Tifani.
Deux ou trois filles pouffèrent de rire mais se turent en voyant le regard de Mlle Tifani. Personne ne répondit à la question de Mlle Tifani.
_ Si personne ne répond, je colle à la classe un exposé de cinquante page sur l’histoire littéraire en France à me rendre demain. » menaça la professeur de français.
_ C’est Rémi, mademoiselle !! » dit la classe en chœur.
Rémi était un jeune homme chétif et la personne que tout le monde détestait dans la classe. Il dénonçait les élèves en cas de refus du règlement et était prêt à donner des chocolats aux pires professeurs du lycée rien que pour être le chouchou et recevoir la protection des profs pour que personne ne l’attaque.
_ Très bien Rémi, je vais t’emmener voir le directeur. » dit Mlle Tifani en prenant Rémi par l’oreille.
_ Mais c’est pas moi...AIE...je vous jure que...OUILLE !! ! »
Tout le monde éclata de rire en voyant le chouchou de service se faire humilier de cette façon.
_ Explosion réussi ! » dit Marc à Carl.
Mlle Tifani revint environ une demi-heure plus tard et reprit son cours pendant les dix dernières minutes restantes. A 10h00, La sonnerie annonça la pause. Les quatre amis s’assirent à leur banc habituel. Carl partit voir le tableau des profs absents et Marc aidait les deux filles dans les exercices de sciences physiques/chimie. Il était le meilleur de la classe en physiques/chimie. Les deux filles, elles, ne comprenaient pas ces exercices de sciences. Marc, en tout cas, était très maladroit quand il expliquait le sens et les solutions des exercices.
_ Pfff... » souffla Sarah « C’est compliqué la physique. Je suis bonne en maths, mais en physique, je suis nul. »
_ Tu te dis que la physique, c’est comme les maths. » expliqua Marc « C’est exactement pareil, c’est du domaine scientifique. »
_ Bon, attendez un peu, je vais voir ce que fiche Carl, ça fait une plombe qu’il est au tableau des profs absents. » dit Sarah en se levant.
Elle partit en laissant Nathalie et Marc seuls.
_ En faite, tu la trouves comment Sarah ? » demanda Nathalie.
_ Pourquoi tu me demandes ça ? » dit Marc d’un air absent, plongé sur son exercice d’anglais.
_ Pendant le cours de Français, elle arrêtait pas de parler de toi. »
Marc se sentit rougir.
_ Comment je trouve Sarah ? » dit Marc « Euh...elle est pas mal... »
_ Vraiment ? »
« Mais putain, quel con ! qu’est ce que j’ai dis ? » pensa Marc, haineux envers lui-même.
_ Pourquoi, tu la trouves moche toi ? » demanda Marc, prêt à l’attaque.
_ Oh non ! Loin de là ! Elle est très belle, je peux l’accorder. » répondit Nathalie sur la défensive.
Un léger silence arriva et Nathalie reprit :
_ Et toi, tu te trouves moche ? »
_ Oui, je me trouve très moche. » répondit Marc avec haine.
_ Moi, je te trouve pas moche, t’es même plutôt pas mal ! » dit Sarah en s’asseyant.
Marc se sentit rougir encore plus.
_ C’est vrai que tu me trouves pas mal ? » demanda Sarah à Marc « Et si tu rougis encore plus, je saurai que tu dis la vérité. »
Marc déglutit difficilement et les deux filles gloussèrent.
_ AH CARL, TU TOMBES BIEN ! » s’exclama Marc en tournant sa tête vers sa gauche.
_ Où ça ? » demandèrent les deux filles en tournant eux-mêmes leur têtes vers la gauche.
_ Merci, au revoir ! » dit Marc en prenant son sac et en partant le plus vite possible vers la rotonde, sous les regards indignés des deux filles.
Il vit Carl assis dans un coin, en train d’écrire quelque chose.
_ Qu’est ce que tu fous là ? Tout le monde te cherche partout ! » demanda Marc en s’asseyant à côté de Carl.
_ J’écris un mot de rendez-vous pour Nathalie. »
_ Ah ok... » balbutia Marc en pleine pensée « En faite, il y a des profs absents ? »
_ Ouais, tout les profs qu’on a après sont absents. Ca veut dire qu’on finit à 11h15 ! »
_ Génial ! On devrait aller au Mc do’ aujourd’hui avec les filles, qu’est ce que tu en penses ? »
_ Ouais, ça marche pour moi. » dit Carl avec enthousiasme « Faudra demander aux filles pendant la dernière heure de français. »
_ Ok, no problem ! »
_ En faite, pourquoi t’es pas avec les filles ? » demanda Carl, intéressé.
_ Elles m’énervaient. Elles me demandaient comment je trouvais Sarah. »
_ Et t’as répondu quoi ? »
_ J’ai dis que je la trouvais pas mal. »
_ Je m’en doutais ! » dit Carl, triomphant « T’arrives jamais à mentir au filles, quand tu dis une vérité, tu rougis. Elles ont dû glousser. »
_ Ouais, elles ont gloussé. »
_ Et pourquoi tu as répondu que tu trouvais Sarah « pas mal » ? »
_ Nathalie m’a dit que Sarah n’arrêtait pas de parler de moi pendant le cours de français. » répondit Marc.
