03/07/2007 ( longue vie aux huîtres, bonjour ! )
Dans le nouveau monde, au troisième millénaire, une secte nouvelle a vu le jour à Miami.
Il s´agit d´un centre gastronomique chinois d´apparence tout à fait ordinaire, lorsque l´heure l´est aussi. Mais au cours de la journée, en certains moments très particuliers, une porte dérobée se révèle dans le salon de thé, qui donne sur un corridor sombre au bout duquel est supposée la présence d´une entité obscure et ancienne, dont l‘enseignement est dit n‘être compris que "par les géomètres" .
Cette porte a également la fâcheuse habitude de ne béer sur ses secrets que durant trois petites secondes, suite à quoi elle se clôt de nouveau jusqu’à sa prochaine ouverture.
Les on-dit affirment que seuls les plus chanceux ou déductifs pourront prétendre être présents sur son seuil lorsque la porte s´ouvrira ; à moins de posséder une patience d´ange et d´y rester collé en permanence, situation ridicule supportée par un cercle très restreint ; ou encore détenir une âme malhonnête et questionner les précédents clients du salon de thé autour de ces mystérieux horaires. Mais pour une raison étrange, ceux ayant percé le secret du restaurant chinois sont réticents à l’idée de le faire partager, et les autres, pour une raison moins étrange, refusent catégoriquement d’aider qui a une chance de connaître ce qu’ils n‘ont pu découvrir. Car il faut savoir que chaque être humain n’a droit d’accès à ce salon de thé très prisé que pour une durée de 23 heures, ultimatum à l’issue duquel il devra à jamais s’en détourner.
Bobby Saturnin, enseignant-chercheur en vacances dans cette région ensoleillée, avait décidé de tenter sa chance, et s´était réservé une place dans l’illustre salon de thé pour la prochaine presque journée.
S´attablant, il remarqua que l´horloge numérique du salon affichait 12:52.
Et il fut bientôt surpris de n’avoir attendu que 5 minutes pour que la mystérieuse porte s’ouvrît, au coin nord-est du salon, petite ouverture de plâtre blanc se refermant aussi vite qu’elle s’était ouverte.
Jugeant que la prochaine heure se ferait désirer, Bobby entreprit de siroter paresseusement son thé-fraise.
A 13:49, une nouvelle fois le mur blanc se fendit sur la pénombre du couloir. Ce qui se reproduisit neuf minutes plus tard. Bobby commençait à se demander s’il ne valait pas le coup de végéter devant le mur, compte tenu de la fréquence assez élevée qu‘avait cette damnée porte à se montrer.
Ce qu’il fit. Vingt minutes s’écoulèrent. Les gens commençaient à montrer Bobby du doigt et à pouffer, mais celui-ci n’en avait cure. Il tiendrait bon.
A 14:53, le mur restait désespérément blanc et clos. Un groupe d’Esquimaux avait fait incursion dans le salon depuis quelques temps, et ses membres ne dissimulaient pas leur amusement. Rouge de honte, Bobby regagna sa place.
Près de la table de Bobby, s’en trouvait une autre, et à cette autre était attablé un autre. Il avait la quarantaine, était chauve, et respirait la suffisance avec un grand nez aux narines dilatées. Il avait l’air très content. A cet instant, l’horloge venait d’afficher 14:58. L’homme choisit ce moment pour vider sa tasse, grignoter son dernier biscuit, déposer un billet de banque sur sa table et se diriger vers le mur. Il marchait d’un pas nonchalant. L’horloge passa à la minute suivante, et la porte s’ouvrit. Bobby eut à peine le temps de réprimer un haut-le-corps que l’autre disparaissait derrière le mur qui se refermait sur lui. Il n’avait pas marqué seulement un temps d’arrêt, lorsque Bobby avait patienté plus d’une heure pour se rassoir quelques cinq minutes trop tôt près de ses biscuits.
Furieux, il déplia son téléphone cellulaire et composa le code de l’ami qui lui avait parlé de cet endroit.
« Bonjour Georges !
-Bonjour Bobby !
