Bisoir ![]()
Une nouvelle fic´ qui m´a l´air bien parti pour être un pavé, et qui m´a l´air bien parti pour ne jamais se finir
.Cette fois-ci j´ai tenté d´adapter le style au personnage qu´on suit, donc voila je préviens pour eviter d´embrouiller
. Pas de blabla intempestif, voici le dit texte
PS: les passages en italiques sont entourés par des * *. Ok, je pique la technique d´amir et c´est peu esthétique, mais il y a des fois ou c´est essentiel pour la compréhension.
Enjoy (oopa)
A Antigone, pour m’avoir appris ce qu’était la Liberté.
Chapitre 1: Ombre, lumière et clair-obscur
Ombre
-Merci beaucoup !
L’enfant, enthousiaste, sortit en courant de la librairie. La porte en verre trembla sur ses gonds quand les petites mains l’ouvrirent précipitamment. Le petit garçon se jeta au-dehors, et fut englouti par la brume de Paris.
Dehors, c’était agité.
Les citadins couraient en tout sens, les amortisseurs vomissaient des hurlements formidables, les voitures se faufilaient dans la circulation embouteillé. Au sein cette vitesse, les contours devenaient flous, tout n’était plus qu’ombres évanescentes apparaissant et disparaissant dans la brume.
Et puis dedans, c’était calme.
La lumière blafarde de la ville avait laissé place à une douce lueur jaune. Personne, à part peut-être cette ombre là-bas, à coté du comptoir. Il régnait içi le silence d’une église et, en ouvrant un livre au hasard, on pouvait presque entendre le bruit du stylo qui avait noirci fébrilement la première page de l’ouvrage, voilà un ou cinq cents ans.
Devant l’entrée, il y avait une étagère en bois peint, supportant le poids de cinq centaines de livres, de « Fondation » d’Asimov au «Joueur d’échec » de Zweig. Une pancarte indiquait sombrement « Romans ».
Derrière ce meuble massif, deux autres, plus petits cependant, « Essais » et « biographie ». A droite, une petite commode où était empilé en grand désordre une dizaine de livres jeunesses, accoudé à un couloir qui s’enfonçait dans l’obscurité.
Enfin, à gauche de l’entrée, il y avait un modeste comptoir ou reposait un ordinateur ronronnant. Et devant cet ordinateur se trouvait un homme.
Raphaël Anatum était grand, très grand, trop grand. Et il était maigre, très maigre, trop maigre. Alors, quand on voyait ses cheveux d’un noir d’encre, quand on voyait ses yeux baissés, sa démarche voûté, ses vêtements gris et ternes, son mutisme, un mot s’imposait à l’esprit. Une ombre. Il ressemblait à une ombre, à ces traits exagéré par la lumière crépusculaire, à ces simulacres d’hommes qui rampent sur les murs et les terres.
Raphaël se lève de sa chaise. Ses mains dansent un instant sur le clavier, visiblement pour fermer un programme, puis il quitte le comptoir. Il s’avance vers l’étagère « Romans ».
Face aux regards muets des livres, il ferme les yeux. Tend la main. En prend un au hasard, deuxième étagère, à droite, oui, là ! Puis, serre l’ouvrage contre son cœur, ouvre de nouveau les yeux, et repart vers son comptoir.
Raphaël regarde la couverture. Une peinture, de femme nue allongée sur un banc. Et une main qui s’approche de sa nuque blanche. En haut de l’image, un nom, un titre : « Patrick Süskind- Le Parfum ».
Raphaël sourit. Il se cala confortablement contre son siége, et entama sa lecture.
Lumière
-Ca promet, commenta Steve.
Autour de lui, c’était l’abattement. Deux cent quatre-vingts pages ! A lire pour la semaine prochaine !
Ils étaient une petite bande de copain, ensemble depuis plus de deux ans. Trois garçons, deux filles, installés confortablement autour d’une table, au self-service du collège Rocroy Saint-Léon. Une petite bande, au fond du bus, au fond de la classe, au fond de la cour, au fond du self, au fond du Mac Donald, au fond du système, et au fond de tout. « M.A.S.S.E. le groupe à la masse » comme s’esclaffait le reste de la classe, méprisant et envieux. Marc, Alain, Sophie, Steve et Estelle. Un groupe d’amis comme un autre, pas plus mal qu’un autre, mais guère mieux.
-Ca m’a pas l’air si mal que ça…
-Tu parles ! T’as vu comme c’est écrit ? C’est pompeux à un point !
-C’est du XIXem siècle ?
-Des années 80.
