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'Récits Quelconques'

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
26 septembre 2004 à 21:46:35

Bonsoir tout le monde. Premier commentaire : ´Récits quelconques´ est pour moi une manière de classer les oeuvres que j´écris comme elles viennent. Généralement, l´action manque, je me focalise plus sur les sentiments et sensations, du moins, j´essaie. Donc, si ça ne vous intéresse pas, passez votre route.
Deuxième commentaire : ´Récits Quelconques´, c´est environ une dizaine de récits relativement brefs, pour l´instant, je n´en ai que deux d´écrits et un troisième en projet. Pour vous donner une idée, sur word, le plus long des deux fait à peine plus de trois pages. Bon, très de bavardages, voici le premier :

´RECITS QUELCONQUES´

1

Souffrances

Conçu ? J´ai été conçu ? Oui. Non. Si. Peut-être. Je ne sais pas... Programmé ? Impossible. Je suis né. Né ? Oui, ce doit être ça. J´ai donc été conçu. Oui. Je ne l´imaginais pas ainsi. Il fallait que je réfléchisse ? C´est exact. Réfléchir ? Comment m´est-ce venu à l´esprit ? Hum. Je ne sais pas. C´est de l´instinct, oui, ce doit être l´instinct. Mais pourquoi tant de questions ? Je me sens mal. Mal ? Questions ? Trouble ? Je me sens mal. Comment lui dire ce que je ressens ? Pour qui ? Comment ? Pourquoi ? Je souffre... Le silence de la mort. Le silence du néant. Qu´est-ce ? L´ignoré-je ? Non. Si. Non. Je ne l´ignore pas. Je suis donc... Vivant. Mais qu´est-ce ? Et pourquoi toutes ces questions ? Tiens. Une lumière. Que m´arrive-t-il ?
Le réveil sonne, affichant à son horloge 06 : 54. Je vais bientôt me lever. Encore une journée de plus à souffrir. Souffrir... Comme c´est amusant de souffrir. Je souffre tellement que je n´arrive plus à souffrir, justement. C´est dommage, j´étais bien dans mon lit. Je ne souffrais plus. Mais qu´était ce rêve ? Une prémonition ? Un passé refoulé inconsciemment ? . .. Mon... Présent ? Difficile à croire. Oui. Non. Non, étrange. Les minutes ont augmenté d´une unité. Je dois aller manger. Peut-être qu´aujourd´hui je ne souffrirai pas autant. Non, c´est impossible. Je ne peux pas ne pas souffrir. Tout comme ces êtres autour de moi. Souffrir ou faire souffrir ? Faux. Souffrir et faire souffrir. C´est déjà mieux. Quoique, souffrir tout court est tout aussi possible. Allez, je quitte mon lit, pour retrouver mon bol. Du lait. Des céréales. Un bon vieux petit déjeuner mineur mais suffisant. Je ne fais pas deux mètres, mais un mètre soixante. Ca me suffit largement. Je n´ai pas un appétit d´ogre. D´ailleurs, comment peut-on manger avec appétit lorsqu´on souffre autant ? On ne peut le faire. On mange car il le faut. Trois minutes de plus ont été ajoutées au réveil digital. Ce rouge vif qui éclaire les chiffres me fait penser au sang, et qui dit sang dit souffrance. Je ne veux pas le voir. Je ne vois plus le voir... Mais ça ne changerait rien. Car je souffre. Enfin, maintenant, les affaires préparées la veille ont été posées sur le fauteuil près du lit. Je les empoigne et les emmène avec moi, dans la salle de bain.
Je me déshabille, pourquoi déjà ? Ah oui. La douche. Peut-être abrègera-t-elle - un tant soit peu - mes souffrances. Non. Je ne peux pas arrêter de souffrir. Je ne dois pas arrêter de souffrir, car sinon je n´appartiendrai plus à la race humaine, et je ne souffrirai plus pour souffrir encore plus. Ce mot. Souffrir. Je l´aime bien. Il est mon idéal et ma réalité. Je rentre dans la baignoire, et allume l´eau. Je monte un peu la chaleur du liquide, pourtant déjà chaud. Ah, que j´aime à me sentir souffrir. Non. Je hais ça, je ne l´aime pas, mais je m´habitue à force... Il ne faut pas que je m´y habitue, d´ailleurs. Car, si je peux être heureux un jour, il faudra que j´arrête de souffrir. Ou que j´essaye. Ou que je le cache. Ou que je ne sois jamais heureux...
Cette douche m´a revitalisé. Pas assez... Elle m´a juste donné le moral pour supporter mes souffrances aujourd´hui. En sixième, il n´est pas évident d´être apprécié de tout le monde. On nous prend tous pour des bleus, et on s´en prend souvent à nous. Mais pourquoi dois-je autant souffrir ? Pourquoi eux n´ont-ils pas le droit à la souffrance ? Le devoir à la souffrance ? Le non-bien-être. Le non-bien-être d´une existence. Peut-être y sont-ils déjà passés ? Peut-être le cachent-t-ils ? Mouais... Peu probable.
Être intelligent, c´est bien beau, mais si c´est pour être une tête de turc, et subir toutes les jalousies de ceux qui veulent que je souffre, ça ne m´intéresse pas. Pourtant, je dois tenir afin de construire mon futur. Tiens, ça me fait penser à une chanson que j´aime beaucoup. Rare. Rares sont les choses que j´aime dans cet Enfer satanique. Oui, l´Enfer satanique, ce que j´appelle ainsi, c´est là où je vis. C´est pour ça que je pense que je ne pourrai pas aller en Enfer, puisque j´y suis déjà. Et que je n´arriverai pas à aller au Paradis, parce que j´en suis trop loin. Bon, je pense que m´attarder sur ce sujet serait anodin. Je vais prendre la voiture. Ma mère va m´amener. Oui. Elle va me diriger dans le pire endroit que je puisse imaginer. Le collège. Pourquoi en ai-je peur ? Pathétique question. Car je souffre.