-Tu sais où je me trouve, n’est-ce pas ? Tu ne m’as pas dit si tu as réussi à pénétrer dans ce fameux corridor.
-Non, j’ai perdu mon temps et mon argent tout à la fois.
-Pourrais-tu...
-Certainement pas !
-Et pourquoi ?
-Je te retourne la question. Pourquoi disposerais-tu d’une béquille alors que j’ai dû ramper ?
-Mais parce qu’entre amis, on se soutient !
-Tiens tiens ! Dis-moi donc qui me soutiendra dans cette affaire si je te soutiens toi !
-Et bien, il est évident que tu sauras tout de ce que tu n’as pas su si tu m’aides à trouver comment le savoir. »
La discussion s’attarda, car malgré tout Georges ne pouvait supporter l’idée que Bobby pût vivre une expérience probablement hors du commun alors qu’il ne la méritait pas plus que lui-même. Il fit néanmoins une concession.
« Je veux bien te donner une indication. Avec ça, si tu parviens à résoudre l’énigme, tu mérites forcément de passer la porte, et ça ne me dérange pas.
-Et bien, merci mon cher Georges.
-Attends un peu avant de me remercier, cher Bobby. »
Lorsque il rangea enfin son appareil, Bobby était troublé. Premièrement parce qu’il avait établi une communication de plus vingt minutes entre deux pays fort éloignés, et ensuite parce qu’il ne s’en trouvait guère plus avancé.
« Il existe une tranche horaire au cours de laquelle la porte s’ouvre le plus souvent. Avant cette tranche, et après le nouveau jour, elle s’ouvre de plus en plus fréquemment, jusqu’à atteindre ce maximum. Après cette tranche, elle s’ouvre au contraire de moins en moins, jusqu’après le jour suivant, où elle recommence à apparaître plus souvent. Cette tranche, c’est celle de cinq heures.
-Du matin ?
-J’aurais dit dix-sept heures autrement, non ? Bon, je t’ai serré le coude. J’attendrai que tu serres le mien. »
C’était ce qui avait été dit, et tout ce que Bobby avait à présent envie de lui serrer, c’était le cou. L’horloge affichait 15:27. Bobby disposait encore de moins de vingt-et-une heures pour trouver la clé de l’énigme ou patienter définitivement devant le mur, au risque de paraître plus idiot encore que le première fois en restant debout plusieurs heures, puisqu’il savait à présent que la porte apparaîtrait de moins en mois jusqu’après le nouveau jour. Ce qui n’empêchait pas, après tout, la possibilité de l’apercevoir dans quelque demi-heure.
Certaines personnes s’en allaient, les yeux difficilement retenus par leurs paupières, du fait de leur ennui ou de la fin de leur délai. Jamais plus ils n’auraient l’occasion de connaître le secret du salon.
Soudainement, Bobby se redressa et redemanda du thé. Il refusait de se laisser vaincre par un bête casse-tête chinois. Déterminé à ne pas sortir de cette pièce en n’en ayant fréquenté qu’une porte, il ouvrit sa serviette et en extirpa un calepin et un crayon de graphite. Il allait apprendre aux autres qu’on ne cherche pas des poux sur la tête d’un enseignant-chercheur.
Je posterai la fin de cette histoire lorsque quelqu´un s´y sera intéressé au point de trouver la clé de l´énigme et révéler à quelle prochaine et exacte heure s´ouvrira de nouveau la porte dérobée du salon de thé.
Longue vie aux huîtres.
Il a du loupé une ouverture pendant le téléphone, la prochaine je dirais à 16h20
Ou alors 16h pile, mais à ce moment y´a un problème avec l´écart de 9 minutes seulement qui apparait à la 3e ouverture
16h09
Il suffit de calculer la différence entre les heures à chaque entrée. On découvre alors que la durée entre 14:59 et 13:58 (3 et 4 ouverture) est égale a l´addition des deux différence précédante, 0:9 et 00:52.
Merci Excel ![]()
Trop simple, le 9 minutes devient absurde car il ne peut être l´addition de deux chiffres précédents.