_ Aaaaaaahhh...Je sens qu’elle a des sentiments envers toi. »
_ Tu crois qu’elle veut sortir avec moi, oh toi, grand maître des filles ? » demanda Marc en s’inclinant légèrement et en esquissant un sourire.
_ Arrrrrr... Je crois qu’elle veut sortir avec toi, et c’est le grand maître des filles qui te répond. » répondit Carl en prenant l’allure d’un roi très sérieux avec un accent allemand absolument pittoresque.
Marc sourit. Carl était un peu le blagueur du groupe. Il aimait rigoler avec ses amis chaque fois qu’il en avait l’occasion.
_ Le truc que tu peux faire, c’est d’écrire un message amoureux et salace à Sarah ! » conseilla Carl.
_ Plutôt demander directement que d’écrire un message ! » dit Marc d’un ton sec.
La sonnerie retentit pour annoncer la reprise des cours. Carl et Marc partirent pour la deuxième heure de français. Ils commencèrent, pour la plus grande joie de Marc, une séquence sur J.R.R. Tolkien, écrivain du « Seigneur des anneaux ».
Marc, lui, était le plus travailleur et le plus rêveur. Il crée toujours des histoires fantastiques et développe ses histoires pour en faire des livres. Carl les adorait.
_ Si vous voulez, vous pouvez retourner chez vous, je comprendrais. » dit Marc aux deux filles.
_ Non, on va rester avec toi et Carl. » répondit Sarah « On va oublier ça et si on rentre maintenant, nos parents vont nous posez des questions. »
_ Bon d’accord, si vous le souhaitez. » dit Marc, morne.
Ils retournèrent au fast-food et s’assirent à leur table. Carl était assis depuis longtemps sur un siège, un bout de coton dans son nez pour stopper le sang. Il se précipita vers Nathalie et la prit dans ses bras. Ils s’embrassèrent et s’assirent. Soudain, Nathalie s’effondra en larmes sur l’épaule de Carl.
_ C’était...horrible ! » s’exclama Nathalie.
_ Calme-toi, s’il te plait... » dit Carl à voix basse.
Tout le monde dans le restaurant regardait les quatre amis. Ils partirent hors du restaurant, Nathalie toujours sur l’épaule de Carl, pleurait à chaude larmes.
_ Où on va ? » demanda Carl à Marc.
_ Je connais une remise vide où on pourra parler de tout ça sans que personne nous entende. » répondit Marc.
Environ un quart d’heure après, Ils passèrent une sombre ruelle et se trouvèrent devant une vielle remise, aux murs ternis par le temps. Ils entrèrent et Marc ferma à clé la porte d’entrée. La lumière du jour éclaira par quelques fenêtres la sombre remise et Carl, Sarah et Nathalie virent que la remise était habitée.
_ Tu avais dis que cette remise était abandonné ! » s’exclama Sarah à Marc.
_ C’est une remise que j’ai trouvée et que j’ai utilisée comme une seconde chambre. » répondit Marc avec douceur « Quand j’ai envie d’être seul, je pars de ma maison et je vais ici pour être tranquille. »
La remise n’était pas très grande. Une table était posée au centre de la remise, avec quelque tabourets autour. Carl vit, pas très loin de la table, contre le mur, une guitare acoustique toute noire.
_ C’est ta guitare ? » demanda Carl.
_ Ouais, c’est mon père qui me l’a offert quand j’ai eu 13 ans. » répondit Marc « Allons nous asseoir. » ajouta-t-il en montrant la table.
Les quatre amis s’assirent sur les tabourets.
_ Je veux savoir ce qui c’est passé ! » s’exclama Carl « Je veux savoir ce qui est arrivé à Nathalie ! »
_ Tu as le droit de le savoir, mais je te préviens, c’est violent. » répondit Marc avec calme.
Il raconta à Carl tout ce qui c’était passé. A chaque fin de phrase, Le visage de Carl représentait de plus en plus l’horreur. A la fin du récit, Carl était aussi bouleversé et horrifié que Nathalie. Marc, lui, resta impassible. Mais dans son corps, dans son âme, il pleurait. Son âme pleurait, mais pas ses yeux. Nathalie pleurait un peu moins. Ca lui faisait du bien que le récit soit raconté. Sarah, elle, resta silencieuse. Elle devait faire comme Marc : Ne pas montrer qu’elle souffrait. Elle souffrait de l’intérieur.
_ Je vais raccompagner Nathalie. » dit enfin Carl après un silence long et pesant « Elle dormira un peu, ça lui fera du bien. On se voit demain. A plus ! »
_ A demain Carl. A demain Nathalie. » dit Marc.
_ A demain Marc ! » répondit Nathalie entre deux sanglots.
Carl et Nathalie sortirent de la remise. Marc s’assit sur la table, les pieds sur un tabouret. Il était désormais seul à seul avec Sarah. Il en rêvait depuis longtemps. Mais il rêvait que lui et Sarah soit seul, en train de parler et de rire, dans la bonne humeur. Mais rire après une telle situation était impossible.
_ Merci de m’avoir sauver. » dit Sarah.
Marc sursauta. Il n’avait pas vu que Sarah était à côté de lui, sur la table.
_ De...De rien. » répondit Marc, gêné.
Il ne savait pas quoi répondre.