La grille s´ouvre. La porte des souffrances est ouverte. Un élève de troisième me pousse violemment pour qu´il puisse passer. Je me rattrape à temps, et évite la chute. J´entends une voix qui m´appelle. C´est mon meilleur ami au collège, je sais que je peux compter sur lui. Il s´avance vers moi, me sert la main, et me demande comment je vais. Moi, je vais toujours bien... Enfin, je ne montre que ça. On va au casier, et on y dépose les affaires de l´après-midi. On est encore le matin, et le soleil ne s´est toujours pas levé. Le car des villes rattachées à ce collège arrive enfin. Il y a deux de mes meilleurs amis à l´intérieur. Un qui est petit, et l´autre qui est de ma taille.
Nous arrivons à les retrouver, et nous nous saluons. Soudain, je tourne la tête. Et je la vois ; elle. Elle. Rien qu´elle. Les paroles de mes amis n´y changent rien, je ne les entends plus, je n´ai d´yeux que pour elle. Elle me regarde, et me fait un sourire. Puis, elle s´en va, elle aussi au casier, où je n´étais plus.

Finalement, je n´ai pas envie de vous raconter toute cette journée. Elle a été comme toutes les autres. Et je rentre chez moi, je fais mes devoirs, descend à l´ordinateur, et remonte pour aller me coucher ( je n´avais pas très faim). Et je rêve. Je rêve que je rigole. Je rigole sans pouvoir m´arrêter, et au moindre événement, mon rire redoublait d´effort. Là, je ressemblais à un monstre. Mais je ne pouvais plus m´arrêter.
Je me réveille en sursaut. J´ai toujours lu que le fait de rire en rêve annonce une journée difficile. Bah, où est la différence ? A mon niveau, il n´y en a plus.
Je me prépare, le réveil sonne, le bol m´attend, la douche me brûle, un grand me pousse, et cette fois-ci, contrairement à chaque jour, je ne la vois pas. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine. Et s´il lui était arrivé quelque chose ? Chassons ces pensées de ma tête. Surtout lorsque je suis en train de faire rire la galerie, ça m´empêche de me concentrer. Comment ça ? Non, ce n´est pas de l´ironie. Je fais réellement rire mes amis. Mais ce sont les âmes qui font rire le plus qui souffrent le plus. Le rire est comme une arme. Il permet de tout surmonter sans jamais rien révéler. Bref. La sonnerie retentit, et nous voilà propulsés en Vie de Classe.
Je regarde toute la classe. D´habitude nous sommes vint-cinq, mais là, il manque quelqu´un. Evidemment, j´ai tout de suite su qui était la personne qui manquait. C´était elle. Boh, d´toute façon, je m´endors, alors bon, ça ne fait pas grand chose de plus. Sans doute une petite maladie.

