mdr XD
c´était le cinquième de la collocation avec Rachel, Morgane, Anna et Irvin ![]()
[mode BAC : off]
[mode VAC : on ]
prochain chapitre pour ce soir et fin de Brumes aux alentours du premier juillet ![]()
Bon ben on a beau dire que le forum est mort, n´empêche qu´il arrive à me couler ma fic en quelques heures
Je sens une certaine désaffection de ce topic depuis quelques semaines, le stress des exams, un roman qui s´éternise, des commentaires d´une longueur décourageante
...
C´est pourquoi j´ai décidé que ce topic allait entrer sur ses vieux jours, Rachel devrait abroder ses dix derniers chapitres à partir de maintenant, 36° chapitre...
36, c´est le nombre de chapitres que présentaient les Silence d´Anna
Chapitre 36
« -Comment s’appelait cet homme, dis-tu ?
-Phelspart…Il se disait expert en météorologie…Tu le connais ?
-Je ne crois pas non…Mais son nom m’évoque quelque chose. J’avais certainement entendu parler de lui dans le quartier. Mais Anna ? Que lui est-il arrivé ?
-Nous avons malheureusement été séparées. Elle m’a dis de partir, et je l’ai fais…J’aurais du essayer de la sauver, mais j’avais si peur…
-Tu ne l’as pas revue depuis ce soir-là ?
-Non…Mais j’ai l’étrange sensation de la savoir vivante quelque part, elle m’attend…
-Moi aussi je suis certain qu’elle est vivante ! Peut-être même que ce Phelspart s’est réfugié dans ce bâtiment avec Anna…Tout espoir n’est pas perdu tu sais…
-Oui je sais…Je me suis rendu à Junon ensuite, quelques heures avant le matin, j’ai rencontré Landry dans la rue…
-Landry ?! Quel hasard…
-Je commence à me demander si c’en était réellement un…Il logeait chez le fameux Hermann en attendant la fin de la tempête…J’y ai enfin pu me laver et me rhabiller. Après, j’ai passé la journée dans l’appartement de Hermann à me demander où pouvait se trouver Anna. J’étais anxieuse, je m’en voulais, et j’ai commencé à me sentir gravement malade…Dès que le réseau ferroviaire fut rétabli, Landry et moi avons pris le tram pour revenir au centre-ville. Lui voulait vous retrouver, mais moi il fallait que je me rende à la pharmacie…
-Oui, Hermann m’avait envoyé un e-mail pour m’avertir de ton arrivée, mais j’étais à la clinique lorsque le message est arrivé, morgane avait perdu conscience après le coup de casserole que lui avait infligé Anna…C’est à ce moment là que la coupure d’électricité a eu lieu, j’ai été contraint de retourner l’appartement à pied et d’abandonner Morgane dans sa chambre d’hôpital…
-J’ai vu les éclairs qui ont frappé le centre de distribution électrique. A cet instant, le tram s’est arrêté au milieu de la voie et nous sommes sorti dans les premiers quartiers de Gaïa, juste à l’entrée de la cité. Landry et moi-même nous apprêtions à passer la nuit dans une auberge en bordure de la voie lorsque ces choses ont surgis de l’horizon…Continua Rachel en sentant sa voix commencer à vibrer d’émotion. Nous avons juste eu le temps de nous réfugier ; j’ai vu des gens mourir à quelques mètres de moi ; j’ai senti la chaleur des flammes…Lorsque l’édifice allait s’effondrer sur nous, des rescapés ont ouvert un passage secret menant dans des souterrains…Rachel s’arrêta là, sa gorge serrée et douloureuse ne lui permettait plus d’articuler ses mots.
-Mais…Et Landry? Reprit Stéphane après un temps mort accordé à son amie. Où est-il ?
