bon, bas comme l´on dit les autres, tres bon chapitre, bien excrit, ex... (moi et les coms
)
crois en toi, je suis sur que ta prochaine fic sera super
,tout comme celle la
Juste pour dire que je n´oublie pas ta fic, même si j´ai pas le temps de lire ![]()
Chapitre 26 :
J´avais raison depuis le début !! ! *Petite danse de la victoire* Je suis trop fort !! !
Elle est enceinte, yeah !
Bon, bref. Ce chapitre n´apporte pas grand-chose à part cette révélation mais le style est irréprochable. C´est très plaisant à lire mais maintenant on veut quelque chose de plus consistant sur le scénario.
« De Irvin »... C´est comme « de Anna », tu as du être maltraité par une apostrophe quand tu étais petit.
Chapitre 27 :
On n´en apprend pas pas plus mais nous permet d´appréhender ce qui ressemble fort à une fin du monde imminente.
La dernière rencontre avec le spectre (mais est-ce bien la dernière ?) est vraiment surprenante : on dirait que c´est le fantôme qui a peur désormais de Rachel, alors que celle-ci n´a à l´évidence rien fait de spécial. Qui est cette fillette ? Pourquoi disparaît-elle ? Pourquoi est-elle passée du mépris au supplications aussi soudainement ? Je crois qu´on ne nous dit pas tout dans cette histoire...
Et une remarque totalement gratuite et superflue pour finir :
« En deux pas, elle descendit les trois marches » une vraie casse-cou cette fille, elle n´a décidemment peur de rien.
Chapitre 28 :
Très belle retranscription de la panique. On voit qu´il ne faut pas grand-chose aux humains pour se transformer en bêtes capables de tuer sans aucun prétexte. Peut-être y a-t-il une influence de « La guerre des monde » ou du roman de Barjavel dont je ne me souvient plus du titre.
En tout cas, c´est très bien raconté et on sent les gens vibrer de terreur. Il ne reste plus qu´à savoir s´il s´agit bien de démons et comment des sacrifices humains peuvent apaiser les nuages. Entre superstition, mythologie et religion, où va se situer la suite ?
Chapitre 29 :
Toujours aussi bien écrit et dans la continuité du reste, ce chapitre rajoute sa couche de questions. Je ne sais que commenter car on avance à tâton dans le noir comme les protagonistes et on n´en sait pas plus qu´eux.
Mais toujours :
« un coup de feu claqua, suivi d’un autre, plus solennel » Un coup de feu solennel ? Pour ceux qui sont morts au champ d´honneur sûrement.
Chapitre 30 :
Aaaaaahhh !! ! Enfin des réponses !! ! Ce chapitre est un véritable soulagement. On a enfin la confirmation que Gaïa est un moule duquel personne ne doit déborder sous peine de se faire dézinguer. Visiblement, l´existence d´autres races (les « gens de couleur ») n´est pas une idée admise par cette communauté et le fait que quelqu´un en parle gêne tout le monde.
Les précisions scientifiques apportées par Bravo sur les tests et les réactifs provoquent une immersion totale et le changement de registre avec les rapports d´expériences est une réussite.
Enfin, la découverte de la clé (le sang) pour déchiffrer le bouquin promet encore un nouveau lot de révélations.
Pour conclure, je dirais que ce chapitre était vraiment excellent et que j´attends énormément de la suite.