-Quoi ? Il me semblait que c’était un classique, ce truc !
-De toute façon je vais choper le résumé sur Internet, alors bon…
-Ah, bonne idée ! Tu me le passeras, j’ai pas le réseau chez moi.
-Ca marche.
-Allez tout le monde, on trinque ! A la littérature et à notre putain de prof de français !
Les cinq amis levèrent solennellement leurs verres, comme à chaque fois qu’ils étaient ensemble. Puis, ils burent leurs Coca-Cola d’une seule traite, et ils recommencèrent à bavarder.
Mais ce jour là, si ils étaient bien cinq à table, il n’y en avait quatre participant à la conversation. L’un –ou plutôt l’une, car il s’agissait d’une fille- d’entre eux ne suivait visiblement pas.
Son nom était Estelle. Elle regardait ses amis un léger sourire aux lèvres, rêveuse. Ses cheveux blonds dansaient dans son dos, son teint pale et ses yeux bleus dirigées vers le vide. Elle était vêtue d’un jeans bleu et d’un chaleureux pull brun.
De prés, elle paraissait ressembler à toute jolie adolescente qui se respecte, mais de loin, elle dégageait une tout autre impression. Les autres avaient le sentiment qu’elle… éblouissait –bien qu’éblouissait ne soit pas vraiment le terme adapté-, qu’elle illuminait les autres. Quand elle passait prés de quelqu’un, le visage de ce dernier s’éclairait, au sens propre comme au figuré. Une sorte de bonheur contagieux émanait d’elle, et rendaient euphoriques tout ceux qu’elle croisait.
Pourtant, Estelle Anahide n’était pas heureuse.
-Estelle ? Ca va ?
Oui, elle est juste un peu fatiguée.
-Tu es sure ? Tu n’a pas l’air bien.
Non non, elle va bien.
-Encore un problème avec tes parents ?
Non… Enfin, oui… Elle n’a pas envie de parler de ça.
-Comme tu veux.
Alain se retourna.
-Tu pourrais continuer la lecture, s’il te plait Sophie ?
-D’accord.
Clair obscur.
Des… des quoi, déjà ?
Le petit garçon tripota machinalement sa mèche noire qui coulaient entre ses yeux. C’était une gentille mèche, une mèche qui ne l’avait jamais abandonné, toujours dans son champ de vision, jamais bien loin. Brave mèche.
Concentrons-nous. Réfléchissons… Des, des…
Pots de chambre !
Oui, c’était pots de chambre ! *«…les courtepointes moites et le remugle âcre des… Pots de chambres. »* Bien sur ! C’est ça ! *«…Pots de chambres. Les cheminées crachaient une puanteur de soufre, les tanneries la puanteur de leurs bains corrosifs… »* Evidemment ! Comme il était bête de ne pas y avoir pensé plus tôt ! Pourtant, Pot de Chambre, c’était un type bien !
L’enfant se cala confortablement dans son fauteuil, et ferma les yeux, rêveur. Il voyait Pot de Chambre, qui souriait de sa bouche en « O », et dont le « bre » s’élevait en un signe de salut amical. Pot de chambre sentait le sable et le sel, Pot de Chambre était quelqu’un de curieux et de gentil. Tout cela, l’enfant le voyait, le percevait, rien qu’en pensant à ces quelques lettres.
Ce que voulais dire Pot de Chambre ? Il ne le savait pas, et il s’en moquait complètement. Les mots étaient ses amis, ses frères. Enferme-t-on un frère dans quelques lignes rédigées à la va-vite dans un dictionnaire ? Non, bien sur.
Quand on laisse parler les mots, pensait souvent le petit garçon, ils peuvent nous dire des choses que nous ne pouvons pas imaginer. Ils sont des êtres vivants, comme nous. Alan Rey disait : « On croit que nous maîtrisons les mots, mais ce sont les mots qui nous maîtrisent » -enfin, quelque chose comme cela, je ne me souviens plus très bien-. Et il a parfaitement raison. Les mots sont nos amis. Seulement, peu de gens les écoutent, la plupart du temps, ils ne font que les utiliser comme de vulgaires outils. Quelle vanité !
Parfois, l’enfant avait l’impression d’être lui-même un mot. Un mot qui se serais perdu sur la Route des Etoiles (étoile, l’un mots les plus beaux du monde !) , et qui se serait trompé d’univers. Qui aurait échoué par erreur dans le monde des humains.
L’enfant, à cette pensée, sourit. Cette idée ne lui déplaisait pas.