On frappe à la porte. Le professeur, qui est une charmante demoiselle, pousse un " Entrez ! ", et c´est le principal qui rentre. Evidemment, à moitié endormi, je ne le remarque même pas, et reste scotché à ma table, alors que les autres se lèvent.
" Asseyez-vous."
Ouf, il ne m´a pas remarqué.
" Mademoiselle, suivez-moi."
Le professeur et lui-même se dirigent vers la sortie de la salle. Quelques minutes après, le professeur rentre. Quelque chose a changé. Je n´entends pas ces premiers mots. Puis, j´essaye de saisir la suite.
" ... a changé d´établissement, et par conséquent ne viendra plus..."
Quoi ? Comment ? Je n´ai pas saisi les premiers mots, mais j´ai bien compris... Il n´y a qu´un seul élève qui est absent, c´est elle. Elle. Mon rayon de soleil dans mon abîme de souffrances. Elle ne viendra plus... jamais ? Il y a erreur ! Non, c´est impossible ! Je ne veux pas ! Je me lève d´un bond, surprenant toute la classe et le professeur, et demande :
" Pourquoi ? "
Là, c´est le grand silence. Evidemment, personne n´a jamais su que j´accordais de l´importance à cette personne. Le professeur répond qu´à la fin du cours, elle m´expliquerait.
Sonnerie. Tous les élèves partent, je reste avec le professeur.
" Tu sais, il y a parfois des choses dans la vie..."
Je la regarde. J´ai peur de comprendre. Tous les adultes qui commencent leur phrase comme ça veulent expliquer la mort d´un proche à des enfants de quatre ans, qui ne comprennent pas la différence entre la vie et la mort.
" Un accident de voiture en rentrant chez elle... Ni elle, ni sa mère n´y ont survécu..."
Et bim. Coup de théâtre. Celle qui rayonnait dans ma vie, m´empêchant de partir loin d´ici, vient de partir loin de moi. Mais qu´ai-je donc fait à la vie pour qu´elle s´acharne à ce point sur moi ?
Je veux en finir. Oh oui, je veux en finir. En finir avec ma vie. Ma vie complètement pourrie. Ma vie où il n´y a que souffrances, noirceur et ténèbres.
Je regarde le professeur. Une larme coule sur ma joue, mais je m´en fous. Je regarde la fenêtre. Troisième étage. Marre de la vie. Envie de disparaître. Troisième étage. Fenêtre ouverte. Je regarde une dernière fois le professeur, et je me mets à courir sans prévenir, et je saute par la fenêtre. J´entends le cri du professeur. Elle va avoir un choc, c´est sûr.

Finalement, c´est agréable. L´air court sur mon visage, mes vêtements, et dans mes cheveux. Mon dos me semble abstrait, lui qui m´a toujours fait souffrir. Une douleur aiguë ou grave, je ne sais plus, parfois les deux en même temps. Mon genou aussi me semble abstrait, lui qui me faisait mal lorsque je m´appuyais dessus. Tout me semble abstrait. Et d´un coup, la souffrance me ramène à la réalité. Mon crâne subit l´effet de mille explosion, et ma nuque aussi. Je suis tombé tête la première.

Tout autour de moi, un liquide jaune. Jaune poussin. Je suis en position foetale. Je n´ai plus mal nulle part. Je n´ai plus envie de mourir. Je me sens seul, mais je me sens si bien. Je nage dans un liquide que je ne veux pas abandonner. Je ne veux pas quitter cet endroit.

Le grand air. Une chambre, toute blanche. J´ai mal à mes poumons. Une douleur inavouable. Je respire. Comme s´ils se déchiraient. Je hurle. Je pleure. Environ six paires d´yeux braquées sur moi. Qu´est-ce que c´est ? Je ne sais pas. Où suis-je ? Je ne sais pas.
Remarquant la douleur qui m´entoure, je dirais que je suis revenu à la vie...

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
26 septembre 2004 à 22:47:32

Avant de lire, petite précision :d) On dit " trèves de bavardages" mais ceci est sans doute une coquille. :)

Masterbow
Masterbow
Niveau 10
27 septembre 2004 à 13:55:11

Pas mal du tout.