Armiel
C´est marrant, juste je pensais à toi en écrivant la suite, parceque d´après mes calculs de probabilité, l´épilogue de l´histoire sera le chapitre ... 43, or je viens de terminer le 41 ![]()
Bah tu vois tout ce que tu as rattraper quoi
El_indyo
mwarf, des pavés de commentaires, c´est bon
Plusieurs remarques intéressantes, d´autant plus qu´il y a écho avec les révélations finales que je m´éclate à balancer dans les derniers chapitres ^^
Et puis en effet, je venais d´acquérir la Guerre des Mondes au moment où j´ai écris le chapitre 28, il faut savoir cultiver son univers sur tous les plans artistiques pour dépeindre au mieux une situation
Tu remarqueras aussi que les plus grands bouleversements de l´histoire sont livrés dans des lettres directes, comme le livre de Stanislas, restes de mon cours sur le genre epistolaire que j´ai avidement étudié cette année ^^
Donc, à tous, le prochain chapitre est programmé pour demain soir, il s´agira également d´un truc spécial annonçant la fin...D´ici là, j´aurai certainement TERMINE la rédaction de "Brumes", ce qui me permettra de me documenter pluis amplement pour préparer le prochain projet d´écriture qui sera en fait publié sur ce forum (changement d´ordre dans mes priorités ^^´ ) ![]()
Bon voilà, à l´heure où je poste ce chapitre, j´ai fini d´écrire le roman, il ne me restera plusq ue le fameux épilogue et ça sera définitivement plié ! Je suis donc pour l´instant le seul à savoir comment ça fini
J´espère que je ne mettrai maitenant pas trop de temps à publier tout ça et que ça ne sera oas trop laborieux à lire...On continue donc avec ce chapitre qui est, je pense, le plus riche en révélations puisqu´il s´agit d´une rétrospéctive sur toute l´histoire au travers du point de vue de tous les personnages qui ont cotoyé Rachel...Bonne lecture
Chapitre 38
« J’ai été chercher Rachel à l’aéroport hier soir. Le coup de téléphone que j’avais reçu en début de soirée m’avait annoncé que son avion arriverait à vingt-trois heures. Alors je suis partie en début de soirée, c’était bien la première fois que je me rendais dans ce secteur de la ville. L’aérogare est grande, il y a tout le temps du monde, mais comme tous les points de passage avec le reste du monde, les contrôles y sont extrêmement sévères, surtout depuis que l’étranger en irrégularité a été trouvé dans les rues de Gaïa…
J’étais enchantée à l’idée de retrouver Rachel, cela faisait de très nombreuses années que je ne l’avais pas vue. On m’avait prévenue qu’elle risquait d’être un peu droguée à la descente de l’avion, mais cela m’importait peu, j’avais tant fait pour la retrouver que je suis monté dans le tram le plus tôt possible. Lorsque je suis arrivée à l’aéroport, j’ai reçu un dernier coup de téléphone m’indiquant qu’elle n’existerait dorénavant plus là-bas. Elle est arrivée à l’heure convenue, tout s’est passé aussi bien que prévu.
Mais lorsque Rachel est arrivée, je suis certaine qu’elle ne m’a pas reconnue. C’est à peine si elle a réalisé que je lui porterais ses bagages. Elle avait en effet l’air sérieusement droguée, elle est restée silencieuse pendant tout le voyage et lorsque nous sommes arrivées à l’appartement, elle a commencé à parler toute seule dans les escaliers puis lors de la soirée qu’on avait organisée pour elle, j’ai eu l’impression qu’elle avait peur de nous, elle est restée en retrait de tout ce qui se passait, réellement absente en fait… »
« Elle est belle, elle est gentille, elle est innocente…Je dois dire que je me réjouissais de l’accueillir au sein de notre collocation, j’étais de l’avis de Anna, mais à l’instant où je l’ai vu, j’ai su que quelque chose n’irait pas. Cette fille était réellement bizarre, Anna m’en avait parlé dans la nuit qui avait suivi son arrivée ; je crois qu’elle a des hallucinations, je l’ai vue bien plus d’une fois toute seule dans le noir, il lui arrive de parler toute seule, et elle a souvent des absences. J’ai eu peur la nuit dernière ; elle s’est levée en pleine obscurité et a disparu dans le couloir sans allumer la lumière, et ce n’est qu’une fois arrivée dans la salle de bain que j’ai vu un faible éclairage. Je n’ai pas osé lui demander ce qu’elle y était allé faire, elle n’aurait pas su me répondre… »
« Tu as entendu parler de ce corps qu’on a retrouvé dans les générateurs hydrauliques de Junon ? Je regardais le flash spécial à la télévision, et j’ai invité Rachel à regarder ça. Je crois que pour la première fois, je l’ai vue s’intéresser sérieusement à quelque chose.