C’est vrai après tout, il avait toujours agis comme les mots. Les mots ne parlent pas d’eux mêmes, ils ne sont pas violents, ils sont gentils et généreux. Ils se laissent même faire quand on les prends et quand on les utilisent. Comme lui. Et puis, « Lucas, c’est un mot, aussi, non ?
Mais oui, bien sur ! Le mot « Lucas » n’existait pas, tout simplement parce qu’il s’était trompé de chemin ! Il était destiné à devenir un mot, seulement voilà, il s’est trompé d’univers ! C’était ça !
Le petit garçon, euphorique, ria nerveusement.
Il s’était toujours senti étranger sur Terre, de toute façon. Il n’avait pas compris, pourquoi, dans la télévision, les hommes se faisaient la guerre, pourquoi ils se tiraient dessus. Pourquoi tant de morts inutiles ?
Et puis, au primaire, quand tout le monde rigolait quand il entrait en classe, ne s’était-il pas senti étranger, *différent* ? N’avait-il pas pleuré quand un autre enfant l’avait frappé, juste pour « casser le taré » ? N’avait-il pas compris ? Si bien sur.
Oui, il était un mot, le mot Lucas, un mot égaré !
A ce moment là, l’enfant surexcité, se fit une promesse : Il reviendrait dans son pays d’origine. Oui, il s’arrangerait, il se construirait une fusée, une fusée faite de phrase et de mot, qui s’élèverait dans le ciel de l’humanité pour pouvoir rejoindre la terre des mots, de l’autre coté de la Route des Etoiles. Et alors « Lucas » reviendra au pays, et là, enfin, il serait heureux.
L’enfant cria de joie. Oui il le ferait ! Il en faisait le serment ! Même si il ne savait pas encore comment, il se le promettait !
Il bondit de sa chaise, et sautilla vers la fenêtre. En contrebas, dans la cour, des enfants jouaient. Certains à la poupée, d’autres aux échecs, d’autres au foot, d’autres se racontaient des histoires, d’autres lisaient. Ils jouaient tous.
Mais lui, il n’était pas un enfant comme les autres. Lui, il ne jouait pas, il allait réfléchir à un plan pour regagner son monde, sa terre, sa patrie. Il se sentit soudain rempli d’orgueil. Oui, il était un mot, alors qu’eux n’étaient que des hommes, des vulgaires hommes qu’il allait bientôt pouvoir fuir. Il trouverait le moyen.
Lucas Avesta était autiste.
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Comme prévu, voilà mon commentaire. Il donnera sûrement envie de lire à certains, mais par contre ils risquent la déception, car je ne suis pas sûr que mon avis soit partagé.
Car pour ma part, j´ai trouvé ce récit absolument génial. Tu as un style très particulier qui nous emmène dans ton univers, et tu sais très bien manier les mots. J´avoue avoir du mal à saisir qu´un môme de quatorze ans (presque quinze, certes
)puisse écrire aussi bien. Les personnages sont bien suivis, on entre dans chacune des personnalités (sauf peut-être l´Ombre) avec une facilité déconcertante. Encore une fois, et je me répète, ce qui marque c´est ton style, une chose que nous sommes plusieurs ici à ne pas vraiment trouver, et le tien est plus que bon. La seule imperfection, ce sont ces fautes encore trop nombreuses qui entâchent la lecture, mais ça j´ai bon espoir qu´elles...peut-être pas disparaissent, mais en tout cas s´effacent d´ici peu de temps.
Sincèrement, bravo.
Je ne suis pas doué pour les éloges, au contraire de notre cher Carnavale, donc je m´arrêterai là, mais je t´encourage vivement à continuer cette fiction. Tes autres récits ne m´avaient pas spécialement enchanté il me semble, mais celui-ci...
Mais c´est grandiose, epoustouflant !
Les mots virvoltent et nous entraîne dans une univers à la fois clair et obscur. Je me suis attardé sur ce texte car je me disais : "Quand même ! Zéro message ça craint." Et je ne regrette pas.
Le style est d´une fluidité déconcertante, les descriptions magnifiquements bien maniées et doéses pour appliquer une bonne couche de détails sans nous submerger dans ton monde. Et puis la transission entre les personnages est remarquable !
Ce texte est un petit bijou et j´espère sincèrement que le scénario sera aussi plaisant et jouissif que semble l´annoncer ton texte. Cela faisait longtemps que je n´avais pas lu de si bon texte sur le forum et je suis encore ravi de mettre aérer l´esprit.
BRAVO !
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Ca m´rassure de voir qu´Os´, qu´est quand même un lecteur exigeant, est du même avis que moi. Cela ne fait que me conforter dans mes félicitations envers toi, petit Negatum.