_ Tu as été très courageux. Tu as failli te faire tuer et tomber dans l’horreur que je subissais seulement pour...pour nous sauver. Mais tu t’es pas défilé et tu as combattu. Et ça c’est le plus grand des courages... » dit Sarah d’une voix douce « En faite, c’est même pas du courage, c’est plus grand que ça...Bien plus grand. »
_ Mer...Merci. » marmonna Marc, de plus en plus rouge.
_ Je ne sais pas comment te remercier. »
_ C’est rien, je te dis. Il fallait que je te sauve, je voulais pas te voir mourir. C’est de l’amitié ce que j’ai éprouvé. »
_ Ce n’est pas rien ce que tu as fais. Ce n’est pas de l’amitié ce que tu éprouves pour moi, c’est plus fort, je le sais... C’est de l’amour ce que tu as éprouvé. Et là, je suis en train d’éprouvé de l’amour...pour toi. » dit Sarah d’une voix si douce qu’on aurait dit qu’elle parlait avec une plume.
Elle mit sa main glacée sur celle de Marc. Celui-ci sentit une étrange sensation sur son corps...comme une caresse sur la peau. Il n’avait jamais senti ça de toute sa vie. Il tourna sa tête vers Sarah et tomba dans les yeux noirs de celle qu’il aimait. Elle s’approchait de plus en plus, Marc ne pouvait pas bouger, il était comme paralysé. Il voyait tout les détails de son visage parfait et ses lèvres touchèrent celle de Sarah. Il ferma les yeux. Leurs langues s’enroulèrent entre elles pendant un long moment de bonheur et de félicité pour Marc.
Oulaaaaa...
Bon, je dois dire que je n´ai pour l´instant pas le temps de lire tout ça, mais je préfère t´avertir pour ton propre interet qu´il n´est pas bon, par ici, de poster un tel nombre de chap´ de la sorte. C´est un coup à dégouter les lecteurs, quelle que soit la qualité de ton texte (de laquelle je ne doute pas
). Donc je te conseille s´attendre un peu entre chaque (à la limite, demande à Softy de raser ce pic´)
Vala
Sur ce...
Ashruins, Ce n´est que le 1er chapitre et je n´ai pas encore fini de poster...J´avais rasé le précédent topic sur cette fic pasque le premier chapitre était trop long. J´ai essayé de séparer un peu, mais je crois que ça ne marche pas...
Ce n´est que le premier chap´ ? OK dans ce cas^^ Malheureusement, je persiste à croire que la longueur en découragera plus d´un... Bonne chance tout de même, je viendrais pt´etre jeter un oeil un d´ces quat´
![]()
Je me disais aussi que ça en découragerait plus d´un,c´est lourd ça. Je sais pas quoi faire pour poster le premier chapitre, qu´il soit lu et qu´il ne paraite pas trop long.
C´est vrai que t´as l´air d´être face à un vrai problème... de taille... c´est le cas de le dire^^ Je vois pas vraiment ce que tu pourrais faire pour y remédier...
Ben t´as plus qu´à espérer (ou prier c´est au choix
) que les gens dépassent leur fénéantise... Ce qui n´est pas gagné d´avance, je le crains. C´est dommage, j´avais lu la première version (j´ai mis le temps, mais je m´en suis aperçu^^) et cela m´avait l´air pas mal...
Bon, je te fait ce que je peux de mieux comme com´ construit et tout et tout^^
So...
Premier pavé/morceau^^
Répétitions du verbe être, un peu génante, sans plus
et faisait dans les un mètre quatre-vingt-dix
un peu mal dit. Et mesurais dans les...
La grille d’ouverture s’ouvrait
répet´. Tu en fais beaucoup, relis toi... (je ne signalerai que les plus flagrantes)
Elle partit embrasser Carl longuement et partit embrasser
répet´
Petit truc : un dialogue se fait avec des "-" et non des "_"
et de beaux yeux noirs qui pouvaient, selon l’expression de Sarah, exprimaient la colère, la joie ou la tristesse
d´abord, faute de conjug´ : pouvaient exprimER. Ensuite, il est assez logique, je trouve, que ses yeux expriment son état d´esprit, et donc le préciser rend le passage un peu lours...
Mr Tan
ptdr le nom du prof^^ Mais en français on dit M Tan (Mr = mister, de l´anglais donc)
je saurais bon pour passer en terminal je sErai bon pour passer en terminalE. De plus, cette formule incite à penser qu´il ne désire pas passer en T. Je suis bon pour est souvent connoté négativement : je suis bon pour me ramasser, etc...
de Français avec mademoiselle Tifani rien à redire, c´est juste que j´ai eu une prof qui se nommait ainsi... d´art pla´. La pauvre a quitté l´enseignement...
Voilà, c´est tout (ce que je peux faire^^) J´espère que cela va t´aider...
Merci pour ton commentaire ashruins (dsl de répondre aussi tardivement mais j´ai eu un petit problème d´ordi, rien de grave). Pour le verbe être, là tu vas le voir souvent ![]()
Et pour les répétitions, j´ai toujours un peu de mal, mais je vais tenter de m´ameliorer.
merci à toi.
Voilà le chapitre 2 ( plus court)
Bonne lecture !
Chapitre 2
Justicier Traqué
La ville était calme, paisible. Mais l’atmosphère qui régnait était oppressante, palpable.