Bobby Saturnin possédait un don très particulier, qui était celui de se figurer en avoir un, ce qui peut paraître paradoxal en ceci que se l´imaginer lui en conférait un véritable !
Ce don était celui de percevoir les discours des anges. Encore qu’un ange puisse très bien représenter pour Bobby un être tout autre que vous et moi imaginons. Car si Bobby était un enseignant, il était avant tout un chercheur, et sa matière grise pouvait avoir été triturée au point de se figurer abriter quelques petits êtres qui l’aidaient dans son cheminement vers la vérité, et quelques autres petits êtres, mignons comme les premiers, qui tout au contraire faisaient l’impossible pour l’en éloigner ! Tout intellectuel se retrouve à un moment ou un autre, sans qu’il en soit forcément et absolument conscient, confronté à l’existence cohérente de ces anges et démons qui constituent les acteurs de sa réflexion.
Le cas de Bobby était poussé, car ce sixième sens qu’il se targuait de posséder flirtait dangereusement avec son ouïe, ce qui faisait de lui la première personne exceptionnelle pour la possession de cinq sens plutôt que six.
L’horloge du salon de thé chinois affichait 15:42.
Bobby Saturnin était à l’écoute de ses chérubins. Deux d’entre eux vinrent le conseiller, si tant est qu’il s’agît bien d’anges, incertitude qui n’échappa pas à Bobby.
“Qui êtes-vous, les gars ?
-Nous sommes des anges, répondit le premier.
-J’ignore si l’autre est un ange, mais moi en tout cas j’en suis un, fit le second.
-Oui, et bien moi non plus je ne sais pas si l’autre est un ange, je voulais simplement être poli.
-Et ainsi induire Bobby en erreur dans l‘hypothèse fausse mais plausible où je n‘en serais pas un, reprit le second ange supposé. On ne peut pas dire que tu sois très efficace en tant qu’agent de la raison, que je suis, et qui se doit d’être la rigueur incarnée.
-Ca suffit ! fit Bobby. Moi et moi seul jugerai qui est un ange et qui ne l’est pas.
-Comment ? fit le premier.
-Avec l’aide d’amis, que j’ai déjà identifiés comme étant des anges.
-Comment ? fit le second.
-Peu importe ! Donnez-moi vos noms.
-Je suis l’ange de la négation, fit le premier. Je viens usuellement remettre en question le message des autres anges, pour m’assurer qu’ils le sont.
-Je suis l’ange de l’éternité, fit le second. Mon message est une vérité qui ne saura jamais être remise en question.
-Très bien... Enfin non, peu m’importe. “Ange” de l’éternité, qu’avez-vous à me dire ?
-Attendez, fit le premier. Pourquoi est-ce que l’autre commence, alors que c’est moi le premier ?
-Comment ça, le premier ? fit le second.
-Si le second passe en premier, expliqua Bobby, c’est pour que le premier puisse remettre en question ce qu’a dit le second, puisque c’est là son rôle premier.
-C’est juste, fit le premier.
-Donc ?
-Donc, suivit l’ange de l’éternité. Il me paraît clair qu’une aberration s’est glissée dans tes observations, cher Bobby. Tu as vu la porte s’ouvrir à une 12:57, 13:58 et 14:59. Le 13:49 a autant à faire ici qu’un baobab dans une garderie. Il me paraît clair que suivant cette logique, ta porte chérie va s’ouvrir d’ici dix-sept minutes, à 16 heures.
-S’il est vrai que certaines aberrations viennent entâcher parfois le tableau du divin, je doute que ce soit le cas pour un phénomène aussi macroscopique que l’ouverture d’une porte dérobée, contrecarra l’ange de la négation. Ton message ne peut être juste.
-Et qu’en est-il du tiens, puisque tu prétends remettre en question ce qui ne sait l’être ?
-Et bien, je prétends que la porte de notre ami Bobby s’ouvrira à 16:09. Vous remarquerez effectivement que la dernière apparition du passage mystérieux s’est produite un certain temps après la précédente.
-Effectivement, fit Bobby, c’est le cas pour tout couple d’évènements non simultanés.