Encore BRAVO!
C´est pas mon genre de texte, mais dans le style il y a du talent. Comme l´a dit ostramus, c´est encourageant surtout pour quelqu´un de 14 ans seulement. C´est bien, continue. Peut-etre que je lirai d´autres textes d´un autre registre.
J´ai bien peur de donner un commentaire un poil plus négatif. Non, en fait, un commentaire négatif, tout court. Je n´ai pas aimé. Pourquoi? Peut-être que je n´ai pas découvert le sens de cette fic, du moins pas encore. Il est vrai qu´il y a un potentiel au niveau du style, bien que pas mal de choses restent à revoir. Il y a aussi certaines tournues que je trouve lourde, comme :
"Raphaël Anatum était grand, très grand, trop grand. Et il était maigre, très maigre, trop maigre."
Ou encore:
"Oui, c’était pots de chambre ! *«…les courtepointes moites et le remugle âcre des… Pots de chambres. »* Bien sur ! C’est ça ! *«…Pots de chambres"
Après il y a pas mal de fautes:
"yeux bleus dirigées"
"chaleureux pull brun" >> Ce n´est pas une faute, mais je trouve que "pull brun chaleureux" passe bien mieux. Ici, ce n´est qu´une question de goût.
"Une sorte de bonheur contagieux émanait d’elle, et rendaient euphoriques tout ceux ..."
"étoile, l’un mots les plus beaux du monde !) ">> A l´évidence, il manque quelque chose.
"tripota machinalement sa mèche noire qui coulaient entre ses yeux"
PS: Je ne pense pas avoir relevé toutes les fautes.
Il y a aussi particulièrement un passage qui est étrange, qui se détache du reste du texte, à savoir:
"Il s´appelait Jean-Baptiste Grenouille et si son nom, à la différence de ceux d´autres scélérats de génie comme par exemple Sade, Saint-Just, Fouché, Bonaparte, etc., est aujourd´hui tombé dans l´oubli, ce n´est assurément pas que Grenouille fut moins bouffi d´orgueil, moins ennemi de l´humanité, moins immoral, en un mot moins impie que ces malfaisants plus illustres, mais c´est que son génie et son unique ambition se bornèrent à un domaine qui ne laisse point de traces dans l´histoire au royaume évanescent des odeurs."
Ce passage tombe, je dirai presque, du ciel. Un style tout autre, je ne comprends pas l´effet voulu, à vrai dire.
Bref, j´ai trouvé cela plutôt moyen. Apparemment, ce n´est que mon avis, puisque deux aures te font leurs éloges sur ce texte. Je te souhaites tout de même bonne continuation pour la suite, peut être reviendrais-je pour suivre l´évolution.
L’enfant, à cette pensée, sourit
Je t´avoue fanchement je m´y attendais pas à une telle révélation , le récit est fait d´une telle manière qu´on ne puisse y penser ( quoique j´en doutais à la fin)...
Non mais pour ton âge , et bien t´écris mieux que moi
![]()
merci beaucoup à vous cinq
Az´
Ze suis pas petit ! Ze suis un grand garçon bien sage
. Merci à toi en tout cas (et bonne chance pour les devoirs ^^)
Ostra
Merchi, en espérant que la suite ne te décevra pas (ça y est, je l´ai même pas écrite, je commence déja à stresser dessus XD)
Squall
Bah merci, en éspérant peut-être te voir sur un autre texte
![]()
Weldor
Merci à toi aussi. Pour les tournures lourdes, celles que tu as relevé relévent plutôt l´une de l´effet de style, l´autre de l´oralité (pour montrer qu´il place le mot au sein même du contexte, avant et aprés et donc qu´il ne le considére que faisant partie d´un tout). Mais enfin, le message n´est paut-être pas bien passé partout ![]()
Pour le "texte tombé du ciel", il s´agit en fait de la suite du texte juste avant, ça sert de transition en fait.
Et merci beaucoup pour la correction des fautes
Sigurzwei (ça vient d´une variation de Siegfried ce nom là, non?) Héhé, content de t´avoir surpris ^^ . Et je pense pas que ce soit l´age qui compte dans ses cas la, ça dépend surtout depuis combien de temps tu écrit. Merci en tout cas !
Voila, ben, merchi à tous encore une fois. Je vais essayer de vous faire un zoli suite tout plein
Bientot fini le premier jet du chap 2.
Donc, suite dans la semaine si il y a pas de probléme ![]()
Moi j´ai adoré, mais pour éviter de résumer ce que tant ont déjà affirmé, je dirai tout simplement: La suite!