Marc sauta de toit en toit et vit, en passant, un bout de vie des personnes. Il vit, par exemple, le principal du lycée regardait le match Lyon-Lens, décisif pour Lyon car Lens avait gagné la coupe de France pour la troisième fois consécutives ces trois dernières années.
Le principal était assis sur son fauteuil, en marcel et en caleçon, une canette de bière à la main. Il passa devant la maison de Sarah, en train de lire un livre, en chemise de nuit. Le cœur de Marc battit soudainement la chamade. Il s’imagina avec Sarah, en train de dormir à côté d’elle. Il enleva soudainement cette image de sa tête en entendant des cris de lutte. Il s’arrêta sur un toit, à proximité de la lutte.
Quelqu’un, assez jeune, se faisait tabasser par des hommes, légèrement plus âgés. Il sauta du toit et se retrouva devant la lutte. Les agresseurs le virent.
_ Merde, c’est le pacificateur ! » s’exclama l’un des agresseurs, effrayé.
_ On est quatre contre lui, on peut le tuer ! » répliqua un autre avec autorité.
Le premier, le visage caché par une capuche et possédant une forte carrure, fonça sur le pacificateur. L’homme lui donna un coup de poing mais Marc l’évita en se baissant et celui-ci riposta en donnant un coup du genou dans le ventre de son ennemi. Cet ennemi se baissa, tordu par la douleur, et Marc lui prit le haut de la tête et lui donna trois coups du genou. Un deuxième fonça, armé d’un couteau. Il planta son arme dans l’épaule de Marc. Le pacificateur, en une fraction de seconde, enleva le couteau de son épaule et le planta dans la tête de son propriétaire. Le troisième, d’une rapidité impressionnante, donna un coup de poing sur le visage de son ennemi. Marc prit un revolver de type Beretta et tira sur les deux jambes de son ennemi. Le dernier, l’homme qui était effrayé par le pacificateur, s’enfuit, les jambes à son cou. Marc partit voir la victime.
_ Merci de m’avoir sauver. » dit une voix douce de jeune femme.
La victime se releva, tant bien que mal, et regarda le pacificateur. Celui-ci fut ébloui par sa beauté. Elle devait avoir à peu près l’âge de Marc, avait de beaux yeux marron, des cheveux longs et châtain clair presque blond, légèrement tressaillis. Même avec les blessures, elle était très belle.
_ De...De rien. » dit Marc d’une voix rauque.
_ Vous êtes extrêmement jeune. » fit remarquer la jeune femme « Votre voix vous trompe. »
_ Bon...Euh...Je dois y aller et faites attention. »
Il partit en courant, sauta sur un toit et poursuivit son chemin.
_ Attendez, Je m’appelle Livie Paine ! » cria la jeune femme.
Marc continua sa route, en sautant de toit en toit. Livie Paine hantait ses pensées.
« J’aime Sarah, J’aime Sarah... » pensa Marc inlassablement.
Environ dix minutes plus tard, il arriva rue Napoléon et entendit une alarme et des sirènes de plusieurs voitures. Des tirs de revolvers se fit entendre.
« Un braquage de banque, sans aucun doute. » pensa Marc, le visage sans expression.
_ Je vais m’occuper d’eux. » déclara-t-il aux policiers en arrivant devant la banque.
Il entra dans la banque sans attendre une réponse de la police, subjuguée en voyant et en entendant la voix juvénile du héros de Tilis. Il vit deux hommes, l’un était petit et au dos voûté, l’autre étant grand, presque géant, et avec des bras aussi gros que des haltères. Ils étaient armés de fusils à pompes et portés des collants sur leurs têtes pour préserver leurs identités, sans grand succès.
_ Tiens, voilà le pacificateur qui arrive à la rescousse des poulets, n’est ce pas ? » dit le bandit au dos voûté.
_ Je viens pour vous punir de vos actes. » répondit le pacificateur.
_ T’inquiètes pas mon gars, j’ai déjà tué une famille, je n’aurai aucun mal avec toi, même si tu es très fort. » répliqua d’une voix doucereuse le cambrioleur au dos voûté.
Cette phrase sonna dans la tête de Marc.
« Il a tué toute une famille... » pensa-t-il « C’est l’assassin que mon père a failli envoyer en prison pour assassinat de toute une famille sous ordre du Caïd...Je ne laisserai pas en vie. »
Les deux criminels armèrent leurs fusils à pompes et tirèrent sur Marc. Celui-ci effectua une roulade et plaqua son dos sur un pilier qui fut criblé de balles. Le pacificateur prit ses revolvers de type Beretta et partit de son abri en tirant en même temps sur les criminels. D’une précision diabolique, il toucha les deux criminels en plein cœur. Ceux-ci tombèrent par terre, les regards vides, les visages sans expression.
_ C’est trop facile. » dit Marc avec prudence, ses revolvers dans les mains.
Une épaisse fumée verte apparut, au-dessus des bandits. Cette fumée se divisa en deux et prirent des formes distinctes. Les fumées prirent des corps d’hommes, ressemblant aux deux criminels.