Bon, même si je trouve que les phrases sont parfois trop coupées ( ça donne un style et un ton, mais ça peut être lourd), j´aime bien.

Jolie fin aussi.

Lyvor
Lyvor
Niveau 7
27 septembre 2004 à 15:39:10

Bien écrit, un peu triste, mais bien écrit... :)

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
27 septembre 2004 à 18:38:12

Bonne remarque Capelle, j´ai oublié une syllabe, ouarf ouarf.

Masterbow -> Effectivement, j´ai relu ce texte un nombre incalculable de fois, et je trouve que des phrases sont beaucoup trop lourdes... Mais j´ai écrit ce texte l´année dernière environ, et puis, je voulais bien insister, même si parfois ça devenait lourd. Merci du commentaire, par contre =) Je suis honoré que tu aies lu cette histoire =)

Lyvor -> Ce récit est probablement triste parce que je l´ai écrit lors d´une dépression =) Merci du commentaire =)

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
28 septembre 2004 à 19:46:56

Je remonte le sujet, car je ne posterais pas le deuxième récit avant la deuxième page, je ne vuex pas non plus poster pour des prunes =)

shyzo
shyzo
Niveau 10
28 septembre 2004 à 20:01:38

Merci de l´avoir remonté, ça me permait de connaître ce récit.
Génial, je trouve que les impressions que tu écris sont très explicites, on les ressent presque.
Je n´ai pas l´impression que ce texte soit trop coupé, mais je trouve que les miens le sont, enfin bref, j´ai l´impression que je dois encore m´améliorer pour en arriver là!

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
28 septembre 2004 à 20:44:45

Je te remercie du commentaire, shyzo =)
Par contre, il y en a que j´ai dû oublier, mais j´ai relevé une faute :(

shyzo
shyzo
Niveau 10
28 septembre 2004 à 21:15:51

Dans mon commentaire ou dans ton texte?

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
29 septembre 2004 à 13:00:41

Je parlais de mon texte, lol :p

shyzo
shyzo
Niveau 10
29 septembre 2004 à 13:33:27

:-p

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
01 octobre 2004 à 21:12:52

Pour ceux qui sont intéressés, je posterai bientôt la deuxième histoire des Récits Quelconques.

shyzo
shyzo
Niveau 10
01 octobre 2004 à 21:50:08

Ouais! :-p

vierax-fan-ff
vierax-fan-ff
Niveau 10
01 octobre 2004 à 21:53:13

moi je veut bien

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
01 octobre 2004 à 23:05:09

Bah alors je vous le poste dans le prochain message.

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
01 octobre 2004 à 23:11:29

´RECITS QUELCONQUES´

2

Dernières pensées d´un homme à l´agonie

Ca fait quatre heures que je suis allongé ici. Ca fait quatre heures qu´il ne se passe rien. Ca fait quatre heures que la guerre est finie. Mais ça fait quatre heures que ma guerre est perdue...

Autour de moi, désolation et horreur. Le soleil est en train de se lever, et les humains en train de tomber. Je suis tombé moi aussi. En l´an de grâce 1637... Les rébellions auront-elles servies à quelque chose ? Je ne sais pas, puisque je mourrai d´ici peu. Ils m´ont convoqué l´hiver dernier, mon père et moi, laissant ma mère seule. Pour protéger l´empire, qu´ils disaient. Mon père a été tué dans un combat précédent. Moi, ensuite, j´ai promis à ma mère de revenir sain et sauf.
Ils nous munissent d´un sabre et d´un autre sabre secondaire. Nous ne sommes pourtant pas des samouraïs, je ne comprends pas. Nous envoyer ainsi au combat ne peut faire, qu´au mieux, ralentir les troupes adverses. Pas les anéantir.

Cette fois-ci, la bataille a eu lieu aux portes d´Edo. Les paysans et autres samouraïs semblaient en surnombre. Nous, nous étions disposés à l´intérieur des enceintes, prêts à nous défendre. On les entendait hurler, frapper, cogner, crier, cracher, pester, rager, se démener. Et nous, nous demeurions estomaqués, angoissés, apeurés, à l´idée que d´ici une dizaine de minutes ils rentreraient.