Je la trouve mignonne en fait, mais quelque chose émane de sa personne, je ne sais pas ce que c’est, il y a quelque chose de mauvais, et il semblerait que Morgane l’aie très bien compris avant nous. Elle est gentille, je la trouve peut-être mesquine sous ses airs innocents, elle ne semble vouloir avoir d’affinités qu’avec Anna. Cela fait une semaine qu’elle vit chez moi et elle n’a du m’adresser la parole que quatre ou cinq fois… »
« Elle s’est fait attaquée par un élève au lycée. L’inconnu aurait essayé de l’étrangler, mais faute de cela, il lui a bien poché l’œil. Je devrais compatir, mais je n’en ai pas trop envie, je préfèrerais la taper à mon tour, je crois que je comprends ce qui a traversé l’esprit de cet étudiant au moment où il a levé le poing. Stéphane est d’accord avec moi sur ce point là, Rachel est vraiment renfermée sur elle-même et le plus affligeant est qu’elle refuse de sortir de cette solitude. Elle semble penser à chaque instant qu’elle n’est ici que pour retrouver Anna. Ce n’est pas un bannissement mais une médaille que devrait recevoir l’agresseur ; je ne serais pas étonnée qu’un jour, après avoir mûrement médité ses actes, Rachel sorte un couteau et assassine quelqu’un dans la rue… »
« J’ai enfin rencontré Rachel aujourd’hui. Anna m’avais promis de me la présenter, et j’en ai été vraiment enchanté. Elle est charmante, timide et modeste, voilà tout. Quel dommage que peu de personnes semblent l’apprécier depuis ces derniers jours, je serai là pour elle et je pense que je pourrai la protéger si quelque chose devait lui arriver. Oui, Hermann, je crois que je l’aime, mais d’un autre amour dont il est question dans le sens qu’admet Gaïa. Je l’aime de la façon qu’elle voudra, je l’aime comme elle semble aimer le monde d’où elle vient et je compte bien lui en faire part ; j’ai remarqué avec quelle lueur dans les yeux elle m’a regardé dans le couloir. Mais la pauvre semble avoir une petite santé. Elle est certainement malade, mais pas dans le sens qu’admet Gaïa. Elle est malade comme semble souffrir le monde d’où elle vient… »
« Je l’ai entendue parler pendant ses rêves ; elle y faisait aveuglément référence à un classeur caché dans le sac avec lequel elle avait débarqué le soir de son arrivée. Au-delà de la folie, je suis désormais convaincue que c’est de la démence qu’elle est atteinte. Plus le temps passe, plus elle semble perdre ses repères dans la réalité. J’ai voulu vérifier si ce que lui disait son subconscient était vrai, et j’ai profité tout à l’heure de rentrer plus tôt qu’elle du lycée pour m’introduire dans ses affaires. J’ai ainsi retrouvé le sac de voyage dans lequel il restait quelques affaires, et en cherchant mieux, j’ai en effet trouvé le fameux classeur. Il s’agissait en fait d’un album photo collectionnant de vieilles images d’une famille. Il y avait sur la plupart une mère, un père et deux filles, dont l’une relativement plus âgée que la cadette. Mais en tournant les pages, j’ai réalisé que l’aînée était Rachel il y a quelques années, elle semblait heureuse et regardait ses parents avec fierté.
Je me suis alors rappelé ce que m’avait dit Anna et j’ai senti un terrible froid me parcourir le dos ; je me suis subitement sentis fautive d’en vouloir tant à cette fille, elle aurait du garder le sourire de ce papier jauni…Je me suis dis qu’elle ne devrait jamais ouvrir les pages de ce classeur de peur qu’elle ne se raccroche au passé, alors j’ai été l’enterrer dans le bois de la cité étudiante, sous le banc dont le pied est bancal, et je me suis fais la promesse de la rendre heureuse parmi nous… »
« J’ai réellement cru rêver hier soir lorsqu’au milieu de la tempête, Rachel, Anna et Irvin sont venus frapper à ma porte vers les vingt-trois heures. Je les ai bien évidemment reçus et nous avons bu un petit verre de l’amitié. Ils m’ont expliqué qu’ils avaient fait un détour par le local de musique où nous avions l’habitude d’enregistrer, tu nous avais accompagnés à la batterie une fois. Il semblerait que Irvin aie oublié le code de la valise de son synthétiseur ; je n’ai pas su m’en rappeler, mais il s’agissait de : 9-5-1-4-6, je l’ai retrouvé ce matin dans mes papiers, tu devrais en prendre note toi aussi.