-Ce qui ne l’est pas, en revanche, reprit l’ange de la négation, est que ce certain temps est pile poil égal à la somme des durées séparant chacun des deux couples d’apparition précédents.
-Attends, attends, dit Bobby. Mais... mais ma parole... Mais tout cela est excellent !
-Certainement pas ! intervint l’ange de l’éternité. Il ne s’agit que d’une misérable coïncidence, on peut difficilement admettre que neuf s´obtient en sommant deux quantités positives dont l’une est cinquante-deux !
-Comment ? s’ébahit Bobby. Ah... oui. Ca ne marche effectivement pas...”
Une troisième entité se joignit au dialogue intérieure.
“D’autant plus que vous avez tous les trois délaissé une information cruciale : la fréquence d’ouverture de cette porte est croissante avant la tranche horaire de cinq heures du matin, et décroissante par la suite jusqu’à la fin de la journée. On n’obtient pas une telle décroissance en définissant les durées d´attente comme les sommes des deux précédentes, ce qui rejoint la suite dite de Fibonacci, ni comme l’incrémentation de la précédente seule. Les deux anges ont ainsi tous les deux tort, Bobby, et je les soupçonne fort d’être des démons qui ont voulu t’égarer.
-Mais qui es-tu, toi ? fit l’intéressé.
-Je suis l’ange du court bouillon, et pressé par le temps. Adieu. J’emmène ces deux-là avec moi.”
Bobby se retrouva soudain seul, plongé dans le silence bruyant de la rumeur du salon. L’horloge affichait 15:47, et la bile commençait à s’agiter dangereusement dans les entrailles du pauvre homme. L’ultimatum n’allait bientôt plus excéder vingt heures.
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Non désolé les gars, c´est pas mal trouvé pour tous les deux mais c´est pas ça, pour la raison exposée ci-dessus. Cependant tout dans mon texte initial a été donné pour que la solution puisse être trouvée, n´ayez pas peur donc de perdre votre temps, c´est juste un jeu.
Franchement c´est cool comme histoire (et comme énigme)
j´vais penser à ce truc mais bon, j´pense pas pouvoir trouver, car c´est vachement chaud quand même
Have fun ![]()
"l´ange de la négation"
J´était plié ![]()
Enfin ouais, ça se tiens. C´est un super concept que tu tens là, en tout cas, et j´avoue que j´ai adoré. A quand un autre?
(Deviens fan)
Le salon de thé rassemblait à présent une cinquantaine de clients. La plupart était composée de jeunes gens souriants arrivés depuis peu, et qui semblaient totalement inconscients du temps qu’ils perdaient à baffrer et engloutir leur thé vert, rouge et or. Peut-être n’avaient-ils aucune idée du caractère unique de la salle dans laquelle ils siégeaient. En vérité, le centre ne paraissait pas se soucier le moins du monde de lui faire publicité. Ce qui n’était pas une mauvaise chose, dans la mesure où l’ignorance de la masse consolait Bobby, l’un des derniers clients encore présents depuis la fournée de midi. L’avance apparente qu’il détenait sur les autres lui procurait effectivement le sentiment absurde que la solution tomberait entre ses pattes avant la chute du dernier grain de son sablier. Les nouveaux venus semblaient étonnés, par ailleurs, de l’acharnement de certains clients à s’escrimer sur des calepins ou feuilles d’additions, des calculatrices de poche en faisant parfois les boucliers, et dont Bobby détenait le record.
Mais il était difficile de critiquer leur incompréhension, car la porte dérobée ne s’était plus montrée depuis plus de deux heures, et l’horloge murale affichait 17:02.
Bobby s’épongea un front ruisselant. La salle était évidemment climatisée, autant que l’été torride dans cette ville d’eau douce qu’est Miami, et toute trace de sudation se voyait refuser l’accès à l’épiderme de Bobby, mais ce dernier, de désespoir, avait commis l’erreur de heurter sa tasse de thé sur un coup de tête, qui fut inondée du liquide brunâtre.
Son analyse des horaires capricieux n’était guère plus concluante.