_ Tu peux toujours tuer nos corps, pacificateur, mais tu ne tueras jamais mon âme. » dit le corps de fumée ressemblant au gangster géant « Seul le pendentif du guerrier Lionheart peut détruire les âmes, mais il est introuvable. Tu es fini, pacificateur, tu ne pourras jamais nous tuer. »
Les deux âmes se volatilisèrent, laissant Marc, encore abasourdi par ces mots : « Tu es fini, pacificateur... »
Marc Silas rentra, encore un peu sous le choc de cette nuit. La rencontre d’une fille avec qui il est tombé amoureux, la rencontre de deux criminels qui se transforment en âmes...
« Drôle de nuit. » pensa Marc en rangeant son costume sous la trappe se trouvant sous le tapis.
Il s’allongea sur son lit pour dormir et posa son regard sur le poster avec Emma Watson. Le visage de l’actrice l’étonna.
« Livie Paine ressemble beaucoup à Emma Watson...C’est pour ça que je suis tombé amoureux d’elle... » pensa Marc, son regard rempli de surprises et de satisfaction.
Il se mit sur le côté et revit dans sa tête la scène avec Sarah, en train de lire.
« Finalement, je crois que je vais dire aux filles que j’écris des livres. » pensa-t-il, un sourire se dessinant sur son visage.
Il reçut un choc, comme une décharge électrique, et se réveilla en sursaut. Une douleur lui bloqua l’épaule. Il regarda sur son épaule la profonde blessure du couteau planté mais, aussi bizarre que cela puisse paraître, la blessure se cicatrisa toute seule.
Marc s’endormit, épuisé.
Personne n’était présent dans la maison.
_ On monte dans ta chambre ? » demanda Livie.
_ Ouais. » répondit Marc.
Ils montèrent les escaliers et entrèrent dans la chambre. Livie s’arrêta devant le poster de « Harry Potter » et vit la ressemblance qu’elle avait avec Emma Watson.
_ J’aime bien cette actrice. » dit Marc comme si il lisait dans les pensées de Livie.
Soudain, il sentit une poigne lui serrait le bras, le retourna et Livie l’embrassa. Ses lèvres étaient douces et chaudes.
Elle emmena Marc sur son lit et se posa à califourchon sur lui.
Vers 13h30, Marc était allongé sur le lit, nu, le regard porté sur le plafond, l’air vague. Livie était à côté de Marc, nue également, sa tête blotti sur le torse de son ami.
_ C’était génial. » dit Livie à l’oreille de Marc « Je ne t’ai jamais autant aimé que maintenant. »
_Qui as-t-il, James ? » demanda le Caïd, assis en face de son bureau, son corps large et musclé prenant toute la largeur de son siège.
_ On a localisé Marc Silas, Monsieur. Il se trouve précisément au 13, rue des templiers. Voulez-vous qu’on l’attaque maintenant ? »
_ Non, On va d’abord lui offrir une rose...cette nuit. » dit le Caïd, un sourire de large satisfaction apparaissant sur son énorme visage.
Dix-huit heures sonnèrent pétante. Marc avait raccompagné Livie jusqu’à une rue voisine de sa maison, au centre-ville. Elle lui donna un long baiser pour dire au revoir et partit. Il rentra chez lui, n’ayant qu’en tête cette longue scène d’amour. Il arriva chez lui et s’enferma dans sa chambre. Vers dix-neuf heures, sa mère l’appela pour dîner. Il descendit les escaliers et s’assit sur sa chaise, devant son assiette remplie de calamars au petit pois.
Marc regarda son plat avec un profond dégoût et piqua sa fourchette sur le bout de calamar mou. Il le mit dans sa bouche et l’avala avec difficulté. Il regarda les informations pour faire passer le goût et vit son père tout aussi dégoûté de manger des calamars. Les informations disaient que la grève serait encore active jusqu’à samedi prochain, minimum. Une nouvelle flambée du pétrole, passant à deux euros le litre, 15% de chômage dans la France. Marc replongea son attention sur son plat à la fin du journal, pendant un article parlant d’un pigeon faisant de ski nautique.
Vers vingt-deux heures, il partit dans sa chambre et sortit son costume et ses armes.
Il sauta sur le toit de son immeuble et partit chasser les criminels, sous le nom du pacificateur.
Voilà !
Pourrais-tu faire un resumé de ton histoire, presenter brievement (oui, trés court s´il te plaît) le genre et tt et tt.Pour qu´on sache au moins dans quoi on se lance.Voilà, ce serai plus accessible.En tt cas, tu as l´air motivé, c´est bien...
Bon, un résumé, j´ai du mal à les faire mais je vais essayer ^^
C´est dans le futur, en l´an 2017, dans une ville nommé Tilis, qui est une sorte de mélange entre New York et Paris. Et C´est l´histoire de Marc, un jeune garçon de 16 ans qui, la nuit, est le pacificateur, une sorte de justicier tuant les criminels contrôlés par le Caïd, le roi de la pègre à Tilis.
Voilà, je sais que ça donne pas envie comme ça ^^, mais je suis nul pour faire les résumés.
Bon bah
alors
Chapitre 6
La vérité
Marc et Sarah sortirent du commissariat après une garde à vue d’à peine trois heures chacun. Marc en avait assez de tout ça. Il se remémora ses dernières heures vécues. Il entendait, dans sa tête, les sirènes assourdissantes de pompiers arrivant jusque chez lui, les questions des flics, les pleurs de Sarah et les siens.
Marc sentit une forte pression sur son épaule droite et il sortit de ses mémoires.