-Au lendemain, il était déjà aussi froid que le mur derrière lui…Annonça Rachel en semblant se débarrasser d’un poids qui lui avait étreint la conscience. »
Stéphane détourna le regard et croisa les bras, il paraissait également avoir envie de céder aux larmes, mais la force qu’il déployait dans son regard vaguement tourné devant lui avec une obstination surréaliste l’en empêchait. Il semblait avoir la conviction de s’en sortir et de protéger les siens. Le jeune médecin qui s’était occupé de Rachel revint avec des bandages, quelques produits de pharmacie et d’étranges pilules. « Ces médicaments étaient en expérimentation dans les pharmacies de la Tour, j’en ai entendu parler, ils sont très concluants contre n’importe quelle forme de virus…Composition secrète pour l’instant mais résultats approuvés…Je vous invite à en ingérer au moins une… »
Rachel regarda avec curiosité la petite gélule dans le creux de sa main. Douce, brillante, industrielle…Elle la séduisait, elle l’avala d’un trait avec un peu d’eau qui lui avait été servie dans un verre à côté d’elle. L’androgyne banda la plaie de la jeune fille sans prendre garde à Stéphane resté en retrait de son amie. Pensif, le jeune homme regardait avec des yeux incertains l’horizon trouble qu’offrait une fenêtre poussiéreuse et légèrement fissurée. Lorsque la plaie de la jeune fille fut désinfectée et pansée, le médecin tourna le dos et se rendit auprès d’un autre souffrant qui semblait avoir perdu une main.
« -Qu’est-ce que c’est au juste…? Interrogea soudainement Rachel en chuchotant.
-De quoi parles-tu ?
-Ces démons qui ont détruit la cité ?
-Je ne pense pas qu’il s’agisse de démons…Répondit sagement Stéphane sans regarder la jeune fille. Je les ai vus de mes propres yeux…Ce sont des humains…Ils sont plus grands que nous, ils ne parlent pas de la même façon et ils ne se séparent jamais de leurs fusils…
-Moi j’ai vu l’une de leurs machines…Elle était tombée au milieu d’une rue pendant la nuit…Je suis sûre que c’est avec de tels engins, gigantesques, noirs et terrifiants, qu’il ont mis la cité en feu !
-Il ne s’agit pas que de la cité, Rachel…C’est peut-être nous qu’ils veulent exterminer…Ils nous envient, je les ai vus tirer sur une femme sans la moindre compassion…Ils n’ont pas fait que détruire un monde, ils ont étouffé des milliers d’innocents…
-Je ne pense pas que nous puissions être si innocents à leurs yeux, Stéphane…Rétorqua l’adolescente en faisant les yeux noirs.
-Comment ça ?!
-Dans les sous-sols de l’auberge, j’ai trouvé des écrits uniques de Stanislas Henriet, l’auteur révélait que Gueguermann avait depuis longtemps une dette envers ces gens-là…Il ne l’a jamais remboursée en profitant de la jouissance de sa cité, pensant qu’ils ne pourraient jamais forcer les rêves d’une telle société…
-Dans quel genre de livre as-tu appris cela ?! Demanda Stéphane en dévisageant son amie avec un inquiétant regard accusateur.
- …« Gaïa »…Pourquoi m’avais-tu dis que tu avais aimé ce livre ? Il est terrifiant, c’est le livre de la prophétie annonçant la chute d’une cité… »
Stéphane ne répondit pas, il continuait de fixer Rachel avec des yeux entourés de grandes cernes, leur prunelle luisait dans l’obscurité des arcades sourcilières. Le jeune homme semblait avoir été dérogé d’un terrible secret auquel personne n’aurait du accéder.
« Arrête Stéphane…J’ai peur maintenant… ». Gémit Rachel en reculant un peu plus sur son lit à la structure métallique.
« -Combien d’exemplaires de cet ouvrage circulent dans la cité ? Six ? Une dizaine tout au plus…Stanislas les délivra tous au bouquiniste de la cité étudiante. Le premier d’entre eux fut donné à un étudiant exécuté par les sbires de Gueguermann. Le second fut dérobé et arriva par mains interposées dans la collection personnelle de Gueguermann. Le quatrième me fut donné par le bouquiniste, mais je l’ai rendu à l’océan le jour où j’ai appris l’exécution de l’étudiant rédacteur d’une thèse sur Henriet. Le troisième et le cinquième furent conservés en sécurité dans les rayons du bouquiniste et le sixième…
-Il m’a été donné, c’est ça…Ce n’est maintenant plus qu’un nuage de cendres à l’ancien emplacement de notre appartement…Avais-tu eu le temps de dévoiler l’encre sur les pages ?