Lorsqu’il fut une heure du matin, ils décidèrent de s’en aller, mais Rachel décida de passer la nuit chez moi, elle avait peur d’attraper froid à cause de la tempête. Elle m’a regardé avec ses yeux tremblants et pleins d’émotion, j’ai cru qu’elle allait pleurer alors j’ai pris ses mains, je lui ai annoncé que je l’aimais, et elle m’a embrassé. »
« Rachel était très malade aujourd’hui au lycée, je suis resté l’attendre à l’entrée des toilettes, mais elle n’est jamais ressortie jusqu’à ce que j’aille la chercher, et dans l’obscurité, je l’ai surprise en train de prendre des médicaments, des pilules. J’ai compris dans son regard qu’il y avait là quelque chose dont elle ne voudrait pas discuter, quelque chose qui la torturait certainement. Elle a ensuite fais un début de malaise et plutôt que de l’abandonner à sa salle de cours, je l’ai appuyée contre moi et nous sommes retournés à l’appartement en passant par le bois. Elle avait déjà l’air de se sentir mieux, mais ce fut pour parler toute seule une nouvelle fois les yeux dans le vide…
Cette crise est très vite passée et nous sommes rapidement arrivés chez nous. Elle avait alors bien meilleure mine, et elle paraissait normale lorsqu’elle m’a demandé de la rejoindre dans la chambre en prétextant que nous n’étions que deux dans l’appartement. J’ai souris en comprenant que c’était dans ce genre de délire que passaient ses crises d’absence et puis je lui ai rappelé son engagement auprès de Landry. Elle est restée discuter à propos de cela pendant un certain temps devant moi et je ne me suis presque pas rendu compte qu’elle m’avait entraîné dans ma chambre et nous l’avons fais. J’ai un peu culpabilisé du fait d’avoir fais ça à mon vieil ami Landry, mais je me suis rapidement dis que la pauvre Rachel avait certainement beaucoup de choses à oublier…
Maintenant je te laisse car je dois chercher un cours supplémentaire sur le programme de sciences, je n’ai pas tout à fait compris certains points. Appelle-moi ce soir, comme prévu pour me communiquer les résultats du concours ; tu ne pourras tomber que sur moi ; tous les autres seront à une fête chez des voisins… »
Le ronronnement du ventilateur de la machine faisait lentement vibrer l’épaisse obscurité de la pièce. Pas un bruit ne se faisait entendre, la nuit était complète lorsque soudainement derrière Rachel, un crissement résonna, comme un pied glissant sur le sol. A la seconde où la jeune fille surprise se retourna, Stéphane se jeta sur elle. Il la renversa violemment de sa chaise qui tomba sur le sol dans un épouvantable fracas. Le jeune homme obtint rapidement le dessus sur Rachel essayant de se débattre. Sa main droite lui tenait la gorge et l’étranglait un peu plus à chaque fois qu’elle tentait de se libérer.
« -Pourquoi tu n’es pas retourner te coucher, hein ?! Interrogea le jeune homme en appuyant son audace d’assassin sur l’épouvante de Rachel paralysée au sol sous son corps. Pourquoi tu as ouvert le compte de Hermann ?
-Je m’en doutais tu sais…Il fallait bien que toute la vérité explose un jour…Suffoqua Rachel. Cette cité est décidément bâtie sur le mensonge, du plus petit maillon de la société aux hautes strates administratives…Tous des pourris et des hypocrites, hein ?!
-Faut-il préférer le bonheur à la vérité, Rachel ? Ca a toujours fonctionné comme cela et jamais personne ne s’en est plaint…
-Vous avez détruit mon intimité, vous m’avez moi-même détruit !
-Si tu pouvais te taire une minute, tu souffrirais moins pour mourir…Déclara Stéphane en resserrant son étreinte sur la jugulaire de la jeune fille.
-Comme avec Mathias, hein…Murmura-t-elle en enlevant ses ongles de la chair des bras de son ami. »
Sentant ses forces la quitter, Rachel saisit le pied du bureau informatique qui se situait à côté de son visage. D’un seul et unique coup, elle tira dessus, le déboîtant de son encoche. Le bureau tangua alors et se précipita vers les deux adolescents rués au sol. Le coin de la table renversée heurta violemment l’arcade sourcilière de Stéphane. Bousculé, celui-ci relâcha sa pression sur la jeune fille et se retrouva étendu sur le sol, bloqué par le bureau qu’il tentait déjà de repousser de son corps. Mais Rachel s’était instinctivement levée et se jeta vers le matériel informatique qui avait été renversé lors de la bourrasque de la bagarre. D’un puissant coup de poing, elle frappa le moniteur dont le socle se disloqua, l’écran s’effondra alors dans un bruit de casse sur le bureau et déboula celui-ci avec violence pour finir sa chute folle sur la tête de Stéphane qui était resté bloqué sous le pupitre.
Le jeune homme eut le temps de pousser un dernier cri d’effroi en s’apercevant de la cruauté de son amie, ainsi que de la profonde et humaine terreur que de voir la mort débouler à grande vitesse vers son visage et le percuter avec une force telle que le luxe de s’épargner la douleur d’une agonie lui fut accordé.
Mwarf, me faites pas croire que personne n´a lu, c´est que demain le match de la France...
En plus c´est le chapitre des rebondissements !
Allons, lisez que diable ! J´ai fini le roman, yahoooooooo !! !!