Un policier le fit entrer dans une voiture de fonction.
_ Qu’est ce que vous faites ? » demanda Marc d’une voix faible.
Il avait tellement pleuré qu’il n’avait même plus assez de force pour parler.
_ Je t’emmène chez ton ami Carl Nix. Tu habiteras chez lui une semaine ou deux, le temps que tu sois enregistré dans les registres de l’orphelinat de Tilis. » répondit le policier d’une voix monocorde en se mettant au volant de sa voiture de fonction.
Marc adressa un signe de main à travers la vitre à son amie Sarah et partit en trombe.
Environ une demi-heure plus tard, il entra chez Carl qui l’emmena dans sa chambre. Il vit Nathalie assit devant un ordinateur et celle-ci adressa un sourire radieux à Marc. Ce sourire s’effaça aussitôt au moment où Nathalie vit les yeux rouges et la mine déconfit de Marc. Il entendit le policier expliquer le problème à Carl et sa famille.
Quand Carl entra dans sa chambre, il avait le visage blême, ses yeux exprimant l’horreur.
_ Le flic te demande, Marc. » dit Carl d’une voix saccadée.
Marc descendit les escaliers et se posta devant le policier. Marc ne l’avait pas vraiment regardé depuis le temps du trajet. Il devait avoir la cinquantaine, pas très grand, avait un énorme ventre qui pouvait, n’importe quand, faire péter les boutons de sa chemise bleue marine.
_ Tu pourras aller en cours demain, tu n’auras qu’à suivre avec tes amis, d’accord ? » dit le policier.
Marc acquiesça d’un signe de tête.
_ Et autre chose, » continua le policier « Si le Caïd a essayé de tuer, soit sur tes gardes, fait attention, ne soit jamais seul quand tu pars du collège. Tu m’as compris ? »
_ Oui. » dit Marc d’une voix faible.
Il voulait dormir, dormir longtemps, et pouvoir se réveiller en voyant ses parents, le visage radieux, et penser que c’était qu’un cauchemar. Mais il savait que c’était faux. Il savait qu’il ne les reverra plus jamais. En pensant à ça, ses yeux commencèrent à briller.
_ Excusez-moi monsieur l’agent, je vais aller dormir. » dit Marc d’une voix étranglée.
Il monta les marches d’un pas lent. Il n’avait même plus assez d’énergie pour marcher. Il se sentait mou, comme si toute force était partie en lui. Il lui semblait la montée des marches interminable. Enfin, il entra dans la chambre de Marc et vit un sac de couchage par terre.
Il vit Nathalie, assise sur sa chaise, le visage aussi blanc que celui de Carl.
_ Nous...Nous t’avons préparés...Un sac de couchage pour dor...dormir. » sanglota Nathalie.
_ Merci. » répondit simplement Marc.
_ Moi et Nathalie nous...Nous devons parler avec mes parents pour...pour s’organiser. » dit Carl d’une voix blanche.
_ Très bien. »
Carl et Nathalie partirent de la chambre et laissèrent Marc seul. Il enleva son uniforme, le plia correctement et le posa sur la chaise en face de l’ordinateur. Il s’engouffra dans son sac de couchage et scruta une dernière fois la chambre de Carl, avec des posters de héros mangas accrochés à tous les murs, avant de s’endormir.
Il se trouvait dans le même laboratoire d’y il a deux mois. Il se trouvait dans le cercueil de verre, rempli du même liquide verdâtre. Il sentit une douleur intense dans tous ses membres et vit qu’il était entouré de tubes blancs, implantés sur tout son corps.
_ C’est fini, il est perdu. » dit une voix profonde.
_ Mais enfin, Freddy, c’est notre plus grande création, nous ne devons pas abandonner maintenant ! » répliqua une autre voix, cette fois haut perchée.
_ C’est le premier clone humain jamais crée...Votre clone, Freddy ! » exclama une troisième voix, cette fois-ci medium.
_ Il est doté d’une trop grande intelligence, il est trop dangereux. » dit la voix profonde de l’homme nommé Freddy.
_ Dés qu’il se réveillera, on lui injectera un sérum d’amnésie pour qu’il reprenne une vie normale. Et on le donnera à une famille pour qu’il mène son destin. » dit la voix medium.
Il y eu un silence et Freddy reprit la parole :
_ Très bien, » dit-il « C’est le mieux que l’on puisse faire. Mais je vous préviens, c’est un clone remanié pour qu’il soit plus fort, plus rapide et plus intelligent que n’importe quel être humain. Il peut se servir de ce pouvoir à mauvais escient !»
_ Ne t’inquiètes pas, il n’a que un an, il sera sous contrôle. » dit la voix haut perché.
Il y eu un second silence et la voix médium dit :
_ Je vais le prendre. »
_ Pardon ? » balbutia Freddy, sans comprendre.
_ Je vais m’occuper de lui, comme un père doit le faire. Et comme ça, il sera sous contrôle. »
_ Très bien, Yvan. Tu en as la garde. » dit la voix haut perché.
Marc se sentit engloutit par une sorte de trou noir et se réveilla dans la chambre de Carl, la sueur coulant de son front.
« C’est impossible...Mon père n’est pas mon père biologique...Mon père est ce Freddy. Et cette voix haut perchée...Je l’ai déjà entendu. » pensa Marc, en train d’haleter.