A la suite de l’intervention foudroyante de l’ange du court bouillon, il avait décidé de s’attarder sur la variation de croissance des fréquences d’ouverture, qui atteignaient un maximum lors de la plage de cinq heures.
Cinq, tel était donc le pivot. L’idée étant de découvrir à quelle quantité le chiffre pouvait être lié, de façon à ce qu’aucune autre liée à un aucun autre pût lui être supérieure. Une pensée immédiate s’orientait vers le cardinal de l’ensemble des diviseurs des acteurs principaux, mais cinq était un nombre premier, et de fait en possédait moins qu’un quatre ou un six, tout en en ayant autant qu’un deux, ce qui ne s’accordait pas tellement aux variations décrites par l’ami Georges.
En clair, Bobby pédalait dans une mélasse particulièrement corsée.
Attiré par ses signaux de détresse, un autre être immatériel vint se mêler à son cogitos.
“Salut Bobby, je suis ici pour te faire part de mon avis sur cette affaire.
-Ami ou ennemi ? Parce qu’on m’a déjà fait quelques bonnes blagues.
-Je n’ai aucune idée de mes inclinations, car la seule que je véhicule est un raisonnement qui me semble tenir la route, et au bout du chemin, une heure qui en découle. Veux-tu en avoir connaissance ?
-Au point où j’en suis...
-Alors, voici d’abord les guêpiers dans lesquels je pense que tu t’es engagé : le premier, est qu’une décroissance n’est pas forcément stricte.
-Oui, et alors, en quoi les raisonnements que j’ai établis s’en trouvent ridiculisés ?
-En ceci que le maximum de fréquence d’ouverture de ta bien-aimée, qui est, je préfère l’établir bien que cela soit l’évidence, la durée minimale entre chaque itération de percée, peut être atteint sur une plage horaire excédant la tranche de cinq heures.
-Ouais... mais pour être franc, à part le fait que j’aie trop perdu de ma patience bienveillante pour converser dans un registre aussi ampoulé et ridicule avec l’une de mes pensées, je ne visualise toujours pas en quoi je vais pouvoir en déduire quelque chose d’évident.
-Ce qui nous amène à l’autre guêpier. Qui est celui de mépriser l’unité.
-Et ça veut dire quoi ?
-Ca signifie que tu délaisses à tort les pièces pour ne chercher que les ficelles qui les relient. Lors même que ces ficelles sont plus aisément perceptibles en scrutant les jetons un par un, et non deux par deux, ni trois par trois, ni...
-D’accord, rompit Bobby, les nerfs à vif. Donc, si je ne suis pas passé du stade d’éminent chercheur à celui d’imposant imbécile, tu me conseilles de m’intéresser tout particulièrement à ce qui rend chacune de mes heures unique en son genre... ce qui n’est qu’une façon masquée de chercher ce qui les unit. Tu me prends pour un idiot !
-Que non point ! Je t’ai fourni tout ce qu’il te faut savoir pour trouver rapidement la clé de la porte avant son prochain passage. Je te souhaite de réussir, mais il me faut partir !
-Attends un peu ! Ne m’avais-tu pas dit que tu détenais cette clé ?
-Evidemment, puisque je t’ai indiqué comment la trouver. Mais il n’est pas dans mon rôle de te tenir la main pour la saisir.
-Une dernière question ! Comment te nommes-tu, histoire que je dresse une liste des pensées à abominer ?
-Je suis Drake, le Cocher envoyé par l’ange du court bouillon afin de te donner un coup de fouet ! “
Tout aussi brutalement que lors de sa première expérience, Bobby se retrouva seul dans la coquille résonnante qui lui tenait lieu d’esprit, en un moment où la panique terrifiait tellement ses pensées qu’elles s’en éparpillaient comme des feuilles de chêne ridiculisé par l’automne.
Progressivement, sa conscience du salon revint au premier plan et ses sens retrouvèrent leurs droits.