Ca fait tellement longtemps que je suis pas passé que je sais même plus où j´en étais...
![]()
C´est terrible...Je suis donc déstitué de tous mes lecteurs ? ![]()
C´est bon, j´avais que trois chapitres de retard, et plus qu´un maintenant...
Tu dis qu´en écrivant tu "ne fais que la moitié du travail, vous faites l´autre en lisant." Ouais sauf que notre moitié c´est pas du travail ![]()
Mais ! C´est terrible
!
Moi j´aime bien ![]()
Allez, c´est vraiment la dernière ligne droite à partir de maintenant, le point final se situe au chapitre 43 ![]()
Et bien quel chapitre! On en est estomaqué vu les révélations... On partait à la base d´une cité utopique où tout le monde est beau et gentil, on découvre un revers de médaille bien plus glauque. Sans pour autant en savoir plus sur le passé de Rachel...
On découvre que tout a été organisé à son insu, qu´elle semble être droguée en permanence. Ce qui voudrait dire que les moments de malaise, de souvenirs ( notamment l´hallucination sur son album photo qui est en fait réel), seraient les moments où la drogue ne fait plus autant effet...
Bref une manipulation des consciences assez effrayante.
Le pire n´est tout de même pas cela pour moi. Le fait est que la population est complice, manipule la jeune fille à son insu, la prive de vérité. Et lui tape dessus au sujet d´une pseudo-folie, alors qu´en fait ils en sont responsables. Pas des apparitions d´Elle sans doute ( sa petite soeur et ses parents les fantômes?), mais du trouble de la jeune fille. Elle cherche son passé, la vérité, elle sent des trucs foireux dans ce nouvel univers, et en fait tout cela n´existe que parce qu´on la manipule. Un peu pervers comme attitude, surtout quand on lui reproche ses troubles. Leur attiude est assez gerbante à vrai dire.
On retrouve aussi ce dont j´avais parlé à un moment, l´esprit de corps après que Matthias ait agressé Rachel. Visiblement, l´hypocrisie est une vertu dans cette cité vu le comportement de chacun. On se demande vraiment comment ils peuvent se sentir la conscience propre... L´idée qu´ils protègent leur cité?
On retrouve aussi une certaine opposition entre dictature et démocratie, dans l´affirmation de Stéphane: les dictateurs promettent le bonheur et les moutons applaudissent, les démocrates préfèrent la liberté même si elle ne mène pas toujours au bonheur et à la joie.
Enfin on voit un mail prémonitoire, simplement l´outil a changé. Il serait fort ironique que son auteur soit la victime... C´est la fin de la joyeuse colocation, vu que tous sont morts, disparues et que la haine reside... Enfin on se demande ce que les quatre derniers chapitres vont contenir...
Une dernière remarque, il me semblait que c´était Morgane qui la faisait regarder les infos...
Un chapitre de FFF =D
Je crois que
est en effet bienvenu, un chapitre qui nous replonge dans toute la nouvelle, nous rapelle une dernière fois tout ce qu´on avait appris avant de nous donner le point de vue de chaque personnage sur ces événements...
Et on se rend compte que Rachel n´a pas toujours été ce qu´elle pensait, les valeurs de la cité utopique aparaissent glauques et la société est définitivement renversée...
Comme tu dis, toute la colocation a à présent disparue ; reste à eclaircir certains points dans les prochains chapitres en même temps que le passé de Rachel
Morgane ou Stéphane
J´ai pas eu le temps d´aller vérifier, mais il me semble que c´est Stéphane...Oh de toutes façons, il faut bien un blooper ou une couille dans le potage à un moment
Prochain chapitre...Je sais pas, demain ? ![]()
Nouveau design pour jv.com, la France en demi-finale (eh mais on va les fumer les portugais
)
Voici pour vous le chapitre 39, alors pour l´une des dernières fois, permettez-moi de vous souhaiter une bonne lecture
Chapitre 39
Le bruit de l’ordinateur s’était arrêté. Dans le silence et l’obscurité totale, Rachel resta regarder avec épouvante la silhouette étendue sur le sol, le visage accidenté. Celui qui avait été son ami gisait là devant elle, et elle venait de le tuer. La jeune fille leva les mains et posa son regard sur la paume de celles-ci ; pas la moindre trace de sang ne les souillait, comme si elle devait à jamais se sentir responsable de cette mort et que son âme ne pourrait jamais se défaire de cette culpabilité. Elle n’avait pourtant jamais eu l’ambition de faire de mal à son prochain ; c’était eux qui auraient pu la tuer.
