Le Chaos...
Si envoûtant, si attirant... Pourquoi ? Je ne le sais. Serait-ce ces ombres, se mouvant frénétiquement, ou bien cette sensation de mort, qui m´emplit la gorge. Cela m´est si inhabituel... J´ai bien senti cette balle s´enfoncer dans mon crâne, mais elle ne ressortira pas. Avec elle se sont envolés ma vie, mes soucis et mes rêves. Pourtant, cette balle, je la remercie, car sans elle je n´aurais jamais pu goûter à ce que je vis maintenant. J´ai revu ma vie défiler devant moi, si étrange, douloureuse et réchauffante. Puis je suis passé dans le passage, avec cette lumière, éblouissante et attirante. Elle m´a happé, avalé, et maintenant j´en suis là. Je suis réduit à l´état de spectre, de conscience silencieuse. J´erre sans fin dans ce paysage Chaotique, avec d´autre spectres. C´est si beau, de voir à quoi ressemble le monde des esprits. Ce sol fissuré, ces jets de magma, ces cris, cette odeur de chair, ces goules qui mangent des morceaux de viande pourrie et infecte. Partout ce n´est que désespoir, horreur, ténèbres, enfer. Pourtant, on s´y sent bien, on à l´impession d´être égal à quiconque, de n´être qu´une chose infime dans ce chaos orchestré de main de maître. C´est grisant, stupéfiant, et jamais au grand jamais je n´aurais cru que l´enfer me plairait. D´ailleurs, pourquoi y suis-je ? Ah oui, je me souviens. Meurtre, assassinats, braquages... Il faut bien se nourrir pour vivre, vivre pour se nourrir et boucler ce cycle vicieux. Mais dans notre société qui ne nous fournit pas les moyens, dans ces gangs qui vous cherchent noisent à tout bout de champ. Oui, je le reconnais, je préfère largement être un fantôme. Oh tiens, quel est cette chose étrange ? Un golem ? Oui, je comprends... Un être magique, fait de lave, de roche calcinées et doté de la vie. Frankeinstein serait-ravi...
Maintenant je comprend smieux. Ces pourris de là haut, qui nous volent pour mieux se faire voler. Au moins, ici, pas d eproblèmes d´argent. On mange des restes, il n´y a pas de goûts. D´ailleurs, je n´ai quasiment pas de sensations. Enfin voilà, ce sont mes dernières paroles, mes derniers instants. Je sens que la raison me quitte, je resterais bientôt un "pleureur", forcé de crier. Mais crier l´injustice de c emonde ne me déplait guère, et j´aurais toute l´éternité pour le faire, alors tends bien ton oreille, écoute par delà le son, et entends cette longue plainte qui hante tes rêves et berce ton sommeil. Entends nous nous lamenter sur ce que tu vis chaque jour, et comprends que mourir, en soi, c´est tout sauf une fin.
Adieu.
Hihi, fait directement sur jv, je relis pô, la flemme. Dîtes-moi si maintenant la mort ça vous attire 