-Bien sûr, sinon je ne m’en serais pas débarrassé aussi vite…Je m’étais profondément coupé avec un crayon trop affûté…et mon sang a ruisselé jusque sur le livre…Je n’en reviens toujours pas que cet étudiant n’ai jamais trouvé la solution…C’était si évident pourtant…
-Le bouquiniste également avait découvert l’énigme, sinon il ne m’aurait jamais donné ce livre dans l’espoir qu’une nouvelle venue à Gaïa découvre la supercherie qui protège la cité…Et toi tu n’as jamais cru à la chute de Gaïa qu’annonçait Stanislas, alors tu as gardé le secret…
-Évite d’en parler…Gueguermann a fait assassiner plusieurs personnes pour étouffer ce secret jusqu’au bout…
-Mais c’est arrivé Stéphane ! Selon Stanislas, il faut que nous nous retrouvions tous au Musée, au Nord de la ville…
-Henriet faisait état d’un autre secret aussi stupéfiant dans ces écrits, je t’en reparlerai, mais pour le moment, fais attention au médecin qui revient te demander comment tu te sens, je n’ai pas confiance en lui, parlons d’Anna…
-Comment vous sentez-vous, mademoiselle ? Interrogea le médecin d‘opportunité.
-J’ai perdu beaucoup de mes proches aujourd’hui…Je voudrais que cela ne soit jamais arrivé…
-Je comprends…Murmura-t-il en serrant une dernière fois les bandes de Rachel. Tant que les soldats n’auront pas été aperçus dans les alentours, nous pourrons rester ici… »
Une fois le docteur parti, Rachel remit son pantalon par-dessus sa blessure, de peur de la voir et d’attirer les regards sur elle. Il s’agissait donc de soldats, des êtres étrangers venus d’outre-océan pour reprendre ce qu’ils avaient autrefois battit. Rachel s’arrêta brutalement de songer lorsqu’une pensée la traversa. Les êtres qui terrifiait Gaïa errant dans les artères de la cité à la recherche d’une forme de cruauté plus effrayante encore que la leur étaient peut-être ses parents. Avec la même émotion qui l’avait traversée alors qu’elle avait été absorbée par les fantomatiques fibres de brouillard, la jeune fille se souvint être venue de cet autre monde. Ils ne la tuerait certainement pas aussi froidement que les autres si elle venait à les rencontrer, rentrer en contact avec eux, et ,à ce qu’elle interprétait comme son grand espoir, ils la ramèneraient peut-être là-bas…
Mais cet ailleurs n’avait dans son esprit aucun nom, aucune émanation, elle ne pouvait revenir vers quelque chose dont elle n’avait souvenir ni de la forme ni de sa propre présence avec celle-ci…Rachel n’avait dans cette situation aucune envie de réfléchir sur l’étrange sensation qui lui rendait l’impression de ne pas exister, et pourtant la seule qui lui évoquait les prémices de la réminiscence sur ses origines…
« -J’ai vu Morgane tout à l’heure…S’interrompit Rachel pour rassurer Stéphane dont l‘anxiété transparaissait de sa sombre personne.
-C’est vrai ?! Se réjouit-il. Comment va-t-elle ?
-Je crains qu’elle n’aie toujours pas recouvré la raison…Se désola la jeune fille. Elle a voulu me tuer lorsque je lui ai appris que Anna avait enlevée…Et puis elle est partie vers le cinquième quartier.
-C’est terrible…J’espère qu’il ne lui arrivera rien…
-Ne t’inquiète pas pour elle, je crois qu’elle avait déjà eu affaire à ces soldats, elle s’en sortira !
-Je l’espère…Conclut Stéphane en baissant le regard, signalant de la sorte qu’il n’avait plus envie de parler. »
Il baissa les yeux sur la vitre opacifiée par les ténèbres qui s’assoyaient lentement sur la cité ravagée. A cet instant, il sembla à Rachel que la luminosité de la pièce s’obscurcit sensiblement en quelques secondes. Les néons au plafond grésillaient avec stridence, et les paroles de l’androgyne lui revinrent, comme quoi il était peu probable que ces lueurs survécussent à la nuit.