Elle repensa à tout ce qu’elle venait d’apprendre et s’aperçut que depuis qu’elle était arrivée, tout s’était certainement mis à tourner à l’envers dans la cité comme autour d’elle ; la responsabilité d’une mort lui était déjà insupportable et celle de la chute d’une cité impensable…Rien ne semblait être réellement de sa faute. Innocente et amnésique, Rachel ne parvenait plus à se rappeler de ce qui était antérieur à la barrière de brumes, comme si ce fantomatique rideau enveloppait la cité et son âme…
L’envie de regretter lui était lointaine, l’électricité avait cessé de circuler et toute la Tour était dorénavant plongée dans le noir. En éclaircissant son regard, Rachel se rendit compte que Stéphane avait disparu ; son corps s’était abîmé dans les ténèbres jusqu’à la fin des temps et plus rien ne semblait pouvoir l’en déroger. Elle trembla légèrement après avoir senti un courant d’air lui effleurer la peau. En se réchauffant à l’aide de ses bras, elle se demanda ce qui avait pu déclencher ce souffle. Une porte donnant sur les dédales de couloirs de cet étage avait du être ouverte. Ils étaient là.
A l’instant où la jeune fille pensa cela, elle entendit la porte d’accès à la salle principale s’ouvrir dans un formidable fracas et, portées par le vent de panique des dizaines de blessés qui s’y trouvaient, les voix hautes et graves des soldats s’élevèrent dans l’obscurité transpercée de leurs lampes-torches. Rachel ne fit pas confiance et en s’aidant du faisceau lumineux qui passait par une embrasure, elle chercha un échappatoire à la petite pièce dans laquelle elle s’était enfermée malgré elle pour déchoir la vérité. Une porte qu’elle n’avait pas remarquée auparavant se trouvait à demi bloquée par une étagère rangée là dans la précipitation. Rachel s’appliqua à la déplacer avec le plus de discrétion dont elle était capable et avec l’espoir immense qu‘elle ne serait pas verrouillée, elle en tourna le loquet.
La porte s’ouvrit sur une sombre cage d’escalier s’engouffrant un peu plus dans les ténèbres. Face à cet entrebâillement du destin, la jeune fille comprit qu’elle était là confrontée à un dilemme puisqu’elle pouvait monter pour trouver d’autres rescapés et espérer qu’elle ne serait pas repérée ou bien descendre pour prendre la fuite et se livrer une nouvelle fois à elle-même. Le temps de la réflexion n’était pas permis ; le bruit des pas d’un soldat explorant l’étage se rapprochait d’elle, alors Rachel posa la main sur la rambarde et dévala les marches vers le bas ; l’espoir qu’elle plaçait dans les écrits de Stanislas Henriet était immense. Il y faisait encore plus noir, mais le froid contact de la rambarde d’acier sur la main de Rachel la rassurait. Avec un affolement qu’elle domptait de mieux en mieux, elle foulait les marches une à une en évitant de se demander si la sortie n’avait pas été bloquée.
Elle arriva bientôt au dernier palier complètement clos et noir où, sentant une soudaine claustrophobie l’étouffer, elle chercha un repère spatial dans les épaisses ténèbres. Ses mains se posèrent rapidement sur une porte de fer. Alors la jeune fille en palpa toute la surface et après de longues secondes baignées dans sa propre précipitation, ses doigts se resserrèrent sur une poignée. Sans perdre le temps de se poser la moindre question, Rachel la tourna et enfonça violemment la porte. Poussée par sa propre inertie, elle se retrouva soudainement jetée au dehors et fut plaquée contre une barrière, faute de quoi elle aurait violemment chuté sur le bitume qui recouvrait la rue en face de laquelle elle se trouvait désormais. Elle descendit quelques marches et lorsqu’elle eut foulé la sombre ruelle, elle se retourna et leva les yeux pur voir sous l’obscure voûte céleste le grand mur de délimitation des quartiers Nord et Sud sur lequel trônait la Tour de Babel. La jeune fille semblait en fait avoir emprunté un escalier de service.
Le bruit des machines des envahisseurs claquaient dans les nombreuses artères de la ville en cette nuit. Dans le ciel ronronnaient les hélicoptères, au travers des fenêtres brisées détonaient les coups de feu et des murmures dans une langue que nul dans la cité ne paraissait comprendre montaient dans la nuit. En marchant un peu vers le Nord, Rachel reconnut les ruelles pavées de jaune, les tranchées de tram encadrées de barrières bleues et les vieux bâtiments traçant des rues étroites et brisées ; la cité étudiante n’était plus très loin, elle n’avait plus qu’à rejoindre celle-ci, traverser le bois et elle serait au Musée avant le lever du jour. Le dernier obstacle serait les soldats semblant arpenter sans cesse les plus petits endroits sombres de la citadelle.