Merci Chaly Owl ![]()
D´autres lecteurs,
![]()
Tiens, je me disais, j´avais pas encore lu de texte de toi il me semble.
Et bien c´est chose faite, et je regrette pas. Le texte est fluide, à part quelques rares passages, et assez plaisant à lire. Il est sans doute trop tôt pour se prononcer sur l´histoire, même si la fin, avec la révélation de l´autiste, laisse la porte ouverte à beaucoup de choses, et pas des moindres. J´espere que tu sauras gérer ça; si c´est le cas, tout ça s´annonce relativement intéressant ![]()
Une histoire de tempérament ! J´aime ça
!
Il est très intéressant de relever dans cette histoire la volonté de restituer sans embellissement inutile l´univers simple de l´enfant quand il se prend à associer des idées matérielles à des idées abstraites. La poésie et la peinture dominent ce premier chapitre comme une lumière au rayon évanescent. Cet hommage admirable au Parfum de Süskind, cette invitation envoûtante à la découverte du mot, à l´exploration approfondie d´un ailleurs imaginaire où se jouent les enjeux d´un cinéma personnel dont seuls les enfants (et les plus grands enfants, les adultes qui ont su le rester) sont souvent capables.
Profondément littéraire également, le prénom fantaisiste des personnages dont le point de vue naïf et sans aspérités (quoique entraperçues à travers des subtilités de style tout à fait saisissantes). L´univers de l´histoire est à la fois attaché à la réalité et développe, cette base jetée, un monde alternatif, plus lumineux, moins terre à terre, un monde qui transforme le nôtre : le livre. Cette sensibilité touchante de l´enfant face au texte, si sublime, redonne au lecteur une forme de grâce nostalgique (les premiers instants, les premiers mots appris, les premiers mots lus, et les premiers écrits) qui n´est pas sans expliquer une grande part du succès mérité, au vu des premiers commentaires, de ton récit.
Je note un jeu de mot entre l´univers des étoiles et Georges Lucas créateur de la célèbre trilogie, d´où l´impression mêlée d´un hommage à la littérature et au cinéma. Mais hommage à la poésie et la peinture aussi, donc, car cette interruption surréaliste, typique de l´expressionnisme allemand (dans le cinéma des années 20), des effets de lumières, rayons manichéens et tièdes, de lumière, de ténèbres, et de clair-obscur, mettent en perspective la psychologie bancale et débutante d´un enfant néanmoins condamné par une naïveté génétique. Cette révélation finale confère d´ailleurs au récit une dimension supplémentaire et le rend à la fois plus touchant et plus tragique, sans être larmoyant.
C´est le sens du rêve que cultive avec bonheur ce premier chapitre et c´est au nom du rêve que j´entends bien continuer ma lecture.
Bravo pour ce très bon début
!
Cet hommage [...] est maîtrisé sans flatteries et sans enluminures.
dont le point de vue naïf [...] confond d´émotions belles aux couleurs du souvenir.
Hobbit
Merchi beaucoup msieur le modéro
. Et ouaip´, tu m´avais déja lu, sur le pelerinage des immortels.
Carnavale
Merci beaucoup
. Tes commentaires sont quand même incroyable pour leur reflexion et leur longueur, je reste toujours impressioné quand j´en lis un... Et particuliérement content quand il m´est adressé
![]()
Suite tout à l´heure, c´est pas du double post msieur, c´est de la mise en page ![]()
(J´croyais vous l´aimiez bien cette fic
)
Tu vas poster "petit" bout par "petit" bout? Arf, j´avais pensé qu´on aurait Ombre/Lumière/Clair-obscur (voire d´autres) à chaque fois...enfin bref. Pour ce qui est du com´, t´auras pas grand-chose: je trouve ça toujours aussi génial.
Par contre fais gaffe, dans la dernière partie il y a une énorme faute, que j´ai prise pour une faute de frappe au début, mais vu sa récurrence...c´est "quelle". Alors à moins que tu n´utilises une tournure au sens caché que je serais incapable de comprendre, c´est "qu´elle".
Valà.
La suite m´sieur. ![]()
Très bien. Très bien écrit aussi ^^ Bravo messio ouo ça fait beaucoup de o en passant. Allez continue! Vraiment je t´applaudit t´écrit super bien. Mieux que moi en tous cas
!
Quel style d´écriture fin, quel culture , bref , cela va sans dire , ce chapitre est bien meilleur est plus riche que le précédent moi je dis
et je continuerai à te lire ( enfin quand j´ai le temps ) ![]()