Il réfléchit un moment mais ne se souvint pas du possesseur de cette voix haut perchée. Il regarda le réveil de Carl et vit qu’il était près de minuit. Il se replongea aussitôt dans une nuit cette fois sans rêves.
Le lendemain, il se réveilla vers six heures et demie du matin, comme à son habitude et partit prendre une douche. Après s’être lavé, il se vêtit de son uniforme propre. Il ne prit pas de petit-déjeuner.
La mort de sa famille lui avait fait perdre l’appétit. Vers sept heures et demie, Marc, Carl et Nathalie étaient prêts. Ils partirent promptement de la maison, sans avoir manger de petit-déjeuner. Ils arrivèrent au collège vers sept heures quarante-cinq et s’assirent à leur banc habituel. Livie était sur ce banc, souriante.
_ Salut ! Comment ça va ? Prêts pour le concert de « Moon » ce soir ? » demanda Livie avec enthousiasme.
Il y eu un énorme silence pesant. Livie ne semblait pas comprendre.
_ Ca va bien ? » demanda-t-elle avec méfiance.
_ EVIDEMMENT QUE TOUT VA BIEN ! MES PARENTS SONT MORTS, TORTURES PAR LE CAID, MAIS TOUT VA BIEN ! PUTAIN, MAIS TU VOIS PAS NOS GUEULES ? TU TROUVES QU’ON A L’AIR BIEN ? » hurla Marc.
Livie fut abasourdi et s’effondra en larmes.
Marc émit un « pfff » de mépris. Il s’en fichait qu’elle pleurait. Il partit autre part, sur un autre banc. Il voulait rester seul. Nathalie regarda Marc partir avec haine et Carl commença à suivre Marc mais Nathalie l’arrêta.
_ Tu pars avec lui, je te plaque, c’est clair ? » dit-elle en consolant Livie.
_ Mais...Mais c’est mon meilleur ami ! » répliqua Carl.
_ T’as vu comment il a gueulé sur Livie ? »
_ Ses parents sont morts, tu peux le comprendre qu’il a la haine ! »
_ Livie ne le savait pas ! »
_ Bien sur, elle ne le savait pas ! » exclama Carl avec ironie « Elle voit arriver trois personnes qui n’ont pas bouffer, qui sont blancs comme la neige, l’un d’eux a encore les yeux rouges, et elle est enthousiaste ! C’est bien la pire connerie que j’ai jamais entendue de ta part ! Et j’en ai entendue des conneries de ta bou... »
Nathalie lui mit une gifle sur la joue gauche. Elle avait les larmes aux yeux.
_ JE TE PLAQUE, GROS CONNARD ! » cria t’elle.
Elle s’assit aux côtés de Livie et Carl s’assit à côté de Marc, la marque de la main de Nathalie plaquée sur sa joue. Aucun son ne fut émis, à part les pleurs de Livie.
_ Et bien, c’est joyeux tout ça. » dit Marc avec ironie, sans aucun sourire.
_ Ouais. » répondit Carl.
_ Et dire que depuis la 6ème, on était tous amis, sauf Livie, évidemment. »
_ Ca fait drôle de tous se quitter comme ça. »
Marc acquiesça d’un signe de tête.
Sarah arriva et s’assit à côté de Marc.
_ Qu’est ce qui c’est passé ? » demanda Sarah avec crainte.
_ Marc a gueulé sur Livie, Je me suis engueulé avec Nathalie, et on a rompu. » répondit Carl sans émotion.
_ Marc a gueulé sur Livie à cause de...De la mort des parents de Marc ? » balbutia Sarah.
Carl acquiesça.
_ Donc, ça veut dire...Que Livie et Nathalie ne sont plus amis avec vous ? » dit Sarah.
_ Soit tu vas avec eux ou avec nous. » dit Carl.
_ Mais...T’es dégueulasse, D’un côté, il y a ma meilleure amie, et de l’autre mon petit copain ! » s’exclama Sarah.
_ Laisse la, Carl. Elle décidera ce qu’elle voudra faire. » dit Marc.
La sonnerie retentit et Marc partit pour deux heures de Sciences. Comme à leur habitude, avec les grèves, le professeur ne fit pas cours. Nathalie jetait des regards de haines à Carl et à Marc, Livie écrivait sur un cahier de brouillon. Sarah était prostrée sur sa chaise, elle ne savait plus quoi faire. Carl n’en pouvait plus. Il était presque étalé sur son bureau.
Marc, lui, avait l’air tranquille, presque serein. Il ne faisait rien, sa tête dans ses bras, on aurait presque pensé qu’il dormait. Il en avait marre. Il avait perdu sa famille, il ne savait plus qui il était. Si il le pouvait, il donnerait tout ce qu’il avait pour remonter le temps et savoir qui il est, pour contrecarrer les plans du Caïd.
Soudain, il sentit une douleur aiguë dans son crâne. Il avait l’impression que son crâne était en train de se fendre. Il avait mal, terriblement mal, il voyait tous ses rêves défilés, toutes les visions de cauchemar qu’il avait vécu. Il cria de douleur, s’effondra par terre, la tête dans ses mains. Il entendit Sarah hurler d’horreur. Il sentit ses membres le lâchaient, il s’étala par terre. Il s’était évanoui, pas loin de la mort...