D’après l’attitude toujours aussi légère des jeunes débiles qui avaient envahi le champ de bataille, le passage ne s’était toujours pas dévoilé. Ce qui rendait l’attente d’autant plus insoutenable qu´un temps énorme s’était découlé depuis la dernière intervention de la porte, et que le potentiel d’ouverture semblait aussi empli que les mamelles d’une vache après trois jours de maturation, ainsi que l’on conçoit l’énergie grandissante que la pierre libèrera à son point de chute au fur et à mesure qu’on l’élève dans les cieux.
L’horloge murale affichait 17:09.
Bobby Saturnin était fébrile. L’autre imbécile avait dit lui avoir fourni tous les indices. A présent, sa chance de passer la porte n’était plus seule en jeu. Venaient s’ajouter ses propres aptitudes déductives, et sa fierté d’enseignant-chercheur. Et nulle perte n’est plus terrible que celle que l’on ne doit qu’à soi-même.
Bon j´suis fan de cette histoire pour le moment ^^ !
J´avoue que ça m´a pas mal pris même si je suis nul en anglais et que je saurais même pas trouver la solution de la tienne (pour peu qu´il y en ait une.) J´n´ai rien à dire, j´adore le style, les tournures de phrases sont celel que j´aime, les dialogues ne font pas tâches.. Bref j´adore :p !
A quand la suite?
Merci pour votre reconnaissance à tous .
J´imagine que tu voulais écrire ´nul en énigme´, on n´est pas sectaires au point d´évincer les anglophobes
.
L´un de nous deux postera la suite... si quelqu´un parvient à trouver la bonne page ! ( métaphore )
Ce n´est pas le genre de la maison de faire perdre leur temps à nos lecteurs en montant une énigme qui ne peut être résolue.
De 17:00 à 17:09, l´ange Cocher a divulgué quelques indices, très confus je l´avoue, mais après tout un jeu sans difficulté n´est pas un jeu.
Tout ce qu´il faut, c´est trouver au moins une heure où la porte dérobée s´ouvrira sur le couloir obscur ( sans forcément que ce soit la prochaine ouverture, qui s´approche dangereusement ), et ce avant 11:50 a.m., fin de l´ultimatum.
Je tente ma chance, c´est peut-être un peu bêbête mais il est possible que la porte s´ouvre la prochaine fois à 17h28... ^^
nan ? hem...
J´ai lu la première partie, j´vais lire la suite car :
d´un c´est bien écrit, de deux ya pas de faute (enfin perso j´en ai pas vu ... ha si, une faute de frappe : "que le première fois" --> la) , de trois j´aimerais comprendre cette enigme.
Le problème, c´est que pour le coup, moi je suis nulle en énigme
bon j´vais chercher un peu quand même, mais je doute d´arriver à trouver.
Je dirais 17h58.
Calcul très stupide, donc je doute que ça soit ça ^^ mais on perd rien à essayer.
Et bien soit, s´il a jusqu´à 11h58 pour entrer, il peux y enter à 00h00, étant donné que les intervalles se rapproche jusqu´à 5h, c´est dans cette période de temps qu´il aura le plus de chance d´entrer.
Sympa ton énigme!
A priori, je dirais que la prochaine ouverture se fera à 17h45 et sa dernière possibilité d´y accéder avant que son temps ne soit écoulé se situera vers 10h42...
On peut savoir ton raissonnement ou pas ?
Je vais tenter d´expliquer même si ce n´est pas mon fort^^
de 12h57 à 14h59, il y a des intervalles de temps : respectivement 1h43, 9mn, 1h01.
CubeOR nous as dit que la prochaine ouverture était proche à 17h09
Suite à cet indice, je pars du principe que la période de 24 heures est divisée en plages horaires approximatives de 5 heures.
Si on fait le compte des intervalles en partant de 12h57 en tenant compte de plages de 5 heures, on arrive à 17h49 ( avec un intervalle supplémentaire de 2h46)
Pour résumer, j´ai surtout voulu découvrir la série avant de chercher la fréquence d´ouverture qui décroit ou s´accroit.
Oups, erreur dans mon post.
c´est 52mn et non pas 1h43 et 17h45 au lieu de 17h49
rappelons que chaque individu penetrant dans la salle ne peut rester que 23h, et pas 24, c´est peut etre un indice ? ![]()