Bon bah je suis désolé, mais en fait je viens de finir le 37° chapitre là XD Et la fin est proche...
Je sortirai par la petite porte quoi ![]()
Bonjour bravo_leader
Je viens de copier/coller les 5 derniers chapitres dansWord, maintenant il faut que j´ai les temps de les lire.
Mais ne crois pas qu´on t´oublie, entre le bac ou autres examens, Roland Garros,la Coupe du monde etc. il n´y a pas que moi qui est moins le temps de lire ou de poster un commentaire
![]()
dsl, moi j´ai se putain de brevet en se moment, donc je suis pas en vac -_-
promis je lirais sa dans moin de 1 semaine, pas avant, trop de revision!
bas bas aujourd´hui finalement ^^
j´ai lus ![]()
j´ai aimé ![]()
mais maintenans ![]()
je repars reviser ![]()
Ah oui, tiens, ya Roland Garros aussi
Bah je commence à me poser des questions quant à la crédibilité d´une histoire qui s´éternise (on vient de dépasser les Silences d´Anna en longueur) et que personne ne poste le moindre avis de passage sur plusieurs jours
Et puis il y a pas mal de nouvelles fics qui éclosent sur le forum à cette période de l´année et comme les auteurs sont souvent des bêtes de quizz, ils font bien plus d´audience que les petits écivains comme moi, c´est le système
the_king_hades
Bonne chance pour ton brevet
de toutes façons, c´est 99.99 % de taux de réussite, je vois pas pourquoi tu l´aurais pas :-o)) Merci, t´étais là du début à la fin
Bon alors, fff m´a envoyé la correction pour le chapitre 37, mais le chapitre 38 que j´avais commencé, j´ai beau fouiller et trifouiller mon disque dur, je ne le retrouve plus
Terrible...
Bon bah je retourne écrire, la fin est proche dorénavant, ne vous inquiètez pas, et j´ai un programme ensuite ![]()
Salut ![]()
J´ai enfin pus lire les 3 derniers chapitres
Et moi aussi j´étais la depuis le debut ![]()
Donc bonne chance pour la suite
Merci beaucoup kikuchi ![]()
On entame la dernière ligne droite avec bientôt le chapitre 38 que je suis en train de corriger...Courage, on y est et on va franchit les 600 posts pour l´occasion ![]()
Bon bah allez, je crois qu´il n´est de toutes façons plus la peine d´attendre des lustres entre deux chapitres :o-)) , ça ne fera toujours qu´un chapitre supplémentaire à rattraper
Sans déconner, merci à vous tous, mais n´oubliez pas qu´en écrivant un livre, je ne fais que la moitié du travail ; c´est à vous de l´accomplir en le lisant
Chapitre 37
Lorsque Rachel revint à elle, elle ne se trouvait plus dans la Tour de Babel. Le bruit d’éclat qui avait explosé la petite voiture résonnait encore dans son esprit. Elle pouvait encore sentir le plus petit souffle de fragment de verre passer à quelques centimètres de son visage et la terrible sensation d‘avoir effleuré la mort. Partout sur son corps, des fils avaient été branchés et bien que silencieuse, sa chambre semblait receler une infinité de songes, comme si mille esprits reposaient en cet endroit. Une faible lueur au-dessus de son lit maculé de blanc éclairait son visage. Un peu éblouie au début, la petite fille tourna lentement la tête vers la fenêtre donnant sur l’extérieur. Il faisait jour, et le soleil rayonnait. Un homme se trouvait assis sur la petite chaise au chevet de Rachel.
« -Où est Maman ? Demanda instinctivement la fillette.
