Vous sentez-vous responsable des famines au Tiers-Monde, du fait que dans plusieurs pays les enfants doivent travailler pour survivre au lieu d´aller à l´école, du manque de médicaments pour lutter contre les épidémies au Bangladesh ou au Mozambique?
Non, rassurez-vous, vous n´y êtes pour rien, la richesse dont vous jouissez n´enlève rien à ces populations. Et contrairement à ce que racontent les illettrés économiques qui peuplent nos universités et les punks qui manifestent à Seattle, Montréal et ailleurs, ce ne sont pas non plus les méchantes multinationales qui sont responsables de la pauvreté au tiers-monde. Ce sont tout simplement les gouvernements de ces pays qui créent cette situation, en restreignant la liberté économique de leurs citoyens.
Voici une situation typique que l´on retrouve dans ces républiques de banane: pour ouvrir un petit commerce, il faut obtenir quinze permis, soudoyer une vingtaine de bureaucrates et politiciens locaux, remplir 500 pages de paperasse administrative et consacrer à toutes ces démarches les trois quarts des fonds qu´on voulait investir dans la nouvelle entreprise. Ah oui, et tout ça prend au moins un an avant d´aboutir à des résultats, s´il y en a. Vous croyez qu´on peut créer de la richesse de cette façon?
Envoyer quelques dollars par mois à un enfant du Tiers-Monde comme on nous enjoint de le faire dans les infopubs misérabilistes de Vision mondiale à la télé est une solution complètement risible pour lutter contre la pauvreté. Il suffit qu´un gouvernement garantisse les fondements d´une économie libre pour voir son niveau de vie s´améliorer de façon constante et potentiellement spectaculaire.
Tout est dit, il fallait que quelqu´un rétablisse la vérité 