Etrange.
Bonsoir, je me présente, Dargon, j´habite bien malgré moi dans ce fameux 93.
Voilà que le quartier où je suis n´est pas le plus rose bonbon, une gare passerelle de drogues et autres saloperies. Moi rentrant d´heures de travail sur des feuilles... de cours. Je pense pouvoir rentrer comme le bon citoyen que je suis, respectueux de la loi.
Quelle surprise fut, quand à deux mètres de la porte de mon bâtiment juste en dehors d´une cité chaude et à la bouche du RER, une bande de 4/6 grands CRS m´arrêtent MOI, parmi une bande de gens passant. Pourquoi moi ?
1) Première faute ! !!
Je ne suis pas une personne dans la norme, ouais j´écoute du punk et du metal ( pas la bouse commerciale) et je n´hésite pas à le montrer, mes musiques évoquent souvent bien en mal les CRS et autres petites frappes à la solde du gouvernement. Donc je suis un sale con drogué, irrespectueux plein d´armes et de drogues ! !!!!
Logique, mes amis, logique. Ils me disent un bonjour bien mal pensé. Je ne réponds pas ( vous, vous répondriez à une bande de grands mecs qui vous arrêtent ? ), je sors ma carte d´identité sans blairer. Et là, ils me font remarquer que je n´ai rien dit !
2) Deuxième faute ! !!
Ils veulent me faire parler, ces gens si polis. Bien, je leur réponds : " vous m´arrêtez car j´ai ce style, je trouve ça gros."
Oh non, mais oui !
3) Troisième faute, celle de trop !
Ces messieurs n´aiment pas que l´on expose la vérité, vilain, vilain !
J´ai le droit à un " avez-vous des substances illégales ? ", évidemment, non ! Je ne suis pas de ce genre là. Puis sérieusement, je vais pas dire, " Oui, oui, j´en ai plein, tenez" Je réponds ( pertinence quand tu nous tiens) " Les préjugés, vous aimez, comme je suis ainsi, je me drogue ? Vous ne cherchez pas bien loin". La réponse suivante vient du chef des nains bleus: " Ouvrez vôtre sac monsieur ! !!", toujours aussi cassant, je lance ces quelques propos : " J´ai des feuilles, pas pour le cannabis, pour écrire, avec de dangereuses armes, des stylos. Faites gaffe, quand même, vous voulez fouillez vous même ? "
Roooh, tant de mots si pointus vont me m´envoyer direct à :
4) La fameuse quatrième faute, menant à l´humiliation.
" Monsieur, retournez vous, levez les mains contre le mur, écartez les jambes", j´étais navré d´entendre ça, humilité, fouillé au corps en public en bas de chez moi, tout le monde me regardait, j´avais la tête baissée, cela dura un moment, et à prendre un MP3 et un portable pour des armes, ils savaient le faire...
Je leur ai bien sûr pas laissé le dernier mot : " J´utilise mon droit d´expression, on me punie, je n´avais pas le bon look ? "
Ils me dirent au revoir et bonne journée, je leur ai répondu : " Bon préjugés... *après quelques pas* connards..."
Ainsi se termine l´humiliation de vivre dans un quartier pauvre et en clin à la délinquance.
Et à quelques mètres, les dealeurs ne s´inquiétaient pas, les clodos cuvaient, et un honnête citoyen, futur de la société se faisait HUMILIER !
PS : Je suis blanc et j´ai les cheveux dans le dos.