-Maman ne retiendra jamais à la maison…Rachel… »
Les deux personnes se turent. Seul le bruit électronique et régulier d’un appareil surveillant le pouls de Rachel se faisait entendre. Ni les murmures dans le couloir, ni le chant des oiseaux à l’extérieur ne parvenait à la rassurer. Elle regarda son reflet dans un montant métallique de son lit. Elle aperçut brièvement les traits de son visage qui semblait avoir été abîmé, et ses yeux pâlissant. Rachel se demandait l’âge qu’elle pouvait alors avoir. Huit, neuf ans tout au plus…Une tristesse sans fond l’envahit lorsqu’elle détourna le regard sur l’homme à la veste de cuir qui était assis non loin d’elle. Lui aussi semblait triste, mais il faisait d’impressionnants efforts pour ne pas le lui montrer. Rachel ne le reconnut pas tout de suite, car elle ne se souvenait pas l’avoir vu pendant de nombreuses années, mais cet homme l’avait longuement portée dans ses bras auparavant. Il semblait si juste et droit. Rachel finit par comprendre qu’elle repartirait avec lui, et cela lui fut égal…
Quelques jours plus tard, Rachel sortit de sa chambre d’hôpital dans laquelle elle avait passé quelques mois selon son père. Cet homme demeurait souvent bien silencieux, concentré sur ce qu’il faisait. De grandes cernes dessinaient son regard, mais malgré les efforts de la jeune fille, elle n’arrivait jamais à discerner les traits de son propre paternel. Car elle n’avait en fait que très peu de souvenirs de lui, lesquels restaient très vagues. Cet homme froid, grand et placide lui faisait réellement peur. C’était certainement pour cela qu’elle ne s’en était jamais rappelé. Après de nombreuses heures dans la voiture bercée par le bruit du moteur, la petite fille franchit le seuil d’une maison grise au milieu de la campagne. Elle pouvait regarder vers les bois attenants, mais tout ce qu’elle voyait tenait en d’improbables tâches de couleurs vertes et sombres, ses souvenirs ne lui permettaient pas de le voir très précisément. En revanche, le rouge sanglant de la porte légèrement rouillée lui sauta aux yeux. Elle sentit l’angoisse monter lorsque derrière son père se découvrit une embrasure de ténèbres ; l’intérieur de la vieille maison de briques était mal éclairé.
Une certaine chaleur en émanait pourtant et la petite fille savait qu’elle était déjà venue par là, malgré une étrange inquiétude qui la guettait. Elle se sentait si distante de ces souvenirs mis en abyme qu’elle ne pouvait plus se rappeler la source de cette angoisse. Le grand homme se retourna et la regarda de haut, car il semblait bien grand à côté de la fillette. Il sourit timidement, comme s’il avait pu avoir quelque chose se reprocher et il déposa les grosses valises de Rachel sur le plancher aux lattes de bois sombre. La petite fille le regarda avec de gros yeux apeurés dont le vert luisait d’une étrange façon.
« Tu es ici chez toi Rachel…Il faudra que je te présente quelqu’un… » Murmura-t-il lentement avant de reprendre les valises et de monter un escalier. Rachel, qui se sentait de la sorte invitée à le suivre, monta à son tour les marches de ses petites jambes. Elle arriva de la sorte dans une petite pièce sombre au plafond de laquelle se trouvait une fenêtre perçant un trou de lumière dans le toit. Les valises furent posées sur le seul lit qui faisait de cette salle une chambre. Le paternel s’occupa de plier les affaires de sa fille une à une et à les ranger dans une armoire prévue à cet effet.
Alors Rachel se rendit compte que depuis qu’elle était arrivée là, elle n’avait pas prononcée le moindre mot tant elle se sentait impressionnée d’arriver dans des lieux à la fois si évocateurs et éloignés de sa mémoire…Il semblait si désespéré dans son regard implorant, sous ses cheveux noirs en bataille, il n’osait la regarder, comme s’il avait quelque chose à se reprocher.
« -Est-ce que ça va bien, papa ? Demanda-t-elle candidement. Son père s’arrêta alors brutalement, resta plongé dans la valise pendant quelques secondes et regarda Rachel du coin de l’œil.
-Comment m’as tu appelé ? Demanda-t-il hagard.