Rachel s’arrêta à l’angle d’une ruelle et glissa discrètement son regard dans le noir où circulaient deux soldats attendant que quelque chose ne survienne, leur menaçants fusils dans leurs mains gantées, prêts à tirer. La jeune fille contourna l’unité en empruntant un enchevêtrements de ruelles autour du quartier, elle arriva de la sorte dans une zone de la cité étudiante qu’elle n’avait jamais visitée. Elle s’arrêta un moment sur le palier d’une porte pour réfléchir en silence. L’entrée du bois ne devait plus se situer qu’à quelques centaines de mètres au Nord-Est, mais elle n’était plus sûre de rien dans la nuit. Soudain, elle entendit une nouvelle patrouille approcher d’elle par l’Est. Elle fuit de nouveau, s’arrachant à l’ombre dans laquelle elle avait réussi à se dissimuler quelques instants et courut vers l’Est, rejoignant un quartier qui avait été ravagé par les bombardements. Mais lorsqu’elle atteignit les ruines de béton gisant sur l’asphalte, un hélicoptère surgit soudainement des ténèbres.
Le monstre au long fuselage noir et étincelant se déplaçait avec grâce dans le ciel, éclairant puissamment le sol à l’aide d’un projecteur équipé sur son flanc. L’alarmante frénésie des pales tournoyant dans le vide paniqua l’adolescente ; il lui fallait de nouveau trouver un endroit où se cacher. Le faisceau de l’hélicoptère se déplaçait avec plus de vitesse que n’en avait prévue Rachel et il lui fallut user de toutes ses forces pour courir et rester à tout prix dans le noir. Le bruit du monstre d’acier à quelques mètres au-dessus d’elle montait et déchirait l’air à grands coups d’hélices dans un vacarme assourdissant, et la sortie du quartier ne lui apparaissant toujours pas, elle se demanda si elle trouverait l’échappatoire à temps.
Soudain, les voix des soldats résonnèrent derrière la jeune fille et lorsqu’elle se retourna, elle vit de la nuit surgir trois hommes terrifiants aux yeux masqués par une visière noire. Ils fondaient sur elle et gagnaient rapidement du terrain, leurs voix hurlant des ordres et des menaces dans cette langue écorchée et rude s’élevèrent puissamment et rattrapèrent Rachel qui courait avec impuissance vers la nuit. De la sorte, elle ne prit garde à l’hélicoptère qui tournoyait au-dessus du quartier et qui, profitant de l’inattention d’un instant de Rachel, braqua son projecteur sur elle, la dénudant violemment de sa nuit protectrice, exposée à la puissante lumière qui faisait éclater ses couleurs, dévisageant ses yeux écarquillés et ses traits torturés par tant d’agitation.
Elle avait désormais beau courir plus fort et encore plus rapidement, elle ne trouvait plus les ténèbres si terrifiants et protecteurs à la fois, le monstre d’acier pointait toujours son halo de lumière dénonciateur et souverain dans toute sa solennité sur elle. Un tir de sommation fut tiré en l’air, mais la fuyarde ne voulait plus qu’ignorer et courir devant elle, peu lui importait que le prochain tir lui traversât l’épaule ou la poitrine, il lui fallait s’échapper, poussée par la frayeur que lui inspirait le claquement de la course des soldats à sa poursuite.
Enfin, Rachel atteignit une zone où les bombardements s’étaient avérés moins intensifs et les immeubles étaient toujours debout. En s’engouffrant dans une rue bordée de deux rangées de construction en béton coupant la route de l’hélicoptère, elle fut libérée de l’éblouissement du projecteur et elle put entendre le rotor de l’appareil prendre de la vitesse ; le monstre d’acier prenait de l’altitude pour traquer d’autres fugitifs. La jeune fille pensa à s’arrêter, mais les ordres d’un soldat à son unité résonnèrent derrière elle, lui rappelant la présence des hommes armés. Rachel erra silencieusement dans le noir, divaguant au hasard mais prenant soin de rendre son parcours sinueux de façon à rendre plus difficile son pistage.