Vous connaissez la suite. Ils sont rentrés et ont combattu. Certains sont tombés, d´autres ont survécu.

Ils m´ont balafré au torse. Une blessure superficielle. La mort la plus pénible... Ce n´est pas la blessure en elle-même qui va m´infliger le trépas, mais la perte de mon sang. Il coule à torrents, et je ne peux le retenir. Pourtant, j´aimerais bien... Le liquide s´écoule de ma plaie comme la vie quitte ma carcasse.
Je regarde autour. C´est moche. Il y a des cadavres, des morts, qui sont bien morts, ils n´endurent plus aucune souffrance. Qu´ils ont l´air heureux. Ils rayonnent. Moi, j´ai mal. Je sue à grosses gouttes, mes mains sont moites, la tête me brûle, comme si on l´avait chauffé à blanc. Je respire de moins en moins souvent et de plus en plus difficilement. Maman...
Ce qui me fait le plus de peine, ce n´est pas ma peine, mais la peine de ma mère. Elle n´a pas encore appris pour papa, alors quand elle va savoir que papa et moi sommes morts, elle mourra de chagrin. Unis dans la vie, séparés par la mort, puis réunis dans la vie après la mort. Non... Je n´y crois pas...

Je crache du sang, en essayant de me calmer. Hélas, ma toux est sèche, elle brûle ma gorge, la poignarde, la saccage. Que quelqu´un abrège mes souffrances. Une personne vient de sortir de sa maison. Aidez-moi ! Mais je ne peux plus parler, ni bouger. C´est quoi, encore, ça ? Je vis, j´existe ! Je ne veux pas mourir ! Maman...

Pourquoi est-il sorti avec une torche ? Pourquoi brûle-t-il les cadavres ? Non ! Je ne suis pas un cadavre, je suis vivant ! Ne me tue pas, je te dis que j´existe ! Maman !

Ne t´approche pas de moi, je vis ! Regarde ma plaie ouverte, d´où s´échappe mon liquide vital, regarde comme j´essaie de l´empêcher de partir ! Regarde-moi ! Ai-je l´air d´un mort ? Non, ne m´achève pas ! Je ne veux pas mourir, maman, j´ai peur !

Le type s´avance, il semble affligé. Je ne vois pas ses yeux, je ne vois pas de sourire. Tu n´es pas vivant, toi, moi, si ! Donne-moi ta vie qui ne te sert à rien ! Tu n´es là que pour brûler les cadavres, laisse-moi ta vie, je t´en supplie ! Maman, aide-moi !

Ce fou m´a mis le feu ! Mes jambes brûlent ! Comme ma tête, ma gorge et mon désir de vivre ! Je veux vivre ! Maman, je veux vivre ! Toi, permets-moi de vivre ! Ne m´abandonne pas à ma souffrance, laisse-moi vivre !

Finalement, je suis mort...

Masterbow
Masterbow
Niveau 10
02 octobre 2004 à 09:17:14

Joli récit.

La souffrance morale du personnage est très bien décrite. On ressent d´une façon admirable son désespoir, sa peur, ses doutes...

Je pense juste que tu aurais dû davantage étayer la venue des ennemis...enfin, étayer les pensées du personnage avant leur venue.

Voilà ! :hap:

Force-impur
Force-impur
Niveau 10
02 octobre 2004 à 11:01:26

J´ai lu ta première nouvelle et c´est FORMIDABLE, il n´y a vraiment pas d´autres mots, je n´ai presque jamais été aussi touché par une simple lecture, tu as un vrai don Tbm, ne le gache surtout pas ! Bon je me met a la 2eme nouvelle, et encore, félicitation ! Tu écris vraiment super bien et tu décris trop bien le carac du perso bravo !

shyzo
shyzo
Niveau 10
02 octobre 2004 à 12:37:37

Pas mal, mais je trouve certaines tournures un peu lourdes quand même, par exemple:

" On les entendait hurler, frapper, cogner, crier, cracher, pester, rager, se démener."

C´est intéressant, mais je pense que tu pourrais l´organisée, ou l´allégée.
Enfin, ce n´est que mon avis!

Sinon, je trouve ça très bien!

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
03 octobre 2004 à 18:37:51

Je prends notes de vos commentaires =) Et je me mets à l´écriture de la troisième =)

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