-Papa…
-Ca fait des années que je ne t’ai pas entendue me dire ça… »
Larmoyant d’émotion, il prit Rachel dans ses bras et la serra contre lui. La tête sur l’épaule de son propre père, Rachel ne parvenait pas à s’émouvoir autant que lui. Elle regardait avec inquiétude le couloir. Dans l’embrasure de la porte, elle vit furtivement se déplacer une longue silhouette blanche. L’instant fut si bref que la petite fille sursauta. Elle n’avait pas eu le temps d’identifier l’évanescence, mais il ne faisait aucun doute que cette chose faisait partie de son malaise…
Il faisait complètement nuit lorsque Rachel se leva au milieu des ténèbres. La lumière semblait très faible et à l’extérieur, le jour paraissait bien loin. Les jambes de l’adolescente peinaient à la porter, sa démarche incertaine entre les rangées de lits, où gisaient des homes incapables de trouver le sommeil et la regardant avec des regards suppliants, la menait vers une porte, mais sa vision se troublait au fur et à mesure qu‘elle avançait. Elle avait vu Stéphane disparaître dans cette direction, elle voulait le rejoindre, elle sentait dans ces ténèbres qu’elle avait peur du noir, elle refusait de rester seule au milieu de ces gens meurtris, elle avait peur…
Elle trouva Stéphane sur une chaise, en face d’un bureau sur lequel était installé un ordinateur de fortune. Le jeune homme la remarqua tout de suite et ne parut nullement gêné de l’arrivée de son amie.
« -J’ai reçu un message de Hermann. Annonça-t-il en regardant le visage fatigué et attentionné de Rachel.
-C’est vrai ?! Où est-il ?
-Il est resté coincé à Junon où un générateur de secours a pu être branché. Affirma-t-il à voix basse pour éviter de déranger les blessés se reposant dans la pièce adjacente, bien que les deux adolescents se trouvaient dans un petit local sombre et presque démuni d‘éclairage. Il semblerait que les bombardements de la nuit dernière aient abattu le mur de la façade sud…Les jardins d’Adora ont été noyés par l’océan…
-Les routes de Junon à Gaïa sont donc complètement coupées…
-Le seul moyen qu’ils auraient de rejoindre le Musée serait de couper par la montagne, mais les soldats ont investi la demeure de Gueguermann et contrôlent tout mouvement dans les maquis. Plusieurs coups de feu auraient été échangés… »
Rachel ne répondit pas. Son cœur venait de s’arrêter de battre à cette dernière information. Il s’agissait précisément de cette région qui avait englouti Anna et Phelspart sous ses pluies…Catastrophé, Stéphane enfouit son visage dans le creux de ses mains et soupira longuement. Le jeune homme se leva ensuite et de dégoût, disparut derrière la porte en laissant à Rachel abandonnée à l’ombre ces paroles : « Tu n’auras qu’à fermer l’ordinateur… ».
La jeune fille resta pendant un moment devant l’écran qui constituait la dernière source de lumière de la pièce. Elle écoutait les pas de Stéphane s’éloigner dans la pièce d’à côté. Le lendemain elle ne serait certainement plus là. Elle se rappela du nombre fois où elle avait pu entendre parler de Hermann par le biais du réseau de la cité. Elle se trouvait pour la dernière de ces fois au seuil de ce réseau et sa main n’avait qu’à se poser sur la souris pour apporter une réponse à des questions…Des questions qui subsistaient dans son esprit depuis de nombreuses semaines…
La page utilisée par Stéphane était restée affichée à l’écran. Le court message de Hermann bloquée dans la ville portuaire était toujours disponible, mais ne l’intéressait pas. Elle retint l’adresse du personnage qui était spécifiée en en-tête du mail. Ne sachant que très peu se servir de ce genre de technologie, Rachel se rendit avec difficulté sur le serveur de messagerie de Hermann. Il s’agissait d’un site libre d’accès aux habitants de Junon. Une photo aérienne de la ville épousant la forme de la falaise se trouvait en fond d’écran. La jeune file repéra rapidement le champ destiné à accueillir le nom d’utilisateur de l’internaute, ce fut à ce moment là que, cherchant les lettres sur le clavier Rachel entra l’adresse de Hermann : Herr.Navor@2365.ju
Mais face au champ où sur brillait « mot de passe », l’adolescente ne sut comment réagir. Elle essaya de toutes ses forces de s’en rappeler, la réponse venait de Landry, ce matin si peu lointain, le mot que lui avait laissé le jeune homme sur la table de nuit. C’était pourtant une évidence, il fallait qu’elle s’en souvienne, car Landry ce jour-là avait agi en sachant l’importance de l’ouverture qu’il avait offerte à Rachel. Il avait obtenu le mot de passe de Hermann et l’avait noté à la fin du message qu’elle aurait du garder sur elle depuis ce moment. Mais elle en avait ignoré l’importance. Soudain, un éclair traversa sa mémoire et la réponse fut éclairée durant une fraction de seconde, de façon évanescente, mais l’acuité de Rachel en elle-même fit un bon exactement au même moment et elle parvint à se saisir de la réminiscence.