Elle ne s’arrêta que lorsque, arrivée au bout d’une rue bloquée par des barrières autrefois déployées par l’administration, dotées de rubans oranges scintillant encore un peu dans les ténèbres, elle reconnut immédiatement l’artère et les barres d’appartements qui la bordaient. Lentement, elle s’appuya sur la froide rambarde de fer et au travers de l’obscurité, son regard recouvrit le quartier, reconnaissant avec émotion le cratère et les tas de débris, les plaques de bitumes pulvérisées et la route jonchée de fragments de la carcasse d’avion. Épars devant elle, les effets personnels des passagers qui n’avaient pas été carbonisés lors de l’accident luisaient légèrement. Ce quartier, c’était le sien et le cratère, c’était son appartement, où gisait Irvin…
Au-delà le remblais de terre, Rachel put apercevoir la cime des grands arbres feuillus délimitant le bois de la cité étudiante.
C´est rare que quand je lis j´aille aussi lentement, parcequ´à chaque fin paragraphe j´ai peur de découvrir une catastrophe au momment de lire le suivant...
![]()
Ca fait peur hein ^^
Meuh non, la catastrophe est encore à venir ![]()
Et avec la vague de chaleur qui arrive, pensez à protéger les ptits vieux, mais également les écrivains, ça fait des jours que, accablé de chaleur, je suis incapable d´écrire la moindre ligne...
Je crois que j´ai une flemme incroyable de faire des commentaires qui dépassent la dizaine de lignes... Quant à savoir si c´est la lassitude ou la chaleur...
On est à la fois dans la continuité et la rupture. Je m´explique, on reste toujours dans un contexte de crise majeure pour la ville, avec l´invasion de la cité et tout. On retrouve donc les soldats, qui perdent sans doute du temps à achever les blessés pour mettre autant de temps à changer de pièce^^ puis les séquences de poursuite.
On est dans la rupture pour plusieurs choses: tout d´abord, depuis la tempête puis la chambre noire avec la voix, c´est la première fois qu´on se retrouve de nouveau avec l´obscurité comme partie prenante et importante d´un chapitre, devenant même une mini-quête pour une Rachel qui cherche à échapper à l´hélicoptère.
On est aussi dans la rupture totale, car c´est la première fois que Rachel n´a plus aucun allié. Avant les mails, elle pensait toujours avoir ses colocs, là elle a achevé en toute discrétion malgré tout, et grâce à un magnifique deus ex machina^^, le dernier. On notera le clin d´oeil un brin morbide qui la fait revenir sur les lieux du crash, là où il y avait la joie, la bonne humeur, Irvin, la musique, etc... Cela faisait un paquet de temps, depuis le crash d´ailleurs.
Enfin dernière rupture qui reste dans la continuité la recherche du musée. On pensait Rachel à l´abri dans la Tour où elle allait apprendre les dernières clés de la cité par une fouille audacieuse du bureau de Gueguermann et cela on pouvait le penser jusqu´à le choix du bas dans l´escalier. Au lieu de cela elle va chercher à rejoindre le musée, grâce à une confiance aveugle un peu surprenante dans un auteur exécuté et quasiment inconnu... Bref une rupture par rapport à l´unité de lieu qui semblait s´instaurer, mais qui reste dans la continuité de la recherche de départ.
La continuité et la rupture...
C´est dingue, c´était un thème pour les TPE cette année
Je crois que tu as raison, mais avant de me jeter dans des considérations "elle a choisi le bas, c´est un symbole de sa chute dans les ténèbres, de sa céssité (ce qui n´est pas totalement faux...)" c´est d´abord un travail d´identification au personnage que j´ai fait ici, car je ne serai sûrement pas resté plus longtemps dans la tour à la place de Rachel ; certes j´aurais pu faire quelques chapitres pour la faire gravir les étages de l´administration et déboucher sur la découverte des derniers secrets de la cité...
Mais à moins d´un nouvel et énième deux-ex-machina que j´aurais trouvé outrecuidant à ce niveau-là du récit, Rachel ne s´en serait sûrement pas sortie vivante puisqu´elle aurait eut à redescendre toute la tour à pied sans armes et en évitant les soldats...Ce qui aurait été je pense un peu trop prévisible...
Et toujours, toujours ce retour vers le passé, un thème dominant dans mon univers peut-être ![]()
En tous cas, il s´agissait du dernier chapitre "normal" puisque les prochains qui seront les derniers auront comme finalité de mettre à mort l´histoire, lever les derniers voiles
En attendant, la fin du prochain chapitre
a disparu, je vais être obligé de me retaper ce passage qui était fort déliquat ![]()
Chapitre 6 : Excellent
J´adore mais j´ai vu quelques petites fautes :s
P.S : C´est Fandesoad88, je n´ai pas abandonné cette superbe fic.