_ Comment va-t-il ? » demanda Sarah au médecin.
Marc se trouvait dans un lit, dans l’hôpital Saint-André de Tilis. Un masque à oxygène était placé sur son visage et des électrodes étaient collés sur ses membres.
_ Son état s’aggrave de minutes en minutes. Il a attrapé une maladie inconnue des sciences. Ses globules blanches et rouges diminuent par centaine, son cœur bat de moins en moins vite. Nous utilisons tous les traitements médicaux nécessaires, mais le virus est de plus en plus fort. Il va sûrement mourir dans les prochaines vingt-quatre heures. Je suis désolé. » dit le médecin d’une voix las.
Sarah s’effondra en larmes sur le chevet de Marc. Carl était au bord des larmes, Nathalie commençait à sangloter. Livie était absente. Elle était repartie chez elle après avoir emmené Marc à l’hôpital.
_ Vous devez repartir maintenant, jeune gens. Nous allons essayer de le sauver, ce n’est pas sur, mais nous allons essayer. » dit le médecin.
Carl, Sarah et Nathalie ne se le firent pas répéter deux fois et partirent aussitôt.
_ PAPA, JE T’EN SUPPLIE, NE FAIT PAS CA !! NE LE TUE PAS !! » cria une jeune femme, au bord des larmes.
_ Il le faut, ma fille, il est trop dangereux, il ne peut pas vivre. » dit le Caïd d’un ton calme.
_ Il est à l’hôpital, il va bientôt mourir, ne le lui livre pas une autre souffrance ! »
_ Je suis obligé de le faire, chérie. C’est un danger potentiel, pour toi et pour moi. Il faut qu’il meure le plus tôt possible. »
_ J’AI SON ENFANT DANS MON VENTRE ! NE LE TUE PAS ! JE L’AIME ! » cria la jeune femme de toute sa voix.
Marc était dans une immense salle, plongé dans le noir, accompagné de la lueur douce de la lune traversant les immenses baies vitrées. Il était accroupi par terre, en sang, en larmes. Il voyait ses amis mourir, une balle leur traversant la tête.
_ A toi de mourir, maintenant ! » dit le Caïd, son revolver à la main.
Il tira une balle...En plein cœur. Marc sentit une chaleur chaude au niveau du torse, et soudain, un froid glacial.
Il se réveilla brusquement, la sueur coulant de son front. Il était encore sur son lit d’hôpital, le masque à oxygène toujours plaqué sur son visage.
« Qu’est ce qui c’est passé ? Je n’étais pas loin de la mort et quelque chose m’a réveillé... Mais quoi ? » pensa Marc, mais il trouva rapidement la réponse à sa question.
Le bijou que Sarah lui avait offert s’illuminé sous ses vêtements. Marc ne comprit pas pourquoi, mais, en un éclair, son visage exprima la terreur.
« Sarah...Elle est en danger de mort ! » songea Marc « Il faut que j’aille la sauver ! »
Il retira violemment le masque à oxygène de son visage, sauta de son lit et vit un étrange paquet posé à ses pieds.
Il était mal emballé avec du papier kraft mais Marc remarqua qu’un morceau de cuir noir dépassé du paquet. Il devina instinctivement que ce paquet contenait son costume et ses Beretta. Il prit le paquet sous son bras et courra le plus vite possible pour quitter l’hôpital.
_ Arrêtez immédiatement, jeune homme, vous n’êtes pas soign... » commença le médecin mais il se prit un coup de poing de la part de Marc.
_ Je m’en fous, la vie de mes amis est en danger. » dit Marc en sortant de l’hôpital.
Il prit la première à gauche et cinquante mètres plus loin, il prit la première à gauche et tomba dans une minuscule ruelle que personne ne pouvait remarquer. Marc s’arrêta dans cette ruelle, essoufflé. Il avait trop mal au cœur.
« La maladie commence à faire effet. Qu’est ce que j’ai mal, putain ! » pensa-t-il en reprenant sa respiration.
Il enleva le papier kraft du paquet, mit ses vêtements noirs et prit ses deux revolvers.
_ A nous deux, Caïd ! Le pacificateur n’est pas encore mort ! » s’exclama Marc en réajustant ses lunettes de verres noirs.
Il s’envola à la verticale et fonça vers la tour du Caïd, à la vitesse d’un avion de chasse.
Juste une question, tu crois sérieusement que quelqu´un va la lire, ta fic. Parce que a mon avis, poster 25 chapitres en 2 jours, sa ne va pas attirer grand monde...
Tu crois sérieusement que quelqu´un va la lire, ma fic´, alors que le 1er chapitre est absolument énorme.
Pfff, de toute façon je vais demander à Skysoft qu´il m´enlève toutes mes fictions postés, et je vais surement me casser d´ici.
Je sais que tu as tout posté parce que azerty ta dit qu´il fallait que tu arrêtes de´effacer tes topics, mais ce n´est pas un dieu, enfin...je ne crois pas (référence subtil a franck dubosc). Tu fais effacer ce topic et tu recommences, en coupant le premier chapitre en plusieurs morceaux.
Tu crois que j´essaie de faire quoi ?
Même si je coupais le premier chapitre en plusieurs morceaux, il serait toujours trop long.
Et ça, c´est chiant.