De ses doigts fébriles et tremblants, elle tapa sur le clavier la séquence : HN5528 avant de presser la touche d’entrée. La page devint blanche et le modem de l’ordinateur dont le ventilateur s’énervait chercha la réponse à la commande dans le serveur de la cité. En quelques secondes, le serveur informatique de la cité qui n’avait pas encore été arrêté par les Démons afficha les informations à l’écran de Rachel ; elle venait d’accéder à la messagerie de Hermann.
Une douzaine de messages datant de quelques mois se trouvaient encore dans la boîte de réception. La plupart provenaient de l’adresse de Morgane, mais tous avaient comme point commun de venir des cinq anciens colocataires, et ils remontaient tous à une période de trois mois correspondant à l’arrivée de Rachel jusqu’à la mort de Irvin.
Une part de vérité se trouvait là, sous ses yeux tremblant de frayeur. Elle hésita un peu et dirigea le pointeur vers l’intitulé du message et ouvrit le fichier.
Tout ce que j´ai a rattrapé ![]()
Super Chapitre ![]()
Ffynxa
woh, tkt, t´es pas le seul
kikuchi
C´est cool que tu aies eu le temps de lire
J´ai oublié de préciser que ce chapitre était corrigé par notre cher fff !
Je vais retourner écire la suite, je pense qu´il ne s´agit plus que d´une histoire de chapitre, et conformément à ce que j´avais prédis, ça sera certainement bouclé pour la fin de la semaine, ce qui représente quelque chose comme 4 ou 5 chapitres encore
Pour après, j´ai des projets, ne vous inquiètez pas, je vais en parler maintenant tiens... A LIRE SI CA INTERESSE XD
J´annonce mon retour dans la fanfiction ff7 avec d´ici le courant de semaine prochaine "La Légende de Tifa et la grenouille", un fic on ne peut plus sérieux, vous vous en doutez ![]()
et puis une nouvelle dont le travail de scénario et de titre est encore en cours mais qui, ne correspondant plus du tout à l´esprit du forum, ne sera certainement pas posté sur ces pages, à moins que vous ne m´en dissuadiez, mais que vous pourrez suivre sur Ecritre et Fictionpress.com
Voilà les news pour aujourd´hui ![]()
Euh j´ai pas commenté les deux derniers.... Bon que dire sinon que c´est toujours aussi agréable à lire, que j´aime toujours autant?
Bah pas grand chose finalement, vu le peu de gens qui ont lu je ne rentrerais pas dans un commentaire plus complexe, faute de faire des spoils^^
Sinon je te lirais où que tu postes^^
mwarf, ça c´est du solgan pour un lecteur
c´est même pô grave, l´essentiel, c´est que tu aies lu
bon ben moi j´échelonne ma montée vers la fin de l´histoire puisque c´est le 40° chapitre que j´ai commencé ce matin ![]()
Bon je sens que c´est l´heure que j´attaque le chapitre 5
Presque personne m´embete sur MSN donc vais ptet pouvoir lire tranquillement ![]()
C´est booooooooooooon !!
Actions, descriptions tout y est
![]()
Smoke_and_fly a marqué le 600°message ![]()
Ca tombe bien, je faisais un tour sur le forum Ecriture hier soir et je me demandais si j´avais vraiment les compétences requises pour y poster mon prochain projet ![]()
Mais je crois que je vais le faire et que je vous communiquerai l´adresse
Merci à toi Smoke-and-fly !